COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

TOUROUA

 

Maire HAMADOU SANDA

Tél. +237 699 64 38 68

Créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993

Superficie 1070 Km2. 

SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE DE TOUROUA

La commune de Touroua a été créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993 portant création des communes urbaines et rurales. Elle sera fonctionnelle en Janvier 1996. La commune de Touroua est située dans la region du Nord ; département de la Bénoué ; Elle couvre une superficie estimée à environ 1070 Km2.

La commune est limitée :

- Au Nord par le fleuve Bénoué ;

- Au Sud par les cantons de Djoumté et de Tete dans la commune de Poli ;

- A l’Est par la commune de Ngong ;

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE

Le relief et les sols

Le relief de la commune de Touroua est constitué de plaine avec une multitude de collines disséminées çà et là. L’existence des collines souvent très ravinées sur les flancs dénote la présence des pentes abruptes à ce niveau. Ce ravinement très excessif ; parfois observable en vue panoramique est le résultat d’une intense activité érosive des eaux de ruissellement. Les sols de la région sont des roches granitiques ; métamorphiques et sédimentaires dus à l’activité volcanique passé. On peut citer les types des sols suivants :

- Les sols ferralitiques bien drainés ;

- Les sols hydromorphes minéraux ;

- Les sols ferrugineux tropicaux.

Le climat

La commune de Touroua correspond à un climat soudanien de nuance humide dans sa partie Sud. Il est caractérisé par deux saisons bien distinctes et d’inégale importance. Une saison pluvieuse de cinq mois allant d’Octobre à Avril.

La pluviométrie est également répartie avec cependant une moyenne annuelle située entre 900 et 1300 mm.

La végétation

La végétation de la zone varie suivant le climat ; la pluviométrie ; le relief et les différents types de sols. Aussi ; les formations végétales sont distinctes selon que l’on se trouve dans la zone de relief accidenté.

D’une manière générale ; il existe dans la zone des savanes boisées ou arborées ou arbustives voire des forêts claires du bassin de la Bénoué.

L’hydrographie

La commune de Touroua appartient au bassin du Niger avec un régime hydrologique tropical de type guinéo-soudanien. Elle est limitée dans sa partie Nord par le fleuve Bénoué tandis qu’elle est traversée à l’Ouest par un affluent du fleuve Faro à savoir le Mayo Boggel. Ces deux cours d’eaux qui sont permanents comportent plusieurs chaînons. Il existe dans la commune plusieurs autres cours d’eaux intermittents. Ces cours d’eaux sont caractéristiques des cours d’eaux de la région et presque tous tarissent en saison sèche. Mais en saison pluvieuse ; leur débit est très puissant et la traversé en période de crue est en danger permanent avec risque d’être emporté. Quelques-uns de ces cours d’eaux sont : Mayo ponkou ; Mayo Ouro Fandou ; Mayo Karlaye ; Mayo Faran ; Mayo Péchal.

LE MILIEU HUMAIN ET SA DYNAMIQUE

La démographie et l’organisation traditionnelle

La commune de Touroua compte à son sein une chefferie de 2ème degré et 28 chefferies de 3ème

L’organisation traditionnelle de la commune est structurée autour d’un pouvoir central : la fada qui est la cour du Lamido. Le territoire est divisé en 28 Lawanats (ensemble composé de plusieurs villages).

Les religions

La liberté de culte est respectée dans la Commune de Touroua où les religions suivantes se côtoient en parfaite harmonie : islam, catholicisme, protestantisme (plusieurs obédiences), animisme. On dénote par ordre d’importance :

La population est chrétienne ;

La population est musulmane ;

La population est animiste ;

La population est païenne ou adepte à d’autres religions ;

L’habitat et le cadre de vie

La majorité des logements dans l’espace Communal de Touroua est construite en matériaux provisoires, sans titre foncier. L’électricité est inexistante dans la commune.

En général dans la zone, pour l’éclairage, les populations utilisent le feu de bois, la bougie et dans une moindre mesure la lampe à pétrole. Pour la cuisine, elles utilisent presque exclusivement le bois et le charbon de bois

La très forte demande de bois de chauffe a pour résultante un déboisement excessif dans la zone. Son commerce est un moyen très important d’acquisition d’un revenu monétaire d’appoint surtout pour les nouveaux immigrants.

Les organisations villageoises

L’espace communal de Touroua présente une dynamique de groupe très intéressante. Il existe en effet plusieurs GIC reconnus et recensés par la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture de Touroua parmi lesquels plus de 60% sont les GIC de Femmes. On peut noter aussi des associations diverses (association des membres des upp, les associations de parents d’élèves, les associations villageoises de producteurs pour le coton pour ne citer que celles-là).

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

La pêche

La présence dune multitude de lacs naturels et le fleuve Bénoué favorise la pratique de la pêche dans la commune de Touroua. Deux villages de la région font de la pêche comme activité principale. Il s’agit de Holl et Tchirkoltchi. Plusieurs autres pratiquent la pêche comme activité secondaire. Le type de pêche pratiqué est la pêche traditionnelle ou artisanale avec la famille comme principal fournisseur de la main d’oeuvre. Les techniques de pêche utilisées ici se rapportent aux différents équipements dont on peut mentionner les plus utilisés que sont : filets ; pirogues ; nasses et la ligne.

L’agriculture

L’agriculture est l’activité principale des populations de la commune de Touroua. L’exploitation est de type individuel dans les villages. Cependant, il existe des champs communautaires dans la région. Le but de ces champs communautaires étant de renforcer l’amitié et favoriser l’entraide entre les membres.

Dans le domaine de l’agriculture ; la commune a planifié la création de réserves foncières et de zone tampon pour notamment lever la contrainte de disponibilité d’espaces cultivable.

Les outils de production sont rudimentaires et ne permettent pas d’obtenir des productions importantes. La conséquence est la difficulté d’exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache, faux, faucille, quelques charrues pour la culture attelée…

Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le transport se fait principalement dans les contenants (sac, cuvette…) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d’autres moyens de transport : charrette bovine, charrette asine, porte-tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette et brouette.

Le moyen d’acquisition des facteurs de production est le paiement au comptant. L’argent provient des efforts personnels de l’exploitant, de ses économies. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes sauf dans une moindre mesure ceux fournis par la SODECOTON. Les principales cultures sont : le maïs, le coton, le mil (sorgho), l’arachide, le niébé, le riz. La liste des blocages au développement de l’agriculture est très longue mais ceux qui reviennent couramment sont :

 Les conflits agro-pastoraux ;

 Les difficultés d’accès à la microfinance ;

L’insuffisance d’attelages (de la paire de boeufs à la gamme complète de l’équipement de la culture attelée) ;

L’insuffisance d’engrais ;

L’insuffisance de semences améliorées.

L’élevage

L’organisation et l’utilisation de l’espace a pour conséquence dans l’ensemble des villages de la commune de Touroua ; la réduction de l’espace voué à l’élevage ceci à la faveur des cultures vivrières et de rentes. La vocation des villages tend à l’uniformisation du fait de l’agriculture. Toutefois ; il est loisible de remarquer que dans tous les villages ; l’élevage dans son assertion première est pratiqué. Dans la commune de Touroua ; rares sont les villages où il n’est pas pratiqué un élevage.

Autres activités économiques

Le commerce des produits manufacturés, principalement nigérians, est en plein essor. Les autres activités économiques sont peu développées. L’on peut citer entre autres :

L’artisanat utilitaire : pots et vases en argile, articles en paille tressée ;

La vente de bière locale, dénommée « Bili Bili » ;

Les activités du circuit informel…

Les activités économiques principales des femmes en saison sèche sont la transformation de produits agronomiques et le commerce en général. En saison pluvieuse, ce sont : l’agriculture, et les prestations dans les champs.