COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NDOBIAN

  Maire   BETAMBO Daniel Fidèle

Créée le le 22 Juillet 1995

Superficie de 534 km2   

Localisation géographique de la commune

Limitée au Nord par Bana, à l’Ouest par Nkondjock, à l’Est par Bazou et au Sud par Yingui, l’Arrondissement du Nord- Makombé est relié à Yabassi, son Chef-lieu de Département, par une route carrossable, de praticabilité saisonnière, longue de 120 km; et se trouve à 14 km de Ndog Samba, sur l’axe central non bitumé Yabassi-Bafang. Il couvre une superficie de 534 km2 et est constitué d’un ensemble de 30 localités3. Soit un espace urbain, 20 villages planifiables, 05 très faiblement peuplés, et 04 inhabités.

Milieu biophysique

Le climat de l’Arrondissement du Nord- Makombé est de type équatorial avec quatre (04) saisons: deux (02) sèches, d’octobre à janvier et de février à mars; et deux (02) de pluies, de juin à septembre et d’avril à mai. Les précipitations annuelles oscillent entre 1500 et 2000 mm. Les températures sont comprises entre 23° et 25°C. On observe toutefois, en saisons de pluies, des perturbations marquées par des augmentations de températures entrainant un début «prématuré» des pluies et leur arrêt brusque. Les perturbations dérèglent le calendrier agricole et ont une forte incidence sur le rendement agricole. Il est accidenté avec des collines à pentes très abruptes (3-5°) qui débouchent généralement sur un cours d’eau. Au sommet de certaines collines on retrouve des surfaces planes. On y rencontre également quelques vallées et plaines. L’altitude moyenne est de 940 m. le point le plus bas se situe à 208 m à l’entrée du village Tongo sur la rivière Melanie. Le point le plus haut se trouve au Nord Est à 1672 m. L’Arrondissement du Nord -Makombé est un plateau orienté Nord Est- Sud-Ouest. L’Arrondissement du Nord- Makombé est drainé par de nombreux cours d’eau d’importance variable. Les principaux sont: Makombé, Dihep et Mahou. Le plus représentatif de par sa longueur et son débit est le fleuve Makombe qui prête son nom à tout l’Arrondissement. Les cours d’eau secondaires sont Lepkouk, Madipi, Tinligué, Mbétem, Mikouda, Missim et Mindjadjou qui se jettent dans les principaux cours d’eau du Nord- Makombé. Ils sont riches en espèces halieutiques: carpe, sardine, silure. Les sols de l’Arrondissement du Nord- Makombé sont à dominance sablo argileux influencés par la très forte présence des pierres. Ils bénéficient de la dégradation des roches et du drainage des éléments nutritifs des sommets vers la base des collines, entrainant leur fertilité. Les sols sont cependant peu profonds et exposés à l’érosion hydrique. La région est dominée par des forêts primaires de type équatorial humide. Il existe des parties ayant déjà subi l’action de l’homme. On observe une alternance des plantations de palmier à huile, des cacaoyers, de caféiers avec des espaces laissés en jachère ou en friche. Les formations végétales herbeuses rencontrées sur jachère et friche sont dominées par le Chromoleama odorata, l’Imperata cylindrica, les mimosacées et les marantacées. La forêt est assez riche. Les principales essences répertoriées sont Iroko, Okan, Sapeli, Kossipo, Ayous, Bubinga ,Movingui, Tali, Fraké, Azobé, Baobab, Bibolo, Ebene. Elle est aussi le domaine des produits forestiers non ligneux tels que le Mango sauvage, le éru, le djansang, les chenilles, les larves de annetons, les escargots etc. Par ailleurs, l’ANM dispose d’aires protégées. Il s’agit des Forêts sacrées à Kong Bakoua, et Fanda; et la Forêt Communautaire de Milombé. Du fait de la présence des zones de forêt vierge, l’Arrondissement du Nord Makombé est relativement riche en ressources fauniques. Les espèces les plus rencontrées sont les rongeurs, les singes, les reptiles, les antilopes, biches, les gorilles, les chimpanzés, les crocodiles, etc. L’avifaune est représentée par les toucans, les calaos, les éperviers, les perdrix. Il s’agit de Ndobian, espace urbain, des villages habités (Bangopé, Behack, Djoue Mouma, Ndokollo, Ndotto 1, Ndotto 2, Ndotto3, Ndotto Kwakwack, Djongo, Ndoyem, Kong Bakoua, Milombé, Ngoma Bakoua, Tongo, Fanda, Mbiam, Moya, Diki, Ndottorong, et Ndoulah) des villages non planifiables (Balam, Ndobarring, Ndosson, Boba, et Mangok) et des villages inhabités (Ndoudoung, Baba, Songong et Koumbi).

Milieu humain

Quelques repères historiques

Erigée en Commune, le 22 Juillet 1995, la Commune de Ndobian est parmi les plus jeunes communes du pays. Avant cette date, la bourgade Ndobian était le Chef-lieu du District de l’Arrondissement de Nkondjock. Par la suite, elle est devenue le Chef-lieu d’Arrondissement du Nord Makombé. En fait, la situation résulte des multiples instabilités qu’a connues la localité. Il s’agit du maquis, et des guerres tribales.

Population: Taille, composition et structure de la population

La population totale de l’Arrondissement du Nord Makombé est estimée à 9037 habitants, dont 4829 femmes, 2497 jeunes de moins de 16 ans, et 825 enfants de moins de 5 ans. Elle vit majoritairement en bordure de routes. De temps en temps, elle retourne dans les terres qu’elle occupait avant la construction des routes. 3 localités (Ndobian, Bangopé et Mbiam) concentrent 53,60 % de la population totale de l’Arrondissement du Nord MAkombé. L’espace urbain (Ndobian), avec 27,55 % est la localité la plus peuplée. Il ressort de là que les populations quittent les villages pour la ville. Le milieu urbain (Ndobian) compte 1051 jeunes de moins de 16 ans.

Groupes ethniques et relations interethniques

On retrouve les ethnies Didom (4452); Moya (2223), Mbang (796), Mbiam (544), Bamileké (488), Anglophone (341), Autres (193). Elles entretiennent des relations entre elles, principalement le mariage, lorsque le lien de parenté n’est pas établi entre les futurs époux. Le tissu social du village se caractérise par le lien de solidarité.

Religion

Le Christianisme est l’unique religion pratiquée avec plusieurs obédiences dont les principales sont les Catholiques et les Protestants. Il faut néanmoins noter que les populations de l’Arrondissement du Nord Makombé n’adhèrent pas beaucoup aux religions. D’où l’état de délabrement des maisons de culte.

Principales activités économiques

Agriculture

Elle est essentiellement vivrière et concerne le plantain, le manioc, le maïs, le macabo, arachide et la patate douce. Le secteur concentre 6618 actifs, dont 2441 en milieu urbain. Les cultures maraîchères sont de plus en plus sollicitées par les populations. Le café, le palmier à l’huile et dans une moindre mesure, le cacao constituent l’essentiel des cultures de rente. Le brûlis est la technique là est la plus utilisée.

Elevage

On dénombre 1211 éleveurs, 455 se retrouvent en milieu urbain. Les espèces concernées sont le mouton (1560), la chèvre (1500), le porc (800), le poulet (1550). L’élevage se caractérise par la divagation des bêtes et les petits effectifs du fait de la prolifération des maladies4.

Pêche

Au nombre total de 297, dont 50 en milieu urbain, les pêcheurs exercent leur activité dans la Makombé, Dihep, Mahou, Birourou, Mikamissem, Nsombil, et Lepkouk. Les moyens utilisés sont la nasse, la ligne et le filet. Les principales espèces prélevées sont la gallone, la silure, la sardine et la carpe. Les acteurs ne reçoivent pas d’appui.

Chasse

Elle est pratiquée de manière anarchique avec des fusils ou à l’aide des pièges. L’antilope, la biche, le crocodile, autrefois très présentes, sont les espèces les plus frisées.

4 Alors que la peste porcine africaine réduit considérablement la taille des troupeaux, et que, de la divagation des bêtes, résultent de nombreux conflits avec le voisinage, l’absence et/ou le faible niveau d’encadrement des éleveurs entrainent la pénibilité du décollage dudit secteur.

Exploitation forestière

Pratiquée par des propriétaires de tronçonneuses dans des zones à relief relativement monotone à une distance inférieure à 2 km des villages, elle consiste à la coupe des bois de chauffe et d’œuvre. Les bois débités sont écoulés pour l’essentiel dans les marchés de Bazou, et Banganté. Le reste sert à la construction.

Collecte des produits forestiers non ligneux

Les produits forestiers non ligneux sont le djansan, le eru, le Mango, le poivre que les communautés villageoises de la Commune de Ndobian ramassent de façon occasionnelle.

Industrie

Elle est minière, agroalimentaire et forestière. La première concerne le prélèvement sable le long des cours d’eau, ou à proximité. La seconde est l’exploitation du palmier à huile. Il ‘agit des exploitants isolés et de la Société de palmeraies à Tongo (SOPALTO) qui exerce dans la transformation du palmier à huile et la fabrication de savon. La troisième se concentre dans la zone sud avec la réserve forestière de Milombé.

Artisanat

L’activité artisanale reste embryonnaire avec la fabrication des hottes, des paniers, des mortiers, des pilons. Le secteur s’annonce porteur et mérite d’être organisé.

Echanges

L’activité commerciale est peu développée dans les communautés villageoises. Toutefois, on note la vente de la banane plantain, du manioc, du macabo, du mais, du cacao et du café par les agriculteurs; et celle des produits de première nécessité comme le savon, l’huile raffinée, le pétrole, etc. par les commerçants détaillants. Les échanges sont possibles grâce au transport par pick-up.

Mode de vie

Mobilité de la population

Les déplacements se font à pied jusqu’aux villages voisins où l’on peut emprunter une moto ou une voiture. Les jeunes quant à eux se déplacent plus pour des raisons scolaires et de recherche d’emplois. Les migrations sont de deux (02) ordres: à l’intérieur de l’espace communal, et vers l’extérieur. Les destinations vers l’extérieur sont pratiquement les mêmes dans tout le Nord Makombé à savoir: Bazou, Bafang, Banganté, Bakou, Nkondjock, Nkongsamba, Yaoundé et Douala.

Système d’entraide

Le nombre moyen de membre par association dans l’Arrondissement du Nord Makombé est de 29 personnes. Mbiam est la localité qui a le plus grand nombre d’association (12) et l’effectif de membre le plus élevé (396). Ndotto III a le nombre moyen de membres par association le plus élevé (55). Il reste que les points communs de toutes ces associations sont leur nature (tontines, GIC) et le manque d’appui.

Habitat

Il est de type linéaire. Les constructions sont faites en terre battue, en planche, avec des toitures en tôles et en feuilles de raphia. On y retrouve quelques maisons en matériaux définitifs. Les cases ont la forme rectangulaire.

Système foncier

La terre appartient aux familles. Les modes d’acquisition sont l’héritage, le don et legs et l’achat. Les éventuels conflits y relatifs sont gérés par la chefferie.

Les Infrastructures socio-éducatives

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le Secteur de la santé et de l’éducation.

Eau et énergie

Eau

Un total de 43 points dont 19 forages, 2 puits, 1 château, 4 adductions d’eau et 18 sources. Soit une moyenne de 2 points d’eau par localité habitée.

Electricité

08 localités sur 21 sont connectées au réseau AES Sonel. Il s’agit de Mbiam, Bangopé, Kong Bakoua, Moya, Tongo, Milombé, Fanda, et Ndobian. Les 5 citées en premier disposent de branchements opérationnels. Milombé et Fanda ont des branchements non connectés. Le branchement de Ndobian, n’est pas fonctionnel du fait d’une panne de transformateur. A ce jour, les poteaux tombent du fait de l’usure, et les câbles trainent à même le sol.

Travaux publics

Un total de 28 buses et 10 ponts manquant a été recensé, dans l’Arrondissement du Nord Makombé. Sur les différents axes, les ouvrages de franchissement quand ils existent sont dans un état médiocre. 4 axes (Bazou-Ndobian, Mbiam-Ndobian, Behack-Ndobian, Milombé-Ndobian) sont reprofilés une fois tous les trois ans. Les travaux de reprofilage sont en cours dans la zone Nord-Ouest à Bangopé et Behack.

Affaires sociales

L’Arrondissement du Nord Makombé compte, 01 Service social au centre urbain et 8 foyers communautaires (Ndjoué Mouma, Fanda, Ngoma, Milombé, Tongo, Moya, Mbiam et Ndobian). Pour l’essentiel, construits par la population elle-même avec le concours des élites, les 8 bâtiments sont réservés aux réunions et cérémonies traditionnelles. La capacité d’accueil moyenne est de 166 personnes, pour une moyenne de 7 pièces par bâtiment. 3 (Ndjoué mouma, Mbiam et Ndobian) sont dotés d’une latrine. 2 (Mbiam et Ndobian) disposent d’un comité de gestion. 1 (Mbiam) est électrifié. Pas de reboisement, pas de clôture, pas de dispositif de traitement de déchet, pas d’aire de jeu.

Commerce

De deux catégories, les échanges concernent la vente de la banane plantain, du manioc, du macabo, du maïs, du cacao et du café d’abord; et le savon, l’huile raffinée, le pétrole, etc. ils sont assurés par les agriculteurs et les commerçants détaillants respectivement. Ils sont effectués grâce au transport par pick up 4x4. On retrouve au total 5 marchés (Behack, Bangopé, Moya, Mbiam et Ndobian). En dehors du marché de Mbiam qui dispose d’un hangar, les autres sont des esplanades de cour (espaces ouverts) qui servent de site. Il n’y a donc ni comptoir, ni boutique. Les marchés fonctionnent sur la fréquence de 7+1.

Télécommunications

9 localités sur 21 reçoivent le signal du réseau de téléphonie mobile d’au moins un des trois opérateurs (MTN, Orange et CAMTEL). Il s’agit de Kong Bakoua, Moya, Fanda, Bangopé, Behack, Ndotto Kwakwack, Mbiam, Ndotto 3 et Ndobian.

Sport et éducation physique

Il existe une aire de jeu non règlementaire au sein de chaque établissement scolaire. Les communautés villageoises ne disposent d’aucune infrastructure sportive et de loisir.

Tourisme

On retrouve une auberge de 11 chambres climatisées, sans eau à Moya, une auberge de 5 chambres à Tongo, des grottes et chutes à Bangopé, Ndotto II, Moya, Ndokollo, Ndotto Kwakwack. Une forêt récréative à Milombé. Le problème commun aux sites identifiés est l’absence de route. D’où leur abandon. Il est à noter l’existence d’un rocher à Ndokollo: le rocher de Komdjongo. Le site n’est pas valorisé.

Principales potentialités et ressources de la Commune de Ndobian

Le milieu biophysique de l’Arrondissement du Nord Makombé présente aussi bien des atouts naturels tels que: la position géographique5, la fertilité des sols, les cours d’eau poissonneux, les chutes, le bois, les animaux (Figure. 2) mais aussi relationnels. Seulement le relief, très accidenté, est la véritable contrainte du milieu naturel de la localité (Tableau 1). En effet, l’Arrondissement du Nord Makombé établit la transition entre les basses terres côtières de la plaine du Littoral et les hautes terres du plateau de l’Ouest. Aussi, sur le plan physique, on note une inclinaison Nord- Est-Sud-Ouest, avec une altitude moyenne de 650 m. Au nord on observe un escarpement en arc de cercle, partant de Bangopé sous la forme d’une voûte, jusqu’à Ngoma Bakoua au centre. Il s’agit en fait d’un plateau à vallée en forme de V, avec des pentes atteignant 5 %. La zone concentre le maximum de la population du Nord Makombé. Elle est en proie aux éboulements. Au Sud, à Milombé, le relief est relativement monotone.