COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NGOULEMAKONG

 

   

Maire    AKOA Albert Anicet

Tel        +237 699 35 46 05 

             +237 677 63 12 64

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  700 Km²

Densité  21.4 hbts/Km²

Nombre d'habitants  15 000

Localisation géographique de la commune

La commune rurale de Ngoulémakong crée par l’arrêté N° 231 du 17 juin 1955 est située à 107 kilomètres de Yaoundé sur l’axe lourd Yaoundé - Ebolowa. Elle fait parties de la province du Sud, département de la Mvila, entre 11° et 12° Est et 2° et 3° Nord. Elle comporte 58 villages réunis en trois groupements à savoir :

- le groupement Bane - Centre ;

- le groupement Bane - Ouest ;

- le groupement Fong.

Elle couvre une superficie de 700 kilomètres carré, et est limitée au nord par le district de Mengueme, au sud par l’arrondissement de Mengong, à l’est par l’arrondissement de Zoétélé et à l’ouest par celui de Biwong Bané.

Le climat

Le climat est tropical humide, de type équatorial, avec 4 saisons bien marquées

- Une grande saison des pluies Septembre-Novembre ;

- Une grande saison sèche Décembre-Mars ;

- Une petite saison de pluies : Avril-Mai,

- Une petite saison sèche : Juin-Aout

La moyenne annuelle des précipitations est de 1 700 mm et celle des températures de 24,5°C. Cependant des perturbations relevées depuis plus de deux ans ne permettent pas toujours d’avoir une démarcation nette de ces quatre saisons.

Le relief

Le relief de cette commune fait partie du vaste plateau sud –camerounais d’altitude moyenne 650 m. Il est accidenté par endroits du fait des collines isolées ou des complexes de collines, de pentes variables et par la présence de quelques rochers.

Les sols

Les sols sont classés comme «Xanthic » ou « Plinthic Ferralsols » dans la classification FAO-UNESCO. Ils appartiennent au groupe des sols ferralitiques fortement désaturés. Ce sont des sols argileux tropicaux de couleur brun-jaunâtre à brun vif. Le PH est généralement acide. On rencontre aussi des sols hydromorphes très mal drainé dans les bas-fonds.

L’hydrographie

La zone est arrosée par un réseau hydrographique constitué de trois principales grandes rivières, la Fala, La Memougou, La Soumou avec leurs nombreux affluents.

La végétation et la flore

La formation végétale est la forêt dense humide sempervirente de basse et moyenne altitude, constituée de vielles forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères à chomolaena odorata. Les essences forestières de la communauté sollicitées pour l’exploitation sont : Le Bubinga, le Moabi, le Sapelli, le Sipo, le Tali, le Movingui, le Bibolo, l’Ayous, le Bilinga, l’Ekop, l’Azobé, l’Ebene et l’Iroko.

On rencontre aussi quelques Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que l’Ando’o, l’Ezezang, la cola, le Bitter Cola, le Nding, l’Obam, l’Essok, l’apwa, etc.

- La forêt dense humide sempervirente

Ici, la strate supérieure de cette forêt polyspécifique atteint 45-50 m. Certaines espèces sont présentes, en particulier des mimosacées (Piptadeniastron africanum) et Baillonnella toxisperma (Sapotacées). Les méliacées du genre Entendrophagma sont peufréquentes. Le sous-bois est généralement dominé par des zingibéracées et commelinacées.

- La forêt ripicole humide

Dans cette formation, les strates arborescentes supérieures dépassent rarement 35 m et sont relativement peu recouvrantes, alors que la strate arborescente inférieure est bien développée. On trouve des forêts ripicoles humides en bordure des cours d’eau.

- La raphiale (forêt humide marécageuse)

Cette formation existe au fond des interfluves. Il s’agit de peuplement de Raphia Sp. La Commune en est vraiment bondée et ceci constitue un réel potentiel pour la mise en valeur par la pratique de la pisciculture.

- La vieille forêt secondaire

Il s’agit d’une formation de recolonisation d’anciennes zones cultivées ou de chablis. A ce stade, la strate arborescente supérieure est déjà présente, quoique encore récente. Elle est constituée de quelques vieux arbres de l’ancienne forêt primaire et d’espèces ayant recolonisé l’espace à la suite de Musanga cecropioides généralement premier occupant du terrain, en particulier Ricinodendron heudelotii (Euphorbiacées) Funtunia elastica (Apocynacées), coelocaryon pieussi (Myristicacées), Fagara sp.(Rutacées) et Terminalia superba (Hiliacées).

- La jeune forêt secondaire

Il s’agit d’un stade de recolonisation nettement moins avancé que les vieilles forêts secondaires. Les strates arborescentes supérieures et moyennes lorsqu’elles existent, sont très peu recouvrantes et constituées de vieux arbres de la forêt préexistante. La strate arborescente inférieure se développe et est très largement dominée par Musanga cecropioides. Les strates arbustives et herbacées, très recouvrantes, sont colonisées par Aframomum Sp. Et, dans une moindre mesure, par des espèces telles que Macaranga Sp. (Euphorbiacées).

- Les jachères post culture

Elles sont en majorité colonisées par l’espèce Chromolaena odorata (Astéracées) qui étouffe les autres herbacées après les séries de récoltes. On y rencontre aussi des arbres qui n’ont pas été abattus lors de la préparation du terrain.

- Les forêts secondaires

Elles sont plus abondantes dans la zone d’action anthropique à savoir les cultures et l’exploitation forestière. Dans cette forêt, plusieurs espèces de bois d’oeuvre et de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) constituent une source de revenus.

La faune

La faune est surtout constituée du petit gibier regorgeant des animaux tels que les lièvres, les chats-tigres, les porcs-épics, les hérissons, les singes, les biches, les vipères, les rats palmistes, les varans etc. Les zones de pêche que sont les cours d’eau regorgent du poisson, des crevettes, et des crabes.

Le milieu humain

L’histoire de la commune

La commune de Ngoulémakong a été créée en 1955, elle est passée tour à tour par la gestion d’un sous-préfet maire, maire nommée et aujourd’hui par un maire démocratiquement élu sous le multipartisme. La commune a une population de 15 000 habitants répartie dans 58 villages regroupés en 15 communautés ou Unités de Planification.

Mobilité des populations

Les populations de la commune de Ngoulémakong sont très mobiles. Cette mobilité est due à des motifs divers : Santé, éducation, commerce, recherche d’emploi. Elle concerne aussi bien les jeunes, les hommes que les femmes. Les grandes villes sont les destinations privilégiées.

Cette mobilité a connu des effets négatifs et positifs. On peut par exemple citer l’éclosion des talents grâce à l’amélioration du niveau d’étude, des conditions de vie des populations, de la qualité de la formation professionnelle et des soins de santé. Situé à mi-parcours entre Yaoundé et Ebolowa, ces populations dans leurs différentes pérégrinations sont exposées à diverses maladies à cause des comportements déviants. Les IST/VIH/SIDA constituent en grande partie la proportion de risques la plus élevée que courent les populations en déplacement.

L’organisation sociale et la culture

La commune est une société organisée tant sur le plan traditionnel, administratif, socioprofessionnel et relationnel elle est composée d’un regroupement de villages en trois groupements :

- le groupement Bane - Centre ;

- le groupement Bane - Ouest ;

- le groupement Fong.

Le chef de groupement ou chef de deuxième degré a sous sa responsabilité un ensemble de village à la tête desquels on trouve des chefs de troisième degré ayant autour d’eux un ensemble de notables représentant les grandes familles de la communauté.

a) Sur le plan traditionnel

Les chefs de villages, descendants des différents fondateurs, sont les gardiens de la tradition. Les populations de cette communauté sont composées des Mvog Zang, des Mvog Amougou, des Fong, des Otoloa, des Mvog Manga Nseg, des Ntoumou, des Mvog Zomo, des Mvog Mezang...

Les différentes traditions sont : les rites, les interdictions, les systèmes d’héritage et la religion.

Les rites

Les principaux rites qu’on rencontre sont : le veuvage, la dot, le « Tso » et l’essié Nnam.

Le veuvage

Le veuvage est un rite qui consiste à purifier le veuf ou la veuve en vue de sa resocialisation. On pense dans la sous-région que le non respect de ce rite expose le concerné à la démence, aux maladies, voire à la mort. Il y a longtemps, la purification se faisait par la belle-famille, représentée par les beaux-frères ou les belles-soeurs selon que le decujus était une femme ou un homme. Les éléments utilisés étaient purement traditionnels. De nos jours, à travers les villages de la commune, plusieurs veufs et veuves se sont tournés vers la purification par les prêtres et pasteurs.

La dot

Elle aussi a connu des modifications surtout dans le contenu de la contrepartie que reçoit la famille de la femme qui va en mariage. Autrefois, la contrepartie était évaluée en nature et en numéraire. Aujourd’hui, elle est évaluée uniquement en nature.

Sur le plan traditionnel, la dot a perdu son importance, elle est passée de la dot symbolique à la dot d’ « achat » à un moment, mais avec le remodelage des mentalités et la pression de l’alphabétisation, on assiste au retour progressif vers la dot jadis symbolique.

Le Tso

Il est resté intact dans sa pratique au sein de la commune, sans doute parce qu’il s’agit d’un rite sacré. Il intervient lorsqu’une famille perd un de ses membres de suite d’une mort violente suivi d’écoulement de sang. Les populations de la commune pensent qu’à ce moment là, le spectre, d’un tel sort plane sur d’autres membres de la famille. Pour l’exorciser, il faut pratiquer le « Tso ». Il consiste à sacrifier un animal qui, en général est un mouton, en vue d’une purification des membres de la famille de la victime et parfois tout le village.

L’essié Nnam

C’est une sorte de purification et de traitement indigène que l’on pratique chez des grands malades afin de faciliter le recouvrement de la santé.

Les successions

A la chefferie

Les successions sont patrilinéaires dans toutes les chefferies de la commune à l’exception du groupement Bané – Ouest. C’est le premier enfant (fils) du défunt qui est le successeur légitime. Cependant’ en cas d’incapacité notoire observée, un autre membre de la famille peut assurer la succession.

Dans les familles

Partout dans les communautés, lorsque le chef de famille décède, un de ses frères encore vivant convoque le conseil de famille statuant en matière de succession. Le successeur est désigné objectivement sur la base des capacités et de potentialités à assumer ses charges. Il faut cependant noter que le fils aîné du défunt est, en principe, l’héritier de droit.

Les interdictions

Deux interdictions sont encore d’actualité dans les communautés de Ngoulémakong. Il s’agit de l’inceste et du crime. Pour l’inceste, l’interdit concerne les ressortissants d’un même clan qui ne peuvent et ne doivent pas se marier ou entretenir des relations sexuelles car ils sont frères et soeurs. En cas d’inceste avéré, un rite de purification est nécessaire : « A ko’oro Ntomba ».

La religion

La principale religion pratiquée est le Christianisme (Catholicisme et Protestantisme). La branche Catholique concerne près de 85 % des et représente la majorité de la population. Les églises presbytérienne camerounaise et presbytérienne camerounaise orthodoxe son aussi présentent et regroupent une bonne quantité d’ouailles. Il est bon de relevé qu’il y a une certaine poussée de nouvelles églises ou sectes notamment au niveau urbain et de sa périphérie.

L’habitat

L’habitat est groupé, de type moderne et sémi - traditionnel. Dans les différents quartiers et village de la commune, on note l’existence de cinq (05) formes d’habitations :

Les maisons en terre battue : elles constituent environ 60% de l’habitat global de la commune. Elles traduisent généralement le faible niveau de revenu de leur propriétaire.

Les habitations en sémi - dur forment environ 20 % des maisons de la commue. Elles indiquent une amélioration des conditions financières des familles qui les bâtissent.

Les maisons en dur : elles témoignent d’une certaine aisance financière de leur propriétaire et représentent environ 10 % de l’habitat global.

Les maisons en planches et les maisons en tôles : elles représentent à peu près 1% de l’habitat global. Elles constituent des marques de l’influence des cultures des autres régions sur les populations mobiles de la communauté.

Les activités économiques

L’agriculture

C’est la principale activité économique de la commune. L’agriculture est traditionnelle et son produit, est en général destiné à l’autoconsommation des ménages. Cette agriculture est extensive et itinérante sur brûlis pour la pratique des cultures vivrières. Les cultures comme le bananier- plantain, et les arbres fruitiers sont pratiqués en monoculture et les cultures vivrières en système de polyculture. La culture de rente est le cacao, il provient en grande partie de vieux vergers qui datent des années quarante et d’une infime partie de nouveaux vergers. Le palmier à huile fait de plus en plus surface dans un secteur où l’hévéa a jadis constitué une grande tradition.

Les cultures vivrières

Elles regroupent les cultures des zones de forêt dans des superficies généralement inférieures à 1ha. Ici, le système est la polyculture. Il associe les légumes feuilles (amarante et morelle), les tubercules (macabo, manioc, ignames, patate douce, pommes de terre), les gousses, les arachides et parfois le haricot. Le concombre et le plantain, sont exploités en monoculture. Les productions de ces différentes cultures permettent d’assurer l’autoconsommation et la commercialisation pour subvenir aux besoins élémentaires.

+ Les cultures maraîchères

Quelquefois, certains jeunes pratiquent la culture de la tomate et du piment pour alimenter surtout le bras commercial et une infime partie de la production est destinée à l’autoconsommation.

+ Les cultures de rente

Le cacao est l’or vert qui a longtemps recruté des adeptes dans la zone du Sud Cameroun. Aujourd’hui, les vergers sont vieillissants, ce qui entraîne une baisse de rendement et la chute de la production suite à l’abandon des cacaoyères par certaines familles et des jeunes. La préparation d’une campagne cacaoyère implique tous les membres de la famille. C’est ainsi que le défrichage et le traitement phytosanitaire incombent aux hommes et aux jeunes garçons. La récolte des cabosses et ainsi que l’écabossage implique tout le monde et se font en groupe. Le séchage fait aussi intervenir hommes et jeunes.

Dans la pratique de l’agriculture nous notons les contraintes de production suivantes :

la mécanisation est ignorée, le travail se fait à la main. Les surfaces cultivées sont alors très faibles, bien que les paysans soient organisés en groupes de travail rotatifs ;

la pratique de l’agriculture itinérante sur brûlis qui accélère le processus de dégradation des sols ;

le matériel végétal est choisi sans vérification préalable, ce qui le rend douteux ;

les techniques de lutte phytosanitaire sont très peu connues et pas du tout pratiquées ;

les producteurs préfèrent la jachère non améliorée pour la plupart.

L’élevage

Le secteur comprend :

- L’élevage des animaux domestiques et la pisciculture par endroit. Diverses espèces d’animaux tels que les caprins, les ovins, les porcins et la volaille, sont présentes grâce à un élevage traditionnel où les bêtes sont laissées en divagation.

-La pisciculture fait ses premiers pas dans la localité. Ce secteur connaît quelques problèmes liés au manque d’encadrement et de formation des éleveurs.

La pêche

La commune est arrosée par beaucoup de cours d’eau. Ces cours d’eau paraissent pauvres en produits halieutiques. Néanmoins, on y pratique la pêche. Cette activité implique beaucoup plus les jeunes en nocturne. Les méthodes utilisées sont : La pêche à la ligne et la pêche au filet. Les femmes pratiquent également la pêche au barrage en saison sèche. Les produits de cette activité sont les tilapias, les carpes, les crabes, les crevettes et écrevisses. Une grande partie de ces produits est destinée à l’autoconsommation et le reste à la vente locale.

La chasse

La quasi-totalité des forêts de la commune a déjà connu une forte influence humaine. D’où l’appellation « forêts secondaires ». Ce qui explique la rareté du gibier. Toutefois, la chasse est toujours pratiquée. Pour maximiser leurs gains, les chasseurs ciblent les périodes et les lieux de chasse. Les produits de la chasse permettent un apport en protéines animales dans l’organisme.

Ainsi, de juin à septembre, ils pratiquent la chasse au fusil et aux pièges, cette période est celle de fructification de la plupart des arbres. Pendant cette période, les animaux sont très mobiles à cause de l’abondance des fruits (nourriture) et des proies. Durant la grande saison sèche, les animaux fréquentent les rivières et les bas-fonds pour s’abreuver. Ceci permet aux chasseurs de pratiquer leurs activités dans les marécages et les abords des cours d’eau. Ils pratiquent alors la chasse à courre et les pièges barrage le long des marécages. La vente des produits de chasse se fait au niveau local. Les produits commercialisés issus de la pêche et de la chasse le sont frais ou cuits sous forme « d’ovianga » en petits paquets biens assaisonnés que les jeunes ou les femmes transportent sur leur tête pour la vente.

L’artisanat

Il se résume à la petite vannerie. Malgré l’abondance de la matière première, on ne compte un nombre réduit d’artisans dans toute la commune. Les produits de leur activité sont les hottes et les corbeilles qui sont aussitôt commercialisés localement.

La cueillette

La cueillette inclut la collecte et le ramassage des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). L’exploitation de ces produits procure des revenus substantiels aux ménages. C’est le cas de l’andok (Irvinga gabonensis) et du Garcinia lucida.

Plusieurs de ces produits sont utilisés pour l’alimentation et d’autres pour les constructions, l’ornementation ou comme espèces médicinales.

Le commerce

La commune de Ngoulémakong dispose d’un marché dont les Boutiques sont occupées par des commerçants venus de divers horizons. Autour de ce marché se greffe plusieurs petites activités comme la vente des casse- croûtes aux passagers des cars en transit.

Dans certaines communautés, le marché communautaire a lieu chaque dimanche, juste après la messe. Les biens et service de menuiserie et de maçonnerie se négocient entre intervenants dans un circuit relevant de ce marché. Le marché de Ngoulémakong est aussi un lieu d’approvisionnement des populations des grandes villes et même des pays voisins.