COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

LOLODORF

 

   

Maire: NGIAMBA NLOUTSIRI Emmanuel

Tel.:                    +237 699 92 05 00 

                           +237 677 00 26 36 

                           +237 242 10 81 35

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Nombre de conseillers municipaux 25

Superficie 1 200 Km²

Densité 15,27 hab. /km²

Nombre d'habitants 18 333

Localisation et superficie de la Commune

La Commune de Lolodorf s’étend sur 1 200 Km² et compte 27 villages bantous et 23 hameaux pygmées. Elle fait partie des 08 Communes constituant le Département de l’Océan dans la Région du Sud. La Commune de Lolodorf est limitée :

Au Nord par les communes d’Eséka et Makak ;

À l’Est par la Commune de Mvengue ;

À l’Ouest par la Commune de Bipindi ;

Au Sud par la Commune d’Efoulan.

La ville de Lolodorf est située à :

200 Km de Yaoundé (capitale nationale) en passant par Eséka

76 km de la ville d’Ebolowa (Chef-lieu de la Région du Sud)

110 Km de Kribi (chef-lieu du Département de l’Océan).

La carte ci-dessous représente la Commune de Lolodorf dans le Cameroun et dans le département de l’Océan.

Milieu biophysique

Climat

Dans l’ensemble, le climat de la Commune est de type équatorial humide avec quatre saisons réparties de la manière suivante :

une grande saison de pluies de mi- août à mi- novembre ;

une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars ;

une petite saison de pluies de mi- mars à mi-juin;

une petite saison sèche de mi- juin à mi-août.

La moyenne des précipitations annuelles est de 1 700 mm tandis que les températures moyennes mensuelles varient entre 24 et 28°C. Toutefois, il est important de souligner la récurrence des perturbations climatiques qui entrainent d’importantes fluctuations des données climatiques depuis quelques années.

Relief

La Commune de Lolodorf fait partie du vaste plateau sud-camerounais d’altitude moyenne 650 m. Son relief est très accidenté du fait de la présence de la chaîne de montagnes de Ngovayang.

Sols

Les sols de la Commune de Lolodorf appartiennent au groupe des sols ferralitiques. Ce sont des sols argileux tropicaux de couleur brun-jaunâtre à brun vif. Le PH est généralement acide. Des sols hydromorphes très mal drainés sont rencontrés dans les bas-fonds. De manière globale, il s’agit de sols qui, dans de bonnes conditions, supportent les cultures arbustives peu exigeantes comme le palmier à huile, l’hévéa. Ils sont également propices à la culture des tubercules.

Végétation et flore

La Commune abrite en partie deux Unités Forestières d’Aménagement (UFA). Il s’agit de la 00 001 qu’elle partage avec les arrondissements d’Eséka et Mvengue et de la 09 027 qu’elle partage avec l’arrondissement de Bipindi. Deux forêts communautaires ont également été attribuées aux communautés de Bikoka-Bibondi et de Mbango. Enfin il faut noter la présence d’une forêt de protection occupée par la chaîne montagneuse de Ngovayang.

La formation végétale est constituée de forêt équatoriale dense humide sempervirente de basse et moyenne altitude. Elle comporte de vielles forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères à Chromolaena odorata. Les essences forestières de la zone sollicitées pour l’exploitation sont : Le Bubinga, le Moabi, le Sapelli, le Sipo, le Tali, le Movingui, le Bibolo, l’Ayous, le Bilinga, l’Ekop, l’Azobé, l’Ebene et l’Iroko. Des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que l’Ando’o (Mangue sauvage), l’Ezezang, la cola, le Bitter Cola, le Nding, l’Obam, l’Essok… sont également rencontrés. Le tableau ci-dessous présente les principales espèces forestières présentes dans la Commune de Lolodorf ainsi que les usages auxquels elles sont affectées.

Faune

La faune est surtout constituée du petit gibier regorgeant des animaux tels que les lièvres, les chats-tigres, les porcs-épics, les hérissons, les singes, les biches, les vipères, les rats palmistes, les varans etc. Les zones de pêche que sont les cours d’eau regorgent du poisson, des crevettes et des crabes qui sont très peu exploités. Le tableau 4 présente quelques animaux de la faune sauvage rencontrés dans la Commune de Lolodorf et le tableau 5 quelques espèces de poissons.

Hydrographie

Faisant partie du bassin de l’Atlantique, la Commune de Lolodorf dispose d’un réseau hydrographique très dense pouvant se justifier par la proximité de l’Océan. Chaque village est traversé par un cours d’eau principal vers lequel affluent des nombreux ruisseaux et rivières. Les noms de villages tels que Mbango, Bibondi, Bibia, Mvilé, Mougué, Kaba, Melangue sont en réalité les noms des rivières. Toutefois, le principal cours d’eau est la Lokoundjé qui traverse la Commune du Nord vers le Sud. Ce dense réseau hydrographique constitue un atout à valoriser pour le développement des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la pisciculture.

Ressources minières

La Commune de Lolodorf disposerait de quelques ressources minières telles que l’or (Bikalla, Mbango-Bittouer et Mvilé), du fer (massif de Ngovayang), de l’uranium (montagne ill), du sable et des massifs rocheux. Le potentiel réel de ces mines reste cependant à estimer.

Milieu humain

Quelques repères historiques

« Lolodorf » vient de l’allemand « LULE DORF » qui signifie village de LULE. LULE KUTANG était un grand chasseur de l’ethnie Kwassio (Ngoumba), tribu réputée pour la chasse des éléphants et la commercialisation de l’ivoire. Les Ngoumbas ou Kwassio sont arrivés dans l’actuel Lolodorf pendant le 19éme siècle à l’heure de la pénétration allemande (1880) au Cameroun. En plus du trafic d’ivoire, LULE DORF, de part sa proximité relative avec Kribi, était aussi le carrefour des peuples sur la route du sel. A la faveur du trafic d’ivoire, de l’exploitation du bois (ébène), des produits manufacturés et du sel, LULE DORF connaît une période de prospérité et d’essor économique. En 1886 le district de LULE DORF est créé par les allemands. La période allemande est marquée par de nombreuses réalisations dont les principales sont le premier pont sur la Lokoundjé, la création de l’hôpital qui deviendra l’hôpital de district, et la création des plantations industrielles d’hévéa, de cacao et de palmier à huile. Il est aussi important de mentionner la construction de la route nationale N° 1 Kribi - Yaoundé qui a coûté aux populations d’être délogées et utilisées à la réalisation des travaux forcés. Après le départ des allemands du Cameroun vers 1918, LULE DORF devient LOLODORF. La période française est marquée par la reconstruction du pont dynamité par les allemands pendant leur fuite.

Les principaux éléments marquants du développement urbain sont la construction de l’adduction d’eau Scan Water en 1984, le bitumage de la ville avec la construction de la route Eséka-Lolodorf en 1998, l’électrification en 1992, la télévision en 1988, le téléphone fixe analogique en 1994, le téléphone fixe numérique suivi du raccordement à la fibre optique en 2003, la radio rurale en 1997, l’UETC Camtel en 2008 et la téléphonie mobile en 2001. Le développement de la ville est fortement entravé par la détérioration de l’adduction d’eau, la vétusté des installations du réseau électrique avec les fréquentes chutes de poteaux et transformateurs provoquant des fréquentes et longues coupures de courants.

Taille de la population

Selon les données issues du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) réalisé en 2005, la Commune de Lolodorf compte 14 326 âmes dont 7 121 hommes et 7 205 femmes. Cette population est répartie entre l’espace urbain (4 450 habitants, soit 2 297 hommes et 2 135 femmes) et la zone rurale (9 876 habitants, avec 4 824 hommes et 5 052 femmes). La Commune de Lolodorf se caractérise par une faible densité démographique, elle est d’environ 11,94 hab./km², contre 13,4 hab. /km² pour la Région du Sud et 37,5 hab. /km² au niveau national.

Faute d’actualisation, ces chiffres officiels sont inférieurs à ceux collectés dans le cadre de la mission, lesquels semblent indiquer qu’entre 2005 et 2013, la population communale a connu un accroissement.

Organisation et groupes ethniques

La Commune de Lolodorf compte 27 villages dirigés par des chefs de 3ème degré. Ces villages sont regroupés sur une base ethnique autour de 04 chefferies de 2ème degré ou chefferies de cantons, à savoir :

La chefferie du canton Ngoumba Centre qui regroupe les villages Bikoui, Bigbally, Mill, Sabally, Nkouampoer I, Nkouampoer II, Mbango Bittouer, Mbango Ngoumba, Kaba, Mvog-Esson, Ngoyang, Madong 1, Madong 2 et Nkoumbinzick ;

La chefferie du canton Ngoué Ewondos (Ngoué) dont l’influence s’étend sur les villages Bibondi et Bikoka

La chefferie du canton Fang Bulu qui concerne les villages Mbango Bulu, Mangouma, Mvog-Esson, Bibia, Ngovayang I, Ngovayang II et Ngovayang III.

La chefferie du canton Ngoumba Sud avec les villages Bikalla, Mbikiliki, Mougue, Bingambo Mvilé

Certains de ces villages abritent des hameaux pygmées (Bakola et Bagyéli)

A ces populations autochtones (Pygmées, Ngoué, Ngoumba et Fang Bulu) s’ajoutent de nombreuses populations allogènes issues de toutes les tribus du Cameroun et même au-delà du triangle national (Malien, Sénégalais …).

Sur le plan religieux, le christianisme est de loin la religion dominante. Les premiers missionnaires de la Mission Protestante Américaine (MPA) y serait arrivée à la fin du 18éme siècle. L’islam y est marginal et on ne note la présence de mosquée que dans l’espace urbain. Cependant, comme très souvent en Afrique, malgré l’acceptation du christianisme et de l’islam, les populations restent très attachées à leurs valeurs et croyances traditionnelles.