COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

SANGMELIMA

 

 

   

Maire        ESSIAN André Noël

Tel             +237 677 70 12 39 

                 +237 242 28 18 32

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Nombre de conseillers municipaux  35

Superficie  2 155 Km²

Densité  53,36 hbts/Km²

Nombre d'habitants  115 000

DONNEES PHYSIQUES DE LA COMMUNE

Située à 175 km au sud est de la RN9 après Yaoundé, la commune de Sangmélima ou plutôt son chef lieu est situe entre le 2e degré 56mnutes de latitude Nord et le 11e degré 59 minutes de longitude Est. Le siège de la commune Sangmélima est aussi le début de la RN7 menant à Djoum.

La Commune de Sangmélima couvre une superficie d’environ 2155 km2 et compte environ 115 000 habitants. Elle est limitée :

- Au Nord par la Commune de Zoetele

- Au Sud par la commune de Meyomessi

- A l’Est par la Commune de Meyomessala et celle de Meyomessi

- A l’Ouest par la Commune de Mengong et de Mvangan

Outre la zone urbaine et ses 23 quartiers, la commune de Sangmélima couvre 72 villages dans les cantons Tekmo, Ndou libi, Mepho et Nlobo Nlobo.

Le relief et les sols

La commune de Sangmélima présente dans l’ensemble un relief plus ou moins accidenté, assimilable à des tôles largement ondulées en ce sens qu’il est constitue de plaines, de vallées qui s’entremêlent ça et la à des collines. Par endroits, on observe des collines convexes avec des vallées étroites. L’altitude est comprise entre 600-700m (Valérie Michel. 1981)

Les sols de la zone appartiennent à quatre ordres de la classification USDA « Soil Taxonomy » : les oxisols, les ultisols, les inceptisols et les entisols (Kannet, 1989).

Cette faible diversité pédologique (du point de vue géologique) est due à la quasi homogénéité du matériel parental. En effet, le matériel originel est un complexe calco-magnésien, ortthogneiss, granite à pyroxène (Valerie, 1981). Le sol dominant est de nature ferralitique fortement désaturé du type jaune à plusieurs niveaux d’induration. Le sol a une texture moyenne en surface avec un taux appréciable de sable (Mbassi, 2005). Le pH est très acide de l’ordre 3,5. La CEC (capacité d’échange cationique) a une valeur moyenne de 2,25. Cette valeur est appréciable lorsqu’on sait que ce milieu écologique ne favorise que la formation d’argile de type kaolinite.

L’azote est le meilleur indicateur de fertilité. Les sols forestiers en contiennent 0,2% (fox, 1980).

La matière organique est constituée de l’ensemble de matières d’origine vivante (matières organiques libres comme les feuilles, les racines, les déjections animales; des produits transitoires issus de la dégradation des résidus frais, et de l’humus formé de substances stables et plus complexes). Le taux moyen de matière organique est de 4%. Ces sols peuvent être considérés comme bien pourvus en matière organique (Beernaert et Bitondo, 1992). Malheureusement la minéralisation trop rapide détruit cette matière organique.

Le phosphore constitue le facteur limitant malgré une réserve importante de l’ordre de 10 μg/l de la solution du sol.

Quant au potassium, sa teneur moyenne est de 1,05 cmole/kg de terre (Mc Alister et al. 1998). La teneur moyenne en aluminium échangeable est de 0,60 méq/100g de terre (Mbassi, 2005). Cette valeur est susceptible de faire baisser les rendements des cultures car elle peut engendrer la toxicité due à l’aluminium et même entraver sérieusement la production de la plupart des cultures pratiquées dans la zone (maïs, arachide, manioc, bananier plantain, macabo, tomate).

Cependant et ceci après observations, nous avons relevés la présence d’une minorité des sols marécageux, argileux sablonneux, une infime partie de sols fertiles et des carrières de pierres.

La végétation et l’hydrographie

La végétation observable au sein de la commune appartient à celle de la région Congo Guinéenne toujours verte caractérisée par sa richesse en essences rares et de valeur diverses. En réalité, il y'a des zones de faciès intacts et des zones de faciès en dégradation.

On y rencontre surtout la forêt sempervirente congolaise ou foret vierge à plusieurs endroits.

A coté de cette forêt sempervirente congolaise, il existe aussi des forets secondaires ou jachères du fait des activités agricoles.

On y rencontre également des forêts marécageuses, quelques raphiales marécageuses et des broussailles aux arrières des cases.

En plusieurs endroits, cette forêt est occupée par des cultures vivrières et des cultures de rentes

Sur le plan hydrographique, tous les cours d’eau de la commune et ruisseaux de la zone participent à l’approvisionnement du principal fleuve du bassin du Congo le Dja à travers les rivière Lobo Afamba et so’o.

Les principaux cours d’eau de la zone et affluents de la Lobo sont :

Mfoumou , toto’o, messozili, missolo ,ndunglu ,nfongo Mombo ,Oton-odou’ou Ko’o .otongbezok, minanga, mitotomo, otong-owoutou, ottong-ngom,Ndabiba’a ,Ndjombo, Oto’o,Nfobo,Fimba Ndamebeme,Ndi Teto’o, Ndamessambe, Obabe, Otomiane, Ototila ; Bibita bi Binombo et Nda ; Fom,Ngueng , Fotabo,Otontyeu, Evindi., Afamba Mimba la Nnanga, la Mbanje, Awout et Ayina.

Quant au bassin de la so’o, il est nettement moins étendu avec comme principaux affluents :

toto’o, mone abolo, otong-ndik.

Le climat

Sur le plan climatique, c’est une zone à pluviométrie bimodale et à climat subéquatorial de type guinéen classique (suchel et al) dont :

Une grande saison pluvieuse de mi-août à mi- novembre ;

Une petite saison des pluies de mi mars à mi mai ;

Une grande saison sèche de novembre à mi- mars ;

Une petite saison sèche de juin à mi août.

Les divisions climatiques qui précèdent permettent de réaliser deux campagnes agricoles par an. Quant à la pluviométrie qui détermine par ailleurs les saisons, elle s’élève en moyenne à environ 1710mm par an dans la zone .Les températures varient entre 28°c et 30°c avec une amplitude thermique n’excédant pas 2°c. Pour cause de pluies abondantes et régulières, l’humidité y est relativement élevée à savoir 80% et l’évapotranspiration annuelle de 1156mm selon la formule de TURC.

La population

La Commune de Sangmélima estime la population de son ressort territorial à près de 115 000 habitants. Sur cette base, on estimer avec une superficie de 2 155km2, la densité de la Commune de Sangmélima à 53.36 habitants au km2.

Exception faite de la ville de Sangmélima qui abrite une population cosmopolite venant d’horizons divers, la population de la commune de Sangmélima est majoritairement peuplée par les clans Yembong, Yendjok, Yekombo, Esse, Yemfek ,Yemveng ,Yemvack, Mbidabane, Yemevong et Essaman et regroupée au sein des cantons Nlobo Nlobo, Tekmo, Ndou Libi et Mepho .

Les activités socio-économiques

ACTVITES ECONOMIQUES URBAINES

La commune de Sangmélima comportant à la fois un centre urbain et une périphérie rurale abrite en son sein des activités économiques des petites villes administratives et non industrielles.

En effet, les activités commerciales formelles, informelles et les prestations de services diverses occupent une grande part de l’activité économique de la ville.

Sangmélima abrite aussi du fait de sa position géographique et écologique quelques installations de transformation du bois extrait des forêts avoisinantes.

ACTIVITES ECONOMIQUES RURALES

LA PECHE

Elle est pratiquée dans les principaux cours d’eau. Durant la saison sèche, les femmes pratiquent la pêche au barrage et les jeunes hommes pratiquent la pêche à la ligne à l’aide des cannes. En saison de pluie les hommes font la pêche nocturne qui consiste à planter dans le lit des cours d’eaux et ruisseaux des cannes à pêche et à les visiter 2 à 3 fois la nuit.

LA CHASSE

Elle est pratiquée régulièrement par la population durant toute l’année. La technique la plus utilisée est le piégeage, le fusil étant un luxe. Les différents types de pièges recensés sont :

Le piège à collet ;

Le piège à patte ;

Le piège à collet pour oiseaux ;

Le piège à assommoir.

La chasse au fusil et à l’assommoir sont exclusivement réservée aux hommes ; Les pièges barrières (Envanguen en langue locale) sont mis en place pour la protection des cultures vivrières. Les lieux de chasse et les types d’animaux tués dépendent de la saison climatique. En saison des pluies, il y a abondance d’animaux de toutes de toute nature. En saison sèche les animaux se font rares et se retrouvent en abondance dans les zones humides (marécages, sous-bois …).

Le terroir de chasse est très vaste, les chasseurs parcourent parfois plus de 15 km pour aller tendre les pièges ou chasser au fusil.

Bien qu’elle soit illégale, la vente du gibier se pratique régulièrement, mais l’estimation de sa contribution au revenu du ménage reste difficile. Cependant l’importance de cette activité dépasse les aspects alimentaire et économique ; elle a une valeur sociale et culturelle considérable.

AGRICULTURE

L’activité agricole est basée sur les cultures vivrières et pérennes :

Les vivriers couvrent des espaces de l’ordre de 0,50 hectare en moyenne par femme ou ménage et par an. Les principales spéculations sont : le plantain, l’arachide, le manioc, le macabo, le maïs, le concombre. La production est destinée à l’autoconsommation, seulement le cinquième environ est vendu. Les problèmes soulevés pour le développement de cette activité ici sont : difficultés d’écoulement de la production dû au mauvais état des pistes agricoles, la présence des cochenilles dans le sol, le nombre réduit de GIC dynamique au sein des communautés, la consommation abusive d’ alcool , des drogues réducteurs de la force de travail et enfin de l’exode rural . En outre, le manque d’outils et de matériel de travail adéquat, l’indisponibilité des intrants en quantité et en qualité, la difficulté de transformation des denrées périssables, l’inexistence du micro crédit pouvant soutenir cette activité sont aussi révélateurs de la faiblesse des rendements vivriers. L’on note l’émergence depuis quelques années de la culture du palmier partout dans la commune comme alternatives aux aléas conjoncturels des cours mondiaux du cacao.

Le système de culture pratiqué est l’agriculture itinérante sur brûlis avec mise en jachère des parcelles. La durée moyenne d’une jachère est de 05 ans et qui réduit l’accès aux terres déjà très peu abondantes aux environs des habitations aux populations.

ELEVAGE

Comme dans le cas de l’agriculture, l’élevage pratiqué dans la commune est destiné presque exclusivement à l’autoconsommation. L’élevage couramment rencontré dans la zone est de type extensif : divagation des bêtes sans enclos .La divagation des bêtes est proscrite et décriée de façon verbale, mais aucune mesure conservatoire n’est engagée en vue de son éradication. Les produits de cet élevage sont surtout destinés à l’alimentation familiale et pour satisfaire des besoins socio - culturels (consommé à des occasions spéciales) une petite quantité est occasionnellement vendue. Le léger cheptel identifié ici et là se compose de volaille, de porcs et de chèvres. Les grands ruminants sont inexistants dans les élevages.