COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NKONDJOCK

  Maire  MANGA Jean Marie

Créée par décret n° 69/588 du 29/10/1969

Nombre de conseillers 25

Localisation géographique de la commune

La commune de Nkondjock fait partie des 04 communes que compte le Département du Nkam, Région du Littoral, Cameroun. Elle a été créée en 1970, de la scission de celle du Nord Makombé, suite au décret n° 69/588 du 29/10/1969 érigeant cet ancien poste administratif en Arrondissement. Cette commune s’étend sur une superficie d’environ 2000 m2 recouvrant 50 villages répartie en villages autochtones (24), villages pionniers (17) et quartiers (9) de l’espace urbain. Elle est limitée au Nord par l’Arrondissement de Ndobian, au Sud par l’Arrondissement de Yabassi, à l’Est par le Nord Makombé et à l’Ouest par l’Arrondissement de Baré-Bakem.

Milieu biophysique

Climat

Le climat dans l’Arrondissement de Nkondjock est de type équatorial (ou tropical humide) uni modal avec deux saisons : une courte saison sèche (de novembre à mars) et une longue saison de pluie (de mars à novembre). La température moyenne annuelle se situe entre 22 et 28°C. Les précipitations annuelles oscillent entre 1800 et 2000 mm.

Sols

Les sols de la commune sont meubles et bruns caillouteux ou ocre par endroit, puis latéritiques jaunes vers les sommets de collines et plateaux à dominance argilo-volcaniques sur d’autres. Dans les zones de bas-fonds ils sont hydro-morphes, riches en humus et favorables à la pratique des cultures vivrières et maraîchères. Les terres agricoles sont le plus rencontrées hors du périmètre urbain. Celles-ci ont un niveau de fertilité variable, mais dans l’ensemble elles sont jugées naturellement généreuses malgré l’utilisation des engrais observée par endroit sur le territoire communal.

Relief

Le relief sur le territoire communal est quant à lui accidenté. Il résulte d’une succession de collines aux allures de montagnes, jonchées de plateaux mais aussi des micro-plaines dont les altitudes moyennes minimales et maximales sont de l’ordre de 200 m et 700 m respectivement.

Hydrographie

A l’exception des fleuves Nkam et Makombè qui sillonnent en partie le territoire communal, le reseau hydographique de la commune est constitué de en majorité des cours d’eau saisoniers tel que Mandia, Ntoro, Milé Abiyam, Mahè et Malè. L’espace urbain est arrosée de plusieurs petits cours d’eau à usage domestique dont kanya’a, dirop, jhoasem, lipbo, feubeu, forgeron à Mbéma.

Flore et végétation

La flore de la commune de Nkondjock présente à plus de 80% un paysage de forêt secondaire renfermant plusieurs espèces d’arbres (le Bubinga, l’Iroko, le Fraké, le Bilinga, le moabi, le Moubingui, l’Atui, l’Azobé, le Funtoumia), représentées dans tous les villages et en majorité dans la partie Sud et Ouest. Le reste du domaine végétal communal étant constitué de savane arbustive et herbacée, et de plantes agricoles cultivées aussi bien pérennes (le cacao, le café, la banane-plantain, les palmiers à huile et les cocotiers) que vivrières (maïs, le haricot, le soja, le manioc, les arachides, le concombre). Les peuplements végétaux de raphias et les cultures maraîchères disséminés sur le territoire communal, se retrouvent le long des cours d’eau et dans les dépressions humides.

Faune

La faune dans la commune de Nkondjock est composée d’espèces variées intégrant les mammifères, les reptiles, les oiseaux et les batraciens. Parmi le grand et le petit gibier, ceux le plus rencontrés sont entre autres : le sanglier, la biche, le lièvre, l’éléphant, le buffle, l’hérisson, le chat tigre, la civette, le crocodile, le perroquet, le varan, le pangolin, les céphalophes, l’antilope, le porc-épic, etc. Cependant, malgré l’existence du poste forestier et de chasse dans l’arrondissement, ces espèces autrefois abondantes sont menacées d’extinction à cause de la forte pression humaine sur les ressources forestières communales et notamment la chasse permanente abusive pratiquée pour combler la demande en viande des populations riveraines et celles provenant des villes voisines (Bafang, Yabassi et Douala). La disparition de la forêt, la chasse abusive et l’utilisation des armes prohibées sur le territoire ont entraîné la perte de certaines espèces. On note toutefois l’existence du gibier très prisé mais assez rare sur le marché tel que le pangolin, le hérisson et le singe.

Milieu humain

Repères historiques de la commune

L’histoire orale rapporte que l’espace géographique de l’actuelle commune de Nkondjock fût une vaste étendue de forêt vierge et de terres agricoles inhabitées dénommé Mbang. Ce dernier avait alors pour limite au Sud avec les Bassa de Yabassi, le cours d’eau Mahé. Le fondateur de ce grand village dont les ancêtres furent des Log-mpo’o originaires de Ngoglitouba., avait pour nom Mbang. Pour des raisons de mariage, Mbang fit son arrivée dans ce village éponyme et eut des descendants qui une fois adultes, s’installèrent chacun sur des terres qui portèrent leurs noms de famille et constituèrent plus tard des villages individualisés. Le nom Nkondjock vient du mot élong zock qui signifie « village des éléphants » en langue Mbang et ce en référence à cette zone où autrefois abondaient des éléphants. Suite à l’arrêté n° 616 du 31/10/1952, le poste administratif de Nkondjock est créé, avec à sa tête Monsieur LANDRY Michel. Alors naquit le projet de création d’une aviation pour le ravitaillement de Nkondjock encore désenclavé. C’est l’amorce d’un véritable changement du paysage géographique. Mais ce projet qui était localisé tout près de l’actuel site abritant la centrale électrique d’AES/Sonel connut un échec. Monsieur LANDRY quant à lui, n’eût qu’un an de règne et ses successeurs furent Messieurs GIREAUD Georges (1953-1954) et BROUTOT Jean (1955-1957). A cette même époque pré indépendance, des maquisards venus des régions Bamiléké tentent de s’accaparer des terres de cette localité. Mais il eût une résistance des autochtones. Et par la suite, un contingent d’hommes de l’armée envoyé par l’administration en place réussit à repousser les maquisards et une sorte de paix et stabilité s’installa. En 1962, Monsieur EYENGUE Hans Roger digne fils de la tribu des Diboum est nommé comme administrateur du District de Nkondjock. Sous cette nouvelle ère, va naître le projet de création de la route Bafang-Nkondjock-Yabassi plus connu sous le nom « opération Yabassi – Bafang ». C’est cette opération qui suscita le deplacement du chef d’Etat du Cameroun feu S.E. HAMADOU Ahidjo dans cette zone à fort potentiel agricole et forestier en 1967. A la faveur du Décret n° 69/588 du 29/10/1969 le District de Nkondjock est érigé en Arrondissement. Une politique gouvernementale est alors mise sur pied pour inciter les populations à s’installer sur les terres fertiles de Nkondjock. Celle-ci consistait en une dotation individuelle de 4 ha de parcelle agricole et 2 ha de parcelle d’habitation, le tout ajouté à 5 années d’exonération d’impôts. C’est dans cette perspective qu’arrivent des allogènes venus pour la plupart de la région de l’Ouest Cameroun. Cette population allogène en croissance va constituer des villages pionniers au sein desquels, des Présidents de comité de direction seront nommés par l’administrateur en place avec rang et prérogative de chef de village. En raison de l’explosion démographique, le gouvernement camerounais crée la Société de Développement du Nkam (SODENKAM) qui sera en charge du développement social et infrastructurel de base de la localité jusqu’à sa fermeture en 1989. A sa création, la commune de Nkondjock eut comme maire nommé, Monsieur DJAMOU Pierre Théophile. A celui-ci, succèderont d’autres maires nommés et c’est en 1985 que cette collectivité locale a son tout premier maire élu en la personne de KINGUE Jean Victor. Il décède en activité et Monsieur MANKOLLO Samuel alors 1er adjoint assure l’intérim entre 1994 et 1995, avant de passer le témoin à Monsieur KINGUE Simon (actuel maire) aux élections de 1996.

Taille et structure de la population

Selon le recensement du BUCREP (2005) publié en 2010, la population de la commune de Nkondjock est estimée à 17428 habitants repartie sur 2000 km2, soit une densité de 8,7 habitants au km2. La frange masculine représente 50,9%. Le constat est le même dans l’espace urbain à savoir une légère domination du sexe masculin (52,2%) et ce pour une population urbaine estimée à 3676 habitants répartie dans neuf quartiers. Cette population de la commune est estimée aujourd’hui, selon les résultats de l’enquête Diagnostic Participatif Niveau Village (DPNV) à environ 26269 habitants dont 4640 dans l’espace urbain. De cette population communale, les adultes et les jeunes représentent 66% et 34% respectivement. Dans la tranche adulte, les femmes et hommes ont respectivement un pourcentage de 55% et 45%. Et de façon générale on a 36% de femmes, 30% d’hommes, 21% de jeunes de moins de 16 ans et 13% de jeunes de moins de 5 ans. La population vulnérable de la commune de Nkondjock est dominée par les handicapés (570). Outre cette catégorie de personnes vulnérables présentes sur le territoire communal, l’on rencontre aussi les personnes du troisième âge ou vieillards (720), les orphelins (1170), les veuves (707) et les filles mères (598). Cette population vulnérable mène diverses activités à avoir l’agriculture, l’élevage, le petit commerce, couture, restauration, call box.

Groupes ethniques

Les deux ethnies autochtones dans la commune de Nkondjock sont celles qui forment les cantons Mbang et Badem. Elles cohabitent pacifiquement et en toute harmonie dans cet espace géographique avec non seulement des allogènes tels que les Diboum, les Bassa, les Bakoua, les Mbiam, les Moya, les tongo les Bamiléké, les Béti, les Djakiri, les Woum, les Metah, les Haoussas, mais aussi des expatriés (Nigeriens et Maliens). Ces allogènes se sont installés ici pour des raisons diverses : la pratique des activités agropastorales, la pratique du commerce, l’exercice des fonctions administratives et le mariage.

Religion

Plusieurs obédiences religieuses ont droit de cité dans la commune de Nkondjock. Il s’agit : des Catholiques, des Evangéliques (EEC), des Baptistes (UEBC), des Apostoliques, des islamistes (Musulmans) et des églises reformées (vraie église de Dieu, plein évangile, église du 7ième jour, témoins de jehovah). De même, plusieurs partis politiques représentés à l’assemblée nationale sont également présents sur le sol de Nkondjock à savoir le RDPC, le SDF, l’UPC, le MDP et le MP.

Principales activités économiques

Les principales activités économiques de la commune se réduisent en l’agriculture, l’élevage, le commerce, l’exploitation des produits forestiers, l’exploitation artisanale des carrières, l’artisanat, et le transport.

Principales infrastructures par secteur

Postes et télécommunication

La commune de Nkondjock compte un Bureau des postes fonctionnel, 02 antennes d’accès aux réseaux téléphoniques MTN et Orange et 01 Centre Polyvalent Numérique d’Accès (CPNA) construit et équipé mais non fonctionnel. Malgré l’absence de l’opérateur de téléphonie Camtel, on note une couverture moyenne en téléphonie mobile MTN et Orange qui est acceptable (environ 100% dans l’espace urbain et 22% dans les villages). Et au-delà de l’insuffisance en personnels au Bureau des postes, on remarque de façon générale un très faible accès aux NTIC même si le lycée bilingue dispose d’une connexion internet.

Communication

Sur le territoire communal de Nkondjock, émettent des radios communautaires (Bafang et Baré- Bakem), la radio nationale (CRTV) y compris sa station régionale littoral, ainsi que des radios internationales (Africa N°1, RFI, etc.). L’on peut noter en outre la présence des bouquets privés qui captent sur signal libre des chaînes de télévisions nationales (Canal 2 international, CRTV…) et internationales. Par ailleurs, l’on observe dans certains villages l’utilisation des tam tams et cloches comme moyens de communication. Cependant, la commune de Nkondjock reste affectée par l’absence de radio communautaire et de couverture en presse écrite. Tout comme son réseau d’information est perturbé car elle est desservie par les pylônes de Yabassi et Bakou.

Infrastructures routières

La commune est traversée par la provinciale N°15 (Bafang-Nkondjock-Yabassi) long de 147 Km et qui est la porte d’entrée/sortie de la région du Littoral vers celle de l’Ouest. On dénombre en outre 6 pistes de collecte en terre qui sont en travaux d’aménagement par des entreprises sous-traitantes (FOKOU, CETP, SEMIC BTP SAR), 13 dessertes rurales, 04 barrières de pluie, un réseau de pistes en terre de la voirie urbaine et un réseau de pistes et sentiers dans les villages. Les principales entraves dans ce secteur sont la difficulté d’accès et de circulation dans la commune due à l’impraticabilité des routes en saison de pluie, aux nombreux ouvrages d’art (ponts, ponceaux, rigoles, etc.) non construits sur le réseau routier communal et à l’absence de route bitumée reliant la commune au chef-lieu du département ou encore aux autres Arrondissements (Bakou, Yabassi, Nord-Makombé, Baré et Yingui).

Hydraulique

Les ouvrages hydrauliques existant sur le territoire communal ne concernent nullement la Camerounaise Des Eaux (CDE). Par contre, la commune de Nkondjock compte sur son territoire 03 réseaux d’adduction en eau SCANWATER avec châteaux tous non fonctionnels, 07 forages dont 03 non fonctionnels, 07 puits dont 04 sont non fonctionnels (abandonnés) et 04 sources gravitaires dans l’espace urbain dont 03 sont aménagées. En dépit des efforts fournis par la municipalité pour la réalisation des forages, des puits et des systèmes d’adduction en eau potable, le problème d’approvisionnement en eau potable reste crucial et de toute primauté. Pour ce qui est des ouvrages non fonctionnels, cas des SCANWATER de Sohock, Benga1 et Matoubé ; des puits de Manguélé, Benga1 et Ndocksamba ; et des forages de Ndocktiba et Bindjen 9ième, leur disfonctionnement est due à l’absence des comités de gestion lors de leur mise en place. Dans les villages, les populations se contentent d’utiliser l’eau des marigots et des sources non aménagées dont la qualité est douteuse les exposant ainsi aux maladies hydriques.

Electrification

L’espace urbain communal de Nkondjock compte 01 bureau AES/Sonel et 01 mini centrale électrique alimentée par deux moteurs. Il bénéficie du réseau électrique AES/Sonel caractérisé par son extension limitée et une insuffisance en transformateurs qui occasionne la mauvaise qualité de l’énergie électrique fournie (baisse de tension) et les coupures intempestives d’énergie électrique. Dans la zone rurale, un seul village (Malé bis) est partiellement approvisionné en énergie électrique conventionnelle. Le reste ne bénéficie d’aucune source d’énergie électrique à l’exception des groupes électrogènes (à essence ou pétrole) et des lampes tempêtes.

Elevage

La commune compte une délégation d’arrondissement pour le MINEPIA (DAEPIA), 01 étang piscicole moderne à Sohock financé par le PDRBA M-N, 02 points de vente en intrants d’élevage dans l’espace urbain qui sont pauvres en produits. L’on note aussi des enclos pour porciculture et des minis fermes avicoles dans plusieurs villages de la commune. Les difficultés ici demeurent l’absence de provenderie/dépôt d’aliments d’élevage, le manque de pharmacie vétérinaire, l’éloignement et la faible promotion des centres d’alevinage et des centres d’approvisionnement en races améliorées, et l’exiguïté et la pauvreté des surfaces de pâturables.

Infrastructures de tourisme et loisirs

En ce qui concerne les structures d’accueil/hôtelières, de restauration et de détente, on dénombre dans la commune 06 auberges, 01 centre d’accueil pour touristes, 03 bars dancing 12 restaurants. Pour ce qui est des sites touristiques, la commune dispose de 11 grottes recensées, 02 bassins d’accumulation à grand potentiel à Toumbassala (600 m2) et Bébondo (225 m2), 06 chutes dont les deux plus importantes se trouvent à Malè1 et Ndocktiba. Cependant aucun site touristique n’est aménagé tout comme la commune reste affectée par la faible capacité d’accueil des établissements touristiques.

Infrastructures marchandes et structures de stockage

Le secteur du commerce se caractérise deux types de marchés : permanents et periodiques. Dans le premier type on en dénombre les marchés de Mbéma (les samedis) au centre urbain, de Sohock (les mardis), de Bidjen 9ième/Ndockban (les jeudis), Ndocktiba (les vendredis), Tam (les jeudis) et Ndockban 2. Le second type concerne les marchés de Matoubé, Madip, Mabombé, Kouedjou, Ndocksamba, Didipé et Ndockiti/Abinyam. Un seul (marché de Mbéma) est construit et électrifié le reste étant des marchés modestes avec quelques boutiques permanentes seulement. De tous ces marchés, aucun ne dispose de chambre froide, de système de gestion des ordures, de toilettes publiques encore moins de véritable hangar moderne digne de ce nom. En outre, la commune compte 08 magasins à forte capacité de stockage à Matoubé, Madip, Mabombé (02), Sohock, Kouedjou, Ndockiti/Abinyam et Ndocksamba.

Les infrastructures socio-éducatives

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le Secteur de l’éducation et de la santé.

Affaires sociales

En matière d’infrastructures psychosociales, 16 villages seulement disposent chacun d’un foyer communautaire dans la commune. A ces foyers non aménagés et non équipés pour la plupart, il convient d’ajouter comme infrastructures sociales 01 mini musée traditionnel à Nkongmalang, 01 bureau de l’association des handicapés de Nkondjock (non légalisée), dénommée AHANDJOCK ayant 9 présidents de blocs dans l’espace urbain communal, 01 bureau de l’association des jeunes handicapés de Nkondjock dénommée AJHANJOCK et 03 centres d’état civil à Benga1, Nkakè et Sohock.

Agriculture

Dans le secteur de l’agriculture, la commune compte 01 délégation d’arrondissement d’agriculture, 05 bureaux de postes agricoles, des bâtiments pour GIC, UGIC et FGIC, 01 Centre de Formation en Entreprenariat Rural (CEFER), 05 points de vente des intrants agricoles dans l’espace urbain de la commune, 01 site expérimental de multiplication des plants de cacaoyers et caféiers du FODECC (Mbéma). Ce secteur mérite une attention particulière car il demeure le socle de l’économie de la commune. Pour se faire, il nécessite l’affectation du personnel à la délégation d’arrondissement ainsi qu’aux postes agricoles sans oublier la construction des bâtiments abritant ces derniers.

Espaces verts et environnement

A l’exception des espaces verts localisés devant le bâtiment siège de la Mairie (environ 400 m2) et au lycée de Sohock, on note la quasi absence de cet aménagement dans la Commune de Nkondjock. Bien que disposant d’un fort potentiel de couverture végétale, la commune se trouve limitée dans ce secteur par l’insuffisance de clubs des amis de la nature, l’absence des bacs à ordure, des toilettes publiques, d’un système de collecte et d’un site de décharge des déchets urbain.

Sports et éducation physique

Sur le plan sportif, la ville de Nkondjock dispose d’un terrain municipal de football non aménagé. Ce déficit est comblé par la présence des aires de jeu dans les écoles et établissements de la commune même si ces dernières sont également non aménagées.

Administration territoriale et maintien de l’ordre

On dénombre dans la Commune de Nkondjock, quelques services administratifs à compétence dans l’Arrondissement. Bien que ses services ne soient tous représentés, l’urgence demeure la création d’un cimetière municipal, d’un commissariat de sécurité publique et d’une délégation de promotion de la femme et de la famille.

Principales potentialités et ressources de la commune

Les potentialités et ressources du milieu biophysique

Le premier atout indéniable est la situation géographique sur la provinciale n°15 (Yabassi – Nkondjock – Bafang) qui constitue une porte d’entrée/sortie de la région du littoral vers celle de l’Ouest. En outre, le milieu biophysique de Nkondjock regorge de nombreuses potentialités. En effet, les caractéristiques pédoclimatiques et la disponibilité des terres à fertilité moyenne militent en faveur du développement des activités agricoles, pastorales et piscicoles. Le relief et le régime hydrographique de cette localité sont également des véritables atouts en ce sens qu’ils offrent non seulement un paysage touristique splendide mais aussi un potentiel de production hydroélectrique et de captage. Les essences d’arbres forestiers, les espèces arbustives, les raphias, les plantes médicinales et herbacées de même que la flore et faune qu’on y rencontre servent à divers usages. La diversité biologique quant à elle se trouve conservée par les forêts disséminées sur le territoire communal. A ces atouts, il faudrait ajouter les diverses ressources minières dont la plus importante reste le rocher touristique d’environ 2 km à Ngoman2/Ndocksamba car pouvant faire l’objet d’une exploitation industrielle.

Potentialités et ressources du milieu socio-économique

La commune de Nkondjock jouit d’un potentiel socio-économique considérable. Le dynamisme de la population est visible à travers les diverses activités économiques qu’elle exerce. Aussi, le brassage interethnique observé ainsi que la structure de l’organisation sociale sont une source potentielle d’investissement, d’innovations et de développement. L’agriculture et l’élevage sont diversifiés avec d’une part, l’agriculture d’exportation (de rente), l’agriculture vivrière et maraîchère, et d’autre part l’élevage des petits ruminants (ovins et caprins) des porcins et des oiseaux (l’aviculture). Cela procure aux populations des aliments, des revenus et de la matière première. De plus, les activités programmées par la commune notamment dans les secteurs hydraulique, scolaire, routier et d’électrification viendront davantage booster le développement local. La presence de la faune (mammifères, reptiles, oiseux et batraciens), des essences forestières forestières (le Bubinga, l’Iroko, le Fraké, le Padouck, l’Ayous, le Bilinga, le sapelli, le Tali) ainsi que les produits forestiers non ligneux offre un potentiel non négligeable à la commune. La vente des produits agropastoraux et manufacturés issus des producteurs locaux et étrangers, constitue également un atout majeur pour le commerce. La présence de certains opérateurs bancaires, du petit commerce, de l’hébergement et d’autres services du secteur informel vient enrichir le potentiel économique de la commune de Nkondjock.