COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

CAMPO

 

 

   

Maire       IPOUA Robert Olivier

Tel.               + 237 96 50 99 83 

                  + 237 75 11 58 90

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Nombre de conseillers municipaux 25

Superficie 3 300 Km²

Densité2 hbts. /Km²

Nombre d'habitants 6 500 habitants

Historique, population et cadre physique

a) Présentation de la commune de campo

Située dans l’arrondissement de Campo, département de l’océan, province du sud, à 2°22’43’’ de latitude Nord et 9°49’32’’ longitude Est, la commune de campo couvre une superficie d’environ 3300 km2. Elle est distante de Kribi chef lieu du département de l’océan de 81 km environ et, est limitrophe :

- Au Nord par le village Lolabe de l’arrondissement de kribi ;

- Au Nord – Est par le district de Nieté et l’arrondissement de Akom II ;

- Au Sud par le fleuve Ntem ;

- A l’Est par le fleuve Biwomé qui le sépare du Nyabissan dans l’arrondissement de Ma’an ;

- A l’Ouest par l’océan atlantique.

Cette institution communale fut crée en 1961 par la loi N° 61 / 9 du 20 / 04 / 1961et a déjà été dirigée par huit Maires donc deux (02) Maires Sous-préfets et six (06) Maires ordinaires. Cette entité compte une population d’environ 6500 âmes. Elle est donc faiblement peuplées avec une densité de 2 hts/km2, toute cette population est repartie dans 19 villages. On y distingue trois principaux groupes ethniques que sont : les Mvae ; les Iyassa et les Bagyieli (pygmées).

b) Cadre physique : Les données écologiques.

Le climat :

Le climat de la commune de Campo appartient à celui du domaine équatorial de type guinéen. C’est un climat à quatre saisons du plateau sud camerounais. Il pleut toute l'année avec deux maxima, l'un en septembre (grande saison des pluies) et l'autre en mars-avril (petite saison des pluies) ; les minima se situent en décembre janvier (grande saison sèche) et en juillet - août (petite saison sèche). Il est à noter que depuis un certain temps on assiste aux perturbations climatiques. Cependant, on relève des variations locales du fait des facteurs biogéographiques : Proximité ou éloignement par rapport à l’Océan Atlantique, à la couverture végétale et au relief. Ainsi pendant qu’au niveau de la zone côtière on note beaucoup plus des pluies durant toute l’année, la zone Est est beaucoup plus sujette à des pluies orographiques. Sa température moyenne est de 25°c avec une amplitude de 2 à 3°C, une humidité relative de moyenne annuelle de 81% et, les précipitations annuelles de l’ordre de 2 797 mm.

Le relief :

Le relief de Campo présente un contraste bien distinct du point de vue morphologique. On relève la présence de plaines et de petits massifs.

La plaine côtière : on la retrouve dans la région de Campo, de l’embouchure du Ntem jusqu’à Kribi. Les altitudes ne dépassent 300 m qu’au niveau du massif des mamelles qui culmine à 323 m au Nord-Est de Campo. Cette plaine s’étend vers l’arrière-pays jusqu’à une profondeur d’environ 20 km avant de buter vers l’Est sur la frontière Sud des massifs granitiques du Ntem. Elle est une composante du sous bassin atlantique de la Lobé.

La plaine fluviale du NTEM : cette plaine est la plus représentative et présente une inclinaison générale Nord-Est-Sud-Ouest, permettant ainsi aux nombreux cours d’eau, principalement la Mvila et le Ntem d’écouler leurs eaux vers l’océan atlantique. Les altitudes moyennes se situent un peu plus au dessus de 500 m. Cependant, on note çà et là, la présence des collines résiduelles qui rompent avec la monotonie régionale.

Les massifs de granites syntectoniques : ces massifs, situés dans la zone centrale du site, constituent la frange sud de la série granitique du Ntem. De même, ces massifs joueraient certainement un grand rôle du point de vue habitat naturel pour la biodiversité de la région, surtout en terme de refuge.

La végétation :

La végétation de la région est diversifiée et fortement influencée par sa pluviométrie, la proximité de la mer, l’altitude, les sols et l’action anthropique. Cette zone a été un refuge des espèces tropicales d’Afrique Centrale pendant la dernière glaciation du quaternaire. Le parc national de Campo et sa zone périphérique appartiennent au domaine de la forêt dense humide guinéo congolaise toujours verte, district atlantique littoral et district atlantique biafréen riches en caesalpiniaceae (letouzey 1985). Elle se compose d’une vingtaine de types de végétation qui varient de la côte vers l’intérieur. Une quinzaine de ces associations végétales sont représentées dans le parc. Les plus caractéristiques (Tchouto, 2004) sont :

Forêt atlantique biafréenne à Caesalpiniaceæ ;

Forêt atlantique biafréenne à caesalpiniaceae avec Calpocalyx heitzii et Sacoglottis gabonensis

Forêt atlantique biafréenne à Caesalpiniaceæ avec Sacoglottis et autres espèces indicatrices de la côte ;

Forêt côtière riche en Sacoglottis gabonensis ;

Forêt mixte toujours verte atlantique et semi caducifoliée, avec prédominance d’éléments de Forêt toujours verte atlantique ;

Forêt mixte à prédominance semi caducifoliée ;

Forêt submontagnarde ;

Forêt côtière riche en Sacoglottis gabonensis et Calpocalyx heitzii ;

La flore :

La région a une flore riche et diversifiée. Plus de 1500 espèces de plantes réparties dans près de 640 genres et 141 familles ont été inventoriées. On y retrouve près de 114 espèces endémiques parmi lesquelles 29 ne sont connues que dans le parc (Tchouto, 2004)

L’hydrographie :

Le réseau hydrologique de la commune de campo est très dense et appartient au bassin atlantique avec cependant des variables ou sous bassins qui se sont constitués suivant la disposition du relief de la région (le sous bassin du Ntem). On y constate de nombreuses rivières qui prennent leurs sources sur le fleuve NTEM qui parcourt la commune et se jette dans la mer comme d’autres rivières. Ces rivières qui sont pour la plupart à régime permanant, sont souvent peu profonds et encombrés de bancs de sable et de roches, les plus importantes sont : Likodo ; Beyô ; Bekolobe ; Nyaboro ; Bouandjo ; Otong Alen ; Mbona ; Bikasa Binyin ; Minlongo ; Manetonde ; Avak Mveng ; Bokwe-bokwe ; Mvome ; Bokombe ; Malombe ; Ezezame ; Otontong ; Mvasse ; Malove ; Ipono ; Eboletan ; Mvini ; Bitandé ; Mabiogo ; Nyamalandé. Ces cours d’eau pour la plupart ont permis d’identifier les villages de la commune de campo. Leur utilisation pour la navigation est possible pour certaines et représentent un potentiel halieutique très important. Leurs régimes hydrologiques à deux pointes de crues correspondent aux deux saisons des pluies, ce qui engendre très souvent desinondations et des pertes en vies humaines particulièrement des enfants qui traversent ces rivières pour se rendre à l’école dans les villages voisins.

L’hydrologie :

Son hydrologie est de régime équatorial avec écoulement permanent des eaux vers l’Océan Atlantique. Les débits des eaux sont peu variables en raison des précipitations assez régulières tout au long de l’année. Les eaux, de couleur noire, témoignent de la très forte teneur en matières organiques, favorables au développement de la faune aquatique très diversifiée dans la région.

La pédologie :

Les sols identifiés dans la commune de campo sont des sols ferralitiques typiques moyennement et fortement désaturés de couleur brun jaune. Si ces sols constituent un excellent support, leurs caractéristiques chimiques sont peu favorables pour les cultures, les éléments nutritifs étant localisés très superficiellement et la capacité d’échange cationique faible gênent la nutrition des plantes et la fixation des éléments minéraux. Ce sont des sols acides, caractérisés par une faible teneur en éléments nutritifs et une capacité d'échange en cation relativement basse. Ils ont des teneurs en azote très faibles, du fait de la dégradation rapide de la matière organique. Ils sont généralement déficients en phosphore. L’on y retrouve également des sols hydromorphes situés dans les vallées et les bas fonds avec une forte capacité d’échanges cationiques, mais généralement pauvres en cation. Ces sols présentent un potentiel agricole certain, mais requièrent toutefois des aménagements importants (drainage, amendements minéraux) pour être exploités d’une part, et d’autre part que des sols sableux ou sablo argileux très pauvres. Ces sols ont une faible valeur agricole, et leur mise en valeur nécessite un investissement important. L'utilisation des engrais sur ces sols doit être accompagnée d'amendements organiques et calciques pour améliorer la rétention des nutriments et diminuer l'acidité.

La géologie

La structure géologique est dominée par des roches métamorphiques telles que: les gneiss, les migmatites, les schistes et quartzites datant du précambrien. Sous climat chaud et humide, ces roches donnent naissance à des sols acides et pauvres en éléments nutritifs.

Activités socio économiques

L’agriculture, la pêche et la chasse constituent les principales activités génératrices de revenus de la population. L’artisanat, l’exploitation des forêts, les activités minières et le commerce viennent au second plan. Il faut cependant souligner que ces activités ne sont pas toujours faciles à cause de certaines contraintes liées à l’environnement et à la production. En marge de ces deux secteurs (sociaux et productifs), la situation dans les autres secteurs (Sécurité, couverture médiatique dans la commune, la télécommunication) influencerait dans une certaine mesure la dynamisation des secteurs sociaux et productifs.

Secteurs productifs

L’agriculture

On distingue dans la région deux types de cultures: les cultures vivrières et les cultures pérennes. Chaque type de culture a ses systèmes et techniques culturaux propres étant entendu que l’agriculture constitue l’activité principale formelle des populations riveraines par rapportà la pêche. A Campo cette activité est plutôt marginale, si on considère qu’elle est moins diversifiée et participe moins que la pêche et la chasse à la formation des revenus des populations. Les cultures vivrières sont plantées soit dans des parcelles de près d’un demi hectare à un rayon n’excédant pas 15 km autour du village et dans la forêt, soit dans les très petites parcelles à proximité des maisons. C’est le système des cultures associées qui y est pratiqué et la seule technique de restauration de la fertilité est la jachère ; aucun intrant artificiel (engrais, pesticide ou herbicide) n’est utilisé dans les champs ; la préparation du sol se fait généralement avec des outils manuels (machettes, haches, houes) mais dans certains cas, les tronçonneuses font le travail d’abattage ; les semis suivent directement sans labours.

L’encadrement des populations pour tout ce qui concerne l’agriculture est resté sous la responsabilité des structures du Ministère de l’agriculture, il s’agit des délégations d’arrondissement, des postes agricoles ; Ces structures bénéficient de la synergie des structures du MINEPIA et du MINFOF.

La pêche

On distingue deux types de pêche : la pêche continentale et la pêche maritime (artisanale et industrielle). La pêche maritime est l’activité principale des peuples côtiers dont elles vivent essentiellement. L’activité est saisonnière dans les nombreux cours d’eau qui traversent les villages des peuples forestiers. Le matériel de pêche utilisé est rudimentaire et se compose d’un filet et d’une pirogue propulsée à l’aide de pagaies. Les espèces pêchées en mer sont principalement les bars, bossus, dorades, sardinelles, requins et dans les fleuves et rivières les carpes et silures, auxquelles il faut ajouter les crevettes ;

Chasse

La chasse est devenue une véritable activité économique d’appoint pour la population de la zone car elle procure aussi bien l’essentiel des protéines animales dans les rations alimentaires que les revenus monétaires. Elle se fait durant toute l’année et intensément durant la saison des pluies. Pendant cette période, la terre est humide ce qui permet d’apercevoir facilement les traces des animaux. C’est une tâche réservée aux hommes. Les deux formes de chasse sont celle au fusil et celle avec les pièges.

Elevage

Le petit élevage est pratiqué par la plupart des paysans. Les animaux élevés sont les poules, les porcs, les moutons, les chèvres et cobayes. Ces animaux domestiques sont consommés à des occasions spéciales telles que mariages, fêtes religieuses ou politiques. Ils sont vendus lorsqu’un besoin monétaire se fait sentir, par exemple en cas de maladie, décès ou pour le paiement de la scolarité des enfants. Les prix de vente de ces animaux sont relativement bas lorsque la vente est effectuée dans le village. Les animaux vivent en divagation et reçoivent peu de soins sanitaires.