COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BEKA

 

Maire  BABBA HAMAYERO

Tél. +237 699 66 08 18

Superficie d’environ 4 000 Km2  

SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE DE BEKA

La commune de Beka est située dans le département du Faro, région du Nord. Elle épouse les contours de l’arrondissement du même nom, et occupe une superficie d’environ 4000 Km2. Elle est limitée au sud par Laro, au Nord par Beka et Karine, à l’Est par la commune de Poli et à L’Ouest par la dorsale qui sépare l’arrondissement à la république fédérale du Nigéria

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE

Le relief

La commune de Beka est une longue plaine bordée d’un côté par l’immense chaîne de montagne (le Mont atlantica). On note aussi la présence d’autres massifs rocheux. Il s’agit de : le massif BALKOSSA et le massif Hosseré BANGLANG

Le climat

Le climat de la commune est de type sahélien de nuance humide. Il est caractérisé par deux saisons bien distinctes.

La saison pluvieuse (Mi-Mai à Mi-Octobre)

La saison sèche (Mi- Octobre à Mi-Mai)

Le climat est fortement influencé par les fleuves Faro et Déo. Les mois les plus pluvieux sont : juillet, Août, Septembre. La pluviométrie moyenne annuelle – relevée à la station pluviométrique de poli- indique une précipitation d’environ 1200mm d’eau. La température moyenne annuelle est d’environ 27°C. La commune est parcourue par les vents de saison sèche appelé harmattan. Les débuts de saison de pluies s’accompagnent d’orages.

La végétation et flore

La végétation la plus rencontrée est la savane arbustive. Ces formations végétales assez ouvertes sont encore à l’état naturel. Ces formations connaissent à des fréquences peu régulières, le passage des feux de brousse. Toutefois, on y rencontre des espèces lianescentes qui témoignent de la faible action anthropique de la végétation. Les espèces les plus courantes sont : Piliostigma thoningii, Vitellaria paradoxa, Anogeissus leocarpus, combretum negricans, annona senegalensis.

La partie sud de la Commune est dominée par la savane arborée. On y rencontre de grands arbres tels que : Borassus aethiopium. La strate herbacée est constituée des espèces telles que Pennisetum Purpererum, Pennisetum Unisetum, Schizachirum sanguineum.

L’hydrographie

Les fleuves Faro et Déo sont pour l’essentiel, les principaux cours d’eau dans la région. Toutefois, un réseau de mayos- à fréquence limitée- se détache de ces cours d’eau pour enrichir le paysage hydrographique de la commune.

Les sols

Les sols de la commune de Beka sont très différenciés. Au nord on rencontre les planosols sur les alluvions fluviatiles. Ces sols occupent la plus grande partie de la commune et reçoivent les alluvions du Faro. Le sud par ailleurs est dominé par les planosols sur grès tandis qu’au pied du mont atlantika on rentre en connaissance des lithosols.

La Faune

L’écosystème de savane qu’offre la commune de Beka, et l’intégration d’une partie de son territoire à la réserve de faune du Faro, donne à la commune un potentiel faunique riche et diversifié. . Le tableau 2 ci-dessous dresse une liste non exhaustive de ces espèces dans l’arrondissement.

Les ressources halieutiques sont les suivantes : les capitaines, les silures, les tilapias et quelques sardines

3.2.7 Unités écologiques

La commune de Beka est à cheval entre le relief de plaine et de plateau. Les principaux écosystèmes rencontrés sont :

- La savane arborée et/ou arbustive ;

- Les galeries forestières ;

- Les plaines inondables ou marécages ;

- La réserve nationale faunique et floristique du faro

LE MILIEU HUMAIN

Histoire

La commune de Beka a été marquée par des vagues de migration ethniques à la recherche des terres fertiles et la conquête de territoire. La commune est subdivisée en trois grands cantons : Beka, Tchamba et Wangaï.

La population est cosmopolite, constituée d’une diversité de groupes ethniques que sont : les Koma, les Tchamba, les Fulbés, les vérés, les batas, les haoussas, les Koutines, les Moumoui et les Bornoua. Il parait utile de signaler la présence des groupements de bororos qui s’engagent déjà vers une sédentarisation, à cause de la disponibilité du pâturage.

Cultures

Les populations de Beka partage un héritage culturel riche et diversifié. Toutefois la religion islamique influence les éléments de cette culture. La hiérarchisation de la société place le lamido à la tête du culte et l’autorité supérieure. Au bas de l’échelle on retrouve les notables, ensuite les lawans ou ardo, les djaouros, et chefs de quartiers, les agriculteurs et enfin les artisans.

Les données démographiques

La population de Beka est composée en majorité d’hommes (60%) au détriment des femmes (40%). 30% d’actifs agricoles ont moins de 25 ans. La commune estime que ces actifs sont évalués à cinq mille six cent quarante cinq (5645) sur une population globale d’environ quarante mille (40 000).

Les religions

Deux principales religions se côtoient dans la commune de Beka. Il s’agit de l’islam et le christianisme. La religion islamique comporte plusieurs adeptes : professant et pratiquant, ce qui amène à l’estimer à environ 85% d’influence dans l’ensemble de la commune. Le christianisme occupe près de 10% d’influence tandis que l’animisme complète la proportion.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

Les activités économiques font référence à : l’agriculture, l’élevage, la pêche. On rencontre toutefois d’autres activités économiques à une échelle moins étendue : le commerce, petit commerce, artisanat, etc.)

L’agriculture

L’agriculture constitue l’activité principale des populations de Beka. Selon les enquêtes de terrain, 98% de la population active pratique de l’agriculture. Cette agriculture s’orientent d’avantage principalement vers les spéculations suivantes : le Maïs, le sorgho, le riz pluvial, l’arachide, le niébé, le mil. En marge de ces cultures dites de référence, il n’en demeure pas moins que l’on y rencontre des spéculations telles que : la canne à sucre, les aubergines, la canne à sucre, les fruitiers (citrons, manguiers, goyaviers, etc..), le manioc, la patate, le sésame, la calebasse, le pénecillaire, etc. .

La taille de la superficie agricole par ménage est fonction de la force de travail. En moyenne un ménage s’investit au cours de l’année sur une superficie d’environ 0,5 ha par an. Les productions obtenues dépendent de : la zone, la technique de production et de capacité de mobilisation du ménage pour le suivi de cette activité.

Notons toutefois l’occurrence des techniques d’utilisation du Pseudo-labour. Cette technique est utilisée par les agriculteurs dont la parcelle présente une biomasse importante à l’état sec. L’opération de préparation consiste à faire un passage par le feu de toute espèce végétale. Les trouaisons effectuées pour le semis recevront les semences.

Les étapes de production sont classiques et s’opèrent de la manière suivante : la préparation du sol, le labour, le semis, l’entretien, le traitement et enfin la récolte. Le conditionnement des récoltes se fait dans les sacs en polyéthylène de 100 kg à 50 kg.

Les outils utilisés pour la production sont : les houes et machettes et haches pour les opérations de préparation de sol, tandis que la charrue, la houe et dans une forte mesure le tracteur agricole pour les opérations de labour. A l’entretien des cultures, la houe, le faux, la machette et le corps butteur sont utilisés. La récolte fait intervenir les équipements telles que la traction asine ou bovine, les porte tout, les brouettes, les engins (motos, bicyclette ou pick-up) et même la tête de l’homme. Les magasins et les greniers constituent les zones de stockage Les possibilités de microcrédits sont inexistences. On observe néanmoins des pratiques de :« prêts conditionnés » que pratiquent les populations venus du Nigéria à l’égard des agriculteurs des localités très environnantes (<10km de la frontière). Cette pratique consiste en la mise en la disposition des intrants à l’agriculteur (semences, engrais et produits phytosanitaires, etc..). Le coût de ces intrants est évalué par les deux parties prenantes. L’emprunteur s’engage envers ce dernier à travers une caution morale pour rembourser l’équivalent argent (en naïra) en équivalent production.

Les pertes de production se rencontrent tant au cours de la production qu’à la conservation. Elles peuvent être dues à :

- Les animaux (moineaux et perdrix) ;

- Les mammifères (boeufs, phacochères, hippopotames, éléphants, singes) ;

- Les vers et chenilles ;

- Les mauvaises herbes ( striga) ;

- Les feux de brousse ;

- Etc….

Les organisations de producteurs à l’instar des GICs légalisés sont peu informées des facilités qu’offrent l’état en matière d’appui aux GICs. Il faut relever que la localité est couverte par le poste agricole située à Touroua.

L’élevage

L’élevage est de type extensif. Les espèces rencontrées sont : les bovins, les petits ruminants, la volaille (canard, poules, pintades), les porcins, les asins, les canins, les félins et les équins. Les rives et le lit des fleuves Faro et Déo constituent un potentiel pour le pâturage des bovins, les petits ruminants les équins et asins. Cette disponibilité est également faite par le biais du stockage du foin en période de soudure. Le fourrage constituée est définit ici comme les herbes, les résidus de récoltes (riz, arachide, mil, maïs, etc..), les feuilles et branchages des espèces ligneuses (figuiers) ou des espèces fourragères.

Les maladies rencontrées concernent notamment : la pneumonie contagieuse bovine, le charbon bactérien.

La pêche

Les fleuves Faro et Déo se prêtent à la pêche. Les techniques de pêche sont très artisanales, et nombreux sont les pêcheurs qui se livrent à une pratique contraire à la réglementation. En effet, les techniques telles que celles du Taro ou l’épervier sont très utilisées. D’autres techniques telles que celle à la ligne, à la nasse et au barrage existent. Cette pêche se pratique par les sambas et batas qui habitent le long des cours d’eaux Faro et déo. A côté de cette ethnie traditionnelle de pêcheurs, il faut ajouter les Haoussas qui viennent de Sokoto au Nigéria. Les espèces collectées sont : les tilapias, les carpes, les silures et les capitaines.

Autres activités économiques

Le commerce est pratiqué dans les marchés périodiques que sont : Beka-ville, Karine, Pomla, Tchamba, Camp-faro, Ndingtinring, Dorba, Kassala-Voma, Aoudi, Wangaï, Komboro, Guédé, Mouguini, Koubi, Natirdé. On retrouve aussi ce mécanisme d’échange dans les boutiques disséminés dans les grands centres qui tiennent lieux de chef de canton : Beka – ville, Tchamba et Wangaï. Les marchés qualifiés de frontaliers sont au nombre de deux (02), à savoir : Beka-ville et Koubi. Les produits vendus sont installés à même le sol. Les hangars sont pour la plupart construit en paille, supportés par les piquets. Les produits vendus sont les produits manufacturés (80% proviennent du Nigéria, 20% du Cameroun) et les produits agricoles. Les commerçants nigérians sont les principaux acheteurs des produits. Parmi les produits agrosylvopastoraux et halieutiques, on recense : le riz, le maïs, la patate, le manioc, l’igname, les fruits et légumes, la canne à sucre, les calebasses, le mil, le bétail, le poisson (fumé et frais), le tamarin, les produits traditionnels, les huiles médicinales (karité, oliviers, etc…).

En marge des produits cités ci-dessous, on distingue

L’artisanat utilitaire : pots et vases en argile pour la conservation de l’eau,

La vente de bière locale, dénommée « Bili Bili » et « Bahlon »;

Les activités du circuit informel (vente de carburant, vente de produits de boulangerie, cafétéria, etc..)