COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BIWONG BULU

 

 

   

Maire  MENGUE MVONDO Salomon

Tel       +237 677 59 76 03 

            +237 242 19 58 70

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  1 445,37 Km²

Densité  23,78hbts/Km²

Nombre d'habitants  34 374

Localisation de la Commune

La Commune de BIWONG-BULU qui épouse les contours du territoire de l’Arrondissement du même nom est située dans la Région du Sud Cameroun, Département de la Mvila. Elle a été créée par décret présidentiel N°2007/117 du 24/04/2007.

Elle est limitée au Nord par la Commune de MENGONG, au Nord-Est par la Commune de SANGMELIMA, au Sud-Ouest par la Commune d’EBOLOWA 2 et au Sud-Est par la Commune de MVANGAN. La Commune a une superficie totale de 1.445,37 km².

La Commune compte quarante-six (46) villages.

Milieu biophysique

Climat

La zone de Biwong-Bulu subit dans son ensemble l’influence du climat équatorial de type guinéen classique comme l’indique une étude menée sur l’ensemble de l’ex-Commune d’Ebolowa dans laquelle cette zone se retrouve. La Mousson et l’Harmattan qui forment le front intertropical donne au climat son rythme saisonnier qui se caractérise par quatre périodes bien distinctes :

· La petite saison des pluies qui va de mi-mars à fin juin ;

· La petite saison sèche qui va de fin juin à la mi-août ;

· La grande saison des pluies qui s’étale de la mi-août jusqu’à la mi-novembre ;

· La grande saison sèche qui s’étale entre la mi-novembre et la mi-mars.

Il est important de noter que les changements climatiques qui affectent la plupart des régions du monde n’épargnent pas cette localité.

La pluviométrie varie entre 1200 mm et 2000 mm de pluie par an. La température oscille entre 22 et 26°C. Les vents sont violents en saison des pluies et causent parfois des dégâts sur les cultures et même sur l’habitat.

Sols

La structure géologique est celle du socle cristallophyllien imbriqué de roches plutoniques. Cette structure comprend des unités lithologiques plus connues sous l’appellation de « complexe du Ntem » composé de Gneiss à pyroxène, de schiste, de micaschiste et de granite.

Trois types de sol peuvent être distingués dans la localité de Biwong-Bulu à savoir :

· Les sols ferralitiques rouges dérivés des roches métamorphiques qui représentent l’essentiel des sols de la zone : ces sols ont une forte teneur en argile, ce qui entraine l’acidité de ces sols dont le PH varie de 4 à 8. Ces sols ne sont pas très profonds avec une couche humifère très réduite, ce qui limite leur fertilité à divers endroits.

· Les sols ferralitiques rouges dérivés des roches basaltiques ;

· Les sols à Gley ou alluviaux et les sols hydromorphes rencontrés en bordure inondable.

L’utilisation des engrais chimiques étant encore limitée, le risque de dégradation n’est pas imminent. Seulement, dans les villages d’installation lointaine on assiste à un appauvrissement des sols du fait de la culture répétée ; les populations doivent parcourir de longues distances à la recherche des terres fertiles.

Relief

La zone se trouve dans le secteur où le relief est relativement calme et monotone Il s’agit en général d’un relief de plateau, plat et faiblement ondulé. Le relief est constitué des plaines, des plateaux et de quelques collines dont la hauteur atteint rarement les 1000 mètres.

Hydrographie

La Commune est assez arrosée. Seulement, elle ne regorge pas de cours d’eau de grande importance ; leur régime étant irrégulier d’où les assèchements par endroits en saison sèche. On y rencontre essentiellement des rivières et des ruisseaux.

Flore et Végétation

La forêt est située dans le secteur forestier toujours vert camerouno-congolais ; avec environ 300 espèces.

- Les principales formations forestières sur sol ferme sont :

Les forêts sempervirentes congolaises (forêts denses) ;

Les forêts semi décidues (jachères).

- Les formations végétales sur sols hydromorphes constituées :

Des forêts marécageuses inondées qui se retrouvent temporairement dans les zones affaissées, bas-fonds, vallées ainsi qu’à la périphérie des zones marécageuses ;

Des raphises marécagus ; forêts marécageuses inondées en permanence qui sont caractérisées par la présence de différents types de raphia dont les plus rencontrés sont le Raphia hookeri et le Raphia mombuttorum. Ces formations sont caractérisées par la présence des essences telles que le Bahia (Migragyna ciliata), le Rikio (Uapaca guineensis), l’Odjobi (Xylopia staudtii) et le Nsangomo (Allamblackia floribunda).

Plusieurs essences de la flore de Biwong-Bulu sont utilisées en pharmacopée traditionnelle ; seulement, à cause de la perte des valeurs culturelles, cette pratique est en voie de disparition.

Faune

Des études et autres observations démontrent que les densités de la population faunique étaient très élevées dans la zone. Elles avaient permis d’identifier :

- 96 espèces de papillons appartenant à 17 sous-familles ;

- 90 espèces d’oiseaux ;

- 120 espèces de poissons ;

- 54 espèces de mammifères (singes, porc-épic, lièvres, pangolin, etc.)

Malheureusement, la densité de cette faune aurait diminué à cause du braconnage intensif, surtout pour celle des mammifères.

Milieu humain

Histoire de la Commune

La Commune de BIWONG-BULU est d’une création récente issue de l’éclatement de l’ex Commune Rurale d’Ebolowa ; cependant, les populations qui y vivent s’y sont installées à l’aube de la période coloniale et à la suite des divers mouvements migratoires.

Le nom BIWONG-BULU est composé de deux mots « BIWONG » qui dérive du substantif bulu « e wong » c'est-à-dire « rassembler quelque chose de rare » et « BULU » qui est l’ethnie dominante dans la Commune. Historiquement, la zone de Biwong-Bulu était d’abord occupée par les Bétis ; avec les flux migratoires des populations vers la quête du sel se retrouvant à la mer, les Bulus devaient faire escale dans la zone pour repousser les bétis. Les premiers à arriver attendaient donc les autres pour les rassembler afin de faire face à la résistance des bétis d’où le nom BIWONG-BULU.

Deux sous-préfets se sont succédé à la tête de l’Arrondissement : M. NDZANA NGONO, 1er Sous-préfet de BIWONG-BULU et M. KOUALAN SISSA qui est actuellement en poste. Le 1er Magistrat municipal reste en poste, il s’agit de M. MBO MVOM HENRI MIELOT.

BIWONG-BULU est peuplé à l’origine par des populations Bulu du lignage Ngoé en provenance des zones de la Commune de Mvangan (MEBEMENKO, AKO’OBETE) à la recherche du sel.

Les grands évènements ayant marqué positivement l’histoire de l’implantation de la ville au sein de la communauté sont la création de la circonscription administrative, l’installation du 1er sous-préfet, la construction de l’hôtel de ville.

Population

Taille et structure de la population

Il faut dire de prime abord qu’il est très difficile d’avoir les statistiques sur les effectifs de la population. Cela est dû au fait que la Commune a été créée après le dernier recensement général de la population. Nous avons pu avoir une estimation de la population sur la base des enquêtes de nos consultants et en nous référant sur les indicateurs du dernier recensement dans la Région du Sud. Ainsi, la population de la Commune de

BIWONG- BULU serait de 34.374 habitants.

Groupes ethniques et relations interethniques

Le BULU est le seul grand groupe ethnique de la Commune. On y trouve plusieurs lignages dont les Ngoé, les Esse, les Yévol, les yendjok, les Yengap, les Essaebeng, les Yémissem les Ndong, les Yémekak, les Yékombo, et les Yémvan. Le tableau suivant donne la répartition des lignages par village.

Il existe plusieurs mariages contactés entre ces différents lignages qui vivent paisiblement dans l’espace de la Commune.

Religion

La principale religion est le christianisme avec deux groupes : les catholiques et les protestants (EPC, EPCO, etc.).

Activités économiques

Agriculture

C’est l’activité principale des populations dans la Commune. On y pratique généralement et principalement comme système cultural : l’agriculture itinérante sur brulis. Pour créer une plantation ici en zone forestière, on défriche le sous-bois, puis on procède à l’abattage généralement à la hache, l’utilisation de la tronçonneuse étant au-dessus des moyens de la majorité. Vu la faiblesse des revenus et l’effort nécessaire pour la création d’un champ, les villageois ne peuvent cultiver que sur de petites superficies. La main d’oeuvre est généralement familiale, on pratique la polyculture et l’âge moyen des jachères est de sept ans.

L’activité agricole repose sur les cultures vivrières et de rente. Les vivriers couvrent des superficies d’environ un hectare en moyenne par femme et par an. Les principales spéculations sont : manioc, macabo, concombre, banane plantain, arachide. La grande partie de la production est destinée à l’autoconsommation, seulement environ ¼ est vendue. Les contraintes sont l’enclavement, l’éloignement des marchés, l’insuffisance de l’encadrement, le mauvais état des routes d’évacuation des produits et le manque d’outils et de matériel de travail adéquats.

La principale culture de rente est la cacaoculture pratiquée par la majorité des ménages. Mais la production connaît une baisse à cause du vieillissement des planteurs et des plantations, le désengagement de l’Etat de la filière, le manque d’encadrement technique, l’insuffisance d’informations d’où la faible productivité (environ 300 Kg par hectare). La relance observée dans la cacaoculture augure des lendemains meilleurs. Le palmier à huile reste l’une des substitutions envisagées par certains ménages.

Sylviculture

C’est une activité envisagée dans les forêts communautaires; mais dans la pratique, elle n’est pas encore encrée dans les habitudes.

Élevage et pêche

Généralement, l’élevage est traditionnel. Il est constitué de volailles, des porcs, de quelques têtes de boeufs, des moutons et chèvres. Les animaux sont généralement laissés en divagation et sont destinés à satisfaire des besoins socio-culturels (consommation à des occasions spéciales). Quelques éleveurs veulent se lancer dans l’élevage en claustration moderne mais sont limités par le manque d’encadrement technique, la rareté des appuis financiers et surtout l’insuffisance d’informations.

La pêche est pratiquée soit par les hommes (à la ligne ou au filet) soit par les femmes (au barrage ou à la nasse). Il faut noter pour le déplorer l’apparition de certaines espèces de poissons appelées « poissons courants» qui chassent les autres espèces qui jadis existaient. La pratique de la pisciculture reste encore peu développée faute de moyens et de connaissances.

Chasse

C’est une pratique très présente dans la Commune. La technique la plus utilisée reste le piégeage. La chasse au fusil plus prolifique reste le privilège des personnes aux revenus au-dessus de la moyenne. Bien qu’elle soit illicite, la vente du gibier se pratique régulièrement, mais son caractère illégal rend difficile l’estimation de sa contribution au revenu du ménage. Cependant, il est à noter que l’importance de cette activité dépasse les aspects alimentaire et économique ; elle a une valeur sociale et culturelle considérable. Un bon chasseur véhicule des valeurs telles que : le courage, l’habilité, la force, la sagesse, etc.

Les espèces les plus chassées sont : Rat, porc-épic, pangolin, lièvre, biche, antilope, singe, hérisson.

Exploitation forestière

Il existe deux (02) Unités Forestières d’Aménagement (UFA) dans la Commune d’une superficie totale de 389,426 km² : soit 171,281 km² pour la 09-018 et 118,145 km² pour la 09-017. La Commune est aussi dotée d’une Vente de Coupe : la VC 09-02-185 d’une superficie de 7,1997 km². Ces UFA sont exploitées par des opérateurs économiques intervenant dans la filière qui reversent les taxes issues de cette activité à l’Etat. Il existe aussi une Forêt Communautaire (FC) attribuée de 21,3843 Km² dans la zone Sud-Est de la Commune et chevauchant la Commune de Mvangan. Seulement on note aussi une exploitation frauduleuse du bois. Le processus d’attribution de la Forêt Communale est en cours ; la Commune recherche un partenaire pour le financement de l’élaboration du plan de gestion (réalisation de l’enquête socioéconomique et inventaire forestier entre autres).

Collecte des produits forestiers non ligneux

La collecte des produits forestiers non ligneux (PFNL) est une activité largement pratiquée ; seulement son impact est sous-estimé par la population. Les principaux produits collectés servent à l’alimentation, à la pharmacopée traditionnelle et quelques fois à la vente. Parmi les PFNL collectés nous retenons les principaux que sont : la mangue sauvage « Ndo’o », le Ndjanssang, l’Ebaé, les fruits de Moabi, le raphia, le rotin, les feuilles et écorces diverses.

Certains PFNL font déjà l’objet d’une domestication ; c’est le cas de l’ébam dont on utilise les écorces et les fruits pour soigner le paludisme ; ou du Ndo’o dont un champ d’expérimentation de 2 ha est mis en place à Koungoulou Ngoé.

Artisanat

La Commune regorge de quelques artisans travaillant sur le bois ou les produits forestiers non ligneux. Ils fabriquent principalement des mortiers et pilons, les paniers, les nasses et même quelques meubles (chaises en rotin). Seulement, cette activité n’est pas compétitive et ne connaît pas un engouement de la part des jeunes pour sa pérennisation.

Commerce

L’activité commerciale peut revêtir trois types dans la Commune :

×          Le petit commerce pratiqué par les hommes et les femmes. Il s’agit de la vente en détail des produits de première nécessité (pétrole, savon, sel, boissons,…etc.).

×          La vente régulière des produits vivriers (Plantain, macabo, manioc et ses dérivés, arachide, etc.) ainsi que les produits d’élevage et les produits forestiers non ligneux se fait généralement par les femmes vers les villes d’Ebolowa, de Mengong et de Mvangan.

×          La vente des produits de la chasse et du bois d’oeuvre qui concerne beaucoup plus les hommes.

Services (banque, transport, etc ;)/Secteur privé.

Le secteur privé en général et même celui des services restent pratiquement inexistants : aucune banque, aucun secrétariat informatique, pas de salon de coiffure, le transport reste inter urbain Ebolowa- Mvangan.

Autres activités économiques

Dans la Commune de BIWONG-BULU, d’autres activités économiques sont menées telles que l’extraction du sable dans des villages comme : Mvong, Sonkoé