COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MEYOMESSALA

 

 

   

Maire  MEBIAME MFOU'OU Christian

Tel           + 237 699 90 96 13

                + 237 242 00 16 78

E-mail   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nombre de conseillers municipaux  31

Superficie  2 516 Km2

Densité  26,18 hab/km²

Nombre d'habitants  65 869

Localisation de la Commune

La Commune de Meyomessala a été créée le 26 Juin 1992, par le décret NO 92/127 du 26 juin 1992.Née du démembrement de la Commune Rurale de Bengbis et celle de Sangmélima qui d’ailleurs a continué à assurer la gestion de la jeune commune, jusqu’à la tenue des élections municipales du 21 janvier 1997.Cette commune est située dans la Région du Sud, Département de Dja et Lobo, Arrondissement de Meyomessala. Sur le plan géographique, la Commune de Meyomessala est limitée :

Au Nord par la Commune d’Endom,

Au Nord - Ouest par la Commune de Zoétélé

Au Sud par la commune de Meyomessi

Au Sud-Est par la Commune de Djoum,

À l’Est par la Commune de Bengbis

À l’Ouest par la Commune de Sangmelima

Cette collectivité territoriale décentralisée, est repartie sur 97 villages dans l’espace rural et 05 villages dans l’espace urbain qui couvrent l’étendue de l’arrondissement dont elle porte le nom. Ces villages sont regroupés en quatre cantons et treize groupements. La Commune de Meyomessala s’étend sur une superficie évaluée à 2516 Km2 et est reliée au chef-lieu du Département par deux voies bitumées ; 50 km en passant par Mezesse et 60 km en passant par Ekong, tandis que Ebolowa le chef-lieu de la région est à 215 km et la capitale Yaoundé se trouve également à 180 Km, toujours sur un axe bitumé.

Milieu biophysique

Climat

La Commune de Meyomessala a un climat chaud et humide, de type équatorial guinéen classique. Il se caractérise par quatre saisons bien distinctes :

Une petite saison de pluie qui s’étend de mi-mars à la fin du mois de Juin ;

Une petite saison sèche qui va de fin Juin à mi-août ;

La grande saison des pluies qui va de mi-août à mi-novembre ;

La grande saison sèche qui s’étend de mi-novembre à mi-mars.

Les températures sont relativement chaudes avec une moyenne annuelle située autour de 24,7 °C. Ces températures atteignent parfois 30°c au cours des mois de janvier et avril et 19°C entre Septembre et Décembre. La pluviométrie moyenne annuelle fait état de précipitations d’environ1800 mm. Ces données observées depuis près de dix ans par les services de la météo sont restées stables et situent le nombre annuel de jours de pluies entre 150 et 160, le pic étant enregistré au mois d’Octobre.

On observe cependant des perturbations qui se manifestent par des fortes périodes de chaleur qui subviennent en saison de pluies, le début prématuré des pluies. Leur arrêt brusque etc. ces perturbations dérèglent le calendrier agricole et ont une forte incidence sur le rendement.

Sol

La localité de Meyomessala est constituée des sols à prédominance ferralitiques et hydro morphes.

- Les sols ferralitiques : constitués de roches acides ou fortement dénaturées, Ils ont de bonnes propriétés physiques .Ce sont des sols profonds qui ont une bonne perméabilité, une micro structure stable qui les rend moins susceptibles à l’érosion par rapport aux autres types de sols ; ils sont biens drainés, mais peuvent devenir secs (sècheresse édaphique) à cause de leur faible capacité de rétention de l’eau par la fraction minérale du sol. Toutes les cultures vivrières peuvent y être pratiquées avec de bons rendements lorsque le taux de matières organiques du sol est satisfaisant. Du point de vue de l’aménagement il présente de bonnes caractéristiques mécaniques pour la construction des routes et des bâtiments.

- Les sols hydromorphes : se rencontrent dans des zones marécageuses et aux abords de cours d’eau. Ils sont exploités pour les cultures maraîchères de contre saison.

Relief

La Commune de Meyomessala est située dans le secteur Est du plateau sud camerounais caractérisé par une topographie vallonnée avec des altitudes moyennes. Son relief est constitué dans l’ensemble de petites collines d’altitude moyenne n’excédant pas les 600m. Ces collines à pentes douces sont légèrement inclinées vers la partie sud et chaque plateau est entouré de fonds de vallées, drainés par des cours d’eaux d’importance variable, prenant pour la plupart leur source dans le Dja. Les terrains plats à pentes douces occupent environ 75% de la superficie, ceux à forte pente sont de l’ordre de 15%, et le reste est occupé par des marécages, les fonds de vallées, les rochers etc.…

Hydrographie

La Commune de Meyomessala est arrosée par de nombreux cours d’eau d’importance variable. Le plus important de part sa longueur et son débit est le fleuve Dja, les autres cours d’eaux permanents sont les rivières Lobo,Sabe,Mekin,Otokom,Bidjolo,Messovini,Kono,Bibo’o,Babomo,Me’ete,Okwale,Medong,MonenYete,Mele’e,Bibe’e,Mindja,Nyeete,Mekua,Libi, Ndou’ou, Kom, Miangue,Mvi’i,Zembe,Mesomsomo ; ces cours d’eau sont pour la plupart utilisés pour les besoins domestiques des populations et de pêche.

Le Dja à lui seul représente l’espoir de développement de la Commune. Ce cours d’eau présente plusieurs atouts tels que le développement de la pêche industriel par sa navigation, la promotion du sport nautique avec ses chutes et cascades, l’exploitation des sites naturels situés dans ses bordures. C’est également ce fleuve qui dessert la grande réserve du Dja qui regorge plusieurs espèces fauniques. Les principales contraintes observées sur les cours d’eau de la Commune sont la faible exploitation de cette ressource naturelle et la pollution des rivières pour la trappe des poissons dans les villages.

La végétation

La végétation est considérablement influencée par le relief légèrement accidenté et par la forte action anthropique. La localité est dominée par des forêts secondaires de type équatorial humide, mais il existe encore des parties n’ayant jamais subi l’action de l’homme. Celles-ci alternent par endroit avec des plantations de palmier à huile, et des espaces laissés en jachère ou en friche. Les formations végétales herbeuses rencontrées sur les jachères et les friches sont dominées par le Chromoleama odorata, l’Imperata cylindrica, l’Ageratum conyzoides, le Lantana camara, les mimosacaes et les marantacaes. Sur les sols hydromorphes, la végétation est dominée par la raphise marécagus. La richesse des forêts qui entourent la Commune est assez importante ;

Faune

Meyomessala est relativement pauvre en ressources fauniques ; ceci s’explique par la forte action anthropique sur la forêt, ce qui fait fuir les animaux vers des zones plus calmes ; notamment dans la réserve du Dja. Les espèces généralement rencontrées sont les rongeurs, les singes, les reptiles, les antilopes, les biches et les singes. L’avifaune est représentée par les toucans le calao, l’épervier, etc.…

Les ressources naturelles

La commune de meyomesssala regorge d’une diversité de ressources naturelles dont la forêt, le sable, la latérite, les rivières, le fleuve Dja et des sites naturels. Toutefois ces ressources demeurent sous exploitées.

Milieu humain

Histoire

La Commune de Meyomessala est issue du démembrement des Communes rurales de Bengbis et de Sangmélima. Son histoire n’a pas un rapport particulier avec la ville qui en est aujourd’hui le chef lieu. Ce petit carrefour, qui était constitué de quelques cases pendant les indépendances, ne servait en réalité que de lieu de repos pour les populations allant vers Messok et celles allant vers Mezesse. L’histoire de cette localité est donc liée à celle du Département avant, pendant et après la colonisation.

Du temps de l’occupation Allemande, le commandement traditionnel était assuré par les populations autochtones. Avec l’arrivée des colons, ces organisations traditionnelles seront détruites au profit de celles installées par ces colons, qui avaient besoin de main d’oeuvre pour les travaux forcés à Dizangue, Edea et autres chantiers de l’époque tel la construction du chemin de fer Douala – Edea. Ces populations furent pourchassées à travers toute la localité et cela créa un mouvement migratoire qui aujourd’hui fait que l’on retrouve des gens issues d’une même famille dispersées dans les régions du Sud et du Centre. Une nouvelle organisation sera mise sur pied avec l’arrivée des Français et des britanniques qui vont à leur tour diviser le territoire en régions, subdivisions et cantons. C’est ainsi que l’actuelle localité de Meyomessala sera reliée à la région Ntem, ayant pour chef-lieu EBOLOWA, subdivision de Sangmélima Canton Tekmo en 1946. C’est de ce Canton que naîtront tous les autres après les indépendances. Lorsque naquirent les rivalités dans la localité, les cantons Messok et Tekmo se disputaient l’unité administrative à cause de leur forte densité populaire. Cette situation de rivalité va plutôt profiter au petit carrefour de transit, situé pratiquement au milieu de la zone. C’est ainsi que Meyomessala deviendra le chef-lieu de la nouvelle unité administrative qui par la suite deviendra commune rurale en 1992.

Population

La Commune de Meyomessala de par sa situation géographique spécifique regroupe les populations à 33 000âmes d’après le recencement éffectué par le BUCREP en 2005.

Au terme des differents diagnostics, il ressort que ladite commune est habitée par une population grande d’environ 65 869 personnes dont 14 800 dans l’espace urbain et 51 069 dans l’espace rural. Une repartition en fonction des groupes socioprofessionnels fait état d’une population à domination féminine.

Ethnies

Située dans le grand Sud-Cameroun, la Commune de Meyomessala subit inéluctablement la dominance de l’ethnie Bulu qui forme avec les Kaka et les Pygmées l’essentiel de la population autochtone.Les autres groupes humains sont les Fong, les Beti, les Bamiléké, les Batanga, les foulbé, les bamoun.

Religions

Le Christianisme est la principale religion pratiquée avec plusieurs obédiences dont celles Catholiques et Protestantes. À cette religion s’ajoute également l’Islam qui compte de nombreux fidèles dans cette partie du Cameroun.

Principales activités économiques

L’agriculture

L’Agriculture est la principale activité économique des populations de Meyomessala. Elle occupe 90% de la population active. Bien qu’orientée vers l’auto consommation avec comme caractéristique, la forte pratique de la culture de plantain, manioc, macabo, igname, maïs, arachide etc.

Pour ce qui est des autres cultures comme l’hévéa, l’ananas et le palmier à huile, ces dernières ont pris un essor au cours des cinq dernières années avec la présence des plantations industrielles ; à l’instar des plantations d’hévéa. Cette exploitation très extensive, ne respecte guère les équilibres naturels de la forêt tropicale. Par bien des aspects, elle s’apparente plus à une déforestation anarchique qu’à une exploitation rationnelle, soucieux de l’avenir du patrimoine écologique de la Commune. Quant à l’ananas et au palmier à huile, leur exploitation présente une évolution notable avec la présence d’une industrie de fabrication de jus d’ananas et l’implantation d’une industrie de fabrication de savon.

Malgré l’industrialisation naissante, l’agriculture, dans la commune, reste handicapée par une insuffisance d’investissement et une sous-utilisation d’intrants performants tels que : les engrais chimiques, les semences améliorées et les pesticides.

La conséquence de l’abandon de la cacaoculture est l’émergence de la culture du palmier à huile et l’intensification de la pratique des cultures annuelles à l’instar du maïs et des maraîchers (tomates, légumes feuilles…). Cette agriculture reste cependant caractérisée par une quasi absence d’utilisation d’intrants performants tels que les engrais chimiques, les semences améliorées et les pesticides.

L’élevage

L’élevage semi extensif est couramment rencontré dans la Commune. Elle se caractérise par la divagation des bêtes sans logements. L’élevage avicole est la plus pratiquée, suivi des caprins et des porcins dont le cheptel est amoindris du fait de la peste porcine africaine (PPA), ayant sévit dans plusieurs villages de la Commune. Les produits de cet élevage sont essentiellement orientés vers l’auto consommation et pour satisfaire les besoins socio culturels (dot, mariage, rites…), une infime quantité est vendue occasionnellement. De ce qui précède, cet élévage est dominé par l’aviculture avec d’importants infrastructures comme la ferme moderne du Sud à Bidjong et son unité de distribution des produits avicoles de Mvomeka’a.

La pêche

La pêche artisanale est pratiquée dans le Dja et la Lobo pour la consommation locale. Il existe une pêche traditionnelle dans les mares qui se pratique également dans les autres cours d’eau pendant la saison sèche. Les espèces qu’on y trouve sont: le poisson vipère, la silure,le tilapia, la carpe…

Exploitation des resssources naturelles

La forêt tient une place importante dans la vie sociale et économique de la Commune de Meyomessala. L’utilisation de bois de chauffe et l’exploitation artisanale des PFNL constituent une forme d’exploitation locale à de fins domestiques ou médicinales. La production du bois de coupe, un secteur d’activité qui occupe directement ou indirectement plusieurs actifs malgré les difficultés d’exploitation liées à l’éclatement des structures de propriétés. Malgré de remarquables performances d’ensemble, l’exploitation forestière n’occupe plus qu’une part marginale du budget de la Commune et ne contribue que de manière résiduelle au montant du PIB. Toute fois elle conserve une grande importance aux yeux d’une population et d’une Commune encore fortement marquées par une longue tradition rurale.

Le commerce

L’activité commerciale est en plein essor dans la commune de Meyomessala. Quatre marchés ont été recensés, à savoir : Ekong, Kpwe, Efoulan et le complexe commercial de Mvomeka’a. Le programme de marché retenu est le suivant : Dimanche à Ekong, Mercredi et Samedi à Mvomaka’a ; Quant aux marchés communautaires de Kpwe et Efoulan, construits avec l’appui de partenaires ils ne sont pas encore opérationnels, ils manquent d’impulsion promotionnelle pour un décollage effectif. L’activité commerciale en elle-même est tenue au niveau du centre urbain par des particuliers et on y retrouve les produits proposés sont ceux de première nécessité, le matériel de construction et les boissons. Dans les villages le commerce se fait dans les maisons et quelques échoppes qui offrent les mêmes services.

Artisanat

L’activité artisanale reste embryonnaire avec la fabrication des hottes, des paniers, des manches à machettes, mortiers, pilons, chaises et autres matériels en rotins. Ce secteur porteur mérite d’être organiser parce qu’il est source de devises et est un secteur attractif pour le tourisme.

Tourisme

L’activité touristique est encore peu développée. Cependant des sites touristiques existent à leur état naturel et ne demandent qu’à être valorisés à l’instar :

De la gorge du caïman de Anyoungan, qui est un trou béant de près de 2 mètres gravé dans un bloc latéritique et dont le maître d’oeuvre est ledit caïman (NGAN) ;

Des blocs rochers de Binyam et de Bitye ;

Du confluent du Dja, de la Lobo et de Sabe à Mekin à qui l’on confère des pouvoirs surnaturels ;

Des sources de Ndjikom ;

Des chutes de Libii à Nlobesse’e (Asso’olibii)

La proximité de la ressource du Dja est aussi un atout non négligeable. L’activité hôtelière se résume à KONO refuge situé à NDONKO et classé en 4 étoiles et l’auberge de la vallée à Mvomeka’a. Un Hôtel de tourisme est en construction au quartier Texas au centre urbain de Meyomessala et un autre Hôtel privé à Mengon, on peut aussi citer l’Auberge Jean et Jeanne à Koum, la ferme moderne du Sud a aussi une structure d’hébergement à Bidjong.

Principales potentialités et ressources de la commune

Considéré comme l’Afrique en miniature, le Cameroun regorge de diverses ressources réparties sur toute l’étendue de son territoire. La commune de Meyomessala n’est pas en reste. Ainsi, cette collectivité a plusieurs potentialités et ressources qui méritent d’être valorisées. Tel est le cas de la zone forestière située autour de la réserve de biosphère du DJA qui devrait faire l’objet d’une exploitation forestière et agricole durable.

Le sable, la latérite, les rochers, constituent aussi des atouts majeurs pour la Commune de Meyomessala, ainsi que le fleuve Dja et ses affluents qui favorisent les activités de pêche et de pisciculture. On ne saurait faire abstraction de nombreux sites naturels à importance touristique à savoir : la gorge du caïman de Anyoungan, les blocs rochers de Binyam et de Bitye et les chutes de Libii à Nlobesse’e (Asso’olibii).