COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BARNDAKE

 

Maire    HAYATOU BAKA

Tél.  +237 699 99 25 78

Nombre de conseillers 25 

Localisation

Créée en 2007 par décret n° 2007/117 du 24/04/2007, la commune de Barndaké est située dans la région du nord, département de la Bénoué et arrondissement de mayo Hourna. Sa superficie est d’environ 700 kilomètres carrés (selon le secrétariat général de la commune) et d’une population estimée à environ 29 000 habitants. Barndaké chef lieu de cet arrondissement se trouve à environ cinquante kilomètres du centre urbain de Garoua, elle est limitée :

- Au nord par la commune de Demsa et le Nigeria

- Au sud par les communes de Touroua, Tchéboa et le Nigeria.

- A l’est par les communes d’arrondissement de Garoua I et de Demsa.

- A l’ouest par la commune de Touroua et le Nigeria.

Le milieu physique

a)- Le relief

Le relief est composé de la vallée de la Bénoué dans sa majeure partie et le reste est dominé par les plaines et quelques monts.

b)- L’hydrographie

Le réseau hydrographique est constitué principalement du fleuve Bénoué et de quelques mayos parmi lesquels on peut citer le mayo Tiel et le mayo Hourna d’où est tiré le nom de l’arrondissement.

A coté de ces deux cours d’eau, la commune regorge de 14 plans d’eau naturels dont les plus importants sont le lac Diwa, le lac Guerkoumo.

c)- les sols

Ils sont de type ferrugineux sur socle et grès. :

d)- Le climat

Le climat est du type soudano- sahélien caractérisé par une longue saison sèche d’octobre à avril et d’une courte saison pluvieuse de mai à septembre. La pluviométrie moyenne annuelle s’élève à 1000 mm d’eau. Les températures restent élevées avec une moyenne de 28°C et des maxima atteignant 40 à 45°C en avril. Toutefois, la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps entraîne les perturbations sur le calendrier agricole et par conséquent sur le rendement.

Le milieu biologique

a)- La végétation

La commune se trouve dans une zone de savane boisée soudanienne voire de foret claire et sèche. La formation végétale est composée des espèces ligneuses dont les plus rencontrées sont: Hyparrhenia rufa, Borassum aethiopium, Boswellia dalzielii, Commiphora africana, Commiphora pedrenculata, Dalbergia melanoxylon,Lannea frutifosa,Lannea microcarpa,Balanites aegyptiaca, Bombax costatum,Prosopis africana, Anogeissus leocarpus, Vittelaria paradoxa. Le tapis herbacé est composé des graminées telles : Andropogon gayanus, Cymbopogone giganteus

b)- La faune

Les ressources faunistiques existant encore se composent essentiellement de la faune aviaire (perdrix, pigeons, pintades, vautours), des reptiles et des mammifères (singes, lièvres, rats, écureuils etc.…)

1.4- Les données socio démographiques

a) La Démographie

En attendant la publication des résultats du troisième recensement général de la population et de l’habitat, les données recueillies sur le terrain par le PDOB en 2005 font état d’une population estimée à 25773. Toutefois celles-ci concernent l’ancienne commune rurale de Garoua. Les données recueillies auprès des centres de santé de Bangli, Nakong et Barndaké en 2008 indiquent que cette commune est peuplée de 29750 habitants .

b) Les chefferies traditionnelles

Auxiliaires de l’administration, les chefferies traditionnelles sont en contact direct avec les populations locales. Sur ce plan, deux lamidats sont représentés dans la commune : le lamidat de Garoua et le lamidat de Demsa. Leur prolongement au niveau local se décline en Djaouro, Laouane et Ardo.

Les chefs traditionnels jouent un rôle prépondérant dans le développement local. Parmi les missions à eux assignées figurent en bonne place le recouvrement des impôts libératoires, l’appui aux autorités administratives et techniques dans la gestion des hommes et des ressources naturelles locales. Si les uns font bien leur travail, par contre les autres se distinguent par les actes de détournement des impôts libératoires et la mauvaise gestion des ressources naturelles de la commune ; toute chose qui ne favorise pas l’amélioration des recettes fiscales de la commune.

c) Les groupes ethniques

La commune de Barndaké est l’une des rares communes disposant encore des terres vierges (inexploitées). Cette situation est la principale raison de sa diversité ethnique. A cet effet, on y retrouve principalement les Bata, les Peulh, les Ndjoukoune, les Kanouri, les Toupouri et autres ethnies venues de l’extrême nord et les Laka. Cependant le foulfouldé et le haoussa sont les principales langues véhiculaires dans cette commune.

Pour les Toupouri et les autres ethnies, la coupe et la vente de bois et charbon sont une première activité génératrice des revenus en attendant leur installation définitive.

d) Les religions

L’islam et le christianisme sont les deux principales religions pratiquées par les populations.

e) Habitat

Il est caractéristique du monde rural c'est-à-dire construit dans sa majorité en matériau provisoire (mur en terres battues, toit de chaume etc.…) et dispersé. L’habitat dans la commune de Barndaké se distingue par son insalubrité (mauvaises herbes envahissant les habitations dont très peu disposent de fosses sceptiques). D’une manière globale l’habitat reflète la situation économique de son propriétaire.

Les activités économiques

Les activités économiques sont celles génératrices d’emplois et de revenus. Il s’agit de l’agriculture, l’élevage, la pêche, le commerce, le transport, la transformation, l’artisanat et ressources naturelles. La principale activité dans la commune est la production agricole. La vie économique est animée par deux grands marchés hebdomadaires à savoir les marchés de Nakong et Barndaké.

Les acteurs de développement

Les principaux acteurs de développement rencontrés dans la commune sont :

- les agriculteurs

- les pécheurs

- les éleveurs

- les commerçants

- les transporteurs

- les transformateurs des produits agricoles (vendeurs de beignets, de bière locale et autres aliments) et les artisans.

Secteurs productifs

a)- L’agriculture

L’agriculture constitue la principale activité pratiquée dans la commune, elle fait vivre la quasi-totalité de sa population. La disponibilité des terres cultivables (environ 8000 ha) et la présence d’un certain nombre des structures d’encadrement et plusieurs organisations paysannes constituent un atout non négligeable pour cette activité. La filière cotonnière constitue la locomotive pour le développement local. Elle y est présente à travers 12 GIC et 12 magasins d’intrants mais connaît une perte de vitesse. Parmi les raisons qui justifient cet état de chose figurent en bonne place la fuite des intrants et produits du coton vers le pays voisin, le désintérêt des paysans vis-à-vis de cette culture de rente au détriment des cultures vivrières.

L’utilisation des instruments aratoires archaïques et l’accès difficile aux intrants et crédits agricoles constituent les principales forces d’inertie qui empêchent le décollage de l’activité agricole.

b)- L’élevage

La commune de Barndaké constitue une zone de prédilection pour l’activité d’élevage. En dépit de la disponibilité de fourrage, de résidus de récolte et des points d’eau permanents l’élevage occupe une place importante parmi les activités économiques de cette commune. Le secteur connaît une baisse considérable de l’effectif de son cheptel durant les dix dernières années à cause du phénomène de rançon orchestré par certains malfrats qui ont contraint la plupart des éleveurs de la région à migrer vers le pays voisin. Il est très difficile de chiffrer ces pertes économiques à cause du mutisme qui caractérise la majorité des victimes.

1. Deux principaux marchés périodiques animent la vie économique sur toute l’étendue de la commune. Il s’agit des marchés de Nakong (plus connu par son marché à bétail) et de Barndaké qui battent leur plein respectivement le samedi et le jeudi. Le marché de Nakong figure parmi les plus grands marchés à bétail du département de la Bénoué après les marchés d’Adoumri et Pitoa, il connaît une grande affluence d’animaux venus de Garoua, du marché d’Adoumri et les autres localités environnantes de Nakong. Selon les informations reçues à la recette fiscale de la commune, le secteur rapporte à la commune :

en période d’avant insécurité 90 à 100 000 francs/semaine

en période d’insécurité (actuellement) 60 à 70 000 francs/semaine

2. petits ruminants

10 000 francs/semaine en période de fête, 5000 francs/semaine en période ordinaire

3. Les taxes de transit : 60 000francs/mois

Les recettes hebdomadaires rapportées par les petits ruminants à la caisse communale oscillent entre 4000 francs et 5000Francs CFA avec une grande augmentation lors des fêtes du mouton et de Noél. La commune devrait maximiser ses recettes si elle mettrait en place un mécanisme de recouvrement adéquat c'est-à-dire assainir le secteur par l’instauration un système de contrôle efficace ce qui lui permettrait d’avoir une maîtrise et le contrôle de l’effectif du bétail entrant dans l’enceinte du marché à bétail de Nakong. Cette amélioration se passera aussi par la motivation des meilleurs agents et la punition des détourneurs du bien communal.

Le secteur primaire dans son ensemble regorge de nombreuses potentialités et atouts :

La position géographique de Barndaké qui est la porte d’entrée et de sortie entre le Cameroun et Nigeria

La proximité du fleuve Bénoué qui favorise la pratique de cultures de contre saison et constitue aussi une voie de communication et de transport des marchandises entre le Cameroun et le Nigeria

L’association agriculture-élevage qui contribue non seulement à l’amélioration du rendement agricole mais aussi à la gestion durable des terres

La présence de la route Garoua Barndaké praticable en toute saison

Les terres sont disponibles et encore sous exploitées. (les terres alluviales et la plaine)

La commune regorge de quatorze plans d’eau naturels et d’une savane arborés sauvagement exploités.

L’existence de deux marchés à bétail

L’existence de deux centres zootechniques et de contrôle vétérinaire

L’existence d’environ quatre Hurum et une dizaine de pistes à bétail

La présence de la SODECOTON et du CEFAP

La présence de 12 GIC de producteurs de coton et de 12 magasins d’intrants

Malgré ces atouts et potentialités, le secteur connaît des problèmes aussi nombreux que variés. Il s’agit notamment :

Agriculture

1. l’enclavement de certaines UPP

2. l’insuffisance des structures d’encadrement

3. l’inondation des champs suite à la déviation du mayo Tiel

4. la dégradation des sols par endroit

3. l’insécurité

4. la mauvaise gestion de l’espace

5. Conflits agro pastoraux

6. faible organisation des agriculteurs

7. Fuite massive des denrées agricoles vers le pays voisin Plan de Développement Communal de Barndaké période 2009- 2014

8. Insuffisance des magasins de stockage des céréales

Elevage

1. Mauvaise gestion des zones de pâturage

2. Difficulté d’accès aux points d’eau en saison sèche

3. Insécurité liée aux coupeurs de route

4. feu de brousse

5. Occupation de la piste de transit (Garoua-Nakong-Barndaké-Nigéria)

6. Conflits agro pastoraux

7. Site du marché non clôturé

8. Pharmacie (officine) vétérinaire communale non opérationnelle

9. Insuffisance des aires d’abattages

La pêche

La présence de nombreux plans d’eau naturels et du fleuve Bénoué justifie l’exercice de cette activité. A l’instar des autres activités, la pêche se caractérise par son aspect artisanal et son inorganisation. Les acteurs de ce secteur étrangers pour la plupart se livrent sans merci à un pillage systématique (utilisation des matériels de pêche proscrits) et ce, avec la complicité de certaines autorités traditionnelles (dixit N°1 de l’exécutif communal). Quant aux acteurs locaux, en plus de leur faible organisation ils se heurtent également aux difficultés d’accès aux matériels et équipements de pêche. L’activité bien qu’elle ait à sa disposition d’énormes ressources exploitables, semble être un secteur qui ne rapporte presque rien à la commune, à cause des maux suivants :

- l’incivisme fiscal

- l’inexistence des moyens logistiques (moteur hors bord) pour les agents de recouvrement de la mairie

- la non maîtrise des potentiels contribuables (pécheurs) par la commune

- la mauvaise foi des autorités traditionnelles