COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

LOUKOUNDJE

 

 

Maire  ONDOUA NKOU Innocent

Tel                   +237 699 98 98 59 

                        +237 677 37 31 31

 

Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  2 254 Km²

Densité  17 habts/Km²

Nombre d'habitants  35 840

LOCALISATION DE LA COMMUNE

La Commune de Lokoundjé est située dans la Région du Sud, Département de l’Océan. Son chef lieu, Fifinda I, est situé à 35 kilomètres de la ville de Kribi. Elle est limitée :

- Au nord par la commune d’Edéa,

- Au sud par les communes de Kribi 1er, Kribi 2ème, Campo et Nyeté,

- A l’Est par la commune de Bipindi et Messondo,

- A l’Ouest par l’Océan Atlantique.

La Commune de Lokoundjé naît du Décret n° 2007/117 du 24 avril 2007 portant création de la Commune de Lokoundjé, sa superficie est de 2 254 km² (Source : DDFOF Océan). L’unité administrative compte 36 villages et 23 campements Pygmées ; Le tableau qui va suivre indique les villages Bantou et les campements Pygmées de rattachement.

MILIEU BIOPHYSIQUE

Climat

La Commune de Lokoundjé fait partie du département de l’océan qui appartient à la zone du climat équatorial et du type guinéen classique à prédominance maritime. Cette zone offre deux principales nuances climatiques : la nuance maritime et la nuance guinéenne de l’intérieur, introduite par la proximité de la mer et par la continentalité.

Le climat de la Commune est caractérisé par quatre saisons : Deux saisons de pluie et deux saisons sèches.

La petite saison sèche qui s’étale de mi-juin à mi-août est cependant arrosée par quelques pluies ;

La grande saison sèche débute en décembre et s’achève en mi-mars ;

La petite saison des pluies qui va de mi-mars à mi-juin ;

La grande saison des pluies qui va de mi août à fin novembre.

La Commune de Lokoundjé est le plus arrosé du département de l’Océan notamment dans les zones de Bipaga, Déhane et à l’embouchure du fleuve Nyong. Ces zones ne subissent pas les caractéristiques des quatre saisons car elles sont arrosées presque chaque semaine quelle que soit la saison.Dans l’ensemble de la Commune, les précipitations les plus élevées sont observées aux mois de mai, septembre et octobre où les hauteurs de 700 mm sont atteintes par mois ; les plus basses concernent les mois de décembre, janvier, février, mars, juin et juillet.

Les températures subissent le régime du climat équatorial. Ainsi, au cours d’une année, on note trois mois où sont observées les températures les plus élevées à savoir : mars, avril et mai. Les températures atteignent parfois 50 °c sous le soleil et 36 °C à l’ombre.

Les températures les plus basses s’observent en juin et juillet, contrairement aux autres localités où elles se situent en décembre, janvier et février. Elles oscillent entre 12°c à l’ombre et 19 °c sous le soleil.

Sols

Les sols sont du type ferralitique, de couleur rouge notamment. On y rencontre également des sols jaunes topomorphes, et des sols orthiques peu profonds et penévolués caractérisés par leur couleur rouge. Sur le plan agronomique, les sols dans l’ensemble ont de bonnes propriétés physiques. Ils sont profonds, ont une bonne perméabilité et une micro structure stable qui les rend moins susceptibles à l’érosion par rapport aux autres types de sols. Ils sont biens drainés, mais peuvent devenir secs (sècheresse édaphique) à cause de leur faible capacité de rétention en eau par la fraction minérale du sol. Les propriétés chimiques par contre sont moins favorables à cause de leurs faibles capacités de rétention des cations par la fraction minérale du sol. Sous culture intensive, une part appréciable de ces ions est retirée du système par les plantes et l’érosion. Ces pertes peuvent être compensées par des apports en engrais ou par une longue période de jachère. L’apport de la fumure organique peut donner de bons rendements pour les cultures vivrières. La mécanisation y est possible.

Relief

Le relief est constitué de deux principaux éléments que sont les basses terres côtières et les plateaux. Le relief est légèrement incliné vers la partie ouest. Chaque plateau est entouré de fonds de vallées drainé par des cours d’eaux, d’importance variable, qui se versent dans le Nyong, la Lokoundjé ou la lobé.

La Commune de Lokoundjé est la seule du département de l’Océan à avoir deux altitudes à savoir : L’altitude zéro mètre le long de sa bordure côtière, contrairement aux autres du département où se trouvent des collines jusqu’à la plage. La deuxième altitude qui varie de 0 à 100 mètres concerne les localités de Bidou et Pama. Ainsi donc, l’altitude de cette Commune est la plus basse de tout le triangle national (Source : Station météorologique de l’Océan).

Hydrographie

L’espace géographique de la Commune de Lokoundjé est caractérisé par la proximité de la Mer et un réseau hydrographique dense dominé par le Nyong, la Lokoundjé, la Lobé et plusieurs autres cours d’eau d’importance moyenne. Ce grand ensemble est riche en ressources halieutiques telles:

- Les poissons d’eau douce (carpes, tilapia, silure, mulet, machoiron…) ;

- Les poissons de Mer (carpes blanches, carpes rouges, maquereaux, disques, brochets, bossus, bar, capitaine, machoirons, soles, dorades, etc.

- Les crustacées (crabes et crevettes) ;

- Les crocodiles ;

- Tortues ;

- Le serpent boa et les rongeurs aquatiques.

Flore et faune

La Commune de Lokoundjé est dominée par des forêts secondaires à cause des interventions intempestives de l’homme. Cependant on rencontre des galeries de forêt primaires dans les zones d’accès difficile comme c’est le cas à Makouré et à Bidou.

La formation végétale dominante présente deux principales composantes :

- La forêt littorale qui côtoie la mer est couverte par des essences telles que : Socoglottis gabonenesis (Bidou), Lophira Alata (Azobé), Coula édulis (Ewoumé), Afzelia bipineensis (Doussié rouge), entandrophragma cylindricum (Sapelli), triplochiton scleroxylon (Ayous) ;

- La forêt biafréenne de moyenne altitude qui couvre les zones de bas et moyens plateau, présente deux variétés à savoir : la forêt atlantique toujours verte et la forêt submontagnarde.

Les principales essences répertoriées sont : Fraké, Bibolo, Tali, Acajou, Moabi, Bubinga, Iroko, Movingui, Baobab, Okam, etc …

Sur les sols hydromorphes, la végétation est dominée par la Raphise marécagus (Raphia) et le Bambou de Chine.

Outre ces espèces qui croissent naturellement, de vastes espaces sont occupés par des plantations industrielles de palmiers à huile de la SOCAPALM notamment.

La flore herbacée dans la Commune est dominée par Chromoléana odorata, Agératum conyzoides, Imperata cylindrica, Epatorium odoratum, Lantana camara, etc…

Les principaux produits forestiers non ligneux (PFNL) rencontrés sont : Irvingia Gabonesis (mango), Okok, Njansan, Essok, Rotin, Chenilles, Larves d’annetons (Foss), Sclorophoeus Zenkeri (Olom), Noisettes, « Bitter Cola ».

La faune est constituée d’espèces sauvages variées. On y rencontre généralement : les rongeurs (Rat palmiste, Hérisson, Porc-épic…), les singes (Oustiti, mandrill, Chimpanzé, Gorille…), les Biches, les Antilopes, le Phacochère, le pangolin, les Tortues, les oiseaux (Toucan, Calao, Epervier, Perroquet, Corbeau, Pigeon, Hibou, Pie, Perdrix…), les chauves-souris, pour ne citer que ceux-là.

Aire protégée

La Commune de Lokoundjé dispose d’un Jardin botanique d’une superficie de 4 hectares. Il regorge d’une richesse floristique importante dont les principales essences protégées sont: le Bubinga, Ebène, et Moabi.

MILIEU HUMAIN

La population

La population de Lokoundjé, essentiellement jeune, constituée de plus de plus de 50% de femmes, s’élève à environ 36 650 âmes (source : données de terrain). Les zones de concentration des populations sont les pôles économiques que sont les villages Socapalm communément appelés « V ». Cette population est répartie en trois groupes à savoir : les Bantous avec 35 860 individus, les Pygmées avec 790 individus et les immigrés avec 148 individus.

Les groupes ethniques.

La population de Lokoundjé est composée de plusieurs groupes humains à savoir : les Ewondo (Evouzok, Mvog fouda), les Batanga, les Bassa, les Mabi, les Bakoko, les Ngoumba, les Bulu, les Fangs, les Bagyéli (Pygmées), les Immigrés (Nigérians, Béninois et maliens).

Les religions

Le Christianisme est la principale religion pratiquée avec plusieurs obédiences dont les plus importantes sont le Catholicisme et le Protestantisme. L’Islam cherche encore ses marques bien que les Bagyéli du campement d’Angoua Mvoulé soient islamisés. On ne saurait nier l’avancée considérable du phénomène des églises dites ‘réveillées’ dont le mode d’évangélisation attire de plus en plus de fidèles. On note aussi la présence des églises Néo apostoliques dans la Commune ainsi que la présence d’une poignée de personnes animistes parmi les Pygmées.

Les principales activites économiques

Les principales activités économiques des populations de la Commune sont la pêche et l’agriculture, puis le commerce et l’artisanat.

La pêche :

Elle constitue une tradition pour la plupart des populations (Batanga, Mabi, Bassa, Bakoko, Ngoumba, et même les Pygmées) qui vivent à proximité de la Mer et des principaux cours d’eaux d’importance capitale que sont le Nyong, la Lokoundjé, la Lobé et le bras (Lohove/Dongo) reliant le Nyong et la Lokoundjé. Les espèces pêchées sont recensées parmi les ressources halieutiques énumérées plus haut.

L’agriculture :

Elle est avec la pêche, la principale activité économique des populations. Le système cultural est extensif, marqué par la pratique du brulis, la diversité des cultures et leur association sur les mêmes espaces, La faible utilisation d’intrants agricoles et de semences améliorées. Les rendements sont dans l’ensemble faibles.

Les principales cultures sont : le manioc, le bananier plantain, l’igname, le macabo, l’arachide, le concombre et le maïs. La culture du palmier est en nette progression dans la zone grâce aux dotations de la Socapalm en semences de qualité. Cette activité entraîne la prolifération de petites structures de production d’huile de palme qui génèrent des revenus supplémentaires.

Le commerce :

L’activité commerciale est présente dans la Commune. Elle est intense dans les zones de forte concentration des populations que sont Socapalm V1 et Elogbatindi qui sont les principaux pôles commerciaux avec l’existence d’un marché, de nombreuses échoppes, des débits de boissons et divers corps de métiers. En somme, les activités commerciales restent encore faibles. Ils se résument à la vente des produits de la pêche, d’agriculture et quelques produits manufacturés de moindre valeur. Les relations commerciales entres Pygmées et Bantous reposent sur le troc. Les premiers proposent des PFNL et du gibier contre du tabac, de l’alcool, du couscous, des bâtons de manioc, des racines et tubercules.

L’artisanat :

L’activité artisanale est peu développée et se résume en la fabrication des pirogues et pagaies, des nasses, des paniers, des hottes, des mortiers, des pilons, des chaises et autres matériels en rotins. Ce secteur porteur mérite d’être organisé par ce qu’il pourrait devenir une source considérable de devises et un secteur attractif pour les touristes.