COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

OVENG

 

 

   

Maire  NTETOM ABIAYA'A Samuel

Tel        + 237 242 69 82 52 

             + 237 696 24 26 72

Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  2 020 Km²

Densité  3,7 hab/Km²

Nombre d'habitants  7 309

Localisation de la commune de Mintom

La Commune de MINTOM est située dans la Region du Sud Cameroun, Département de DJA et LOBO. Elle est distante de 215 km de Sangmelima, Chef-lieu du département de DJA et LOBO, avec une superficie de 11 235 Km2.

La commune est limitée :

Au Nord par la Commune de MEYOMESSALA,

À l’Est par les Communes de LOMIE et NGOILA, Province de l’Est,

À l’Ouest par la Commune de Djoum,

Au Sud par les Républiques du CONGO et du GABON.

Le climat.

C’est une zone à pluviométrie bimodale et, à climat subéquatorial de type guinéen à 4 saisons dont 02 pluvieuses (une grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre et une petite saison des pluies de mi-mars à mai), et 02 saisons sèches (Novembre à mi-mars et Juin mi-août) ce qui permet de réaliser deux cycles de cultures par an. La pluviométrie moyenne se situe autour de 1600 mm et la température moyenne est d’environ 25°C avec une amplitude de 4°C. Les pluies sont abondantes, assez régulières et l’humidité relative annuelle est d’environ 82%. Cependant, ce climat connaît des perturbations depuis quelques années, avec des saisons dont la durée dépasse celle habituelle.

Le relief.

La Commune de Mintom se situe au coeur du plateau Central Camerounais, un peu au-dessus de l’équateur. Le relief est un peu accidenté avec une altitude moyenne de 640 m. On note quelques collines vers l’Ouest (AVEBE, BINDOM). L’érosion du sol par les eaux de ruissellement est insignifiante à cause du facteur combiné par le relief et la végétation.

La végétation

Elle est constituée par un couvert forestier dense de forêt vierge, de forêt secondaire (jachères plus ou moins vieilles) et des plantations (cacaoyères, fruitiers, palmier à huile et vivriers)

L’hydrographie

Deux cours d’eau importants arrosent la commune de Mintom : la DJA et AYINA. Ils sont très poissonneux et traversent la commune de l’Est au Sud. Il existe également de nombreux cours d’eau de petite importance.

La pédologie

Les sols, de couleur brune à rougeâtre, sont généralement ferralitiques et contiennent beaucoup d’argile dont la teneur varie de 40 à 60 %. Leur PH varie entre 4,7 et 7. La couche humifère varie de 15 à 25 cm, parfois plus ; ce qui en fait des sols d’une fertilité appréciable, favorable à une gamme variée de cultures.

Les institutions administratives

Créée le 24 avril 1995, la commune de Mintom, épouse les limites administratives de l’arrondissement du même nom. Elle est constituée de 25 chefferies de 3ème degré et une Chefferie de 2ème degré. Chaque Chefferie traditionnelle de 3ème degré a à sa un Chef qui joue le rôle d’interface entre l’administration et les populations et de gardien des us et coutumes quelque peu en perdition.

La population.

La commune de Mintom compte une population estimée à 8 000 âmes, pour une densité de l’ordre de 0,71 habitants/Km2. Cette population est constituée de trois groupes ethniques autochtones : les FANG (environ 80 %), les BAKA (environ 10 %) et les NDEM (environ 5 %). Les allogènes, composés des Anglophones, des ETON, des Bamoun et des ressortissants des pays voisins, constituent un nombre en nette augmentation du fait des activités menées. Les populations sont en majorité agriculteurs pour près de 90 % de la population active. La chasse reste cependant une activité non négligeable. L’élevage est surtout traditionnel (en divagation) et la pêche n’est pratiquée que dans les villages arrosés par les importants cours d’eau.

Activités économiques

L’agriculture

Les populations de Mintom sont à 90 % des agriculteurs. Cette agriculture est orientée vers l’agriculture de subsistance avec un trait caractéristique : la forte pratique de la cacaoculture qui occupe près de 4000 Ha. Cette activité reste aussi caractérisée par une absence d’utilisation d’intrants performants tels que les engrais chimiques, les semences améliorées et les pesticides. Les cultures vivrières destinées à la vente sont de plus en plus pratiquées par des allogènes sur l’axe Mintom – Lele.

L’élevage.

L’élevage couramment rencontré dans la zone est de type extensif (divagation des bêtes sans logement). Les produits de cet élevage sont surtout destinés à l’alimentation familiale et pour satisfaire des besoins socio - culturels (consommé à des occasions spéciales). Une petite quantité est occasionnellement vendue. Les espèces élevées sont des volailles, des moutons, des porcs et des chèvres.

La pêche

La pêche est très pratiquée dans les villages arrosés par les deux importants cours d’eau de la commune de Mintom : La DJA et AYINA. Il s’agit des villages et campements de l’axe Mintom – Dja et de la zone de Lele. Les prises de poissons sont très importantes en saison sèche, ce qui attire les revendeurs (Bayam Sellam) qui viennent s’approvisionner sur place.

La chasse

Elle est pratiquée régulièrement par la population durant toute l’année. La technique la plus utilisée est le piégeage, le fusil étant luxueux. Les différents types de pièges recensés sont :

Le piège à collet ;

Le piège à patte ;

Le piège à collet pour oiseaux ;

Le piège à assommoir.

La chasse au fusil et assommoir est exclusivement réservée aux hommes. Les pièges barrières (Envanguen) sont mis en place pour la protection des cultures. Les lieux de chasse et les types d’animaux tués dépendent de la saison climatique. En saison des pluies, il y a abondance des animaux, en saison sèche les animaux s’éloignent un peu plus et se retrouvent en abondance dans les zones humides (marécages, sous bois touffus …). Le terroir de chasse est très vaste, les chasseurs parcourent plus de 15 km pour aller tendre les pièges ou chasser au fusil.

Bien qu’elle soit interdite par la loi, la vente du gibier se pratique régulièrement. Mais son caractère illégal rend difficile l’estimation de sa contribution au revenu du ménage. Cependant, l’importance de cette activité dépasse les aspects alimentaire et économique ; elle a une valeur sociale et culturelle considérable.

L’exploitation forestière

La forêt est peut-être la plus grande richesse naturelle de cette commune dont les RFA seules soutiennent à plus de 70% le budget de la commune. En dehors de l’exploitation forestière au sens industriel (la commune de Mintom partage une UFA en exploitation avec la commune de Djoum), on note aussi les autres formes d’exploitation de cette richesse naturelle à savoir : l’utilisation du bois de feu, l’exploitation des PFNL jusque là pratiquée par empirisme et de manière artisanale bien que regorgeant aussi de potentialités économiques certaines.

Le commerce.

L’activité commerciale, qui reste embryonnaire, concerne essentiellement les produits de première nécessité pour la vente en détails. L’état d’enclavement de la commune de Mintom augmente considérablement les coûts de transport des denrées agricoles vers les marchés de Mintom centre, Djoum et NDIMAYO (campement du chantier du projet d’exploitation minière de MBALAM).

Les activités de transformation

La transformation du manioc (en couscous, bâtons, un peu moins de tapioca) peut-être considérée comme la seule activité de transformation des produits agricoles. A côté de celle-ci se greffe la transformation frauduleuse du vin de palme en « odontol », ou de la fabrication de l’huile de palme, de palmiste ou un peu moins de coco.

L’exploitation minière

Certaines localités de la commune de Mintom sont réputées être très riches en divers minerais tels que le fer, le diamant, l’or. L’on rencontre beaucoup d’exploitants artisanaux de ces minerais qui ont des relations avec des trafiquants en toute illégalité.