COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GAROUA 3e

 

Maire  HAMADOU LAIMANOU

Tél. +237 699 99 26 44

Créée en 2007 par décret n° 2007/117 du 24/04/2007 

Superficie est d’environ 432,5 km² 

Localisation de la commune

Créée en 2007 par décret n° 2007/117 du 24/04/2007, la Commune d’Arrondissement de Garoua III est issue de l’éclatement de l’Ex-commune Rurale de Garoua (Kismatari, Perma et Pitoyael 1 et 2) et de la commune de Ngong.

Cette commune est située dans la Région du Nord, Département de la Bénoué, Arrondissement de

Garoua III. Sa superficie est d’environ 432,5 km². Bocklé, chef-lieu de cet arrondissement se trouve à environ cinq kilomètres (05) du centre urbain de Garoua. La commune est limitée :

- Au Nord par le fleuve Bénoué ;

- Au Sud, à l’Est et à l’Ouest par la commune de Ngong ;

Milieu biophysique

a) Relief

Le relief est essentiellement constitué d’une vaste plaine qui regorge de nombreuses zones marécageuses ou inondées. Par endroit, le relief est caractérisé par des pénéplaines interrompues par des contreforts rocheux collinaires de dizaines de mètres d’altitude.

b) Climat

Le climat est tropical de type soudanien. Il est caractérisé par une longue saison sèche d’octobre à avril et une courte saison des pluies de mai à septembre. La pluviométrie moyenne annuelle s’élève à

1.000 mm d’eau. Les températures restent élevées avec une moyenne de 28°C et des maxima atteignant 40 à 45°C en mars et avril.

c) Végétation

La végétation de la Commune d’arrondissement de Garoua III est constituée de savane boisée et des galeries forestières par endroits (le long des cours d’eau). Les espèces floristiques rencontrées sont constituées de Hyparrhemia rufa le long des rivières, Borassum aethiopium, Boswelli dalzielü,

Commiphora africana, de C. Pedrenculata, Dalbergia melanoxylon, L.microcarpa, Bombax costatum,

Prosopis africana, Anogeissus leicarpus, Vittellaria paradoxa, les plantations d’azadirachta indica, d’Eucalyptus camadulendis. On peut également signaler l’importance de diverses graminées sur le tapis herbacé de la région (Andropognon goyanus, Cymbogon giganteus, Loudetia SPP). Le rônier

Borassus arthiopum constitue également la flore particulière des zones marécageuses ou inondées.

Cependant, la pression agricole, les besoins en bois de chauffe, en bois d’oeuvres et la production du charbon pour la vente ont dégradé le paysage qui est devenu plus ou moins arbustif aujourd’hui.

d) Géologie et pédologie :

Les sols sont du type ferrugineux sur socle et grès. On a à faire à des terres très profondes à texture sableuse et de bonnes potentialités avec des terres alluviales le long de la Bénoué en terrain plat.

e) Hydrographie :

Le réseau hydrographique est constitué principalement du fleuve Bénoué et de quelques mayos qui ne coulent qu’en saison des pluies et connaissent souvent des inondations. Il existe également quelques mares qui offrent des opportunités pour diverses activités allant de la pêche à l’agriculture en passant par l’élevage.

Milieu humain

A l’instar de toute la Région du Nord, la commune d’arrondissement de Garoua III a connue des vagues successives de migration à cause de la présence des terres vierges inexploitées et de sa proximité avec la ville de Garoua. Sa population estimée à 64 806 habitants, est caractérisée par une grande richesse ethnique dont les principales sont :

Les Foulbé, les Fali, qui sont des autochtones ;

Les Guiziga, Moundang, Massa, Toupouri, Mafa, qui viennent pour la plupart de l’Extrême-Nord ;

Les Guidar, les Bata, qui viennent de la région du Nord

Les Bornouans, Haoussa et Ibo sortent du Nigéria et

Les Sara, Mboum, Lélé, Laka et les Gambaye sont arrivés du Tchad.

Organisation sociale

La vie sociale est organisée à cheval autour deux Lamidats (le Lamidat de Tchéboa et celui de Garoua) ayant respectivement à leur tête un Lamido (Chef traditionnel), assisté par une cour de « ministres » chargés de la gestion des affaires du territoire relevant de chaque Lamidat. Les

Ardo/Lawane contrôlent le bloc de quartiers ou village. Au niveau de chaque quartier ou localité se trouve un Djaouro qui rend compte à sa hiérarchie qui est Ardo/Lawane.

En somme, la Commune compte 14 chefferies de 3e degré ou « lawanat ».

Principales activités économiques

Les activités agropastorales

Les deux principales activités des populations de la Commune d’arrondissement de Garoua III sont : l’agriculture et l’élevage.

L’agriculture

C’est la principale activité pratiquée dans la commune et fait vivre la quasi-totalité de la population. La disponibilité des terres cultivables et la présence d’un certain nombre des structures d’encadrement et organisations paysannes constituent un atout non négligeable pour cette activité. Les cultures pratiquées dans la région sont subdivisées en deux grands groupes que sont les cultures vivrières et les cultures industrielles.

Les principales cultures vivrières (maïs, mil, riz) sont à la base de l’alimentation. A ces céréales s’ajoutent l’arachide, le manioc, le niébé, le gombo, la tomate, le soja, le sésame, le taro et beaucoup d’autres vivriers. Plus de la moitié de la production sont destinée à la consommation locale. Le reste est soigneusement gardé pour attendre la période de soudure et bien préparer la campagne agricole prochaine soit vendu pour résoudre les problèmes ponctuels (santé, éducation…). Les outils de production sont rudimentaires et ne permettent pas d’obtenir des productions importantes. La conséquence est la difficulté d’exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache, faucille, quelques charrues pour la culture attelée.

La principale culture de rente de la Commune est le coton qui constitue l’une des sources des revenus des populations. Mais sa culture connaît une perte de vitesse. Parmi les raisons qui justifient cet état de chose, figure en bonne place, le désintéressement des paysans vis-à-vis de cette culture au profit des cultures vivrières.

Auprès de ces deux cultures, l’on note aussi l’existence de plusieurs vergers de longs des mayo et dans les bas-fonds.

L’élevage

La commune d’arrondissement de Garoua III constitue une zone de prédilection pour l’activité d’élevage. A l’instar de l’agriculture, l’élevage est de type extensif. L’élevage des bovins occupe une place de choix dans ce secteur. La disponibilité des fourrages, des résidus des récoltes, et des points d’eau permanents (Bénoué) constituent les principales potentialités dont regorge cette commune. Les espèces élevées sont : les Bovins, les petits ruminants, la volaille (poules, canard,), les porcins pour ne citer que les plus importantes.

Le système d’élevage extensif sédentaire est le plus pratiqué par les populations. L’élevage transhumant concerne beaucoup plus les Mbororo. Les animaux n’ont pas de problèmes d’alimentation en saison des pluies (disponibilité des pâturages) mais ont plus de difficulté en saison sèche où il faut parcourir des longues distances pour avoir des pâturages soit acheter du tourteau de coton pour nourrir le bétail dont le coût n’est à la portée de n’importe quel éleveur.

Depuis une dizaine d’années, le secteur connaît une baisse considérable de l’effectif de son cheptel à cause des phénomènes de coupeurs de route et de prise d’otage des enfants des éleveurs contre rançon. Cette situation a contraint la plupart des éleveurs de la zone à migrer vers le Nigeria et constitue des pertes économiques pour la commune.

La pêche :

L’activité de pêche est pratiquée dans la Bénoué et les nombreux mayos et mares. Les espèces les plus pêchées sont constituées des carpes, des silures et des capitaines. Ces produits sont vendus dans les différents marchés de la place. Ces pêcheurs utilisent des pirogues en bois et en contreplaqué et les outils de pêche utilisés sont : les filets, les hameçons et malheureusement aussi des engins interdits tels les filets éperviers, les filets de petites mailles. Les pêcheurs se plaignent régulièrement de la modicité des prises dans les lieux de pêche. La quantité baisserait avec le volume d’eau dans le lit de la Bénoué depuis quelques années.

Autres activités

L’exploitation forestière

L’exploitation forestière repose essentiellement sur les ligneux et généralement du bois mort et/ou du bois issu des défrichements des champs. L’approvisionnement des centres urbains en bois de chauffe est assuré par les petits commerçants qui achètent du bois en fagots ou en tas le long des axes routiers traversant les villages. Le bois de service est pour la charpente, la clôture, le hangar et l’enclos pour bétail.

La chasse:

C’est une chasse traditionnelle qui est pratiquée par les populations pendant la saison sèche. La technique pratiquée est l’utilisation des fusils traditionnels, des flèches, des bâtons et des pièges. Les produits issus de cette chasse sont discrètement vendus ou consommés localement.

L’Industrie :

Le potentiel industriel de la commune est considérable. Il est observable à travers des grandes unités que sont le Laboratoire National Vétérinaire (LANAVET) et l’institut de Recherche Agronomique pour le Développement (IRAD).

Le transport :

L’essor du transport routier inter –village est tributaire de la qualité des infrastructures. Les villages de la Commune sont desservis par des véhicules amorti et/ou retirés du trafic réglementaire et aussi par de motos taxis dont le nombre est assez considérable.

Le commerce :

L’activité commerciale dans la commune est dominée par le secteur informel et animée par 03 marchés Djalingo, Babla, Sanguéré-Paul,

Les échanges portent sur les produits agricoles (maïs, mil, arachide, harichots, manioc, riz…), les produits d’élevage (bétails, volailles, poissons), les produits manufacturés (savons, sel, sucre, étoffes, ustensiles de cuisines etc.) et les produits artisanaux (houes, haches, couteaux, flèches, machettes,…).

Mais l’activité commerciale est très dispersée et difficilement maîtrisée par les percepteurs de la commune. En effet, il est très difficile d’appréhender de façon assez satisfaisante l’activité commerciale dans son importance aux recettes municipales. Aussi le secteur reste embryonnaire au regard du manque des infrastructures marchandes dans ces marchés, du mauvais état des routes et de l’absence de plan de développement de l’activité commerciale par la commune. Les ressources forestières au niveau de la commune sont limitées à cause de la dégradation de la végétation naturelle de plus en plus sensible avec les pratiques culturales, de l’augmentation de la charge démographique et de celle du bétail. Les fonctions économiques de la forêt se situent au niveau de la cueillette, de la coupe de bois de chauffe et de bois pour l’artisanat.

La micro finance dans la commune

Les activités génératrices de revenus aussi bien pour les jeunes que pour les femmes sont faiblement développées dans la commune. Cette situation est en partie liée à l’absence d’une structure de microfinance dans les grandes agglomérations de la commune. La seule institution de microcrédit de l’arrondissement est localisée dans l’enceinte de la commune à Bocklé et d’ailleurs mal connu de la population. L’absence d’une institution de micro-finance de proximité constitue un obstacle à la concrétisation des idées de projets qui auraient pu améliorer les conditions de vie des populations par la création d’emplois et la redistribution des revenus. En somme des idées de projets existent mais leur mise en œuvre est entravée par l’insuffisance d’accompagnement, chose qui doit être prise en compte dans le présent plan.

Approvisionnement en énergie électrique

Dans la commune d’arrondissement de Garoua III, seuls les villages de Bocklé, Kismatari, Sanguéré

Paul, Djalingo, Mayo-Daddi, Sanguéré Ngal et Mafa Kilda sont reliés au réseau électrique. Le réseau électrique est en cours d’extension dans l’ensemble de la commune car les poteaux électriques avec les câbles sont présents dans bon nombre de localités.

Par ailleurs, les autres sources d’énergie sont entre autres le bois de chauffe, le charbon, le pétrole lampant et les groupes électrogènes.

Infrastructures culturelles

Églises et Mosquées

La plupart des localités de la Commune disposent des églises et/ou mosquées construites en matériaux provisoires. Dans d’autres villages, ces infrastructures sont construites en matériaux définitifs (Mosquée de Bocklé, église catholique de Djalingo). Comme partout sur le territoire national, l’on note une coexistence pacifique de différentes religions dans la commune.

Les télécommunications

Les opérateurs mobiles (MTN, Orange et CAMTEL) qui sont installés dans la ville de Garoua centre couvrent une bonne partie de la Commune d’arrondissement de Garoua III et surtout les localités situées le long de la Nationale N°1 et celles qui sont proches de la ville de Garoua.

Communication sociale :

Toutes les stations (CRTV, FM Bénoué et Radio Salaman), installées dans la ville de Garoua, couvrent à merveille une bonne partie de la Commune de Garoua III.