COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GAROUA 2e

   Maire IBRAHIMA BARKINDO

Créée par décret présidentiel N°2007/117 du 24 avril 2007 

Superficie de 160 Km2.

Localisation de la commune

La commune de Garoua 2e a été créée par décret présidentiel N°2007/117 du 24 avril 2007. Issue de l’éclatement de l’ex-commune urbaine à régime spécial de Garoua, elle est limitée à l’est par la commune de Pitoa, à l’Ouest par la commune de Garoua 1, au nord par la commune de Gaschiga et au sud par la commune de Garoua 3e. Elle couvre une superficie de 160 Km2.

Milieu biophysique

Climat

Le climat est tropical de type soudanien. Il est caractérisé par l’existence d’une longue saison sèche d’octobre à avril et une courte saison des pluies de mai à septembre. La pluviométrie moyenne annuelle s’élève à 1.000 mm d’eau. Les températures restent élevées avec une moyenne de 28°C et des maxima atteignant 40 à 45°C en mars et avril. Toutefois, on peut observer de grandes irrégularités d’une année à une autre et même d’un mois à un autre. Ces irrégularités entraînent souvent des grandes incertitudes quant à la programmation des activités agricoles, cela se traduit par de faibles rendements obtenus en fin des campagnes.

Sols

Les sols sont du type ferrugineux sur socle et grès. On a affaire à des sols très profonds à texture sableuse et de bonnes potentialités avec des terres alluviales le long de la Bénoué en terrain plat.

Relief

De part sa proximité avec le fleuve Bénoué, le relief de la Commune d’Arrondissement de Garoua II est composé de la vallée de la Bénoué dans sa majeure partie avec une altitude moyenne de 200m et le reste est dominé par les plaines et quelques monts (Mont Tingueling qui culmine à 625m).

Hydrographie

Le principal cours d’eau qui arrose la Commune est le fleuve Bénoué appartenant au Bassin du Niger. C’est un cours d’eau qui a un régime permanent. Par ailleurs, il existe des mayo saisonniers qui ne coulent qu’en saison des pluies mais qui causent des inondations dans les quartiers riverains.

Végétation et flore

La Commune d’Arrondissement de Garoua 2e se trouve dans une zone de savane boisée soudano-sahélienne. La végétation est constituée de Hyparrhemia rufa le long des rivières, Borassum aethiopium, Boswelli dalzielii, Commiphora africana et C. Pedrenculata, Dalbergia melanoxylon, L.microcarpa, Balanites aegyptiaca, Borassus aethiopium, Bombax costatum, Prosopis africana, Anogeissus leicarpus, Vittellaria paradoxa, les plantations d’azadirachta indica, d’Eucalyptus camaldulendis. On peut également signaler l’importance de diverses graminées sur le tapis herbacé de la région (Andropognon gayanus, Cymbogon giganteus, Loudetia SPP). La plaine regorge des zones marécageuses ou inondées possédant une flore particulière.

Faune

Elle est menacée par la pression démographique galopante et les effets de l’urbanisation, des feux de brousse et du surpâturage. La faune présente dans les massifs forestiers et le Mont Tingueling est en voie de disparition. A ce jour, on rencontre quelques rongeurs (rats, lièvres, écureuils) et une faune aviaire (perdrix, pigeons…) peu variée qui font l’objet de chasse dans la zone périurbaine

Milieu humain

Quelques repères historiques de la Commune

La commune de Garoua II a été créée par décret Présidentiel N° 2007/117 du 24 Avril 2007 lors de l’éclatement de la Commune Urbaine à régime spécial de Garoua.

Population

La commune de Garoua II est peuplée d’environ 200 000 habitants, avec une population urbaine estimée à 120 000 habitants contre 80 000 habitants en zone rurale. Les hommes représentent 50,04% et les femmes 49,96%, pour un taux annuel d’accroissement de 2,9%. La taille moyenne du ménage est de 05 personnes et le nombre d’actifs varie de 02 à 03 personnes par ménage.

Ethnies

La population de la commune de Garoua II est cosmopolite. Elle est composée principalement des Peulhs, Fali, Haoussa, Laka, Bata, Sara, Moundang, Guidar, Mboum,

Toupouri, Bororo, Kanouri, NGambaye, Lélé … En plus de ces ethnies, on retrouve également des populations venues du Nigeria voisin, du Mali, du Tchad, du Sénégal et du Niger. La présence de ces derniers dans cette commune est synonyme de paix et de tabilité ce qui traduit le sens de l’hospitalité des populations locales. Les principales langues véhiculaires de la commune sont le Foulfouldé et le Haoussa.

Les religions

Dans le domaine religieux, il existe plusieurs confessions à savoir l’islam, le catholicisme, le protestantisme, et l’animisme. Toutes ces religions possèdent leurs lieux de cultes : mosquées, cathédrales, églises et temples.

Les principales activités économiques

Les activités économiques de la commune sont celles génératrices de revenus notamment le commerce, l’agriculture, l’élevage, le transport, l’artisanat, la transformation des produits des produits agropastoraux …

La principale activité de production de la commune est l’agriculture. La vie économique est animée par deux marchés : le marché central et le marché de Takasko.

Les acteurs de développement

Les principaux acteurs de développement rencontrés dans la commune sont :

- les agriculteurs ;

- les pécheurs ;

- les éleveurs ;

- les commerçants ;

- les transporteurs ;

- les transformateurs des produits agricoles (vendeurs de beignets, de bière locale et autres aliments) et les artisans.

Agriculture

Les principales productions agricoles sont les céréales, les tubercules, les légumes et les fruits : maïs, riz, sorgho, manioc, patates, oignon, …. Le maraîchage et les vergers sont essentiellement pratiqués au bord du fleuve de la Bénoué (NADDERE) et dans les bas-fonds.

Les productions sont gérées de manière rationnelle, c'est-à-dire une partie destinée à la consommation familiale et l’autre partie vendue pour subvenir aux besoins familiaux notamment la scolarité des enfants, l’habillement et la santé.

L’activité agricole génère plusieurs petites activités de revenus avec l’utilisation de la main d’œuvre au début de la production et également au niveau de la vente de cette production.

Les meuniers trouvent également leur compte au moment du décorticage du riz ou du mil.

Toutefois, l’agriculture étant à la base de l’alimentation connait des obstacles pour sa rentabilisation. On enregistre par conséquent de nombreux cas de conflits agropastoraux chaque année dû à l’absence d’un plan de gestion des terres au niveau local qui a favorisé et favorise encore l’occupation et l’utilisation anarchiques de l’espace et de ses ressources.

Ceux-ci sont généralement réglés au niveau local par l’autorité traditionnelle. Rares sont des cas réglés au niveau de la sous-préfecture par des commissions compétentes.

 La sylviculture et l’exploitation forestière

La sylviculture y est peu développée malgré la présence de quelques pépinières privées et des aires boisées.

Dans le sens strict du terme, l’exploitation forestière est une activité inexistante. Cependant, l’exploitation forestière repose essentiellement sur les ligneux notamment du bois mort, du bois issu des défrichements des plantations et/ou du bois issu des coupes abusives pour l’approvisionnement dans l’espace urbain qui se fait par les petits commerçants. Le bois, destiné à la cuisine, à la charpente, à la clôture, au hangar et à l’enclos, est vendu en fagots ou en tas au bord des axes routiers traversant les villages

Elevage et pêche

L’élevage et la pêche sont pratiqués par les populations de la commune et constituent une source importante de revenus. L’activité pastorale est basée sur celui des bovins, caprins, ovins, et porcins. Elle est pratiquée sous deux formes à savoir : La forme intensive qui se caractérise par l’utilisation des clôtures autour des pâturages, des espaces cultivés à côté des habitations et la forme extensive pratiquée par les Bororos qui est leur principale occupation.

En saison des pluies, l’alimentation des animaux est facilement accessible avec la disponibilité des herbes dans les pâturages le long du fleuve de la Bénoué et aux pieds du

Mont Tingueling, mais en saison sèche il devient difficile de nourrir les animaux à cause de la rareté des pâturages. Pour pallier à cette situation, certains éleveurs font le stockage de foin et achètent du tourteau pour nourrir leurs animaux. Cette pratique n’est pas faite par tous les éleveurs. Les Bororos en transhumance s’installent le long des mayos à l’attente du retour des pluies.

La présence du fleuve Bénoué est un atout très important pour la pratique de la pêche. On assiste à la mauvaise gestion des espèces halieutiques avec l’utilisation des matériels de pêche non réglementaires notamment les filets de pêche qui éliminent les petits poisons. Les espèces de poissons les plus vendus dans les marchés locaux sont les carpes, les capitaines, et les silures.

L’élevage et la pêche bien qu’étant des sources importantes de revenus des populations et aussi de la commune, sont mal exploités.

Chasse

Il n’existe pas une activité de chasse légale dans la commune de Garoua II. La chasse pratique est du type traditionnel, conduite par les populations riveraines du Mont Tingueling et/ou du fleuve de la Bénoué. Les techniques utilisées dans cette activité est l’usage des fusils de calibre douze et les petits pièges. Les produits issus de cette activité sont vendus en cachette ou consommés localement.

Artisanat

L’activité artisanale est basée sur la poterie plus précisément la fabrication des canaris, des foyers améliorés dans la zone périurbaine. En milieu urbain, cette activité se caractérise par la fabrication des chaussures, des sacs et des bracelets au niveau du marché central de

Garoua et dans les quartiers (Roumdé-Adjia, Liddiré, Takasko). On rencontre des ateliers artisanaux notamment les forgerons et les sculpteurs.

Avec la fréquentation des touristes dans la région, l’activité touristique est bien exploitée. Elle pourrait constituer une véritable source de revenus pour les populations et également élargira l’assiette fiscale de la commune.

Avec la construction du centre d’exposition des produits artisanaux, cette activité connaitra un essor dans les années à avenir.

Commerce

L’activité commerciale est représentée sous deux formes : Le commerce de gros et le commerce de détail.

Le commerce de gros est une activité contrôlée et concerne la distribution des produits manufacturés, de première nécessité. Elle est dominée par les grands distributeurs

importateurs-exportateurs.

Quant au commerce de détail, cette activité reste non contrôlée et concerne généralement le commerce des produits alimentaires, des produits manufacturés à savoir des pièces de rechange des motos et des véhicules, des matériaux de construction.

La majorité des opérateurs économiques de la commune exercent dans l’informel. Ils exercent leur activité dans les marchés hebdomadaires ou périodiques. Il est difficile de donner un nombre exact de personnes exerçant cette forme d’activité, mais d’après les statistiques de l’administration du travail, le taux du nombre des personnes évoluant dans l’informel serait de 50 à 60% de la population active de la commune.

Les activités commerciales dans la commune sont exercées au niveau du marché central de Garoua, dans les marchés périodiques de Takasko et de Nassarao et aussi dans certains quartiers où il existe des points de vente des produits vivriers répondant aux besoins quotidiens des ménagères par exemple le marché régulier de Roumdé-Adjia et de Poumpoumré.

Industrie

Le potentiel industriel de la commune d’arrondissement de Garoua II est important. Il est perceptible à travers les grandes unités telles que :

- Les Sociétés Anonymes des Brasseries du Cameroun (SABC) ;

- La SITRON S.A.

- Les Boulangeries Sali Baka, LISA, PAIN MAGIC ;

- SAHEL SPRINT.

Services (banque, transport, etc.) et secteur privé

Les prestations des biens et de services offerts par des PME se répartissent dans plusieurs domaines à savoir la télécommunication, le secrétariat informatique, la réparation automobile et la téléphonie mobile, le transport, le transfert et épargne d’argent, la location des voitures… etc.

Plusieurs établissements bancaires et de microfinance sont implantés dans la commune. Il s’agit de la banque d’émission la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), EXPRESS

UNION, EXPRESS EXCHANGE, Crédit Communautaire d’Afrique (CCA), … Hormis la

BEAC, ces établissements ont pour rôle la collecte des épargnes et l’octroi des crédits.

Le secteur du transport est bien représenté dans la commune. Plusieurs agences de voyage sont installées et offrent leurs services aux populations de la commune, notamment dans le transport interurbain. Il s’agit de Star Voyages, Danay Express, Narral Voyage, Mokolo

Express, Afrique Express. A l’intérieur de la ville, le transport est assuré par les motos taxis et les voitures de course qui font la liaison entre l’aéroport et la ville et également la liaison

Garoua-Pitoa et Garoua-Ngong-Lagdo. Enfin, la commune abrite une gare marchandise où stationnent la plus part des camions qui approvisionnent la ville de Garoua en marchandises ainsi que les camions en transit pour le Tchad.

Autres activités économiques

Il existe d’autres types d’acteurs qui interviennent dans le secteur économique. Ils couvrent une gamme d’activités très large, dont les plus importantes sont celles qui concernent l’importation des motos, des vélos, des produits de la mercerie, des appareils électroménagères et électroniques, du carburant et lubrifiants, des engrais, etc.

Principales infrastructures par secteur

Infrastructure routière

Le réseau routier est constitué de deux types de routes : les routes bitumées d’une longueur de 39.5 km et les routes en terre longues de 94.213 km.