COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

OLAMZE

 

 

Maire  ASSOUMOU ESSONO Roger

Tel         +237 242 81 39 35

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  2 118 km²

Densité  7,93 hbts /Km²

Nombre d'habitants  16 802

La situation géographique

La ville d’Olamze est située à 44 km d’Ambam chef-lieu du département de la Vallée du Ntem et à 48 km du centre de Kye Ossi. On y accède par deux voies plus ou moins carrossable par endroit :

Par le village Ngoazik après le Ntem en traversant six villages de Kye Ossi avant d’atteindre sa limite avec la commune de Kye Ossi qui se trouve sur la rivière Lae ;

Par le village Akonangui de la commune de Kye Ossi en traversant six autres villages avant d’aboutir à ses limites avec la commune de Kye Ossi soit par Lae en passant par Nsezan –Olang soit à nouveau par Par Ongozok et la rivière Lae.

La commune d’Olamze est ainsi limitée :

Au nord- Est par la commune d’Ambam et au nord –ouest par la commune de MA’AN ;

Au sud par la Guinée Equatoriale ;

A l’Est par la commune de Kye Ossi ;

A l’Ouest par la commune de MA’AN après le village Mbout a Ngoa.

Le territoire de la commune qui fait une superficie de 2118 km2 est divisée en 28 (villages et quartiers) qui sont peuplées en majorité de population de la tribu Ntoumou et d’Ethnie Béti.

Le relief et les sols :

Le relief est un modèle fait de collines convexes à vallées étroites à une altitute moyenne de 550 m (INC-2000). Le sol dominant est de nature ferrallitique fortement désaturé de faciès jaune à plusieurs niveaux d’induration. Comme dans une grande partie de la province du Sud Cameroun, les sols de la commune d’Olamze appartiennent à quatre ordres de la classification USDA : les oxisols, les ultisols, les inceptisols et les entisols. Cette faible diversité pédologique est due à la quasi homogénéité du matériel parental (complexe calco-magnésien, orthogneiss, granite à pyroxène).

La végétation et l’hydrographie

La végétation observable au sein de la commune appartient à celle de la région Congo Guinéenne toujours verte caractérisée par sa richesse en essences rares et de valeur diverses. En réalité, il y'a des zones de faciès intacts et des zones de faciès en dégradation.

On y rencontre surtout la forêt sempervirente congolaise ou forêt vierge à plusieurs endroits.

A côté de cette forêt sempervirente congolaise, il existe aussi des forets secondaires ou jachères du fait des activités agricoles.

On y rencontre également des forêts marécageuses composées de palmiers raphias, et des broussailles aux arrières des cases.

En plusieurs endroits, cette forêt est occupée par des cultures vivrières et des cultures de rentes.

Le réseau hydrographique est dense. La plupart des cours d’eau gravitent autour du fleuve Ntem.

Le climat

Sur le plan climatique, c’est une zone à pluviométrie bimodale et à climat subéquatorial de type guinéen classique (suchel et al. 1984) dont :

Une grande saison pluvieuse de mi-août à mi- novembre ;

Une petite saison des pluies de mi-mars à mi-mai ;

Une grande saison sèche de novembre à mi- mars ;

Une petite saison sèche de juin à mi-août.

Du fait des divisions climatiques qui précèdent, il est possible de réaliser deux cycles de cultures par an. Quant à la pluviométrie qui détermine par ailleurs les saisons, elle s’élève en moyenne à environ 1920mm par an dans la zone (suchel et al. 1984). Les températures varient entre 25°c et 28°c avec une amplitude thermique de 3°C (Encyclopédie de la RUC. P23 – 1981). Pour cause de pluies abondantes et régulières, l’humidité y est relativement élevée à savoir 80% et l’évapotranspiration annuelle de 1156mm selon la formule de TURC. Cependant on observe de plus en plus un décalage entre les saisons.

La population

La population de la commune estimée à 16 802 âmes est composée essentiellement des clans Mimboman, Essakounan, Esseng, Esangbwack, Esabae, Esabekang, Esasom, Essadon, Esabang, Essassom, Efack, Oyek, Zomo, Ngöe,Essab’kang et Nkojoe. Toutefois, on retrouve quelques camerounais venus des autres régions. Il faut aussi savoir qu’en raison de la forte attraction des marchés frontaliers de Menguikom et Meyo Biboulou, cette collectivité territoriale décentralisée connaît de grandes migrations des commerçants en provenance de Kye Ossi, Douala et Yaoundé.

Les principales langues parlées sont le français (langue officielle) et le Ntoumou (langue local).Cependant on peut de temps en temps suivre des personnes qui s’expriment en langue espagnol ou l’Okak qui sont des langues utilisées en Guinée Equatoriale voisine.

Sur le plan religieux, les populations d’Olamze sont majoritairement d’obédience chrétienne avec deux grandes divisions : catholique et majoritairement protestante (EPC, EPCO, etc.). Les adhérents à ces différentes croyances vivent en parfaite harmonie.

Les activités socio-économiques

Le commerce

De manière générale, les populations locales n’exercent pas une activité commerciale intense. Elle repose ainsi sur le petit commerce dans les villages qui est fait de petits échoppes où sont vendus les produits de première nécessité (savons, pétrole, riz etc.) et les boissons alcoolisées et gazeuses (bières, jus de fruits, liqueurs et vins de table en provenance dans la plupart des cas de Guinée Equatoriale).Cependant dans le centre d’Olamze, on retrouve deux à trois boutiques ou bars plus achalandées qui sont la propriété à une exception prête des allogènes.

La grande majorité des habitants de la commune vendent surtout les produits agricoles (bâtons de manioc, banane –plantain, etc.), du gibier ou rarement du poisson.

L’activité commerciale est animée dans l’espace communal d’Olamze par le fonctionnement de trois marchés périodiques notamment le marché de Meyo Biboulou qui se tient tous les mardis, suivi de celui d’Olamze Centre qui a lieu les mercredis et enfin le marché de Menguikom qui se déroule les Jeudis. Ces marchés attirent des commerçants de toute la contrée et d’autres régions du Cameroun (Ambam, Ebolowa, Douala etc..) qui viennent vendre toutes sortes de marchandises (vêtements, ustensiles de cuisine, appareils électroménagers et électroniques) et s’approvisionner pour certains en liqueurs et vins d’origine espagnole venant de la Guinée Equatoriale. Les clients sont originaires majoritairement de la Guinée Equatoriale. On note généralement une plus grande affluence d’acheteurs et de vendeurs au site de Menguikom, puis vient Meyo Biboulou et enfin Olamze Centre.

Mais au grand dam des personnes qui fréquentent ces lieux d’échanges transfrontaliers, ces marchés ne disposent d’aucune infrastructure d’accueil et sont de fait des lieux très insalubres et inconfortables pour les usagers.

La pêche

La pêche est une des activités qui rapporte des revenus à la population de la commune d’Olamze. Elle est pratiquée dans le NTEM et ses principaux affluents. On utilise parfois des filets et des pirogues pour attraper un peu plus de poissons dans le Ntem qui sont commercialisés et surtout destinés à l’autoconsommation. Durant la saison sèche, les femmes pratiquent la pêche au barrage et les jeunes utilisent les cannes à pêche pour la pêche à la ligne dans les cours d’eau de moindre envergure. En saison de pluie les hommes font la pêche nocturne qui consiste à planter dans le lit des cours d’eaux et ruisseaux des cannes à pêche et à les visiter 2 à 3 fois la nuit. C’est donc une forme de pêche artisanale qui est pratiquée ici.

La chasse

Pratiquée durant toute l’année, la chasse constitue à la fois une activité génératrice de revenus pour certaines personnes et une source d’approvisionnement en viande destinée à l’autoconsommation pour d’autres. Elle est exclusivement pratiquée par les hommes. La technique la plus utilisée est le piégeage. Les différents types de pièges recensés sont :

Le piège à collet ;

Le piège à patte ;

Le piège à assommoir.

Parmi les pièges, la barrière (Envanguen en langue locale) est la plus utilisée. Elle est mise en place pour la protection des cultures vivrières et consiste en la pose d’une clôture autour des champs ou des marécages en laissant des lieux de passages où l’on place des pièges à collet qui prendront l’animal au passage.

La possession d’un fusil est un luxe pour les populations locales. Les propriétaires d’armes à feu les confient généralement à des chasseurs qui en retour les fournissent gibiers.

Les lieux de chasse et les types d’animaux tués dépendent de la période de l’année. En saison des pluies, il y a abondance d’animaux de toute nature. En saison sèche les animaux s’éloignent un peu plus et se retrouvent en abondance dans les zones humides (marécages, sous-bois …).

Le terroir de chasse est très vaste, les chasseurs parcourent parfois plus de 15 km dans la profondeur de la forêt avoisinante du NTEM.

Bien qu’elle soit illégale, la vente du gibier se pratique régulièrement, mais l’estimation de sa contribution au revenu du ménage reste difficile. Cependant l’importance de cette activité dépasse les aspects alimentaire et économique ; elle a une valeur sociale et culturelle considérable.

L’agriculture

L’activité agricole est basée sur les cultures vivrières et pérennes :

Les vivriers couvrent des espaces de l’ordre de 0,50 hectare en moyenne par femme/ ménage. Les principales spéculations sont : le bananier-plantain, l’arachide, le manioc, le macabo, le maïs, la canne à sucre le concombre. On note la présence de quelques exploitations maraichères qui sont mises en place par des allogènes.

La production vivrière est destinée à l’autoconsommation et la vente. La commercialisation se fait surtout dans les marchés périodiques locaux. Les principales cultures rencontrées sont : le bananier plantain, le manioc, le concombre, le maïs, l’igname, la canne à sucre etc. Les problèmes soulevés par le développement de cette activité ici sont principalement: les difficultés d’écoulement de la production dû au mauvais état des infrastructures routières, l’accès difficile au matériel agricole moderne, l’indisponibilité des intrants en quantité et en qualité appréciable et la maîtrise des techniques agricoles.

Quant aux cultures de rente, elles sont le parent pauvre dans la commune. La principale culture pratiquée à savoir le cacao a depuis très longtemps déjà été abandonnée au profit des cultures vivrières jugées plus rentables. Très peu sont aujourd’hui les paysans qui s’adonnent encore à la cacaoculture. Cela est dû en général en la chute des prix de cette spéculation dans les années 90 et surtout à la libéralisation de secteur d’activités. Les quelques planteurs font ici aussi face à de nombreuses difficultés : vieillissement des plantations et des planteurs, accès difficiles aux pesticides et matériel de pulvérisation et le phénomène d’achat au rabais de la production par des acheteurs véreux

On note aussi la présence de quelques plantations de palmiers à huile appartenant à des élites par endroit.

Les produits agricoles sont transformés artisanalement. Ainsi, on retrouve des de la farine de manioc, des bâtons de manioc produits localement et de l’huile de palme.

Le système de culture pratiqué est l’agriculture itinérante sur brûlis avec mise en jachère des parcelles. La durée moyenne d’une jachère est de 07 ans. Ce qui conduit à l’exploitation des parcelles de faible envergure induisant des productions encore en deçà des potentialités locales

L’élevage

L’élevage pratiqué dans la zone est de type extensif marqué par la divagation des bêtes.

Les produits de cet élevage sont surtout destinés à l’autoconsommation lors des événements familiaux et pour satisfaire des besoins socio - culturels (dot, deuil etc.).Une faible quantité est occasionnellement vendue. On retrouve ainsi les caprins, ovins, porcins et de la volaille (canards et poules de race locale). On constate de plus en plus une pratique de la pisciculture mais elle est encore naissante.

Cette façon d’élever résulte de la multitude de difficultés et de contraintes auxquelles les populations font face. On peut citer : L’ignorance des méthodes d’élevage moderne et l’inexistence des ressources financières.

L’exploitation des ressources naturelles.

La commune d’Olamze est essentiellement forestière sur le plan environnemental. Cette forêt est riche tant en produits forestiers non ligneux qu’en essences forestières.

Les produits forestiers non ligneux (PFNL).

On retrouve dans les forêts d’Olamze une grande diversité de PFNL qui fait l’objet d’une exploitation artisanale. On peut citer : le rotin, les mangues sauvages (Ndo’o), les feuilles, tige et coeur du palmier raphia, le djansan et bien d’autres. Ils servent pour certains à la fabrication des meubles et autres objets d’art (rotin et raphia) qui sont utilisés directement par les artisans et très souvent vendus. D’autres entrent les habitudes alimentaires locales tout en faisant aussi l’objet d’un commerce de plus en plus développé (Ndo’o et Djansan).

D’autre part, on note une exploitation du sable des rivières et marécages par des jeunes qui le creusent et le vente aux entrepreneurs ou particuliers.

Les produits forestiers

On retrouve de nombreuses essences exploitables ainsi qu’une faune riche en plusieurs espèces animales. Malheureusement, ils font l’objet d’exploitation clandestine qui ne rapporte rien à la commune.