COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

POUMA

 

Maire     SOMAN François

Tél.     +237 699 74 65 97

Créée par le décret N°77/203 du 29/06/1977

Superficie de 701 km²   

Nombre de conseillers 25

Localisation géographique de la commune

La Commune de Pouma créée par le décret N°77/203 du 29/06/1977 déterminant les Communes et leur ressort territorial, couvre celui de l’Arrondissement du même nom et s’étend sur une superficie de 701 km² pour 24 villages (chefferies de 3ème degré) avec une densité de 21 habitants au km². Cet arrondissement fait partie du département de la Sanaga Maritime dans la région du littoral et a pour Chef-lieu la ville de Pouma, située à 50 km d’Edéa et à mi-chemin entre Douala (115 km) et Yaoundé (environ 145 km) sur l’axe reliant les deux villes. La ville de Pouma est située sur les coordonnées géographiques suivantes : Latitude : 3.8500000 3°51‘0"N, Longitude : 10.516667010°31‘0"E et est à 157 mètres du niveau de la mer. L’Arrondissement couvre une zone de forêt tropicale bien arrosée par plusieurs rivières qui marquent sa limite avec les Communes limitrophes. Selon la carte ci-dessous, il est limité au nord par le fleuve Sanaga et la Commune de Massock, au Sud par la rivière Kellé et la Commune de Messondo dans le Département du Nyong et Kellé, à l’Est par la rivière Ndoupe et Dibang (Nyong et Kellé) et à l’Ouest par la rivière Ngwei et la Commune Ngwei.

Milieu biophysique

Climat

Le climat dans la Commune de Pouma est équatorial de type guinéen avec quatre saisons :

- Une grande saison sèche allant de décembre à mi-mars avec de fortes températures en mars et en avril de 27° C en moyenne ;

- Une petite saison de pluies allant de mi-mars à mi-juin avec des journées pluvieuses mais souvent chaudes ;

- Une petite saison sèche qui court de mi-juin à mi-septembre ;

- Une grande saison de pluies allant de mi-septembre à mi-novembre.

La pluviosité annuelle moyenne s’élève à 2500 mm. Son exposition aux vents dominants et son gradient altitudinal introduisent des variations importantes qui portent aussi bien sur la pluviométrie et sa répartition que sur la température dont la moyenne annuelle se situe entre 22 et 26°C. L’insolation est supérieure à 12000 heures par an. L’amplitude thermique se situe autour de 3,2°C. Cette combinaison d’abondantes pluies, des températures élevées et constantes, du long ensoleillement permet un développement végétatif rapide et explique que la végétation si elle n’est pas détruite soit sempervirente.

Sol

L’arrondissement de Pouma possède plusieurs types de sols :

- Des sols du type très sableux à sablo limoneux provenant d’une conjonction de sédiments alluviaux de la Sanaga que l’on retrouve à Sindongui 2 et à Sakbayémé ;

- Des sols de type sablo-limoneux, que l’on retrouve à Log Dikit, Ndokoma Makak ;

- Des sols argileux par endroits, notamment à Log Bissol, Sokélé1, Sokélé2 ;

- Des sols argilo- sableux comme à Nkonga.

Dans l’ensemble, les sols de la région sont peu épais. Ce qui ne favorise pas une agriculture mécanisée. Cependant au niveau des bas-fonds, on trouve de sols alluviaux colluvionaires beaucoup plus épais et favorables à la pratique des activités agricoles. On peut cependant noter que dans l’ensemble de la Commune, sous l’effet des eaux de pluie, les espaces dénudés pour usage agricole sont soumis à l’action de l’érosion caractérisée par la disparition de l’horizon superficiel organique.

Relief

Le relief est très accidenté au Sud et à l’Est. On y rencontre les collines abruptes difficilement praticables et des vallées profondes et drainées. Les plus fortes se trouvent au niveau de Song Ndjiki, Nkondjock II, Likol-Likoul, Sibongo, Sokélé 1 et Sokélé 2. On y rencontre également de bas plateaux comme celui de Song Paglan et Ndokoma Makak. A l’Ouest et au Nord de l’arrondissement, le relief est moins accidenté. On rencontre cependant des collines aux pentes abruptes à Konga 2 et Sakbayémé. Mais ce sont surtout de bas plateaux parsemés de vallons drainés qui dominent.

Hydrographie

La commune de Pouma est bien arrosée par de nombreux ruisseaux et rivières qui servent de temps en temps de point d’approvisionnement en eau de boisson et pour autre usage domestique pour les populations. Cependant durant la saison sèche, plusieurs ruisseaux tarissent notamment au nord de la Commune, ce qui pousse les populations à parcourir de longues distances à la recherche d’eau, dans certaines zones. Les principaux cours d’eaux identifiés sur le territoire de la Commune sont : Kéllé, Ndoupè, Mandjobè, Lep Makot, Ngweï, Bibobo, Nsas, Lep Ngobabem, Lep Ngobitom, Lep Massek, Pom Lèp, Malanga, Lep Djogui, Lep Baga, Lep Dipang, Lep Pem, Lep Dikombi, Lep Solipoï, Lep Bassié, Lep Lipol, Lep Ngobitom. Ces cours d’eaux pour la plupart se jettent dans la Sanaga. Ils marquent les limites de la Commune de Pouma par rapport aux Communes voisines et représentent les limites intérieures entre la plupart des villages.

Flore et Végétation

La végétation originelle de la Commune de Pouma est la forêt. Cependant, celle-ci est détruite par la culture itinérante sur brûlis et l’exploitation forestière abusive. La végétation actuelle est constituée d’une mosaïque de cultures et de vergers ainsi que d’une forêt secondaire d’âge variable notamment à Sibongo, Sokélé 1 et Sokélé 2, à Songpaglan et à Mba’a Mapan. La flore de cette forêt est composée de nombreuses essences telles que les roseaux, l’Iroko, le Moabi, le Baobab, le Doussier, le Bubinga, l’Ebène, le Talis, l’Okan, l’azobe qui abonde le long du fleuve Sanaga, l’Ilomba, l’Ikop, le Pashi qui sont des essences de grande importance économique. Par exemple le Bubinga est recherché pour la fabrication des meubles et pour ses vertus médicinales, l’Ilomba est un bois de déroulage, l’Azobe est une essence hydraulique ; quant au Moabi jaune, il est recherché pour le placage et la menuiserie intérieure ; son écorce est utilisée pour soigner plusieurs maladies en l’occurrence le paludisme, la fièvre jaune, l’ébène pour les objets d’art et ses vertus médicinales et ésotériques. Plusieurs sociétés forestières interviennent dans les forêts de la Commune mais ne respectent nullement la politique de reboisement décidée dans la loi sur la forêt. Ces essences sont souvent exploitées de manière illégale. Malgré leur présence, il n’existe aucune unité de transformation de bois dans la Commune.

Faune

La faune est menacée de disparition. Le gros gibier est de plus en plus rare à cause de la destruction de la forêt et de la ‘sur chasse’ notamment par les armes à feu. Les espèces animales encore rencontrées dans la localité sont entre autres :

- Les rongeurs (Rats, Mangoustes, Hérissons, Porcs-épics, etc.) ;

- Les reptiles (Serpents, Varans, Boa, etc.) ;

- Les oiseaux (Perdrix, Perroquets sauvages, Hiboux, etc.) ;

- Les mollusques (Escargots, etc.) ;

- Les grimpeurs (singes, chimpanzés, gorille, écureuil).

Les singes, les gorilles, les antilopes, les phacochères constituent les représentants de la classe des mammifères dans la zone longeant la Sanaga ; ces animaux implantent leur habitacle au fin fond des forêts, dans des endroits isolés et faiblement marqués par la présence des hommes.

Ressources minières

Les roches granitiques et granitoïdes communément appelé « Pierres de Pouma » constituent des ressources pour les populations de la localité qui en font un commerce florissant. Ces pierres qui font l’objet d’un commerce artisanal contribueraient à la croissance et au développement de la localité si elles étaient mieux valorisées. Malheureusement aucune recherche sérieuse n’a jamais été entreprise pour connaître la qualité et la couverture spatiale de ce gisement. Les pierres granitiques que l’on trouve dans la zone de Sackbayeme 2 et Log Mbon ne sont pas exploitées.

Milieu humain

Histoire de la Commune

Avant 1977, Pouma était rattachée à Edéa. Pouma est devenu Commune par décret N°77/203 du 29/06/1977 déterminant les Communes et leur ressort territorial. De 1977 à 2004, elle est connue sous l’appellation de Commune Rurale de Pouma et depuis 2004, elle est devenue la Commune de Pouma avec pour chef-lieu la ville de Pouma. Elle est, de nos jours, dirigée par un Conseil Municipal composé de vingt-trois (23) conseillers élus dont dix-sept (17) hommes (73,91%) et six (06) femmes (26,08%). Il se réunit en quatre sessions par an dont deux sessions ordinaires et deux sessions extraordinaires. L’organe exécutif compte trois (03) membres dont deux (02) hommes et une (01) femme. Le conseil est constitué des élus RDPC, parti au pouvoir.

Démographie

La Commune de Pouma est peuplée par les clans Bikok, Log Hende et Manga’a auxquels sont venus s’ajouter les populations d’horizons divers. D’après le dernier recensement général de la population dont les résultats ont été publiés en 2010, la Commune de Pouma compte 13 475 habitants répartis comme suit : La population rurale dans la Commune représente 76,59% de la population totale contre 23,41% pour la population urbaine avec une densité totale d’environ 21 habitants au km². Pouma est donc une zone rurale. Comme partout ailleurs dans la Sanaga Maritime, la population masculine est plus importante que la féminine, ce qui pose un problème matrimonial et de renouvellement de la société. La répartition de la population par village se présente de la manière suivante : Dans la Commune et de manière générale dans les villages, la vie sociale et traditionnelle s’organise autour du chef, qui a un droit successoral héréditaire. L’organisation traditionnelle des populations locales, telle que nous la connaissons aujourd’hui, date de la fin de la première guerre mondiale. Des chefferies se sont constituées dans la Commune et regroupent l’essentiel des populations de la localité.

Sport et éducation physique

Les infrastructures sportives, particulièrement les terrains de football existants, ne sont pas aménagés et on note au centre urbain l’absence d’un complexe sportif pour les jeux scolaires. Pour le moment, les travaux d’aménagement de l’ancien marché en complexe sportif ne sont pas encore achevés. Certains villages disposent de terrains de football. En plein centre, les membres du club de Pétanque s’entraînent dans un espace délimité face au centre de formation de la jeunesse. Des associations sportives des jeunes affiliées aux championnats nationaux existent à Pouma.