COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BENGBIS

 

 

   

Maire ATANGANA EBANA Christian

Tel                  + 237 242 14 76 81

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Nombre de conseillers municipaux 25          

Superficie  3.300 km²

Densité  5,15 Km²

Nombre d'habitants  17 000 habitants

Localisation 

L’arrondissement de Bengbis crée en 1955, fait partie de l’un des sept (07) arrondissements que compte le Département du Dja et Lobo dans la Province du Sud-Cameroun. Il couvre une superficie estimée à 3.300 km2 avec une population d’environ 17 000 habitants très dispersés dans tout l’arrondissement. Il est limitrophe :

Par le département du Haut Nyong dans la Province de l’Est avec lequel il partage la réserve de biosphère du Dja,

À l’Ouest par l’arrondissement de Meyomessala dans le même département du Dja et Lobo

Au Nord par le département de la Mefou et Akono dans la province du centre

Climat

L’arrondissement de Bengbis est sous l’influence du climat équatorial à deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Elles s’étendent de la manière suivante :

La grande saison des pluies de mi-août à novembre

La grande saison sèche de décembre à mi-mars

La petite saison des pluies de mi-mars à mai

La petite saison sèche de juin à mi-août

Les précipitations annuelles moyennes se situent entre 1 600 et 2 000 mm de pluies avec des températures moyennes oscillant autour des 25°C. Le degré hygrométrique qui est élevé est situé en moyenne aux environs de 80 %.

Relief

L’altitude moyenne varie entre 600 et 700 m. Le relief de la région de Bengbis est faiblement accidenté, généralement plat ou avec de faibles pentes. On note tout de même quelques dénivelées plus ou moins marqués proches des fleuves que sont le Dja et la Lobo et des ravins qui laissent apercevoir des abruptes diverses aux abords des routes.

Sols

Plusieurs types de sols sont rencontrés dans la localité de Bengbis. On distingue :

Les sols ferralitiques et fersialitiques marqués par la présence des oxydes ou hydroxydes de fer et d’alumine. Ils sont issus des roches mères composées de gneiss ou de migmatites, ou de granites à pyroxène du socle métamorphique.

Les sols hydromorphes : Dans ce groupe on retrouve les sols de marais et sols marécageux.

Les sols de marais sont caractérisés par une accumulation de matière organique peu décomposée, riche en débris végétaux reconnaissables. Au-dessous, se reconnaît un horizon gris en tacheté. Le niveau de la nappe phréatique est généralement élevé pendant toute l’année

Les sols marécageux présentent en surface des accumulations très nettes de matière organique transformée, sans aucun débris végétal. Au-dessus, on observe un horizon tacheté souvent très épais.

Hydrographie

Le réseau hydrographique de la commune de Bengbis est très dense et est marqué par la présence du Fleuve le Dja et la grande rivière la Lobo ; et d’un tissus dense d’affluents. On peut citer entre autres comme rivières So’o, Tyi, Sokong, Momelene, Nyadata, Momeyindi, Menyisi, Bigombo, Momezombo, Mobikonba, Ebonmekoum, Tetobo, Ebolebong et Bwembe. sabe, midoumou, fouloulou, bividi, monneyabô, bô, momebwe, monemelene, bikobebwé.So’o, Wulu, Foto, Bego Metal, Bissoua, Mbemikobo, Moneugombo, Megodo, Mekoto Boulou, Mevama, etc….

Malgré cette densité, la majorité de ces cours tarissent en saison sèche facilitant ainsi la pêche artisanale par la technique de barrage, mais malheureusement rendant difficile l’accès à l’eau potable.

Végétation

Le paysage végétatif est dominé par la présence des forêts denses humides sempervirente de basse et moyenne altitude, constituée de quelques poches de forêt vierge, de forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères envahies par une végétation herbacée haute de chomolaena odorata. Celui-ci est complété par la présence des champs de culture vivrière et de rente.

La forêt dense humide sempervirente

La strate supérieure moyenne de cette forêt atteint 45 – 55 m de hauteur et prédominée par des espèces de la famille des mimosacées tel le Piptadeniastron africanum et les méliacées du genre Entendrophagma. On note la présence aux strates inférieures des commelinacées.

La forêt humide marécageuse

Cette formation existe au fond des interfluves et est peuplée de Raphia sp. La densité hydrographique favorise le développement de cette formation qui

La forêt secondaire

Elle colonise des terres jadis exploités ou sinistrées soit par des champs soit par des chablis. Elle occupe beaucoup plus la zone agro forestière et est constituée d’arbres plus ou moins espacés de la forêt primaire et d’espèces colonisatrices telles que le Musanga cecropioides, le Funtunia elastica (Apocynacées), le Ricinodendron heudelotii (Euphorbiacées) et le Terminalia superba (Hiliacées). On note la présence des arbustes telle Aframomum sp et le Macaranga sp. (Euphorbiacées).

Les jachères

Elles sont en majorité colonisées par l’espèce Chromolaena odorata (Astéracées) qui étouffe les autres herbacées après les séries de récoltes. On y rencontre aussi des arbres qui n’ont pas été abattus lors de la préparation du terrain.

La diversité floristique augure à la zone une importante richesse autant en essences de bois commercial qu’en produits forestiers non ligneux.

Essences de bois commercialisable

La présence dans la zone des industries forestières témoigne de la richesse de la forêt en essences de bois commercial. Ces essences sont généralement utilisé pour le bois d’oeuvre export ou local.

Les produits forestiers non ligneux

La collecte des produits forestiers non ligneux essentiellement traditionnelle et jadis uniquement d’autoconsommation fait l’objet d’une grande convoitise pour un but lucratif. Les produits à potentiel commercial comme l’huile de moabi (Baillonnella toxisperma), les amendes d’Andock (Irvingia gabonensis), le safoutier (Dacryodes edulis) ou le djansang (Ricinodendron heudelotii) ne sont pour le moment exploités que pour l’autoconsommation. La situation est similaire pour les lianes et les rotins qui pourraient alimenter un éventuel artisanat local.

La faune

Elle est caractéristique des forêts denses humides et la proximité de la réserve de biosphère du Dja favorise la prolifération des espèces. Parmi les espèces les plus fréquemment rencontrées, figurent le pangolin (Manis gigantea), l’antilope (Neotiagus batesi), le buffle d’Afrique (Snycerus caffer), le chat-tigre (felis aurata), le céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor), la mangouste (Herpestes sanguinens), l’hyène (Hyaena hyaena) l’athérure africain (Atherurus africanus) l’aulacaude (Thryonomys Swinderiamus), le rat (Xérus erythopus) l’écureuil (Hélioseiurus pyrropus).

MILIEU HUMAIN

Histoire de la commune

L’histoire de la commune est marquée par plusieurs évènements ayant eu un impact soit positif, soit négatif pour les populations de l’arrondissement.

Présentation de bengbis urbain

Le centre urbain de bengbis est faiblement dense laissant des espaces entre différents compartiments. Il est limité

Au Nord par les cours d’eau Tyi’i. et Meyele sur le tronçon Bengbis-Akonolinga

À l’Est par Mbizo’o sur le tronçon Bengbis-Somalomo

Au Sud par la rivière Nyabo’o

À l’Ouest par la rivière So’o sur le troncon Bengbis-Sangmelima

Le centre urbain est constitué du centre-ville et de sa périphérie.

Le centre-ville est constitué de 4 quartiers : Madagascar, Mvomo Bella, le centre commercial et le centre administratif. Il regroupe les bureaux administratifs, le marché, les bâtiments commerciaux, la grande majorité des maisons des fonctionnaires, les auberges (02), la mairie, le Collège d’Enseignement Technique Industriel et Commercial, le centre d’AES sonel et quelques aires de jeu. On note la présence en son sein d’un lac non aménagé et d’une carrière de sable

La périphérie quant à elle regroupe Bengbis I constitué des villages Yanda, Mbama, Meka’a et mone otong ; et Bengbis II (Ngobissong, autres…). La périphérie ainsi constituée des villages plus espacés les uns des autres est moins peuplée que le centre-ville et regroupe la majorité des chapelles religieuses, des plantations d’hévea, de palmier à huile et de caféier. On note la présence d’un nombre considérable de carrières de sable et d’importants affleurements rocheux exploitables.

Organisation Sociale

Chefferies et populations

La commune de bengbis compte 63 chefferies de 3e degré dont 60 dans les villages et 3 dans les quartiers du périmètre urbain de Bengbis ; regroupées au sein de 4 chefferies de 2nd degré et une seule chefferie supérieure (1er degré) qui connaît actuellement un problème de succession.

Elle compte 17 000 habitants distribués ainsi qu’il suit dans quatre groupements :

- le groupement Bulu du Dja (2700 habitants)

- le groupement Makaï peuplé (2900 habitants)

- le groupement Yetyang (5200 habitants)

- le groupement yekombo (6200 habitants)

Trois (03) ethnies y sont principalement rencontrées, les Bulu, les Zamane et les pygmées Baka (environ 1000 âmes) fortement concentrés pour les derniers dans le Canton Bulu du Dja dans les hameaux des villages mekas, Nkolmbembe et Mvili. Toutefois, on note la présence d’une infime (300 habitants) partie allogènes principalement constitués de Bamiléké, Bamoun, Congolais et dont la grande majorité reste concentré en zone urbaine.

Religion

Les populations pratiquent leur religion principalement à l’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC) et à l’Eglise Catholique Romaine. Ces deux congrégations sont les plus anciennes dans la zone et les institutions de formation de leurs pasteurs et prêtres sont connues de tous, ainsi que leurs modalités d’admission. Ils existent d’autres congrégations religieuses moins représentatives telles que l’Eglise adventiste du 7e jour, les Témoins de Jéhovah et la vraie Eglise de Dieu.

Organisations paysannes

Au regard de l’évolution socio-économique de l’arrondissement de Bengbis, la commune connaît une prolifération de structures associatives de dénominations diverses : association, GIC, tontines, groupes etc… les associations existantes sont de divers ordres (ONG locales, comités de développement, comités de suivi, comités de concertation, association de parents d’élèves). Les domaines d’activités différent d’une association à une ; mais la majorité axe leurs actions dans l’agriculture, l’agro foresterie, la foresterie, le genre, l’éducation, la santé etc.

Organisation traditionnelle et culturelle

La maîtrise de la coutume est détenue par les anciens et les notables qui sont les gardiens et héritiers de la tradition. Sur le plan coutumier, ils sont généralement les conseillers des actions de mariage, succession, veuvage etc. La tradition est respectée à travers plusieurs pratiques dans les rites et les successions :

a) Les rites

Le veuvage

Le veuvage consiste à briser les liens ou pactes entre le (la) veuf (ve) et son(sa) conjoint(e) décédé(é) et à favoriser sa réinsertion sociale dans sa nouvelle condition. Toutefois, plusieurs personnes pensent que les objectifs assignés à cette pratique sont de plus en plus détournés dans un sens négatif ; la rendant contestable. Le(la) veuf(ve) se trouve souvent confronté(e) à la torture ou victime d’un sort ou d’une maladie.

La dot

Cette pratique a perdu sa valeur traditionnelle au profit des considérations purement financières. Aujourd’hui, le mariage traditionnel à travers la dot apparaît comme étant un véritable commerce perdant son importance symbolique. L’on note quand même le respect traditionnel du mariage dans certaines familles où les fonds numéraires à fournir restent symboliques et les cérémonies traditionnelles hautement riches.

L’essié Nnam

C’est une pratique qui permet de purifier des cas de maladies jugées mystiques ou occultes.

b) Les successions

La chefferie

La succession du chef est traditionnellement gérée au sein de sa famille sous les conseils et le suivi des notables qui sont les chefs de famille. Le successeur légitime est le premier enfant (fils) du défunt. Cependant ; si la maturité de ce dernier n’est pas avéré par les notables, un des frères du défunt succède à son frère jusqu’à maturité du légitime successeur.

Familles

Après le chef de famille, le frère cadet convoque le conseil de famille qui désigne le chef de famille sur la base des capacités et de potentialités à assumer les charges conséquentes à son statut. Mais généralement, le fils ainé devient le chef de famille et tous les enfants sont orientés cohéritiers.

L’habitat

La majeure partie des maisons est faite en terre battue traduisant le niveau de vie considérablement faible des populations. Cette franche constitue sensiblement 80% des habitations dans la zone rurale contre 15% de maisons en sémi dur et en dur. L’on retrouve aussi des cases en planches dans quelques villages. Par contre au niveau du centre urbain de bengbis, les maisons sont en majorité en semi dur renforcées par un crépissage de ciment

L’habitation est généralement groupée le long des routes épousant ainsi une forme linéaire de style rue ; les maisons alignées des deux côtés de la route.

Mobilité des populations de la commune

Les populations de l’arrondissement de Bengbis se meuvent beaucoup pour des raisons et destinations diverses, à l’intérieur comme à l’extérieur de la commune.

A l’intérieur de la commune, les mouvements de masse sont effectués d’une part entre Bengbis ville et les villages par les notamment pour les études, les ventes, les problèmes administratifs et les ampletes pour l’essentiel ; et d’autre part entre les communautés villageoises, le centre-ville et la réserve de Biosphère du dja pour le tourisme et la chasse. Cette dernière activité est généralement illégale, mais ne constitue pas encore une véritable menace pour le patrimoine forestier en place. Toutefois, cette mobilité peut s’accentué et déclencher de gros problèmes de braconnage surtout que la zone est limitrophe à la république Congolaise d’une part et que les mesures compensatoires dues à l’avènement de cette réserve ne suit pas au niveau des populations.

Entre l’intérieur et l’extérieur de la commune, les populations vivant dans la commune de Bengbis se déplacent plus massivement vers les villes de Yaoundé et Sangmélima. Les raisons de déplacements sont quasiment les mêmes notamment pour des soins de santé, la recherche de l’emploi et les études plus marqué chez les jeunes, pour des transactions banquières,… Les populations se déplacent moins vers Akonolinga et Ebolowa, malgré que ce dernier lieu soit le chef-lieu de la province ; sans doute à cause de l’accessibilité assez difficile.