COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MASSOCK

  Maire NKOYOCK Gustave

Superficie de 120km2

Nombre de conseillers 25

Localisation géographique de la commune

La Commune de Massok est située au Nord-est du département de la Sanaga Maritime. Tout l’arrondissement est limité au nord par YOI, à l’est par le village TEKIBO, au sud par MANGA’A, à l’ouest par la rivière MASSENG. Avec une superficie de 120km2 la Commune de Massok couvre 03,1 % de la superficie de l’Arrondissement. La Commune de MASSOK est composée de trois localité qui sont : MASSOK centre, TOMEL et KANGA.

Le relief             

Dans la Commune de Massok, on rencontre un dispositif structural qui révèle une pente uniforme ; quelques dislocations de ce relief expliquent les curieux coudent de la Sanaga ; les mouvements du socle rythment, donc comme dans le reste du pays, l’évolution du relief. Il y a une plaine encaissée qui occupe les parties en bordure de la Sanaga; il faut souligner l’existence d’une succession de montagnes de moindre hauteur dans le pourtour de l’espace communal qui confère à l’ensemble un paysage pittoresque.

Climat et hydrographie

A l’instar de la grande partie du Département, le climat est de type équatorial de l’intérieur, humide et chaud, à quatre saisons (une grande saison de pluies de mi-août à mi-novembre et une petite saison de pluies de mi-mars à mi-mai, de chaque année) et une nébulosité forte. Ce climat participe également des richesses naturelles du terroir par des ensoleillements exceptionnels, des amplitudes thermiques particulièrement fortes assurant la diversité de la flore et de la faune. La pluviométrie annuelle varie de 1600 à 2000mm avec des précipitations régulières et abondantes : ce qui permet au plan agricole de réaliser deux cycles de culture par an. L’eau apparait comme une richesse potentielle importante tant au titre des cours d’eau que des torrents des montagnes. Le réseau hydrographique est constitué principalement du fleuve SANAGA et des petits affluents de moindre importance.

Sols

L’espace urbain est situé dans le domaine des sols ferralitiques très fragiles, hydro-morphes, avec faciès jaune sur un socle complexe calco-magnésien, ortho gneiss, granite à pyroxène ou de roches acides diverses.

Végétation

La végétation est celle de la forêt dense équatoriale humide. Elle appartient aux formations mixtes semi- caducifoliées et sempervirentes (toujours verte), présentant des faciès de dégradation le long de la route dues à l’occupation et aux activités humaines (habitations, cultures de proximité et réseaux pistes). Elle est essentiellement constituée d’une forêt primaire très éloignée des zones destinées à l’habitat, et d’une forêt secondaire. La dégradation des formations végétales dans la Communes est le fait de la pression démographique et de l’exploitation des sols par l’homme. La commune a été l’objet d’une exploitation sauvage des essences recherchées ; ce qui aboutit à la raréfaction des arbres comme le Moabi (NDJAB) ainsi que certaines plantes à l’image du Gnetum Africanum (ou HIKOK en langue locale).

Faune

En l’absence d’études spécifiques, les données sur la faune sauvage sont peu documentées. Selon les informations des populations la Commune dispose d’une faune très riche et variée on y trouve dans le voisinage des maisons des écureuils, des mangoustes, des hyènes des damans et une importante avifaune. La protection exercée par les services techniques ne permet pas encore à la population de prendre conscience afin de favoriser le retour progressif des variétés comme le porc-épic qui se font rares ; la persistance du braconnage et le commerce de certaines essences menacent dangereusement la faune. Les densités fauniques dans les zones dégradées et de forêt secondaire sont faibles en raison des activités humaines ; il faut néanmoins signaler l’effet positif sur la faune de la présence du fleuve SANAGA.

L’organisation sociale

A l’exemple des sociétés Bantu, en milieu forestier, l’homme est le chef de famille et est chargé de subvenir aux besoins de toute la famille ; c’est également lui qui prend toutes les décisions relatives à l’éducation des enfants. Et même quand la femme reste veuve, c’est au frère du défunt qu’en incombe la responsabilité ; dans l’ensemble des trois clans de l’arrondissement, les plus petits doivent respect aux plus grands, le droit d’aînesse revient aux garçons et la délégation de pouvoir se fait le plus souvent en leur faveur. Il n’y a ici qu’un seul groupe entité culturo-linguistique qui se reconnait à l’usage de la langue BASSA’A et divisé en trois clans qui sont : BABIMBI II, LOG-KATet NDOG-MBOG. La structure de base est le patriarcat(les autochtones de la localité étant les Ndog-Mbog). Le christianisme reste la religion dominante ; les religions traditionnelles qui jadis, à travers fétiches, assuraient la cohésion sociale, ont perdu complètement leurs influences. Plusieurs types de regroupements existent dans la commune de Massok parmi lesquels on peut citer les tontines, les groupes d’entraide pour les travaux champêtres sans oublier les associations à caractère religieux.

Données démographiques

La Commune de MASSOK, avec ses trois villages-quartiers, est peuplé de2300.habitants soit de la population totale de l’Arrondissement ; cette population est très inégalement repartie avec une densité moyenne de19, 17habitants /km2contre 1,3% pour l’Arrondissement. Mais c’est une population en nette progression ; tout va dans le sens d’un habitat et d’une vie de type villageois ; la concentration des populations se fait au niveau des villages environnant. La pyramide des âges est renversée en faveur des plus âgés ; en effet l’exode rural vide les villages des forces nécessaires à leur développement ; les résultats du recensement d’Avril 1987avaientidentifié une population de 11000 habitants soit une densité à l’époque de 2,8habitants/km2. La répartition spatiale de cette population selon le dernier recensement de Novembre 2005 donne de manière globale 51,22% d’hommes pour 48,78% de femmes disséminés dans les trois villages qui composent l’espace communal. Elle est constituée en grande majorité d’individus ayant des âges de plus 50ans (environ 78%).

Acteurs de l’économie locale

L’économie de MASSOK se développe autour de plusieurs activités dont les plus dominantes sont l’agriculture, le commerce, la pêche et l’élevage ; au regard des activités qui sont à forte domination agricole, il faut souligner que la population de la Commune tout en étant singulièrement agricole s’oriente vers des activités multiples. Mais le potentiel de main d’œuvre susceptible d’accéder aux activités purement citadines demeure faible compte tenu du poids de l’exode rural et des faibles perspectives d’emploi ; le secteur tertiaire est la principale activité de la commune en raison de la présence de la Mairie, de la Sous-Préfecture et des sectoriels.

- Liste des corps de métiers, Boutiquiers, Agriculteurs, Restauratrices, Motos taximen, Call shop, Gestionnaires de débits de boisson, Gestionnaires d’auberges, Mécaniciens, Braiseuses de poissons, couturières, cafeteria, Maçons, gestionnaires de point d’eau, Revendeurs des produits pétroliers, Sableurs, coiffeurs. L’économie de MASSOK se développe autour de plusieurs activités dont les plus dominantes sont l’agriculture, le commerce, la pêche et l’élevage.

Secteurs d’activité de l’économie locale

Le secteur agricole est l’acteur de l’économie de Massok et également gestionnaire de l’espace et de l’environnement ; il s’agit totalement d’exploitants traditionnels qui ne cherchent pas à diversifier leurs pratiques : c’est une activité de subsistance.

                        Agriculture

Malgré sa pratique par l’écrasante majorité et en dépit de l’abondance des eaux de surface et de la disponibilité en terre aménageables l’agriculture de Massok n’arrive pas à couvrir les besoins alimentaires des populations ; les causes de ce problème sont la dégradation des terres de culture, l’exode rural, le caractère archaïque des techniques et des moyens de production et l’insuffisance d’encadrement des producteurs la production agricole dans la Commune. Le système de faire valoir direct fait que chaque famille travaille elle-même ses propres terres par ses bras valides porte sur : les tubercules (manioc macabo patate douce, igname, taro) ; les maraîchères (gombo, piment légumes feuilles, tomates) les légumineuses (variété de haricot, arachide, mais, plantain) et les cultures de rente (palmiers à huile cacao) ; ses cultures se font en association avec la pratique de la jachère dont la durée varie de trois à sept ans. Les outils de travail sont essentiellement la houe et le coupe-coupe. La main d’œuvre est familiale ou par entraide. Mais elle est en baisse à cause de l’exode rurale ; faute de moyens financiers il y a très peu d’investissement dans les moyens de productions conséquemment on récolte ou produit de petites quantités qui procurent juste un petit revenu (valeur de la production récoltée). Le phénomène est perpétuel surtout la désorganisation climatique ces dernières années qui contribuent à réduire davantage les productions ; tout en baissant le rendement des producteurs. On ne peut parler d’agriculture sans parler d’accès au crédit, si l’agriculture est considérée comme une activité économique (elle mérite un fond d’investissement préalable). Non seulement les fonds défaut mais le service de vulgarisation n’a pas les moyens de développer et de faire adopter les technologies appropriées pour la production locale. Le problème pratique des villageois est la satisfaction des besoins alimentaires de la famille. L’écoulement du surplus qui est réservé à la commercialisation cause des problèmes de transport avec le manque de route pour accéder aux centres de distribution et de vente comme POUMA.

Elevage

L’élevage caractérisé dans la Commune par son aspect contemplatif (la vente n’intervient qu’en cas d’extrême nécessité) porte sur la volaille les caprins et les porcins, il est pratiqué cumulativement avec la production agricole ; c’est un élevage de type traditionnel(les animaux sont laissés en divagation).

Pêche

La proximité du fleuve Sanaga entraine une activité de pêche pendant toute l’année ; la pêche se fait sur le fleuve et dans les rivières avoisinantes ; les espèces péchées sont diverses et varient suivant la saison.la pêche est une activité d’avenir qui pourrait s’étendre au niveau de tous les points d’eau permanents Les engins utilisés sont le filet à mailles fines, les nasses et les hameçons.

Artisanat

Par sa diversité l’artisanat est un élément économique structurant qui participe au maintien de la vie locale ; très pauvre il est individuel et se manifeste par la fabrication d’objets d’usage (paniers, houes…) destinés à la consommation ou à la commercialisation. Le premier artisanat est celui du bâtit ; les constructions des cases traditionnelles en sont une illustration. L’artisanat d’art est très peu représenté mais mérite d’être valorisé dans l’optique d’une promotion touristique de la zone de Massok-Songloulou. Et malgré les problèmes énoncés l’artisanat est susceptible d’être non seulement amélioré mais rapporter des revenus à la population.

Commerce

Le commerce à l’image de l’artisanat est une activité induite qui dépend du dynamisme des habitants, du cadre de vie et de l’attractivité, et comme partout ailleurs il est dominé par l’informel ; il connait un développement différencié et l’offre actuel concoure à satisfaire les besoins primaires ;en parallèle se développe une zone commerciale dont l’aire de chalandise est en dehors du centre-ville(Tomel).En tout il est constaté dans la Commune une absence d’infrastructures d’accueil et de promotion commerciale ; les échanges dans la Commune sont axés sur l’approvisionnement et la distribution des produits agricoles et halieutique et sur les produits manufacturés. Ces activités se déroulent dans les marchés et dans quelques rares boutiques ; les principaux acteurs sont des autochtones et quelques allogènes (Bamiléké, Bamoun Bamenda) ; le développement des échanges est handicapé par l’état défectueux des pistes ; la Commune de Massok souffre d’une faiblesse du tissu économique entrepreneuriale pour les raisons explicatives ci-après :l’éloignement et l’enclavement est un frein à l’implantation des activités et la faible densité de la population. C’est pourtant un secteur qui prend de l’essor avec prédominance du commerce de détail

Industrie énergétique.

Le secteur industrie est représenté par le barrage de Song-Loulou ; il existe toutefois de petites unités de transformation artisanale concernant des activités diverses telle que l’extraction d’huile de palme scieries soudure mécanique auto ; la Commune dispose aussi de quelques carrières de sable et de gravier.IL faut souligner que l’avènement du barrage a fait croire qu’il favorisera la création d’emplois : cette structure ne fait qu’à du personnel très qualifié.

Transport

Les solutions de transport collectif valables pour des communes de moyenne ou de grande importance ne prévalent pas pour une commune de l’envergure de MASSOK ; L’automobile a aussi une place importante dans les petites localités mais le transport urbain est centré ici sur les motos-taxi.

TRAVAUX PUBLICS

1 route principale de 54 km qui relie Pouma à MASSOK. Elle est bitumée de Pouma à Song-Mbenguè ; 24km, Song-Mbengue à Massok impraticable en saison de pluie. 8 km de pistes qui desservent les trois quartiers de l’espace entretien 06 ponts sur axe Song-Mbènguè-Massok.

EAU ET ENERGIE

Les populations s’approvisionnent en eau potable dans 4 bornes fontaines, 2 forages dont 1 seul est fonctionnel. Toutes ces infrastructures sont réparties dans les trois quartiers de l’espace urbain. Il est à noter qu’il existe un réseau Scan water non fonctionnel. Les différentes sources d’énergie dans l’espace urbain sont : le réseau AES/SONEL qui dispose de 2 transformateurs et 1 service AES/SONEL ; instabilité de distribution du courant ; conflit entre AES/sonel et les riverains dans la jouissance de l’énergie.

Infrastructures socio-educatives

L’éducation est l’un des secteurs sociaux, avec la santé, les plus importants dans le développement de la Commune de Massok ; les populations n’hésitent pas à le classer, avec les routes, comme secteur prioritaire. La situation de scolarisation dans la Commune est satisfaisante comparativement à celle pouvant être observée ailleurs.

PRINCIPALES POTENTIALITES ET RESSOURCES

Potentialités

- Présence des hommes et femmes valides ;

- Elite intérieure et extérieure dynamiques ;

- Taux de scolarisation élevé ;

- Présence d’une main d’œuvre abondante.

- Abondante ressource naturelle.

La Commune de Massok est au centre d’une zone qui recèle de multiples potentialités du point de vue naturel, économique et social. D’abord la dynamique économique de la localité se fonde sur l’agriculture (encore au niveau de la subsistance) et de fortes potentialités commerciales ; la zone est d’ailleurs dotée de ressources naturelles favorables au développement du secteur agricole et d’un secteur industriel porteur. En effet les ressources en eau en sol, d’une part, et grâce à l’aménagement du barrage de Song-loulou sont à même de favoriser une intensification des activités agricoles ; un appareil industriel serait le bienvenu profitant de la proximité de l’énergie brute à bon marché disponible à quelques centaines de mètres du barrage ;des implantations industrielles de transformation pourraient voir le jour dans l’espace périurbain ce qui aurait pour effet d’impulser un bonne rediffusion de l’espace communal, prémisse à une métropolisation. Ensuite le tourisme pourrait constituer une activité économique importante dans la Communal ce qui boosterait les capacités d’hébergement actuellement absents ; avec une population totale de près de 2300 habitants la Commune de Massok connait une mobilité résidentielle appréciable qui se traduit beaucoup plus par le dépeuplement en faveur du quartier TOMEL : c’est la constitution d’espaces urbains périphériques et périurbains. Ces quelques facteurs avec d’autres constituent des forces en puissance pur impulsé le développement d’un espace urbain ; il existe cependant des obstacles susceptibles de contrecarrer la constitution de ce vaste programme.

- Les obstacles à la constitution de l’espace urbain communal.

Cinq types de difficultés (non exhaustives) sont de nature à contrecarrer l’organisation développée de l’espace urbain communal :

- L’inadéquation de système institutionnel par rapport aux mutations attendues ;

- Des instruments de planification urbains inadaptés ;

- Un développement urbain peu ou mal maitrisé ;

- Un lobbying faible et inefficace pour le financement ;

- Une insuffisante implication de la population dans la mise en œuvre et le suivi.

Ressources

- Présence d’une forêt riche en espèces fauniques et en flore favorable à diverses exploitations (bois d’œuvre, bois de chauffage, chasse etc.).

- Présence du fleuve Sanaga et des rivières poissonneuses riches en limons favorables à la pratique de la pêche et à d’autres exploitations.

-Existence d’un patrimoine touristique propice à l’essor du tourisme dans la localité ;

- Proximité de la nappe phréatique ;

- Existence de nombreuses carrières de sable et de pierres permettant la création de petites activités génératrices de revenus ;

- Présence d’un gisement latéritique ;

- Présence d’une Forêt primaire ;

- Présence du Fleuve Sanaga ;

- Faune et Flore diversifiée.

Les ressources naturelles ci-dessus citées, de la Commune de Massok sont relativement abondantes. Elles font l’objet d’agression importante de la part des différents usagers aussi bien internes qu’externes. Les autorités communales et les populations de façon générale, ont montré un intérêt particulier pour une exploitation rationnelle de ces ressources. Toutefois les populations ont des difficultés à percevoir l’état d’évolution et de dégradation de certaines de ces ressources. A partir du présent document, l’idée est donc de concevoir de façon participative et de mettre en œuvre un dispositif approprié (accessible aux populations et répondant pleinement à leurs attentes) pour répondre à ces besoins. Ce dispositif doit passer par la définition des indicateurs avec l’aide des différents outils tels que la cartographie détaillées, les transects ; les guides d’entretien.