COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NGAMBE

  Maire  YEDE Gilbert 

Créée par l’arrêté n°232/23 du 07 juin 1955

Superficie de 470 km²  

Localisation géographique de la commune

La Commune de NGAMBE est l’une des Communes du département de la Sanaga Maritime. Elle a été créée par l’arrêté n°232/23 du 07 juin 1955 et s’étend sur une superficie de 470 km² pour une population totale de 6 210 habitants selon les chiffres du dernier recensement démographique de la population, comprenant 3 229 hommes et 2981 femmes, disséminés dans 53 villages et une chefferie de 2ème degré. Mais les données collectées sur le terrain ont donné un chiffre de 8 609 habitants. Elle est limitée au nord, par la rivière DJOUEL qui la sépare de la commune de Ndom et de Nyanon, au sud et à l’Est par la commune MASSOCK- SONGLOULOU, à l’Ouest par la commune de YINGUI. Elle s’étend entre 10° 36’50 86 de longitude Est et 4°13’55 .30 de latitude Nord.

Milieu Biophysique

Climat

Le climat dans la Commune de NGAMBE est équatorial de type Guinéen à quatre saisons inégalement réparties :

-Une grande saison de pluie qui s’étend de la mi-août à la mi-novembre ;

-Une grande saison sèche qui va de mi-novembre à Février ;

-Une petite saison de pluie qui va de Mars à Mai ;

-Une petite saison sèche entre Juillet et mi-août.

-La température moyenne de la région oscille autour de 24°C. Les températures mensuelles les plus basses sont relevées au mois de juillet (22,5°C à NGAMBE) et les plus élevées au mois d’avril (24,6°C à NGAMBE).

-Les précipitations annuelles moyennes se situent le plus souvent entre 1500 et 2000 mm (hauteur moyenne mensuelle de pluie à NGAMBE sur les 25 dernières années : 1 750 mm). Les maxima de précipitations sont enregistrés en avril-mai et en septembre-octobre.

Le Relief

NGAMBE est caractérisé par un relief très accidenté dominé par les chaines des montagnes qui apparaissent comme une série de cotes au Nord et à l’Est de la commune. La ville elle-même est bâtie sur les versants des montagnes et les bas-fonds.

L’Hydrographie

NGAMBE dispose d’un réseau dense de cours d’eau dont les principaux sont : MAOUA, MANG, MUGE, IPAHE, HOHON et NGUNE etc… La présence de ces cours d’eau reste une potentialité dans le cadre de la poursuite et le développement des activités touristiques et halieutiques de la localité.

Pédologie

La grande partie des sols de la commune de NGAMBE est très fertile. L’on peut observer des sols profonds, latéritique, ferralitique, caillouteux, argileux, riches en matières organiques. Cette richesse est favorable au développement d’une diversité des cultures vivrières et de rentes.

Forêt: Flore et Faune

La seule végétation est la forêt ; une forêt primaire dominée par les grands arbres dont les essences principales sont : l’iroko, l’acajou, le sapeli, le fromager, le doussié, le bongossi, le movingui, le padouk. Dans cette végétation, on trouve des animaux et des oiseaux de toutes sortes. La faune y est caractérisée par la présence de plusieurs espèces d’animaux sauvages : buffles, antilopes, porc- épics, lièvres, singes, pangolins, lézard verts, boas, etc, des rongeurs tels que (les porcs épic, les rats palmistes, les aulacodes, etc.). Toutefois, on y trouve d’autres espèces telles que les Gibs harnaché, les céphalophes à dos jaune, les civettes, les varans, les crocodiles, les pythons. La flore quant à elle est riche en formations forestières et de petites savanes arborées.

Milieu Humain

Histoire et cadre de vie

L’histoire moderne de la commune de Ngambe commence par l’installation et la création de la subdivision BABIMBI en 1922, puis, l’installation de son premier administrateur colonial (PINELLI Eugene) le 07 juin 1955. Il est remplacé par le secrétaire d’administration PI David Henri (1955- 1956).

Population

La Commune de NGAMBE abrite une population estimée à 3 229 hommes et 2 981 femmes, disséminés dans 53 villages selon les données du dernier recensement démographique, mais comprend 8 609 habitants selon les données collectées sur le terrain. Les ethnies autochtones sont les NDOG MAKUMAK. Le tableau 1 ci-dessous présente la répartition de cette population par village. De ce tableau, il ressort que la population de NGAMBE est estimée à 8 642 habitants environ et que les femmes représentent une minorité par rapport aux hommes d’après le diagnostic des villages. La population est composée essentiellement des Bassa du groupe BABIMBI. Toutefois, l’influence de l’activité économique dans la Commune de NGAMBE a contribué à l’installation d’autres groupes ethniques qui sont : Beti, - Banen, sans oublier les populations venues des Pays voisins tels que : les Nigérians et Nigériens.

Habitat

L’habitat, en majorité rurale, est groupé et fait de maisons rectangulaires. Ces maisons sont faites en matériaux définitifs pour la plupart et en matériaux provisoires tels que la brique de terre non cuite. Certains sont en terre battue appelées localement (potopoto) avec les toits à 90% en tôles ondulés ou en tuiles. Les maisons sont construites en bordure des routes desservant les villages de la Commune. Ainsi la Commune est constituée de villages rues.

Religion

La commune de NGAMBE est le lieu de foisonnement de plusieurs religions en majorité d’obédience chrétienne. Ce Christianisme est majoritairement représenté par l’Église catholique, talonnée par l’Église Protestantes et autres Églises. L’islam y est également implanté.

Activités socio-économiques

La population de la Commune de NGAMBE est à 80% agricole. En dehors de l’agriculture, d’autres activités sont pratiquées notamment : le petit Commerce, la chasse, la pèche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable, de pierre et de latérite, les petits emplois temporaires, tels que la cueillette et la transformation des produits agricoles). Notons aussi l’exploitation forestière et l’artisanat.

Agriculture

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune. Elle est marquée par les cultures vivrières et les cultures de rente. Dans les villages, l’agriculture apparait comme étant le seul secteur productif important. Aussi repose -t- elle en grande partie sur la production des vivres pratiqués par les femmes et les hommes et les cultures de rente qui constituent une véritable source de revenus. Par le passé, ces cultures étaient réservées aux hommes. Ce secteur procure plus de 80 % des ressources alimentaires de la Commune et 70% du revenu dans les ménages.

L’agriculture vivrière

C’est une agriculture de subsistance beaucoup plus destinée à l’auto consommation. Elle est itinérante sur brulis avec des cultures mixtes (banane plantain, macabo, manioc, arachide, maïs) .Cette association de cultures occupe des superficies moyennes allant de un à deux hectares.

-L’agriculture de rente

C’est une agriculture destinée à la vente. Elle est basée sur la culture du cacao, du café et du palmier à huile. Cependant, l’instabilité des prix en dégradation sur le marché mondial a fait reculer la production de ces cultures en faveur des cultures vivrières. Néanmoins, la hausse des prix ces derniers temps constitue un facteur de motivation pour les paysans qui relancent progressivement la production des produits de rente.

-Exploitation forestière

Dans ce secteur, le bois exploité ici est destiné essentiellement à l’amélioration de l’habitat. Par ailleurs cette forêt sert également à la collecte des PFNL tel que : le Djansang (Ricinodendron heudoletii), les mangues sauvages (Irvingia gabonensis) ; le petit et le gros rotin, le vin de palme et de raphia, le fruit et l’huile de Moabi (baillonella toxisperma) .Ces produits sont destinés à la pharmacopée et à l’artisanat. Le pourcentage réservé à la vente est réduit, bien que certains tels que le vin de palme et de raphia soient consacrés à la vente. Le petit rotin (Eremospatha macrocarpa) et le gros rotin (Lacosperma securdiflorum) constituent la matière première pour l’artisanat.

Élevage

L’élevage est un secteur peu développé. Il s’agit d’un élevage traditionnel caractérisé par la divagation des bêtes destinées à l’auto consommation. Les animaux rencontrés ici sont entre autres : les poulets, les chèvres, les canards et les porcs. Quant à la pisciculture, elle est pratiquée dans des zones marécageuses où des étangs piscicoles sont aménagés. Les espèces de poissons les plus rencontrées ici sont : Le Tilapia du Nil et les silures (Claria gariepinus).

Pêche

La pêche est pratiquée par une bonne frange de la population, mais elle n’est pas assez développée. Les principales techniques sont la ligne, la nasse et le barrage ; d’où son caractère artisanal. Les espèces courantes attrapées sont : les silures, les tilapias, les carpes, le poisson courant. Cependant, on signale l’utilisation des produits illicites et toxiques pour capturer le poisson, utilisés du temps de l’exercice de la SFID .Les produits de pêche sont généralement voués à l’autoconsommation et quelque fois à la vente.

Chasse

La chasse pratiquée ici elle est traditionnelle et se caractérise par l’usage des pièges, des fusils et la chasse à courre. Cette activité pratiquée par 30¨% de la population souffre du manque d’organisation. Autrement dit, elle est peu développée. Cette chasse est non sélective, certes elle est utile pour la préservation de la culture, mais risquant pour la protection de l’environnement.

Artisanat

Cette activité est surtout pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieilles personnes. La plupart des objets sont faits en matériaux locaux : bambou, rotins, bois, feuilles de palmiers, etc. Les objets fabriqués ici sont les paniers, les hottes, les mortiers, pilons et les pirogues. Cette activité est également à but lucratif.

Commerce

Dans la commune de NGAMBE, seul le petit commerce est pratiqué. Il est orienté vers la vente des produits de première nécessité, les produits agricoles et de chasses. Certains de ces produits sont exposés et vendus le long des axes routiers au niveau des villages. Il existe un marché communal au centre de NGAMBE

Exploitation du sable, latérite et pierres

Le sable constitue l’une des richesses naturelles de la commune. Toutefois, l’exploitation de sable reste encore limitée par rapport au potentiel de sable de la zone. Selon l’organisation et la capacité de travail, certains exploitants de sable produisent quelques tonnes par jour où par mois. Les carrières de latérites et de pierres rencontrées de part et d’autre, sont également des secteurs d’activités qui, bien organisés, pourraient contribuer efficacement à la résorption du taux de chômage dans la commune.

Transformation des produits.

Il existe certaines formes de transformation des produits agricoles. Ces transformations sont artisanales et ne concernent que le manioc, l’huile et le vin de palme. Le manioc est transformé en farine et en bâton de manioc. On peut aussi citer la fabrique des briques de terre et l’extraction de l’huile de palme.

Tourisme.

Le secteur touristique est très peu développé dans la commune. Il n’existe qu’un seul établissement hôtelier qui ne répond pas à la demande croissante de la Commune.

Épargne et crédit

Le système d’épargne et de crédit est quasi inexistant dans la ville de NGAMBE. La seule structure existante, la CNPI a fermé les portes. L’on note quand même l’existence des tontines dans tout l’arrondissement et la présence de la CAMPOST.

Principales potentialités et ressources de la Commune

Principales potentialités

La Commune de NGAMBE présente plusieurs opportunités pour son développement à savoir

-Des ressources naturelles : forêt, faune, richesse du sol, des sites touristiques, des terres fertiles et un climat favorable ;

-Le dynamisme des populations;

-Une agriculture diversifiée avec un potentiel élevé pour pratiquer sur de grandes parcelles des terres cultivables ;

-Une élite importante et intellectuelle ;

-Présence des réseaux Orange et MTN ;

-Présence des carrières de sables, de latérites de sables de pierre,

-Présence d’un réseau de distribution d’eau (CDE) et de réseau électrique AES/SONEL.

Principales ressources de la Commune

Les principales ressources de la Communes comprennent :

-Des Recettes Fiscales

-Produits de l’exploitation du Domaine et Services Communaux

-Des Ristournes et Redevances consenties par l’État

-Des Subventions de Fonctionnement Reçues

-Transfert reçu dans le cadre la coopération décentralisée

-Des autres produits et profits.