COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BIWONG-BANE

 

 

 

Maire         BELINGA Gilbert

Tel                +237 679 81 93 06

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  558 Km²

Densité  38,7 hab. /km²

Nombre d'habitants  21 597

LOCALISATION DE LA COMMUNE

Située à 32 km d’EBOLOWA, chef-lieu de la Région du Sud et du Département de la MVILA, la Commune de BIWONG-BANE a une superficie de 558 km2 et une population de 21 5974habitants. Elle se trouve dans le vaste massif forestier du bassin du Congo, deuxième grand poumon de l’humanité après l’Amazonie. La Commune de BIWONG-BANE est créée depuis 1962. Le territoire de la Commune de BIWONG-BANE est constitué de 33 villages (chefferies de troisième degré).

La Commune de BIWONG-BANE est limitée :

Au Nord, par la Commune de NGOMEDZAP (Département du NYONG et SO’O dans la Région du Centre) ;

Au Sud, par les Communes d’Arrondissement d’EBOLOWA 1er et 2ème;

A l’Est, par la Commune de NGOULEMAKONG ;

A l’Ouest, par les Communes d’EFOULAN et de MVENGUE.

MILIEU BIOPHYSIQUE

Climat

La Commune de BIWONG-BANE est soumise au climat équatorial de type guinéen classique à deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Au cours de l’année, les saisons se succèdent de la manière suivante :

- La petite saison des pluies de mi-mars à mai ;

- La petite saison sèche de Juin à mi-août ;

- La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre ;

- La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars.

Toutefois, des perturbations climatiques sont observées depuis près de 3 ans.

La température de la Commune oscille autour de 24°C. Les températures mensuelles les plus basses sont relevées au mois de juillet (22,8°C) et les plus élevées au mois d’avril (28,6°C). Les précipitations annuelles moyennes se situent le plus souvent entre 1 550 et 2 000 mm (hauteur moyenne mensuelle de pluie sur les 25 dernières années : 1 654 mm). Les maxima de précipitations sont enregistrés en avril-mai et en septembre-octobre.

Sol

Les sols identifiés dans la Commune sont des sols ferralitiques moyennement et fortement dé saturés, de couleur brun-jaune. Ce sont des sols acides caractérisés par une faible teneur en éléments nutritifs et une capacité d’échange en cations relativement basse. Ils ont des teneurs en azote très faibles du fait de la dégradation rapide de la matière organique. Ils sont déficients en phosphore. L’on y retrouve également des sols hydromorphes situés dans les bas fonds ainsi que des sols sableux ou argilo sableux très pauvres.

Ces sols ont une faible valeur agricole et leur mise en valeur nécessite un investissement important. L’utilisation des engrais sur ces sols doit être accompagnée d’amendements organiques et calciques pour améliorer la rétention des nutriments et diminuer l’acidité.

Relief

Le relief est relativement accidenté avec une altitude qui oscille entre 600 et 760 m. Le paysage est celui d’une pénéplaine accidentée par endroit, supportant un couvert forestier et quelques bandes marécageuses. Des pentes abruptes peuvent être observées ; mais elles restent très localisées et leur dénivellement dépasse rarement 20 à 35 mètres.

Hydrographie

BIWONG-BANE dispose d’un réseau hydrographique composé en grande partie de cours d’eau et dont les plus importants sont : KAMA, AKIAE, MELANGUE et MVILA.

La présence de ces cours d’eau est un potentiel pour le développement des activités de pêche. Ces cours d’eau représentent aussi un atout important pour la construction de micro-barrages en vue d’assurer l’électrification des zones rurales.

Flore Et Faune

La région du Sud dont fait partie la Commune de BIWONG-BANE appartient au domaine phytogéographique camerouno-congolais, caractérisé par une forêt dense humide, sempervirente de moyenne altitude dite forêt équatoriale, alternant avec la forêt semi décidue. La première se caractérise par une forte densité d’arbres à l’hectare et de nombreuses essences de valeur avec une hauteur de canopée estimée à environ 50 m. Les familles dominantes sont entre autres les Méliacées et Sterculiacées.

La seconde, moins complexe que la première au point de vue de la richesse floristique, se caractérise par une hauteur de canopée oscillant entre 30 - 40 m et les familles dominantes sont les Combrétacées, les Sterculiacées et les Ochnacées, perdant leur feuillage en saison sèche.

MILIEU HUMAIN

Quelques Repères Historiques De La Commune

La Commune de BIWONG-BANE a été créée depuis 1962. Le territoire de la Commune de BIWONG-BANE est constitué de 33 villages et 5 quartiers.

Populations

Selon les données actualisées du MINEPAT, la population de la Commune de BIWONG-BANE s’élève à 15.176 habitants : soient 7.740 hommes et 7.436 femmes. La population urbaine est de 2.807 habitants (soient 1.357 hommes et 1.450 femmes), alors qu’en zone rurale on retrouve une population de 12.369 habitants (6.032 hommes et 6.337 femmes). La densité démographique est de 27,19 hab. /km², forte par rapport à la densité de la Région du Sud qui est de 13,4 hab. /km² et moyenne rapportée au niveau national qui est de 37,5 hab./km².

Ethnies

La Commune de BIWONG-BANE compte 33 villages qui sont sous l’autorité des chefs traditionnels de 3ème degré. Ces chefferies de 3ème degré sont regroupées sur une base ethnique autour de 03 chefferies de 2ème degré : Melangue Sud 1 à NGOAZIP 1, Melangue Sud 2 à MA’AMENYINE et Melangue Nord à KAMA.

Les groupes ethniques de la Commune sont: BENE, FONG, NGOE, INOA. On y trouve plusieurs lignages dont : MVOG BELINGA, MVOG MEZANG, MVOG AMOUGOU, NGOE, BIYENG, YENOA, YEMESSOUM. Le tableau suivant donne la répartition des lignages par village.

Principales Activités Economiques

Agriculture

L’agriculture est la principale activité dans la Commune. C’est une agriculture itinérante sur brûlis avec l’utilisation des outils rudimentaires, du matériel végétal et des intrants non améliorés. Du fait des brûlis et des jachères de plus en plus courtes (2 à 5 ans), les sols perdent rapidement leur fertilité, entraînant la faiblesse des rendements agricoles. Les acteurs du secteur font également face à l’éloignement des terres fertiles, à un faible niveau d’organisation, un faible accompagnement, à la difficulté d’accès aux intrants de qualité, à la non maîtrise des processus de conditionnement et de transformation, à la non maîtrise des circuits de commercialisation des produits, aux aléas climatiques… Aussi les producteurs sont globalement dans un état de relative pauvreté.

Les spéculations cultivées sont de deux types : les spéculations vivrières et les cultures de rente. Parmi les cultures vivrières destinées en grande partie vers l’autoconsommation, on a principalement le manioc qui constitue la base de l’alimentation des populations de la Commune. Les spéculations de rente sont constituées principalement du cacao, du palmier à huile, du concombre. L’expansion de la cacaoculture est soutenue par l’appui de la SODECAO qui dispose d’une pépinière à NGOAZIP 1. Ces spéculations sont en partie cultivées en début des saisons pluvieuses.

Conformément au tableau ci-dessous, les principales cultures vivrières intègrent le concombre, le manioc, la banane plantain, le macabo, le maïs, et l’arachide.

L’agriculture est pratiquée de façon extensive ;

Élevage et pêche

Malgré un relatif dynamisme observé dans la pisciculture et la porciculture, l’élevage reste un secteur encore marginal dans la Commune compte tenu des potentialités. La pratique locale est essentiellement extensive, les animaux étant laissés en divagation dans certains villages. Les cheptels sont de très petite taille pour certaines espèces.

Cependant, la Commune présente de nombreux atouts favorables à l’essor de l’élevage dont l’abondante verdure, la profusion des résidus agricoles, des matériaux pour la construction des bâtiments d’élevage (bois, raphia, rotin, bambou de chine).

Concernant la pêche, elle se pratique de façon artisanale le long des cours d’eau. Les principaux produits issus de la pêche sont les silures, les tilapias, les crabes, les carpes, les « poissons-vipères ».

La pisciculture connaît un engouement indéniable confirmé par la création des nombreux étangs piscicoles à travers les villages de l’arrondissement. Elle est confrontée à un manque d’encadrement et des moyens financiers pour la confection des étangs répondant aux normes.

Le petit élevage constitue une activité assez répandue dans la Commune. Cependant, il est limité dans son expansion par les aléas climatiques et l’insuffisance des ressources en eau.

Les animaux élevés sont : les bovins, porcins, caprins, ovins, poulets de chair, poules pondeuses, poulets traditionnels, oies, cobayes et cailles avec des cheptels globalement de petite taille qui ne satisfont pas la consommation locale.

Une structure moderne de pisciculture implantée à NKOLONYIE (AVOUNDI), a favorisé par imitation, l’essor de l’activité dans la Commune, malgré son non opérationnalité à l’heure actuelle.

La Commune dispose de nombreux atouts pour le développement de la pisciculture, dont :

Une vaste superficie de marécage exploitable pour l’élevage de certains poissons à l’instar des silures, Tilapia, poisson vipère (Chauliodus barbatus) ;

Un réseau abondant de cours d’eau régulier (MVILA, MELANGUE et KAMA…)

L’engouement et le dynamisme de la population

Chasse

La chasse est pratiquée dans la Commune comme activité auxiliaire. Tous les types d’animaux sont visés. Il s’agit essentiellement d’une chasse artisanale à l’aide des armes rudimentaires, notamment les pièges, lances, fusils traditionnels. Vu la pression démographique, la chasse est de moins en moins productive à cause de la raréfaction de la faune. Les prises fréquentes concernent : les porcs-épics, les hérissons, les petits singes, les rats et lièvres.

Sylviculture

C’est une activité envisagée avec la mise en place prochaine des pépinières d’essences forestières; mais dans la pratique, elle n’est pas encore encrée dans les habitudes des populations locales.

Exploitation forestière

Une vente de coupe est en exploitation par la société CUF dans la zone à l’entrée de la Commune (MELANGUE1, OVENG FONG NGOA EKELE). Une forêt communale en cours d’attribution renforcera dans les prochaines années cette activité.

L’exploitation de la vente de coupe permet à la Commune de bénéficier de la redevance forestière annuelle dont une partie doit être reversée aux communautés riveraines pour la réalisation de leurs projets. Mais les villages concernés semblent ne pas maîtriser la procédure à suivre pour avoir accès à ce fonds, d’où la nécessité de les sensibiliser à cet effet.

Plusieurs essences de bois de valeur sont retrouvées dans la flore de la Commune. En dehors du circuit officiel, une forte activité d’exploitation artisanale et irrationnelle est développée pour l’exploitation de ces ressources ligneuses (coupe abusive, écorçage sauvage…).

Collecte des produits forestiers non ligneux

La collecte des Produits Forestiers Non Ligneux (PNFL) constitue une activité secondaire qui implique généralement les femmes ; les hommes s’y intéressent pour les activités artisanales. Les principaux produits sont : les chenilles, les fruits, les amandes de mangue sauvage, les champignons, le miel, les écorces, les racines et les lianes. L’exploitation des PFNL se fait pour un double but : la consommation et la vente. Ils sont utilisés dans l’alimentation, la pharmacopée traditionnelle, l’artisanat et la construction des habitations. Compte tenu d’une forte demande, il est observé une raréfaction des PFNL qui font globalement l’objet d’une exploitation inorganisée et non durable au regard des techniques de collecte utilisées (abattage des arbres, prélèvement des produits pas complètement à maturité…).

Exploitation minière

L’exploitation des produits miniers concerne essentiellement la collecte artisanale et inorganisée du sable. Les carrières étant nombreuses, cette activité est réalisée dans la quasi-totalité des villages de la Commune. Seulement, les acteurs sont confrontés à la difficulté d’accès aux carrières, d’où la nécessité de l’ouverture des pistes.

Activités de transport

Secteur essentiellement masculin, il intègre le transport par motocyclette et le transport par taxi-brousse. Le transport par motocyclette permet la mobilité des personnes et des biens entre les villages ainsi que certaines Communes voisines. En raison du mauvais état des routes, les coûts de transport sont très élevés en saison pluvieuse.

Activités d’hôtellerie

La ville de BIWONG-BANE compte 02 auberges qui offrent des services de qualité approximative. Il est donc nécessaire d’organiser le secteur et renforcer les capacités des acteurs.

Artisanat

La Commune regorge de quelques artisans travaillant sur le bois ou les produits forestiers non ligneux. Ils fabriquent principalement des mortiers et pilons, les paniers, les nasses et même quelques meubles (chaises en rotin). Seulement, cette activité n’est pas compétitive et ne connaît pas un engouement de la part des jeunes pour sa pérennisation.

Commerce

L’activité commerciale couvre pratiquement tous les villages et concerne entre autres :

 les bars qui servent des boissons gazeuses et alcoolisées ;

 des échoppes qui, dans les villages, permettent aux populations de s’approvisionner en produits de première nécessité (sel, pétrole, allumettes,…) ;

 les alimentations où il est possible de s’approvisionner en produits manufacturés divers (lait, sardines, farine de blé, sucre, …).

Micro finance

La micro finance est présente ici grâce à l’existence des caisses villageoises d’épargne et crédit autogérées dont deux sièges sont à MELANGUE 1 constituées de 110 membres avec un capital de 6 millions FCFA et MA’AMENYINE (MBAYAN) avec 125 adhérents pour un capital de 12 millions FCFA.

Activités de restauration

Les activités de restauration sont menées de manière irrégulière par quelques individus. Les plats offerts sont multiples et intègrent le plantain, le manioc, le riz, la viande de brousse, le poisson, les beignets, la bouillie et surtout du haricot.

Couture

L’activité de la couture est particulièrement prolifique lors des rentrées scolaires où les élèves renouvellent leurs tenues scolaires et à l’occasion de certains événements (consécrations, mariages et deuils).

Coiffure

La coiffure est pratiquée généralement par les jeunes au profit des hommes et des femmes. Toutefois, les salons féminins sont plus nombreux que les salons masculins à cause de la dépendance à l’énergie électrique de ces derniers.