COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DJOUM

 

 

   

Maire  FOUMANE NGANE Vincent

Tel        + 237 699 94 54 37 

             + 237 678 30 27 17

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  8 000 km2

Densité  2Hbts/Km²

Nombre d'habitants  15 000

a) Présentation de la commune de Djoum

Située dans l’arrondissement de Djoum, département du Dja et lobo, province du sud, à 2°39’50’’ de latitude Nord et 12°40’02’’ longitude Est, la commune de Djoum couvre une superficie d’environ 8 000 km2. Elle est distante de Sangmelima chef-lieu de la province du Sud de 91 km environ et, est limitrophe :

- Au Nord par le fleuve Dja ;

- Au Sud par l’arrondissement d’Oveng ;

- A l’Est par l’arrondissement de Mintom ;

- A l’Ouest par la commune de Sangmelima rurale.

En effet, après la victoire de la France (vainqueur de la 2ème guerre mondiale) sur les allemands, les Français vont transférer la ville de Djoum de Akoafem (Ville Allemande) au site actuelle et la commune de Djoum sera créée le 21 Août 1952 par Arrêté N° 537 du 21 / 08 / 1952 sous l’appellation de commune mixte et a déjà été dirigée par seize Maires donc sept (07) Administrateurs Maires, trois (03) Maires Sous-préfets et six (06) Maires ordinaires. Cette entité compte une population d’environ 15 000 âmes faiblement peuplées avec une densité de 2 hts/km2, lesquelles sont reparties dans 44 villages. On y distingue cinq principaux groupes ethniques que sont : les Fang ; les Bulu ; les Zamane ; les Baka (pygmées) et les Kaka vivant en harmonie avec les populations allogènes.

b) Cadre physique : Les données écologiques.

Le climat

Le Cameroun est départagé en trois domaines climatiques et, le climat de la commune de Djoum appartient à celui du domaine équatorial de type guinéen. C’est un climat à quatre saisons du plateau sud camerounais, sa température moyenne est de 25°c avec une amplitude de 2 à 3°C, une humidité relative de moyenne annuelle de 81% et, les précipitations oscillent entre 1500 et 3000 mm. Il pleut toute l'année avec deux maxima, l'un en septembre (grande saison des pluies) et l'autre en mars avril (petite saison des pluies) ; les minima se situent en décembre janvier (grande saison sèche) et en juillet - août (petite saison sèche). Il est à noter que depuis un certain temps on assiste aux perturbations climatiques.

Le relief

Il est assez diversifié. Sa topographie présente des zones de plaines, des vallées et des montagnes.

La végétation

Le Cameroun présente une grande diversité d’écosystème forestier. On distingue selon Letouzey (1968) trois zones phytogéographiques :

 La forêt littorale située le long des côtes camerounaise. Ce sont des forêts sur plaine sablonneuse ou des zones humides (mangroves) ;

 La forêt biafréenne située au sud-ouest du territoire et le long de la forêt littorale ;

 La forêt congolaise au sud du pays. Elle se subdivise en forêt semi décidue au nord et en forêt congolaise au sud (forêt qualifié de dense humide sempervirente).

De ces trois types de végétation, la dernière caractérise la zone de Djoum et présente les caractéristiques suivantes :

La forêt dense humide sempervirente est constituée d’un grand nombre d’arbres par hectare et une grande richesse floristique. Les familles dominantes sont entre autre les Méliacées et les Sterculiacées. La hauteur de la canopée est estimée à environ 50 m.

La forêt semi décidue est caractérisée par une grande richesse floristique à complexité moindre en rapprochement à la forêt sempervirente. Les principales familles dominantes sont les Combrétacées, les Sterculiacées et les Ochnacées qui perdent leurs feuilles pendant la saison sèche. La hauteur de la canopée est ici estimée à 40 m.

L’hydrographie

Hydrologie : l’hydrologie est de régime équatorial. Les débits des eaux sont peu variables en raison des précipitations assez régulières tout au long de l’année. Les eaux, de couleur noire, témoignent de la très forte teneur en matières en suspension d’origine végétale, favorables au développement de la faune aquatique très diversifiée dans cette région.

Toutefois, la commune de Djoum est arrosée par les fleuves de grande importance que sont le Dja et l’Ayina et de nombreux cours d’eau parmi lesquels Wo’o, Ndéne, Evindi, Famé, Kono, Momo, Abiété, Mvoulou et Feh.

La pédologie

Les sols identifies dans la commune de Djoum sont des sols ferralitiques typiques moyennement et fortement désaturés de couleur brun jaune. Ce sont des sols acides, caractérisés par une faible teneur en éléments nutritifs et une capacité d'échange en cation relativement basse. Ils ont des teneurs en azote très faibles, du fait de la dégradation rapide de la matière organique. Ils sont généralement déficients en phosphore. L’on y retrouve également des sols hydromorphes situés dans les bas-fonds, ainsi que des sols sableux ou sablo argileux très pauvres.

Ces sols ont une faible valeur agricole, et leur mise en valeur nécessite un investissement important. L'utilisation des engrais sur ces sols doit être accompagnée d'amendements organiques et calciques pour améliorer la rétention des nutriments et diminuer l'acidité.

La géologie

La structure géologique est dominée par des roches métamorphiques tels que les gneiss, les migmatites, les schistes et quartzites datant du précambrien. Sous climat chaud et humide, ces roches donnent naissance à des sols acides et pauvres en éléments nutritifs.

Activités socio-économiques

L’agriculture, la pêche, la chasse, l’élevage, constituent les principales activités d’où la majorité de la population tire ses revenus. L’artisanat, l’exploitation des forêts, les activités minières et le commerce viennent au second plan. Il faut cependant souligner que ces activités ne connaissent pas toujours des facilités à cause de certaines contraintes liées à l’environnement et à la production. En marge de ces secteurs sociaux et productifs, la situation dans les autres secteurs (Sécurité, couverture médiatique dans la commune, la télécommunication) influencerait dans une certaine mesure la dynamisation des secteurs sociaux et productifs.

a) Productions agricoles

Agriculture

Elle repose sur les cultures vivrières et les cultures de rente. Chaque type de culture a ses systèmes et techniques culturaux propres étant entendu que l’agriculture constitue l’activité principale formelle des populations riveraines de Djoum. Les cultures vivrières sont mise en place dans des parcelles de faibles superficies inférieures ou égales à un demi hectare sur un rayon n’excédant pas la dizaine de kilomètre autour du village dans la forêt, soit dans les très petites parcelles à proximité des maisons. C’est le système des cultures associées qui y est pratiquée et la seule technique de restauration de la fertilité est la jachère ; aucun intrant artificiel (engrais, pesticide ou herbicide) n’est utilisé dans les champs vivriers; la préparation du sol se fait généralement avec des outils manuels (machettes, haches, houes) mais dans certains cas, les tronçonneuses font le travail d’abattage ; les semis suivent directement sans labours. La cacaoculture contribue de manière saisonnière à la formation des revenus de la population de Djoum.

L’encadrement des populations pour tout ce qui concerne l’agriculture est restée sous la responsabilité des structures du Ministère de l’agriculture et du développement rural, il s’agit des délégations d’arrondissement, des postes agricoles ; Ces structures bénéficient de la synergie des structures du MINEPIA et du MINEFOF.

Pêche

La pêche artisanale est l’une des activités pratiquées par les différents groupes socioprofessionnels. L’activité est saisonnière dans les nombreux cours d’eau qui traversent les villages des peuples forestiers. Le matériel de pêche utilisé est rudimentaire et se compose d’une nasse, d’une canne.

Chasse

La chasse est devenue une véritable activité économique d’appoint pour la population de la zone car elle procure aussi bien l’essentiel des protéines animales dans les rations alimentaires que les revenus monétaires. Elle se fait durant toute l’année et intensément durant la saison des pluies. Pendant cette période, la terre est humide ce qui permet d’apercevoir facilement les traces. C’est une tâche réservée aux hommes. Les deux formes de chasse sont celle au fusil et celle avec les pièges.

Elevage

Le petit élevage est pratiqué par la plupart des paysans. Les animaux élevés sont les poules, les porcs, les moutons, les chèvres. Ces animaux domestiqués sont consommés lors d’occasions spéciales telles que mariages, fêtes religieuses ou politiques. Ils sont vendus lorsqu’un besoin monétaire se fait sentir, par exemple en cas de maladie, décès ou pour le paiement de la scolarité des enfants. Les prix de vente de ces animaux sont relativement bas lorsque la vente est effectuée dans le village. Les animaux vivent en divagation et reçoivent peu de soins sanitaires.

Foresterie et environnement

L’exploitation des essences forestières est effective dans la commune de Djoum. Elle est réalisée par deux société forestière à savoir Patrice Bois et la Société Forestière et Industrielle de la Doumé. Toutefois, une organisation à la base dans certaines communautés à travers la foresterie communautaire et au niveau communal avec la foresterie communale se met progressivement en place.

Pour ce qui de l’environnement de la commune de Djoum, sa faible industrialisation contribue à la réduction de l’influence des polluants et autres métaux lourds dans l’atmosphère bien que l’intense circulation des semi-remorques sur les routes carrossables de la commune sont responsable du soulèvement de dans couches de poussière. Toutefois, des mesures de surveillance doivent être prise vis-à-vis de l’exploitation forestière et son influence dans la modification du climat.

Secteurs sociaux et infrastructures économiques

a) Education

L’accès à l’éducation de base et secondaire dans la commune de Djoum n’est pas assez aisé, au regard du nombre d’établissement scolaire primaire et maternel que compte cette commune ainsi que les enfants en âge de scolarisation. Dans la ville de Djoum, on dénombre 3 écoles primaires publiques, 1 école bilingue publique, 1 école privée laïc, 1 école privée confessionnelle, 2 maternelles dont une privée et une confessionnelle, 1 SAR SM, 1 CETIC en cours de construction, 1 lycée d’enseignement général (lycée mixte de Djoum).

Toutefois, l’accès à l’éducation de base et secondaire dans la commune de Djoum demeure un calvaire pour sa jeunesse en âge de scolarisation. L’enseignement maternel reste un mythe pour l’initiation des touts petits qui à défaut de se détacher de la cellule familiale très tôt doivent attendre l’âge de la section d’initiation. La non prise en charge des enseignants bénévoles, le manque de structures d’accueil et l’éloignement sont des facteurs qui rendent pénibles l’enseignement et limite de fait le suivi des enfants, ce qui ne va pas sans entraîner des conséquences assez graves comme, la déperdition scolaire, le banditisme, la prostitution pour les jeunes filles parfois, victimes de mariages précoces. Les principaux problèmes de ces écoles sont le manque d’enseignants, le manque des salles de classes, le manque des logements pour enseignants et de matériel didactique.

b) Santé

L’accès aux soins de santé est facilité par l’existence de quatre formations sanitaires qui sont effectives et fonctionnelles dans la commune, se sont : l’hôpital de district avec une maternité doté de couveuses et une morgue municipale, le dispensaire militaire situé au CIFAN, l’hôpital privé confessionnel et le dispensaire privé confessionnel. Toutefois, la problématique de l’accès aux soins de santé élémentaires reste d’actualité dans la commune au regard de son enclavement, de son étendue et de la rareté des moyens de transport, surtout pour les femmes enceintes et les enfants situées à plus de 15 km au plus bas mot du centre-ville de Djoum. L’on note dans la commune, la recrudescence des maladies hydriques, dermiques, des filarioses et du paludisme. L’insuffisance des infrastructures sanitaires et le manque de pharmacie poussent les populations à l’automédication ce qui les exposent aux risques d’intoxications par des produits provenant des sources incontrôlées, mis à leur disposition par les vendeurs ambulants qui administrent également des injections. Cette population fait également recours aux tradipraticiens. Les tournées organisées pour le suivi des vaccinations des enfants au sein des villages restent insuffisantes et parfois inefficaces pour certaines localités. Les difficultés d’accès dans ces lieux justifient leurs ampleurs.

c) Marché

La commune de Djoum dispose de quatre (04) centres de marchés aménagés (Djoum ville, Nkong, Yen et Mbouma). Cependant, seul le marché de Djoum ville est fonctionnel. Les trois autres sont des marchés saisonniers qui tiennent leur cours lors de la vente organisée du cacao. L’absence des marchés au sein des villages serait due d’une part, à l’enclavement de ceux-ci, et d’autre part, au découragement de la population qui ne produit plus assez.

d) Eau

La commune de Djoum fait face à des difficultés énormes en matière d’adduction en eau de consommation de qualité. Ces besoins se font ressentir aussi bien au centre ville qu’au niveau des villages de la commune. Dans certaines localités, ils existent des sources aménagées ou non aménagées dont l’ignorance des techniques élémentaires d’assainissement et de traitement et le manque de volonté des populations laisse entrevoir le mauvais entretien. Pour la plupart, la raison du manque d’entretien est surtout liée à l’éloignement et à l’accès difficile. Les populations s’approvisionnent dans les cours d’eau et les mares qui leur servent en même temps de lieu de bain et où elles font leurs lessives et leurs vaisselles. En dehors de quelques quartiers du centre ville qui sont alimentées par les forages avec pompe à motricité humaine, le nombre de points d’eau aménagés dans la commune de Djoum reste très faible.

e) Electricité

L’accès à l’énergie électrique est facilité par le réseau de l’AES Sonel qui alimente une partie du chef lieu de l’arrondissement de Djoum et certains villages de l’axes fang et bulu. Toutefois, le problème de l’éclairage public demeure à cause de la faible extension des réseaux existants. La majeure partie de la population de Djoum fait recours au pétrole lampant dont le coût du litre n’est pas toujours à la portée de la bourse des plus démunis. Ceux des personnes ayant un peu plus de ressources financières s’offrent le luxe d’un groupe électrogène. L’impact de la difficulté d’accès à l’énergie sur la population et leurs activités socioéconomiques est très important. On peut citer entre autres, la perte des produits mal conservés, l’insécurité, l’exode rural, etc.

f) Pistes Rurales et transport

L’accès à la commune de Djoum est facilité par une route carrossable plus ou moins entretenue et difficilement praticable en saisons pluvieuses pour ce qui est de la voie terrestre. Les déplacements à l’intérieur de la commune sont facilités par des pistes rurales non entretenues. Le transport y est beaucoup plus facilité par les motocyclistes, les taxis brousses et quelques voitures de transport public.

g) Urbanisme et habitat

La commune ne dispose pas de plan d’urbanisation devant faciliter l’amélioration et l’adaptation de l’habitat aux besoins d’un développement durable et sécuritaires des populations. Par ailleurs, la gestion du foncier dépend des propriétaires coutumiers, les lotissements faits par la commune reposent sur les bases définies par la commune. Les zones d’activités (marchés et gares routières) sont organisées et distribuées par la commune sur simple demande.

L’habitat dans la commune de Djoum est diversifié. Les maisons sont construites aussi bien en matériaux locaux qu’en matériaux définitifs. L’influence des cultures se fait ressentir sur la manière donc les maisons sont bâties. Les bantous construisent beaucoup plus en terre battue, en brique de terre, en semi dur et en dure, les pygmées en pailles (hutte) et en terre battue pour certains. Toutefois, les constructions pour des gens plus ou moins aisés se font en brique de terre, en parpaing et en bois.

3.1.2.3 Autres secteurs

a) Sécurité

La ville de Djoum connaît des mouvements important des populations y vont pour des raisons de commerce, de service et de tourisme. La sécurité de la commune est une affaire d’Etat. C’est pourquoi on y retrouve les différents corps de maintien de l’ordre du Cameroun : Police ; Gendarmerie ; Armée de terre etc.

b) Culture, loisirs et sports

En absence des moyens financiers et d’une politique appropriée de gestion, le patrimoine culturel connaît une faible valorisation et une faible implication de la commune. Les activités ludiques et sportives quant à elles sont souvent organisées par des tiers sous le contrôle ou non de la Mairie de Djoum et souffrent d’un manque de promoteurs et d’infrastructures.

c) Information et communication

L’accès aux informations des populations par les médias camerounais (Radio et Télévision) dans la commune de Djoum est assez difficile. Une fois rendu à Djoum, l’on est sous la domination des ondes étrangères. Les télévisions camerounaises et autres restent accessibles par voie de câblage. La circulation de l’information est compliquée dans la mesure où le réseau de téléphonie existant dans la localité ne dessert que le centre-ville en priorité et quelques villages périphériques au centre-ville. La route reste la voie par excellence de communication entre Djoum et le reste du pays. Généralement, les courriers sont transmis à l’interne par le biais des transporteurs, ce qui reste un handicap pour la sécurisation et la confidentialité de certains courriers. Par ailleurs, les services de la Cameroun poste facilite l’acheminement des courriers entre Djoum et le reste du monde.