COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

TCHORILLE


Maire  HAMADOU BELLO Roger

Tél.         +237 675 20 99 09

Superficie  9 810 km2

SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE DE TCHOLLIRE

Calquée sur la base de la carte administrative, la commune de Tcholliré couvre l’arrondissement de Tcholliré qui dispose d’une superficie d’environ 9810 km2 pour une population estimée à environ 63.467 habitants.

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE

Le relief

Le relief de la commune est un relief de plaine, caractérisé par une multitude de collines d’importances relatives (<500m). Celui-ci est entrecoupée par les mayos, localisés dans les bas-fonds et favorisent ainsi le développement des cultures le long de ces cours d’eau.

Le climat

Le climat de la commune de Tcholliré est de type soudano sahélien caractérisé par deux saisons d’inégale longueur.

La saison pluvieuse (Mai à Mi-Octobre)

La saison sèche (Mi- Octobre à Mi-Mai)

Les précipitations sont abondantes surtout durant les mois d’Août. Les précipitations moyennes annuelles oscillent entre 1000-1250mm d’eau par an. La température moyenne annuelle varie suivant les saisons. Elle est plus rude en saison sèche, où elle peut atteindre la côte de 37,35°C à l’ombre.

La végétation et flore

La végétation de la commune correspond à une savane soudanienne boisée ayant çà et là un aspect de forêt claire parcourue par des feux de saisons sèches. Cette végétation est dégradée autour des villages par des cultures. Les espèces ligneuses principales sont : Isoberlinia doka, Monotes kerstingii et Anogeisssus leiocarpus,Khaya Senegalensis, Afzelia africana, Daniela, oliveri, Hymenocardia acida, Lophira lanceolata, Terminalia macroptera, T. laxiflora, Acacia spp.

Le tapis herbacé est composé des Hyparrhenia spp et des Andropogons spp.

Les savanes arbustives constituent les formes de dégradation anthropiques de ces espèces végétales.

Les espèces dominantes sont : Le Combretum glutinosum, Terminalia spp, Combretum nigricans, Daniella oliveri et Gardenia aqualla.

La strate herbacée est dominée par les Andropogons spp, Aristida kertingii, Landetia flavida.

L’hydrographie

Le paysage général est parcouru par un réseau de cours d’eau (Mayos) à écoulement torrentiel et à caractère saisonnier. Le réseau hydrographique de la commune de Tcholliré comprend les principaux cours d’eau suivants :la Bénoué,le Mayo Rey,le Mayo oldiri,le Mayo Salah,le Mayo Galké, le Mayo Lasséré,le Mayo Bawan et des petits ruisseaux qui tarissent en saison sèche.

Les sols

La région de TCHOLLIRE présente une variabilité de type de sols. On distingue les sols sablonneux, les sols ferrugineux tropicaux, les sols hydromorphes minéraux (vertisols). Les aptitudes culturales des sols de l’espace Communal de TCHOLLIRE sont variées. Il y a une tendance à la baisse de la fertilité qui est généralement observée avec l’évolution du front cotonnier. Les sols de bas fonds sont adaptés à la culture de saison sèche.

Forêt et Faune

Dans l’arrondissement de TCHOLLIRE, on rencontre Sept Zones d’Intérêt Cynégétiques (ZICs): ZIC 2 : 97 920 ha ; ZIC 3 : 55 328 ha ; ZIC 5: 85 120 ha; ZIC 9 : 50 072 ha ; ZIC 20: 49 792 ha; ZIC 25: 97 888 ha ; ZIC 26: 86 368 ha, et un parc national : le Parc national de la Benoué

Ces ZICs sont réservées à l’activité de chasse sportive. De manière générale la zone est très riche en espèces fauniques. On y rencontre le Rhinocéros noir (Diceros bicornis longipes), le Lycaon (lycaon pictus). En plus de ces espèces considérées comme menacées de disparition, on peut rencontrer : les Elans de derby (Tragelaphus derbianus gigas), Buffle (Syncerus caffer caffer), Lion (Panthera leo), Panthères (Panthera pardus), Eléphants (Loxodonta africana africana), Guépard (Acinonyx jubatus), Hyppotrague (Hippotragus equinos), l‘Hyène tachetée (Crocuta crocuta), le Phacochère (Phacocoerus africanus), l’Oryctérope (Orycterofus afer), l’Aulacode (Thryonomys swinderianus), le Guib harnaché (Tragelaphus scriptus), le Cob de buffon ( Kobus kob), la Girafe (Giraffa camelopardalis), le Bubale (Alcelaphus buselaphus major), le Cob de fassa (Kobus defassa), l’Ourébi (Ourebia ourebi), le Cepholophe de Grimm (Cephalophus grimmia), le Cepholophe à flanc roux (Cephalophus rufilatus), le Babouin (Papio anubus), le Patas (Erythrocebus patas), le Singe vert (Cercopithecus aethiops), le magistrat (Colobus guereza), l’Ecureuil (Xerus erythropus), la Civette (Viverra vivetta), le Daman de rochers ( Procavia capensis), le Porc-épic (Hystrix cristata), le Chacal commun (Canis aureus), etc.et plusieurs espèces de petits gibiers.

L’avifaune est constitué d’espèces tels que: le héron (Ardea spp), canard à bosse (Sarkidiornis melanotos), Aigle pêcheur (Haliaeetus vocifer), Epervier (Accipiter badius), Francolin (Francolinus sp), pigeon (Treron waalia), tourterelles (Streptopelia spp), pigeon vert (Treron australis), perroquet vert (Poicephalus senegalus).

L’important réseau hydrographique sur les fleuves Mayo comprend une gamme variée d’espèces halieutiques parmi lesquelles : le Capitaine (Lates niloticus), le binga (Hydrocinus vittatus, H. Brevis, H. Forkalli)

Par ailleurs, on y retrouve plusieurs espèces de reptiles telles que le grand python (Phynus sebae), le crocodile du Nil (Crocodilus niloticus), le varan du Nil (Varanus niloticus), le varan de la savane (Varanus exanthematicus) et le naja (Naja spp).

La faune aquatique est constituée principalement de poissons de genres Chrysichthys (Loro, Poisson chat, « Cat fish »), Heterotis (Kanga, Laréou, « Boney Tongue »), de capitaines, de silures dans les mayos.

LE MILIEU HUMAIN ET SA DYNAMIQUE

La démographie

La population de cette commune est très cosmopolite, on distingue les Dii ou Dourous, les Mboums, les Lamé, les Lakas, les Foulbés et autres les Bororos pour ne citer que ceux-là. A ces populations autochtones s’ajoutent quelques ethnies allogènes telles les Toupouris, les Moundangs, les Guizigas, les Mafas, les Massas et les Madas.

Jusqu’en 2008, la population de la Commune de TCHOLLIRE estimée à 63.467 habitants avec une densité de 6,41 habitants au km² contre 32.303 habitants en 1987 soit le double en 20 ans. Cette population est caractérisée par sa jeunesse 41,6% de la population de plus de 15 ans.

On note dans cette population, une proportion importante d’immigrés venus de l’Extrême nord Cameroun quelque peu aride à la recherche des terres plus fertiles : ces peuples sont TOUPOURI, MASSA, MOUNDANG, MAFA, MADA, GUIZIGA etc.… d’autres peuples sont venus du NIGER et du NIGERIA à la recherche des pâturages : les BORORO et quelques Peuhls

Les religions

La liberté de culte est respectée dans la Commune de TCHOLLIRE où les deux principales religions : Le Christianisme et l’islam se côtoient. En outre, plusieurs obédiences religieuses chrétiennes sont rencontrées dans la localité.

L’habitat et le cadre de vie

La majorité des logements dans l’espace Communal de TCHOLLIRE est construite en matériaux provisoires, sans titre foncier. L’utilisation de l’électricité n’est possible que dans les habitats à revenu modéré et surtout en zone de couverture. Les ménages à revenu faible, se contentent de l’éclairage à base du pétrole. Le cadre de vie familial repose sur le saaré avec un chef de famille communément appelé BABA SAARE. Les femmes chef de ménages sont des DADA SAARE. En général dans la zone, pour l’éclairage, les populations utilisent le feu de bois, la bougie et dans une moindre mesure la lampe à pétrole. Pour la cuisine, elles utilisent presque exclusivement le bois.

La très forte demande de bois de chauffe a pour résultante un déboisement excessif dans la zone.

L’organisation traditionnelle

Les populations, très cosmopolites cohabitent autour du LAMIDO de REY BOUBA, qui a une grande renommée. Le LAMIDO de REY-BOUBA, a sous son commandement plusieurs chefferies de 3ème degré. Les territoires vassaux de la chefferie de 1er degré de REY-BOUBA sont encadrés par des notables appelés « DOGARIS ». Le Chef de village ou DJAORO investi par le LAMIDO se charge de régler les affaires courantes sous l’oeil vigilant du DOGARI du secteur. Le LAMIDO est le chef spirituel et religieux suprême.

Les organisations villageoises

L’espace communal de TCHOLLIRE présente une dynamique de groupe très intéressante. Il existe environ 200 GICs reconnus, recensés et enregistrés à la Délégation Départementale de l’Agriculture et du Développement Rural du Mayo Rey. En marge de ces associations paysannes, les actifs agricoles sous l’impulsion de la SODECOTON se sont organisés en dénomination de GIC SODECOTON en vue de bénéficier des appuis que cette structure de développement offre pour entreprendre la culture de COTON. De l’avis du Délégué départemental de l’agriculture et du Développement Rural du Mayo Rey, certains de ces GICs sont enregistrés auprès de cette structure d’appui (SODECOTON), tandis que d’autres échappent à tout contrôle par les services de la délégation départementale.

On note des associations diverses (associations villageoises de développement (Comité villageois de développement, associations des membres des comités de concertation dans les unités de planification participatives, les associations de parents d’élèves, plusieurs associations à caractère professionnel (non légalisé), les associations à caractère économique (tontines villageoises), les associations à caractère culturel.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

Les activités économiques font référence à : l’agriculture, l’élevage, la pêche, aux autres activités économiques (commerce, petit commerce, artisanat, etc.)

L’agriculture

Une large majorité de la population de Tcholliré (80%) pratique de l’agriculture. L’ensemble des productions céréalières (maïs, Mil/Sorgho et Riz). Cette production céréalière fait de la Commune de TCHOLLIRE l’un des viviers en matière de céréales dans la province du Nord.

En marge de ces cultures céréalières, les populations s’attèlent à la production du coton tout au long de l’année, sous la supervision des encadreurs de la SODECOTON. Les outils de production sont rudimentaires et sont constitués de : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache, faux, faucille, quelques charrues pour la culture attelée…

Les récoltes sont transportées sur la tête pour de faible distance, ou charriées au moyen de charrette bovine, asine, porte tout, bicyclette ou brouette

En dépit des possibilités qu’offre l’établissement de crédit de la place, les organisations de producteurs refreinent à faire des demandes de crédits. Les subventions accordées par l’Etat au titre d’appui aux intrants sont limitées à quelques GICs. Les informations disponibles au niveau des chefs de postes et de la délégation d’arrondissement d’agriculture sur les opportunités qu’offrent les projets tels que : le projet Maïs, le projet de valorisation des bas-fonds, les autres projets de développement, ne sont pas saisies par les organisations.

L’élevage

La disponibilité du pâturage est très contrastée. Tandis que les pâturages sont rares dans les zones de plaines, ils sont très abondants dans les zones de plateau. Ces localités constituent des zones de transhumance par excellence pour le bétail en période de saison sèche.

Les espèces élevées sont : les Bovins, les petits ruminants, la volaille (canard, poules), les porcins pour ne citer que les plus importantes. Le système d’élevage extensif est le plus pratiqué dans la région.