COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

EFOULAN

 

   

Maire  Me ABOLO BIWOLE Emmanuel

Tel          + 237 677500376

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  811,2 Km²

Densité  30,82

Nombre d'habitants  24 999

Localisation de la Commune

Créée en 2007 suite à l’éclatement de l’ancienne Commune d’Ebolowa, par les décrets :

- N°2007/115 du 23/04/2007 portant création des nouveaux Arrondissements ;

- N°2007/117 du 24/04/2007 portant création de la Commune d’Efoulan.

La Commune d’Efoulan se trouve dans le plateau Sud du Cameroun. Elle est située à 32 km d’Ebolowa qui est le Chef-lieu de la Région du Sud et du Département de la Mvila, et à 43 km de Lolodorf sur l’axe régional Ebolowa - Lolodorf, (source ; carte routière 2008).

Sa population est estimée à 25 000 habitants répartis dans 37 villages Bantous et 02 campements Bagyéli pour une superficie de 811,2 KM².

Elle est limitée :

- Au Nord, par les communes de Lolodorf et de Mvengue ;

- Au Sud, par la commune d’Ebolowa I;

- A l’Est, la commune de Biwong Bané ;

- A l’Ouest, la Commune de Bipindi ;

- Au Sud – Ouest la Commune d’Akom II.

Milieu Biophysique

Climat

Le climat dans l’ensemble de la Commune est du type équatorial humide avec quatre saisons réparties de la manière suivante :

- mi – Août à mi – Novembre : grande saison de pluies ;

- mi- Novembre à mi-mars : grande saison sèche ;

- mi – Mars à mi – Juin : petite saison de pluies ;

- mi – Juin à mi – Août : petite saison sèche.

Relief

L’altitude de la Commune varie entre 350 et 650 mètres par rapport au niveau de la mer. Son relief est fait de massifs montagneux. On note aussi la présence des sols hydromorphes, dans certains endroits et une végétation naturelle qui limite l’action de l’érosion.

Hydrographie

Le réseau hydrographique est très dense. Il est composé d’une multitude de rivières et de ruisseaux dont les plus importants et plus visibles le long des axes routiers sont : Mvila, Melangué, Ngonebok, Nyazo’o, Tchangué, Minkeng, Medoumou, Messang, etc. La densité du réseau hydrographique montre la diversité des produits halieutiques. Les espèces les plus rencontrées comprennent entre autres les siluridae, les claridae, etc. et le poisson courant (Malapterurus electricus).

Flore et Faune

La végétation est celle de forêt dense équatoriale humide. Elle appartient aux formations mixtes semi caducifoliées toujours vertes, présentant des faciès de dégradation le long de la route à cause de l’occupation et des activités humaines (habitations, cultures de proximité et réseaux de pistes). Elle est essentiellement constituée de jachères (jeunes ou anciennes), d’une forêt secondaire et d’une forêt primaire dégradée selon qu’on évolue en profondeur à l’intérieur de celle-ci. Les jachères (terres forestières dégradées) sont aux abords de la route et des zones de cultures et d’habitation. Les forêts marécageuses sont riveraines des marécages, marais et autres cours d’eau. La forêt regorge d’une diversité d’essences d’exploitation ainsi que de nombreux produits forestiers non ligneux.

De nombreuses espèces héliophiles contribuent à la pharmacopée traditionnelle car elles jouent un rôle très important dans la Commune puisqu’elles résolvent plusieurs cas de maladies dans les villages.

La faune domestique est composée de chiens, chats, chèvres, moutons, porcs, poulets, canards qui sont laissés en divagation.

En l’absence d’études spécifiques, la mission n’a pas eu connaissance des données sur la faune sauvage. Les seules références relativement comparables proviennent d’études réalisées dans les zones de Campo/Ma’an et du Dja. Néanmoins, les densités faunistiques dans les zones dégradées et de forêt secondaire sont faibles en raison des activités humaines. Le tableau suivant présente les espèces les plus rencontrées.

La Commune d’Efoulan dispose de trois forêts communautaires dont une d’une superficie de 1169,14 hectares gérée par le GIC ASMB et deux d’une superficie cumulée de 4607,48 hectares gérée par MINMVAM.

Et d’une forêt Communale de 3369,54 hectares de superficie.

Milieu humain

Quelques repères historiques de la commune d’Efoulan

La Commune d’Efoulan est née de l’éclatement de l’ancienne Commune d’Ebolowa en 2007

Population

La population de la Commune d’Efoulan est constituée en grande partie du grand groupe linguistique Béti, de la tribu Boulou. Elle est répartie dans 4 groupements/cantons dont : Mekoto Jaman I, Mekoto Jaman II, Mekoto Jaman III et Ngonebok - Abo’o Ntomba.

Ethnies

La Commune d’Efoulan abrite trois (03) tribus avec plusieurs lignées : tribu Bulu (les Biyeng, Essa Ebeng, Essatolo, Essawô, Ndong, Yekombo, Yemveng, Yévol) ; tribu Ewondo (Ngoe) et la tribu Pygmée (Bagyéli).

Toutes ces familles entretiennent entre elles de très bonnes relations et cohabitent dans l’harmonie et le respect mutuel ; malgré quelques heurts liés à des problèmes fonciers qu’on constate çà et là entre les Bantous et les Pygmées.

On rencontre également des groupes allogènes tels que les Bamoun et les Haoussa.

Religions

La population de la Commune d’Efoulan est essentiellement chrétienne. Les principales églises rencontrées sont par ordre de leur importance : l’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC), l’Eglise Presbytérienne Camerounaise Orthodoxe (EPCO), l’Eglise Catholique et de L’Eglise Adventiste.

Ces églises sont d’une grande importance car elles influent beaucoup positivement dans la vie des populations en apportant et en cultivant l’amour comme fondement de la vie sur terre.

La sorcellerie constitue une croyance à laquelle la population se heurte tous les jours. Tout le monde n’est pas sorcier et ceux qui le sont ne l’acceptent pas. On y croit aveuglement. Ce sont des sociétés sécrètes exerçant leurs activités sur un monde différent du nôtre et dont les conséquences retombent sur tout le monde. Nous noterons les cas de blocages, de mauvais sorts et d’empoisonnement sur tous ceux qui veulent progresser.

Principales activités économiques

Agriculture

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune d’Efoulan tant en zone rurale que périurbaine en ce sens qu’elle occupe environ 90% de la population active. C’est une agriculture itinérante sur brûlis dont les produits sont destinés pour l’essentiel à la consommation et à la vente dans les différents marchés périodiques ou à Ebolowa. Elle se pratique sur de petits espaces à cause des techniques culturales utilisées qui sont fonction de la vocation des sols. Le matériel agricole n’est pas moderne à cause de l’insuffisance des moyens, ce qui constitue un frein pour le développement du commerce dans ce domaine. Dufait de leur surexploitation, les sols perdent de plus en plus leur fertilité rendant ainsi le secteur peu productif.

Les cultures pratiquées

Le cacao et la banane plantain constituent les principales sources de revenus des ménages à travers la vente de ces produits dans les différents marchés. On observe aussi l’introduction progressive de la culture du palmier à huile surtout pratiquée par les élites.

Élevage et pêche

La pratique de l’élevage est la deuxième activité de la commune après l’agriculture bien que se pratiquant à très petite échelle, Il est très diversifié et essentiellement composé de la volaille (25 000 têtes), des porcins (8 000 têtes), des ovins (3 500 têtes) et des caprins (6 000 têtes). Pratiquement chaque ménage dispose d’une ou plusieurs catégories d’animaux et oiseaux qui sont généralement en liberté, sans un véritable plan d’alimentation ou de prophylaxie. Le nombre de têtes évoluant au gré des reproductions et des épidémies. C’est ce type d’élevage qui est le plus fréquent. Néanmoins, on observe quelques cas d’élevage en claustration (porcs) et des fermes modernes pour les poules de race améliorée.

Dans l’un et l’autre cas, la production est destinée à la vente, à la consommation lors des grandes manifestations (mariages, fêtes religieuses, rencontres politiques…) et accessoirement pour la consommation courante.

La pêche quant à elle se pratique dans les différents cours d’eau et ruisseaux qui traversent le territoire de la Commune ; c’est une pêche artisanale qui se fait à la ligne, à la nasse et par barrage surtout en période d’étiage. Les prises, généralement constituées des carpes, des poissons vipères et des silures sont destinées à la consommation familiale. Les excédents éventuels sont vendus dans les heures qui suivent faute de moyens de conservation. La fumaison n’étant pas encore véritablement entrée dans les moeurs des populations.

Chasse

Du fait que le territoire communal d’Efoulan est situé en zone de forêt, la chasse est une activité traditionnelle parce que pratiquée depuis des générations. Elle procure l’essentiel des protéines animales dans la ration alimentaire des populations d’une part et d’autre part, elle procurait de revenus monétaires aux ménages jusqu’à un passé récent. Avec les multiples exploitations forestières qui se sont succédées, le gibier est devenu de plus en plus rare surtout en ce qui concerne les grands mammifères tels que les gorilles, les chimpanzés, les buffles. Néanmoins on retrouve aujourd’hui des gibiers de moindre importance (singes, antilopes, porc-épic, hyènes…).

Exploitation forestière

La commune ne dispose pas d’UFA en exploitation à l’heure actuelle, de même, la gestion des forêts communautaires n’a pas encore démarré. C’est aussi le cas de la forêt communale qui est encore en cours d’attribution.

La surexploitation du massif forestier de la commune au cours des dernières années a favorisé le développement d’une forêt secondaire riche en essences forestières et en végétaux qui nécessitent une exploitation plus rationnelle.

Collecte des produits forestiers non ligneux

Il existe dans l’ensemble de la Commune une gamme variée de produits forestiers non ligneux qui ont chacun un usage. A cause de leur caractère saisonnier, la collecte des produits forestiers non ligneux ne présente jusqu’ici pas encore de conséquence sur l’environnement parce que le fait que la population soit paresseuse et que les sols ne soient plus fertiles font en sorte que tout ceci soit négligé.

Artisanat

L’artisanat n’est pas encore très développé dans la commune, néanmoins, on observe quelques métiers d’artisanat qui sont exercés à titre onéreux : la maçonnerie, la menuiserie, l’extraction du sable/gravier, la vannerie, etc.

Commerce

Le commerce s’exerce dans des échoppes de vente de produits de première nécessité, des débits de boisson, et d’étagères de vendeurs ambulants ; surtout dans le périmètre urbain. En zone rurale, en fonction de l’importance de l’Agglomération, il existe des échoppes pour la vente des produits de première nécessité, et les petits services de proximité. Dans les deux cas, le ravitaillement se fait à partir des grandes métropoles (Lolodorf, Ebolowa etYaoundé). Le volume des échanges varie en fonction des périodes appelées « saison » et calquées sur la vente ou non du cacao. Ainsi, la période allant de Septembre à Décembre qui correspond à la période de commercialisation du cacao est plus propice aux affaires. A contrario, de Décembre à août c’est la période dite morte au cours de laquelle les affaires sont peu florissantes.

Pour ce qui est des équipements marchands, la Commune dispose de quelques échoppes dans le périmètre urbain ainsi que d’un bâtiment en matériaux définitifs qui sert de place du marché et de gare routière. Cet espace n’est malheureusement pas occupé du fait de son emplacement ou tout simplement d’une absence de culture de la population. En revanche, en zone rurale, mis à part les hangars jadis construits par la Société de Développement du Cacao (SODECAO) et qui abritaient les ventes groupées du cacao, il n’existe pratiquement pas d’équipements marchands, les petits marchés périodiques organisés se déroulent à ciel ouvert.

Services (banque, transport, etc.)/Secteur privé

Aucune banque commerciale ni établissements de micro finances n’est installé dans la commune. Toutefois il existe une forte mobilisation de l’épargne à travers les organisations de proximité telles que les tontines.

Il n’existe Encore aucune agence de voyage opérationnelle la Commune ; Néanmoins le transport est pratiqué par des véhicules de tourisme et des motocyclettes évoluant pour la plus part dans la clandestinité.

Le secteur privé est représenté par quelques échoppes et débits de boissons.