COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

ZOETELE

 

 

 

Maire   Mme NGBWA née BIKIE Odile

Tel         +237 699 06 07 76

 

 

Superficie  1 644 km².

Densité  30,41 hbts/Km²

Nombre d'habitants  50 000

Localisation géographique

La commune de Zoétélé est l’un des sept (7) arrondissements constituant le département du Dja et Lobo, avec Djoum, Bengbis, Oveng, Meyomessala, Mintom et Sangmelima. Situé à une centaine de kilomètres de Yaoundé, Zoétélé s’étend sur une superficie d’environ 1 644 km2. Les limites du périmètre urbain sont les suivantes :

Sur la route Zoétélé – Ngolbang (axe bitumé)

Cette limite est le cours d’eau Otongock, situé dans le village Oveng, à environ 3Km du centre administratif

Sur la route Zoétélé – Mvoutessi par le carrefour Bibae

Cette limite est située à la chefferie d’Awout, à environ 3Km du centre administratif

Sur la route Zoétélé – Nsimi

Cette limite est située sur la rivière Minsaba qui est dans le village Meyila et qui se trouve aussi à 3Km du centre administratif

Sur la route Zoétélé – Ntoutakoun

Cette limite est fixée sur la rivière Ndengue, à environ 3 Km du centre urbain actuel

Sur la route Zoétélé – Fibot

Cette limite est située sur la rivière Avakoulou qui est aussi à environ 3 Km du centre urbain de Zoétélé dans le village Mboba.

Climat

L’arrondissement de Zoétélé fait partie intégrante du plateau Sud Camerounais, arrosé par le Dja et ses affluents.

Dans l’ensemble, la région subit l’influence du climat équatorial à deux saisons de pluies entrecoupées de deux saisons sèches. Les caractéristiques climatiques rencontrées sont les suivantes :

- La grande saison des pluies qui s’étend de septembre à novembre

- La grande saison sèche s’étend de décembre à février

- La petite saison sèche s’étend de juillet à août

- La petite saison des pluies va de mars à mai

Les précipitations annuelles moyennes et abondantes se situent entre 1 500 et 2 000 mm de pluies avec des températures qui oscillent autour de 25°C

Le degré hygrométrique est assez élevé, 80 % en moyenne.

Relief

A l’exception de quelques perturbations topographiques mineures (talwegs en conissé, effondrement …), le relief de la région de Zoétélé est très peu accidenté, généralement plat ou avec de faibles pentes. L’altitude moyenne varie entre 600 et 700 m.

Sols

La région de Zoétélé comporte essentiellement deux types de sols :

Les sols ferralitiques typiques caractérisés par l’individualisation des oxydes ou hydroxydes de fer et d’alumine. Dans la région de Zoétélé, les sols ferralitiques rencontrés sont des sols jaunes dérivés de roches métamorphiques diverses. Ils sont issus des roches mères composées de gneiss ou de migmatites, ou de granites à pyroxène du socle métamorphique.

Les sols hydromorphes : ces sols appartiennent aux groupes de sols à accumulation de matière organique divisés en sols de marais et sols marécageux.

Les sols de marais sont caractérisés par une accumulation de matière organique assez peu décomposée, riche en débris végétaux de toutes sortes en coré bien reconnaissables. Au dessous, se reconnaît un horizon gris en tacheté. Le niveau de la nappe phréatique est le plus souvent très élevé pendant toute l’année : le sol ne sèche jamais et la transformation des produits végétaux est fortement inhibée.

Les sols marécageux présentent en surface des accumulations très nettes de matière organique transformée, sans aucun débris végétal. Au-dessus, on observe un horizon tacheté souvent très épais.

Hydrographie

Le niveau hydrologique de la commune de Zoétélé est très dense. On y constate de nombreuses rivières qui prennent leurs sources sur le fleuve Lobo. Ces rivières qui sont pour la plus part à régime permanent, sont souvent peu profondes et encombrées de bancs de sable et de roches. Les plus importantes sont : Awout, Mitélé et la Lobo

Végétation

Formations forestières sur sols fermes

C’est une forêt dense de type semi décidu de moyenne altitude caractérisé par l’abondance des sterculiacés (triplochylon scléroxylan, sterculia, rhinopetales, eribroma oblongam col spp…) qui cohabitent avec de nombreuses autres familles commercialement interssantes ou susceptibles de le devenir notamment les méliacées de grande valeur (Entamdrophragma spp) les sapotacées (Baillamella toxisperma, aningeria robusta…) et de nombreuses espèces commensables de l’homme.

Autres formations forestières et les terrains forestiers

On distingue :

Les formations arborées marécageuses (forêts marécageuses proprement dites à vapaca guineensis, forêts marécageuses à raphales, etc…) qui occupent 20,9 % des zones boisées.

Toutes les zones de plantation et de cultures sur d’anciens champs défrichés le long des aces routiers.

Les différents groupes de strates forestières rencontrées dans cette zone sont :

- Forêt dense humide sempervirente

- Forêt dense humide caducifoliée

- Forêt secondaire jeune

- Forêt secondaire adulte

- Forêt secondaire à musanga

- Forêt inondée en permanence

- Forêt inondée temporaire

- Forêt marécageuse à raphiale

- Cultures

- Régénération

- Routes, villages

Les produits forestiers non ligneux

La collecte des produits forestiers non ligneux est essentiellement traditionnelle. Les produits à potentiel commercial comme l’huile de moabi (Baillonnella toxisperma), les amendes d’Andock (Irvingia gabonensis), le safoutier (Dacryodes edulis) ou le djansang (Ricinodendron heudelotii) ne sont pour le moment exploités que pour l’autoconsommation. La situation est similaire pour les lianes et les rotins qui pourraient alimenter un éventuel artisanat local.

La faune

Elle est caractéristique des forêts denses humides. Parmi les espèces les plus fréquemment rencontrées, figurent le pangolin (Manis gigantea), l’antilope (Neotiagus batesi), le buffle d’Afrique (Snycerus caffer), le chat-tigre (felis aurata), le céphalophe à dos jaune (Cephalophus sylvicultor), la mangouste (Herpestes sanguinens), l’hyène (Hyaena hyaena) l’athérure africain (Atherurus africanus) l’aulacaude (Thryonomys Swinderiamus), le rat (Xérus erythopus) l’écureuil (Hélioseiurus pyrropus).

MILIEU HUMAIN

Population de la commune

La commune de Zoétélé est peuplée d’environ 50 000 habitants dont 12 000 sont dans le centre urbain et sa périphérie.

Cette population est presque composée dans sa totalité des Fong, qui avec les Bulu sont autochtones. Les allogènes en minorité sont les Ewondo, les Bamiléké (commerçants) les Nordistes (commerçants et éleveurs). On y trouve quelques Nigérians (commerçants). Cette population est majoritairement constituée de jeunes de moins de 20 ans.

Habitat

La commune de Zoétélé est assez peuplée dans le contexte des régions du Sud Cameroun (près de 20 habitants au km2). Il dispose de multiples villages et groupement de village dispersés dans sa campagne. Les maisons sont groupées le long des routes et disposées en demi rectangle au centre duquel se trouve le plus souvent le domicile du chef de famille. C’est dans ce domicile que se tiennent toutes les réunions et les rencontres familiales. Physiquement, ces maisons présentent des murs crépis ou non crépis, une toiture tôlée ou en nattes de raphia.

Education

Dans l’ensemble, la commune abrite 48 écoles primaires dont 45 écoles publiques et 03 privées, en plus des 8 écoles maternelles. Le centre urbain abrite 4 écoles publiques, 2 écoles primaires privées et 3 écoles maternelles.

La commune de Zoétélé a 204 enseignants, dont 8 comme personnel administratif à l’inspecteur primaire, 176 pour le primaire, 09 pour la maternelle et 11 pour le privé.

L’enseignement secondaire a 4 CES à une vingtaine de kilomètres de la villa, 1 CETIC et un Lycée d’enseignement général dans la ville. Le Lycée a 1 505 élèves dont 700 filles et 805 garçons et 45 enseignants pour 25 élèves/classes.

Les problèmes spécifiques de l’éducation de la jeunesse reste les locaux vétustes et parfois des vieilles maisons d’habitation offertes par les habitants, le nombre insuffisant d’écoles, de salles de classe non équipées et d’enseignants pour la maternelle, au primaire et secondaire, surtout en zone rurale.

Santé

Dans l’ensemble de la commune, la carte sanitaire prévoit un certain nombre de centre santé entre les limites de certains villages afin de renforcer les objectifs à atteindre que se sont fixés l’hôpital de district et l’hôpital de la mission de Zoétélé. Au regard de l’enclavement de la localité, la problématique de l’accès aux soins de santé élémentaires reste d’actualité dans la commune. A cet effet, on note la recrudescence des maladies hydriques, dermatologiques, des filarioses et du paludisme. L’insuffisance des infrastructures sanitaires et le manque de pharmacie poussent les populations à l’auto médicamentation, ce qui les expose aux risques d’intoxication par des produits provenant des sources incontrôlées et mises à leur disposition par les vendeurs ambulants qui administrent également des injections. Par ailleurs une bonne partie de la population fait recours aux tradipraticiens qui pilullent dans la zone.

Eau potable

La commune de Zoétélé compte une cinquantaine de points d’eau potable dont le tiers est actuellement non fonctionnel suite aux problèmes d’entretien. Il ressort de l’entretien avec les populations qu’un suivi n’a pas été réalisé par les différents organismes qui ont accompagné et appuyé les populations dans l’obtention, la réalisation et la mise en oeuvre de ces ouvrages. Les ouvrages sont constitués de puits d’eau modernes dont la majorité a été construite dans le cadre du projet pôle de développement rural (PPDR) avec le CEDAC (Centre de développement autocentré) et les projets d’adduction d’eau qui ont permis l’acquisition des châteaux d’eau scanwater. Actuellement, un réseau de châteaux d’eau scanwater nonopérationnels parsème la campagne. Ces châteaux d’eau servaient autrefois d’alimentation en eau potable aux populations, mais ils sont tous tombés en panne suite au manque d’entretien et de suivi.

Sport et loisir

Quant aux équipements sportifs, en dehors de très petits stades de football situés dans les écoles ou perdus dans les villages, le centre a un seul stade de 60 m x 90 m = 5 600 m2 (stade municipal) qui n’a pas de dimensions olympiques et n’est pas construit.

En absence des moyens financiers et d’une politique appropriée de gestion le patrimoine culturel connaît une faible valorisation et une faible implication de la commune. Les activités ludiques et sportives quant à elles sont souvent organisées par des tiers sous le contrôle ou non de la mairie de Zoétélé .

Electrification

L’arrondissement de Zoétélé est couvert partiellement par le réseau d’électricité d’AES SONEL. La ville est connectée par triphasé au réseau de Meyomessala et de Sangmélima. Les villages voisins à la ville de Zoétélé sont reliés au réseau du centre urbain de Zoétélé. Mais la plupart de ces extensions sont réalisés en profondeur des villages par le courant monophasé. Seuls quelques particuliers se sont offerts le luxe de tirer le triphasé pour servir dans leurs plantations et fermes agro industrielles.

Toutefois, le problème de l’électrification demeure à cause de la faible extension des réseaux existants. La majeure partie de la population de Zoétélé fait recours aux lampes à pétrole dont le coût du litre n’est toujours pas à la portée des plus démunis. Les personnes ayant un peu plus de ressources financières s’offrent le luxe d’un groupe électrogène.

Organisation sociale

Chefferie traditionnelle et les clans.

La population de Zoétélé est regroupée autour de six (06) groupements qui sont :

- Groupement Mvog Mezang

- Groupement Mvog Zomo

- Groupement Mvog Ella

- Groupement Mvog Zang

- Groupement Esse

- Groupement Yemfeck

Religion

Les populations pratiquent leur religion principalement à l’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC) et à l’Eglise Catholique Romaine. Ces deux congrégations sont les plus anciennes dans la zone et les institutions de formation de leurs pasteurs et prêtres sont connues de tous, ainsi que leurs modalités d’admission. Il existe d’autres congrégations religieuses moins représentatives que fréquentent certaines populations : adventiste du 7e jour, vraie Eglise, Témoins de Jéhovah, Pentecôtistes.

Organisations paysannes et d’encadrement

Au regard de l’évolution socio-économique de l’arrondissement de Zoétélé, la commune connaît une prolifération de structures associatives de dénominations diverses : association, GIC, tontines, groupes etc… les associations existantes sont de divers ordres (ONG locales, comités de développement, comités de suivi, comités de concertation, association de parents d’élèves). Les domaines d’activités différents d’une association à une ; c’est ainsi quecertaines associations vont focaliser leur intervention sur les activités telles que l’agriculture, l’agro foresterie, la foresterie, la micro finance, le genre, l’éducation, la santé etc.

En outre, la présence de ces structures est un véritable indicateur de volonté de développement de la commune.

Autres organisations

Dans le cadre des appuis et accompagnements de la commune et des communautés de Zoétélé, certaines structures/ONGs internationales de développement (SNV, WWF, IRAD) interviennent dans la zone. Par ailleurs, certains organismes de financement (PNDP) et des organisations/associations intermédiaires d’appui au développement : CRADIF, CAFER, EIC, etc interviennent également dans le cadre d’appui accompagnement des communautés à la base.

Organisation sociale traditionnelle et culturelle

La maîtrise de la coutume est détenue par les anciens et les notables. Ils sont les véritables gardiens et héritiers de la tradition. Sur le plan coutumier, ils sont généralement les conseillers des actions de mariage, succession, veuvage etc.

ACTIVITES ECONOMIQUES

Pêche

Dans les différents cours d’eau qui traversent l’arrondissement, la pêche artisanale est le type de pêche pratiqué par les populations de Zoétélé. Elle se caractérise par l’utilisation d’une matrice rudimentaire qui ne compose de la canne à pêche, le filet et une pirogue propulsée à l’aide d’une pagaie. Les espèces pêchées sont généralement les silures, les poissons vipères et les carpes.

Chasse

L’arrondissement de Zoétélé étant situé dans la zone forestière, la chasse est depuis des siècles une véritable activité économique pour les populations car elle procure aussi bien l’essentiel des protéines animales dans les rations alimentaires que les revenus monétaires.

La période de chasse la plus prolifique se situe entre le mois de juin et celui de septembre. En saison sèche, les animaux fréquent beaucoup plus les bas-fonds et les cours d’eau, malgré que de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été effectuées par le MINFOF, association de développement, les ONC locales et internationale, la réglementation forestière reste mal connu du grand public.

Agriculture

L’activité principale des populations de Zoétélé est l’agriculture. Cette agriculture est pratiquée dans la majorité des cas à l’échelle familiale. La région produit non seulement des cultures vivrières traditionnelles (bananes, plantains, manioc, macabo etc…) mais aussi des cultures de rente (cacao, palmier à huile, etc…)

Les plantations industrielles de palmiers à huile, d’ananas et d’hévéa sont représentées par des grandes firmes contrôlées par l’élite locale. En dehors du petit commerce, on peut signaler les prémices d’industrialisation rurale matérialisées par l’usine d’huilerie, de parfumerie et de chocolaterie en fin de construction à Fibot.

Elevage

Le petit élevage est pratiqué par la plupart des paysans. L’élevage pratiqué en général est l’élevage de la volaille auquel s’ajoute l’élevage des porcs, des chèvres, et des cobayes. Les animaux sont consommés lors es grandes manifestations (fêtes religieuses, mariages, anniversaires et fêtes politiques). Par ailleurs, ces animaux peuvent de temps en temps faire l’objet d’un petit commerce à l’occasion des fêtes, des rentrées scolaires afin de subvenir aux besoins scolaires des enfants ou même en cas de malheur (deuil et maladie) afin d’avoir un peu de sous pour subvenir aux besoins y relatifs.

Commerce

Le commerce pratiqué dans la zone de Zoétélé se présente sous deux aspects ;

Le commerce familial est caractérisé par la vente des produits issus de l’agriculture et du petit artisanat. Ce type de commerce est généralement pratiqué par les populations autochtones.

Le commerce industriel est caractérisé par la création des échoppes/boutiques. Les produits contenus dans des boutiques sont issus des entreprises, société, située dans les grandes métropoles et à l’extérieur du pays.

Exploitation forestière industrielle

Actuellement les activités d’exploitation forestière sont inexistantes. Seule l’exploitation artisanale du bois d’œuvre est pratiquée par les populations locales dans le but de subvenir aux besoins de base à savoir achat du pétrole, savons, sel, etc…Pour ce faire, les arbres sont achetés à des coûts très moindre dont le prix varie entre 15 000 FCFA et 50 000 FCFA

Artisanat

Les forêts de Zoétélé constituent un véritable potentiel de matière première pour les artisans. Ainsi on y retrouve les produits forestiers non ligneux tels que le rotin, le raphia, les lianes, les écorces et même le bois. Ces produits permettent la fabrication des objets divers à l’exemple des chaises, des nattes, des hottes, des chapeaux, etc… Malgré ce potentiel, nous déplorons que les jeunes ne se mettent pas en apprentissage pour créer ou étendre les filières.