COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BASCHEO

 

Maire               SOUABOU

Tél.     +237 675 12 23 45

Créée par décret présidentiel N° 93/321 du 25 Novembre 1993

Superficie de 775 km2 

Localisation de la commune

L’arrondissement de Baschéo est situé dans la région du Nord Cameroun, département de la Bénoué à environs 50 Km de Garoua (chef-lieu de la région). La commune de Baschéo fut créée en novembre 1993 suite au décret présidentiel N° 93 /321 du 25 Novembre 1993, portant réaménagement des Communes sur l’ensemble du territoire National ; elle est née de l’éclatement de l’ex Commune de Garoua en 9 communes autonomes. Cette mesure respecte la volonté du gouvernement Camerounais de rapprocher l’administration des administrés. Du fait de la mise en application tardive du décret présidentiel de 1993, l’élection du 1er maire eu lieu en 1996. La commune de Baschéo est délimitée au Nord par l’arrondissement de Dembo, au Sud par les arrondissements de Demsa et de Pitoa, à l’Est par le Département du Mao-Louti et l’arrondissement de Pitoa, et à l’Ouest par la République Fédérale du Nigéria.La commune de Baschéo s’étend sur une superficie de 775 km2 pour une population totale d’environ 26.750 âmes depuis 2007 (compte tenu du taux d’accroissement de la population, elle peut être estimée entre 35 000 et 40 000 personnes) avec 97 villages qui dépendent de son ressort territorial. Soit une densité de 40 habitants au km2.

Milieu biophysique

Climat

Le climat est tropical de type Soudanien à deux saisons. Une saison sèche qui dure sept mois (Octobre - Avril) et une saison de pluie qui va de Mai à septembre. La pluviométrie moyenne fluctue entre 900 et 1050mm. Les températures sont élevées, elles vont parfois jusqu’à 45°C en Avril avec une moyenne de 28°C. Toutefois, on peut observer de grande irrégularité d’un mois à l’autre ou d’une année à l’autre.

Sol et relief

Le paysage est dominé par un relief de moyenne altitude, peu accidenté avec des zones de forte pente (Kobossi, Naro et Koubadjé) où l’on est confronté au problème d’érosion des terres cultivées. Le sol est de type sablo-limoneux et/ou sablo-argileux dont la profondeur varie entre 60 et 200cm, avec une forte concentration des cailloux dans les premiers 50m. Ces terres sont variablement parsemées des blocs rocheux. Les sols ferrugineux présents dans l’arrondissement sont réputés fragiles avec des propriétés moyennes et un faible degré de fertilités dues à leurs textures très sableuses basées sur la nature du matériau original qu’est le grès.

Hydrographie

La ville de Baschéo est arrosée par trois cours d'eau de saison ou mayo à savoir : le mayo Tyel qui fait office de frontière avec le Nigeria du côté de DJALINGO BELELLE et KEKERA, le mayo Magariba et le mayo Lotchi. On y retrouve des puits, forages et mares. La profondeur de la nappe phréatique par endroit va de 8 à 11cm. Les populations de Baschéo consomment de l’eau des mayos et des mares en raison de l’insuffisance des infrastructures hydrauliques dans la commune. Les problèmes des populations sont la mauvaise qualité de l’eau des mayos, des mares et de certains puits traditionnels ; le tarissement précoce des points d’eau ; les pannes fréquentes de forages.

Flore et faune

En plus des ressources en eau, on retrouve à Baschéo des ressources Floristiques et Fauniques. Parmi les ressources fauniques de Baschéo, nous avons la présence de certaines espèces animales dissimulées dans les savanes arborées à dominance arbustives et herbeuses de Baschéo.

Ces ressources s’amenuisent à cause du déboisement, de la coupe abusive des arbres, de la chasse incontrôlée et des feux de brousse.

Ressources naturelles

Les carrières de pierres de HADDERI et de gravier à MAYEL HAKO et NGOUTCHOUMI, le sable des Mayos sont quelques ressources minières dont dispose la commune. Il est à noter qu’un inventaire sérieux n’a jamais été fait. La matrice ci-dessous nous présente l’essentiel des ressources naturelles dont dispose la commune de Baschéo.

Milieu humain

Quelques repères historiques

La Commune de Baschéo nait de l’éclatement de l’ex Commune de Garoua en 9 communes autonomes. Cette mesure respecte la volonté du gouvernement Camerounais de rapprocher l’administration des administrés. Du fait de la mise en application tardive du décret présidentiel de 1993, l’élection du 1er maire eu lieu en 1996.

 

Date/période

Evénement

Impact

Bien avant

1806

Le nom Baschéo est composé dun préfixe″

Ba quisignifie lieu etdun suffixe ‘’ Schéo ‘’qui signifie herbes piquantes.

Ces herbes occupaientl e site actuel.Les

occupants de Baschéo étaient les Faili.Ceux- ci pratiquaient l’agriculture.

Une guerre éclata à l’arrivée des bergers peuls venus du village KOBOSSI.; Suite à la victoire des peuls, les autochtones (Fali) ont trouvé refuge au pied du Mont Tinguelin.Dès lors, ces bergers ont fon

leur Lamidat à Baschéo avec pour premier Lamido le berger SALI Hgjhk

Cation deBaschéo

1806

Intronisation de BOUBAKOBOSSI comme Lamido

Consolidation de l’unité du Lamidat

vers1830

Invasion descriquets

Famine

1838

Intronisation de LawanKari

Consolidation de l’uni

1857

Intronisation de HardoHamadjam

Assujettissement des tribus voisines

1873

Intronisationde Souleymane Bouba

Guerres de colonisation

1917

Intronisation d’Aboubakary

Renforcementde l’unité du

lamidat

1940

Epidémie de Méningite

08 morts

1948

Ouverturede l’axe routierGaroua-Baschéo

Facilitation des déplacements

1950

Cation de l’école publiquede Baschéo

Accès àl’éducation

vers1958

Epidémie de variole

02 morts

1960

Construction de la 1ère mosquée

Renforcement de l’islam; Réjouissance populaire

 

Construction dun pont sur le Mayo Tyel

Facilitation de la traversé du Mayo

1961

Construction de 04puits

Accès des populations à l’eau de qualité acceptable

25 mai1981

Intronisation de sa majesté IBRAHIMA KOULAGNA

Renforcementde l’entente au sein de la population

1983

Nomination dun fils du village au postede 1erministre,le nomM.Bello Bouba Maïgari

Réjouissance populaire

1990

Cation du district de Baschéo

Rapprochement de sservices administratifs des administrés

1995

Incendies

Décès dun enfant

Epidémies méningite

décès dune personne

 

 

Populations, Ethnies, religions

 

Baschéo compte environ 26.750 âmes depuis 2007 (compte tenu du taux d’accroissement de la population, elle peut être estimée entre 35 000 et 40 000 personnes). Soit une densité de 40 habitants au km2.Certaines zones de la commune sont densément peuplées (périphérie de Bougour) et d’autres sous-peuplées. Sur le plan administratif le découpage a rassemblé plusieurs communautés très différentes les unes des autres. C’est ainsi que certaines communautés sont administrées par le lamidat de Baschéo d’autres par les lamidat de DEMSA et de Garoua).

 

Cette situation crée un méli mélo administratifs qu’il n’est pas facile à maitriser. Néanmoins la commune de Baschéo compte 97 villages où vivent plusieurs ethnies : Les Fali (26%), les

 

Ndjaïn (23%), les Mafa (9%), les Mbororo (%), Foulbés (18%) Guidar (7%) Toupouri (4%)

 

Moudang (2%) Matakam (1,5%) Guiziga (0,5%).

 

La commune est dominée par les religions musulmanes et chrétiennes. La commune de

 

Baschéo est essentiellement Agropastorale.

 

Les principales activités économiques sont de 04 ordres :

 

Principales activités économiques

 

L’agriculture :

 

L’agriculture constitue l’essentiel de l’activité économique. Près de 98% de la population est agropastorale. Elle régit la vie des populations. Les principales spéculations sont les céréales (Maïs, Sorgho, Riz pluvial), les légumineuses (Arachide, Niébé, Voandzou, Sésame), les tubercules (Manioc, patate, Macabo et Taro), les Maraichages (Tomate, Gombo, carotte, …), les cultures de rente telles que le niébé, le coton, le soja, les arachides et les oignons.

 

L’agriculture est pratiquée avec les outils rudimentaires ; Les techniques culturales sont archaïques (le feu fait encore partir de l’itinéraire technique de plusieurs exploitant).

 

Elevage

 

Elle est pratiquée par presque tous les ménages. Les principales espèces sont les bovins dont sont spécialisés les Mbororos, les Ovins, les Caprins, la volaille, les azins, les porcins et les équins. Cette élevage souffre de plusieurs maux dont : la présence des maladies sur les bêtes, la faible réceptivité des populations pour le vaccin de volaille, l’insuffisance des pâturages et abreuvoirs, le vol des bêtes et la terreur des coupeurs de route qui limitent les déplacements de l’agent vétérinaire.

 

Artisanat

 

L’artisanat est très développée dans la zone (surtout de Bougour) on y rencontre les tisserands, les forgerons, les potier(e)s, les travailleurs de bois.

 

Elle est limitée par l’utilisation du matériel archaïque, les difficultés de ravitaillement en matière première et de déplacement vers les marchés (enclavement de la zone et coupeurs de route).

 

Petit commerce

 

Les produits commercialisés sont ceux issus des activités agricoles, pastorales et artisanales.

 

Les échanges se font dans les marchés locaux et étrangers en l’occurrence le marché du

 

Nigeria qui constitue un important débouché pour les populations.