COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

AMBAM

 


 
 

Maire  MBA MBO Hyacinthe

Tel       (+237)677 83 14 77

           (+237)694 37 43 24
           (+237)242 75 30 60

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Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  2 798 Km²

Densité  14.7 Hbts/Km²

Nombre d'habitants  41 089

Localisation de la Commune

La Commune d’Ambam fait partie du Département de la Vallée du Ntem, Région du Sud-Cameroun. La Commune Mixte Rurale d’Ambam a été créée par arrêté N° 523 du 21 août 1952. Elle devient Commune Rurale d’Ambam à la faveur de la loi N° 74/23 du 05 décembre 1974 et puis Commune d’Ambam avec la loi N° 2004/018 du 22 juillet 2004.

La Commune d’Ambam partage l’espace territorial de l’Arrondissement du même nom qui a été créé comme subdivision en 1921. Elle est composée de 77 villages et sa superficie est de 2 798 Km².

Milieu biophysique

Climat

La Commune d’Ambam est soumise à un climat équatorial de type guinéen caractérisé par quatre (04) saisons, à savoir :

Une grande saison des pluies (septembre – novembre) ;

Une grande saison sèche (décembre – février) ;

Une petite saison de pluies (mars – mai) ;

Une petite saison sèche (juin – août).

Les précipitations annuelles varient entre 1600 mm et 1800 mm. La température moyenne annuelle quant à elle est de 25,6°C.

3.2.2. Sols

Comme dans la Région du Sud-Cameroun, les sols de l’Arrondissement d’Ambam appartiennent au groupe des sols ferralitiques : il s’agit des sols argileux tropicaux de couleur brun-jaunâtre à brun vif. Leur PH est généralement acide. On rencontre aussi des sols hydromorphes très mal drainés dans les zones de bas-fonds. De manière globale, il s’agit de sols qui, dans de bonnes conditions, supportent les cultures arbustives peu exigeantes comme le palmier à huile, l’hévéa. Ils sont également propices à la culture des tubercules.

Les sols de la localité d’Ambam sont le siège de plusieurs types d’activités anthropiques :

L’agriculture itinérante sur brulis ;

La collecte du bois de chauffage ;

La pèche simple et la pèche avec des produits chimiques ;

La coupe frauduleuse et anarchique du bois ;

L’exploitation de deux unités forestières d’aménagement, comme : l’UFA 09 – 022 et l’UFA 09-019.

L’exploitation des produits forestiers non ligneux, qui est une activité génératrice de petits revenus.

On note une dégradation progressive du sol, ce qui entraine la baisse des rendements agricoles, à cause de la faible fertilité dont il fait l’objet. Le nombre d’agriculteurs qui exploitent les terres cultivables n’est pas forcément la cause de ladite dégradation. Mais, c’est plutôt des pratiques agricoles inappropriées telles que l’agriculture itinérante sur brulis et l’abattage excessif des arbres qui occasionnent la dégradation des sols. Les sols de la région sont fertiles. Pourtant, ils sont aussi fragiles, parce que, la perte du couvert végétal, facilite le lessivage, l’érosion et la perte des matériaux.

Relief

La Commune d’Ambam fait partie du vaste plateau sud-camerounais constitué de plaines avec de grandes collines et dont l’altitude moyenne est de 650 m.

Hydrographie

Le réseau hydrographique de la Commune d’Ambam fait partie du bassin de l’atlantique. Il comprend deux (02) fleuves : le Ntem et la Mvila. En plus de ces fleuves, on note de nombreuses rivières comme Aliba, Mboro, Ebongomo, Mardorné.

Flore et Végétation

La formation végétale est constituée de forêt équatoriale dense humide sempervirente de basse et moyenne altitude. Elle comporte de vielles forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères à Chomolaena odorata. Le tableau présente quelques espèces forestières rencontrées dans la Commune d’Ambam.

Faune

La faune est constituée d’animaux tels que les lièvres, les chats-tigres, les porcs-épics, les hérissons, les singes, les biches, les vipères, les rats palmistes, les varans… La pêche qui se fait dans les différents cours d’eau qui arrosent l’Arrondissement permet de capturer une gamme assez variée de poissons, des crevettes et des crabes. Le tableau 2 présente quelques animaux de la faune sauvage rencontrés dans la Commune d’Ambam et le tableau 3 quelques espèces de poissons.

Milieu Humain

Histoire de la commune

La commune Mixte Rurale d’Ambam a été créée par arrêté N° 523 du 21 août 1952. Elle devient Commune Rurale d’Ambam à la faveur de la loi N° 74/23 du 05 décembre 1974 et puis Commune d’Ambam avec la loi N° 2004/018 du 22 juillet 2004.

La commune d’Ambam partage l’espace territorial de l’Arrondissement du même nom qui a été créé comme subdivision en 1921 et dont la superficie est de 2 798 Km².

Chef-lieu du Département de la Vallée du Ntem (créé le 1er septembre 1992), la ville d’Ambam tire son nom d’un campement allemand installé à Yem, site actuel de la mission protestante de Nkolambam. En langue Ntoumou, campement se dit « Mbama ». Ne pouvant prononcer le mot « Mbama », les colons allemands ont préféré ramener le « a » final au début du mot et « Mbama » est devenu « Ambam ». La ville d’Ambam a été créée par le Lieutenant ZIMMERMAN, commandant du campement sus évoqué et connu sous le nom de SIMA EMAN par les populations locales.

La Commune compte de nos jours soixante quinze (75) villages et dix (10) quartiers urbains.

Démographie

Taille et structure de la population

Selon les statistiques du 3e Recensement Général de la Population et de l’Habitat effectué en 2005, la population de la Commune d’Ambam est estimée 41 089 âmes dont 21 410 hommes et 19 679 femmes. Cette population est répartie entre les zones urbaine (16 060 habitants) et rurale (25 029 habitants) de la commune.

La densité moyenne de population est de 14,7 hab. /Km², contre 13,4 hab. /Km² pour la Région du Sud et 37,5 hab. /Km² pour l’ensemble du Cameroun.

Groupes ethniques et relations inter-ethniques

Plusieurs groupes ethniques peuplent la commune d’Ambam. Ethnies autochtones, les Ntoumous et les Mvaés sont issues des peuples Fang Bétis. A côté de celles-ci, on note la présence des Bamilékés, Bamoun, Bulus, Ewondo, Eton, etc. Ces différents groupes coexistent en harmonie et entretiennent des relations fraternelles et pacifiques.

Religion

La religion dominante est le christianisme. Ce courant religieux est représenté par :

L’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC),

L’Eglise Presbytérienne Camerounaise Orthodoxe (EPCO),

L’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC),

L’Eglise Catholique.

En plus du christianisme, l’islam est également pratiqué dans la commune d’Ambam, mais à une échelle beaucoup plus réduite.

Activités économiques

Agriculture

L’agriculture est l’activité principale dans l’ensemble des villages de la commune. C’est une agriculture traditionnelle qui s’est très peu ouverte aux évolutions techniques : pas de mécanisation, travail manuel, agriculture itinérante sur brûlis, matériel végétal douteux, faible application des techniques de lutte phytosanitaire, quasi absence de fertilisation des sols… D’où des rendements relativement faibles.

Principale culture de rente, le cacao emploie 5 129 producteurs. Le manioc et le macabo quant à eux constituent les principales cultures vivrières qui emploient respectivement 4 532 et 1253 producteurs. La culture du bananier plantain et du palmier à huile gagnent progressivement du terrain, on dénombre ainsi 269 bananeraies et 86 palmeraies.

Sylviculture

La sylviculture est pratiquée à une très faible échelle. Elle se matérialise principalement par la plantation de variétés sélectionnées des arbres fruitiers (goyaviers, manguiers, papayer, orangers…).

Élevage et pêche

Le système d’élevage dominant est l’élevage traditionnel en divagation. Les chèvres, les moutons et les porcs sont les principaux animaux élevés. A ceux-ci s’ajoutent des chats, chiens, poules…

Dans ce système d’élevage extensif, très peu de soins sont apportés aux animaux, ce qui réduit leur rentabilité. Par conséquent, la production est très faible et essentiellement destinée à l’autoconsommation. A cause des dégâts causés sur les cultures, surtout par les chèvres et les porcs en divagation, ce système est aussi source de nombreux conflits dans les villages.

Par ailleurs, la Commune d’Ambam constitue un important couloir par lequel des cheptels bovins transitent vers le Gabon et la Guinée Equatoriale.

La pêche se pratique sur les différents cours d’eau qui arrosent la commune à l’aide des techniques artisanales (ligne, nasse, filet, barrage).

La pisciculture quant à elle est très peu développée. On dénombre moins d’une dizaine d’étangs piscicoles dans l’Arrondissement.

Chasse

La chasse est pratiquée dans les forêts qui couvrent la commune. C’est une activité secondaire dont le produit est destiné soit à l’autoconsommation, soit à la vente. Les techniques utilisées à cet effet sont essentiellement traditionnelles (pièges, chasse à courre…).

Exploitation forestière

La commune d’Ambam compte deux (02) unités forestières d’Aménagement : l’UFA 09 022 et l’UFA 09 019. Par ailleurs une forêt communale est en cours de création.

Les deux (02) UFA font l’objet d’une exploitation industrielle de bois. A côté de cette exploitation contrôlée, il existe une forte activité de coupe sauvage de bois.

Les conséquences de l’exploitation forestière sont nombreuses :

Changement climatique,

Érosion,

Pollution.

Les forêts stockent le dioxyde de carbone. Ce phénomène, joue un rôle essentiel, dans la réduction des gaz à effet de Serre. Lorsqu’elles sont détruites, le climat peut se transformer, de manière négative, avec une étonnante vitesse.

Collecte des produits forestiers non ligneux

Les Produits Forestiers Non Ligneux (PNFL) locaux sont constitués de chenilles, fruits, amandes de mangues sauvages, condiments, champignons, miel, écorces, racines, produits médicinaux, rotins, lianes etc. Ces produits font l’objet d’une exploitation assez inorganisée et non durable au regard des techniques de collecte utilisées (abattage des arbres, …), d’où leur raréfaction de plus en plus prononcée.

Artisanat

Malgré d’énormes potentialités locales, l’artisanat est très faiblement développé. Cette activité concerne principalement la vannerie, la fabrication des pirogues, balafons, tam-tams. Elle intègre également la transformation de certains produits agricoles à l’instar de la fabrication des bâtons de manioc, de l’huile de palme…

Commerce

Le commerce est très développé dans l’arrondissement et concerne les produits très variés. L’arrondissement exporte des produits vivriers. Tandis que de nombreux produits manufacturés sont importés des pays riverains. Ces produits manufacturés sont les produits de conserves, les produits brassicoles, la mode, l’habillement, l’ameublement, l’électroménager, la quincaillerie… La proximité du Gabon et de la Guinée Equatoriale ainsi que l’existence des axes routiers bitumés Ambam-Kyé-Ossi, Ambam-Ekin et Ambam-Ebolowa sont autant de facteurs ayant contribué au développement de l’activité commerciale dans la commune d’Ambam. Ainsi la plupart des produits de consommation provient principalement de la Guinée Equatoriale. La ville d'Ambam est une plaque tournante des échanges économiques entre le Cameroun et ses voisins gabonais et Equato-guinéen. Notamment à cause du marché international d’Abang Minko’o et des principaux acteurs économiques de cette région qui résident dans la ville d'Ambam.

Industrie

Le tissu industriel est faible. La principale industrie se réfère à l’exploitation du bois à travers la présence de deux (02) UFA et d’une menuiserie moderne.

Services

En guise de services, on note :

Une (01) station service

Trois (03) établissements de microfinance

Deux (02) établissements d’assurance

Un (01) établissement de transfert d’argent

Quatre (04) agences de voyages

Trois (03) hôtels

Quatre (04) auberges

Plusieurs établissements de bureautique

Un (01) cyber café.

Autres activités économiques

Les autres activités économiques regroupent les call boxeurs, les moto taximens, les cordonniers, les coiffeurs, les tailleurs, les pousseurs, les menuisiers, les mécaniciens.