COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

AKOM II

 

 

Maire   Mme MEKA Elisabeth

Tel         +237 699 97 87 74

E-Mail   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nombre de conseillers municipaux  25

Superficie  2 542km²

Densité  10.22 hab./Km²

Nombre d'habitants  26 000

Historique, cadre physique et population

Par décret n° 62/DF/109 du 31 mars 1962, la commune rurale d’Akom II voit le jour dans le district d’Akom II (érigé plus tard en arrondissement d’Akom II), Département de Kribi (devenu plus tard Département de l’Océan) dans la province du Centre – Sud qui éclate en 1983 en deux dont celle du Sud à laquelle appartient Akom II.

Le cadre physique de cette commune relève qu’elle s’étend sur 2542km2, et se situe pour l’essentiel sur la route nationale n° 17 reliant le chef-lieu de la province du Sud Ebolowa à Kribi. Le premier village de notre commune s’appelle Ebemvok à 60 km d’Ebolowa et le dernier village de notre commune, lorsque l’on a dépassé la ville d’Akom II et que l’on évolue vers KRIBI est à 35 km de KRIBI. La commune d’Akom II s’étend aussi vers Bipindi sur près de 40km, jusqu’au village de Bibindi situé à 7km de Bipindi.

Enfin, la commune d’Akom II est limitée au nord par la commune de Bipindi, au sud par celle de Ma’an, à l’est par celle d’Ebolowa et à l’ouest par celle de Nyé’te (qui avant sa création relevait territorialement de la commune d’Akom II)

Sur le plan démographique, le contexte économique très difficile que traverse le pays, explique partiellement la constitution de la population d’AKOM II estimée à 25.000 âmes. En effet, cette population est constituée de 13.500 hommes contre 11.500 femmes, il s’agit là du corollaire des compressions en entreprises, de la rareté d’emplois nouveaux, de la rareté des nouveaux contrats de mariages, etc. La population d’Akom II est jeune, 65% se retrouvant entre 0 et 40 ans.

La commune d’Akom II est essentiellement peuplée des Bulu, dans une moindre mesure des pygmées et de quelques allogènes avec l’émergence des palmeraies industrielles à MVIE. Il convient de noter que la cohabitation est pacifique.

Activités économiques

La première activité de la population de la Commune reste l’agriculture de subsistance orientée vers les cultures vivrières ; tous les travaux sont manuels. Il y a une absence d’utilisation des inputs modernes (semences sélectionnées, engrais chimiques, pesticides, etc). A côté de cette principale forme d’agriculture, il existe l’émergence d’une agriculture intensive sur le palmier à huile avec déjà 260 ha dans la commune. Les élites qui ont créé ces palmeraies (agro-industries) ont mobilisé d’importants moyens matériels et financiers afin d’arrimer leurs exploitations au modernisme (up to date).

L’élevage est caractérisé par la divagation des bêtes (bien qu’interdite par la loi) et le nombre réduit d’animaux par famille.

La chasse est l’activité des hommes, elle est cependant non réglementée ; il s’en suit que l’élevage est quelque peu négligé car cette chasse constitue la principale source de protéines animales pour les populations locales. L’appartenance d’une partie du territoire de la commune à la réserve Campo – Ma’an occulte significativement cette activité ; et les populations sont régulièrement victimes de la destruction de leurs champs par les animaux sauvages (protégées par la réserve).

La pêche est aussi une activité économique dans cette commune que la nature a doté de nombreux cours d’eau poissonneux. Cette pêche aussi demeure artisanale, les populations gagneraient à être formées sur les techniques de conservation et de commercialisation des produits de pêche. Le milieu naturel est aussi propice à la pisciculture, qui reste d’ailleurs presque inexistante.

L’artisanat est riche et diversifié en termes de produits fabriqués par les artisans de la commune. Il s’agit pour eux d’une activité de divertissement, qui pourtant regorge aussi d’un potentiel économique à explorer dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

L’exploitation des produits forestiers revêt deux aspects essentiels :

i) la transformation (la coupe) de bois à la tronçonneuse pour des besoins d’amélioration de l’habitat et du petit commerce.

ii) l’exploitation des produits forestiers non ligneux, dont le « mango sauvage » qui devient une source conflictuelle ou d’incompréhension entre les populations et les responsables locaux du maintien de l’ordre ainsi que ceux de l’administration déconcentrée du MINFOF (ministère des forêts et de la faune). Un travail de sensibilisation s’impose urgemment à ce niveau afin de dissiper ce violent malentendu entre les deux (02) parties.

L’activité commerciale reste aussi à développer et concerne essentiellement les produits de 1ère nécessité dont la vente s’effectue en détail. L’état du délabrement du réseau routier augmente considérablement les coûts de transport des denrées agricoles et ne permet plus à ces produits d’être compétitifs au niveau des marchés de Kribi, Nyété, Ebolowa, etc …

La transformation du manioc (en couscous, bâtons de manioc, tapioca, etc…) demeure la principale forme de transformation des produits agricoles. A côté d’elle, on peut relever la fabrication ‘‘frauduleuse’’ de l’odontol (résultat de la transformation du vin de palme) ou la fabrication de l’huile des palmistes et de coco.

Infrastructures sociales

Le réseau routier est presque impraticable en saison des pluies sur les 60km de la route nationale N°17, reliant Ebolowa à Kribi. Par contre sur les 40km de l’axe Akom II – Bipindi, sont impraticables en toute saison de l’année, à cause du ponceau de Abiéte à 7 km de Bipindi entraîné par les eaux et coupant ainsi cet axe en deux.

Près de la moitié des localités de la commune ne sont pas connectées au réseau électrique.

L’eau potable demeure une denrée rare pour près de 80% de la population de la commune.

Sur le plan sanitaire, la commune reste insuffisamment couverte au regard du degré d’enclavement rendant difficile tout déplacement d’une localité à une autre. Le CMA (Centre Médical d’Arrondissement) d’Akom II existe mais avec un personnel très insuffisant : 01 Médecin, 01 Infirmier diplômé d’état. On relève aussi l’existence d’un centre de santé intégré à Nlokeng qui ne fonctionne qu’avec un infirmier bénévole (pas de médicaments, pas de personnel), 2 centres de santé publics à Akok et à Ebemvok, 01 centre de santé intégré a été créé à Mvie mais n’est pas construit ; 10 comités locaux de lutte contre le VIH/SIDA, le correspondant communal a été désigné. Au total toute la commune en termes de personnel médical dénombre : 01 Médecin, 02 Infirmiers diplômés d’Etat, 02 Infirmiers brevetés, 03 Aides –soignants.

Sur le plan de l’Education (de base et des Enseignements Secondaires), dans la commune on dénombre : 01 Lycée d’Enseignement général à Akom II, un Collège d’Enseignement Secondaires à Mvie et un autre en création à Nkongop, 01 CETIC et 01 SAR/SM à Akom II, 02 Etablissements d’enseignement maternel public, 18 établissements d’enseignement primaire public et 02 privée, pour près de 2320 élèves.