COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MVANGAN

 

 

   

Maire  MINSILI EBA Thomas

Tel        +237 699 27 02 34 

            +237 242 69 44 06

E-Mail  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Superficie  4 070 Km²

Densité  4,23 hbts/Km²

Nombre d'habitants : 17 218

Localisation de la commune de Mvangan

La commune de Mvangan est située dans la province du sud, Département de la Mvila à 118 km d’Ebolowa, chef lieu du département de la Mvila et de la province du Sud Cameroun et, occupe une superficie de 4070m2. Elle est limitée :

Au Nord par l’Arrondissement d’Ebolowa ;

A l’Est par le département du Dja et Lobo ;

A l’Ouest par l’arrondissement d’Ebolowa ;

Au Sud par la République du Gabon.

Les coordonnées géographiques de Mvangan sont respectivement de 2°40 de latitude Nord et de 11°45 de longitude-Est.

Le climat.

C’est une zone à pluviométrie bimodale et, à climat subéquatorial de type guinéen à 4 saisons dont 02 pluvieuses (une grande saison des pluies de mi Août à mi Novembre et une petite saison des pluies de mi mars à mai), et 02 saisons sèches (Novembre à mi Mars et Juin mi Août) ce qui permet de réaliser deux cycles de cultures par an. La pluviométrie moyenne se situe autour de 1600 mm et la température moyenne est d’environ 25°C avec une amplitude de 4°C. Les pluies sont abondantes, assez régulières et l’humidité relative annuelle est d’environ 82%.

Le relief.

Le relief de Mvangan est un peu accidenté avec une altitude moyenne de 640 m, dont queques collines marquantes vers le Sud (Nkengou, Nkomo, et Minkoumou) à l’Est (Ndick et, Ako’obete).

Institutions administratives.

La commune de Mvangan en territoire se confond à l’Arrondissement du même nom et renferme eux (02) chefferies du 2ème degré et 53 chefferies de 3ème degré.

Population.

Mvangan dénombre environ 17218 âmes, pour une densité de 04 habitants/km2. Les FANG et les BOULOU sont les deux principaux groupes ethniques autochtones. Cependant on dénombre aussi quelques groupes minoritaires à savoir les pygmées dans le village de Mebemenko et deux (02) regroupements de Kaka (ressortissants de la province de l’Est) à Mvangan et à Assok I. Leur intégration semble s’opérer sans heurt.

Activités économiques

1) Agriculture

Les populations de Mvangan sont à 90 % des agriculteurs ; cette agriculture est orientée vers l’agriculture de subsistance avec un trait caractéristique la forte pratique de la cacaoculture (malgré la baisse du prix au producteur). Cette agriculture reste aussi caractérisée par une quasi absence d’utilisation d’intrants performants tels que les engrais chimiques, les semences améliorées et les pesticides.

2) Elevage.

L’élevage couramment rencontré dans la zone est de type extensif (divagation des bêtes sans logement). Les produits de cet élevage sont surtout destinés à l’alimentation familiale et pour satisfaire des besoins socio - culturels (consommé à des occasions spéciales) une petite quantité est occasionnellement vendue. Il est constitué des volailles, des moutons, des porcs et des chèvres.

3) La pêche

La pêche est très prtiquée dans les villages arrosés par d’importants cours d’eau de la commune : Nlobo, KOM, MBOUA etc. Les populatins gagneraient à rentabiliser cette activité.

4) La chasse

Elle est pratiquée régulièrement par la population durant toute l’année. La technique la plus utilisée est le piégeage, le fusil étant luxueux. Les différents types de pièges recensés sont :

 Le piège à collet ;

 Le piège à patte ;

 Le piège à collet pour oiseaux ;

 Le piège à assommoir.

La chasse au fusil et assommoir est exclusivement réservée aux hommes ; Les pièges barrières (Envanguen) sont mis en place pour la protection des cultures. Les lieux de chasse et les types d’animaux tués dépendent de la saison climatique. En saison des pluies, il y-a abondance des animaux, en saison sèche les animaux s’éloignent un peu plus et se retrouve en abondance dans les zones humides (marécages, sous bois touffu …). Le terroir de chasse est très vaste, les chasseurs parcourent plus de 15 km pour aller tendre les pièges ou chasser au fusil.

Bien qu’elle soit non autorisée la vente du gibier se pratique régulièrement, mais son caractère illégal rend difficile l’estimation de sa contribution au revenu du ménage. Cependant l’importance de cette activité dépasse les aspects alimentaire et économique ; elle a une valeur sociale et culturelle considérable.

5) L’exploitation forestière

La forêt est peut-être la plus grande richesse naturelle de cette commune dont les RFA seules soutiennent à plus de 70% le budget de la commune. En dehors de l’exploitation forestière au sens industriel (Patrice Bois), on note aussi les autres formes d’exploitation de cette richesse naturelle à savoir : l’utilisation du bois de chauffe, l’exploitation des PFNL jusque là pratiquée par empirisme et de manière artisanale bien que regorgeant aussi de potentialités économiques certaines.

6) Le commerce.

L’activité commerciale, qui reste embryonnaire concerne essentiellement les produits de première nécessité pour la vente en détails.

L’état sévère d’enclavement de la commune augmente considérablement les coûts de transport des denrées agricoles vers les marchés de Sangmelima et d’Ebolowa voir Yaoundé.

7) Activité de transformation

La transformation du manioc (en couscous, bâtons, un peu moins de tapioca) peut-être considérée comme la seule activité de transformation des produits agricoles. A côté de celle-ci se greffe la transformation frauduleuse du vin de palme en « odontol », ou de la fabrication de l’huile de palme, de palmiste ou un peu moins de coco.

Infrastructures sociales

Dans l’ensemble, la commune de Mvangan reste fortement enclavée, on dénombre un réseau routier estimé à 200 km de route environ en terre qui dessert à l’intérieur de la commune. Les axes ci-après : Mvangan-Atong (80 km environ), Mvangan-Minkoumou, Mvangan Ebomam I, Mvangan-Mebemenko (65 km par Endengue) sont totalement à refaire.

L’électrification rurale reste un rêve pour la commune ; seuls quatre (04) villages sont électrifiés sur les 53 villages que dénombre la commune.

L’eau potable également reste une denrée très rare pour les populations de la commune ce qui explique la présence dans la zone de nombreux cas de maladies diarrhéiques.

Sur le plan de la santé, les populations sont très attachés à un centre de santé privé qui est basé à Bimengue et tenu par des médecins italien. C’est un centre de santé confessionnel catholique. La couverture sanitaire de la commune reste assurée par le district de santé de Mvangan qui supervise huit (08) centres de santé publics. Il existe aussi au sein de la commune de nombreux comités locaux de lutte contre le VIH/SIDA.

En ce qui concerne l’éducation de base, la carte scolaire de cette commune relève un taux de scolarisation de 66% en 2004, 03 écoles maternelles (dont une confessionnelle catholique), 29 écoles primaires publiques, 02 écoles primaires confessionnelles catholiques et 02 écoles primaires de parents à Minkoumou et à Alen. L’ordre d’enseignement secondaire compte un lycée d’enseignement général et une SAR/SM.