COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MOMBO

 

Maire DJOUOKOU Jean-Blaise

Tél.         +237 677 48 81 51
                      697 13 66 51

  

Localisation géographique de la commune

La Commne de Mombo est localisée dans le département du Moumgo, Région du Littoral. Mombo, espace urbain de la Commune, se trouve à 4,2 km de la route nationale N°5 en passant par le village Tangui et à environ 65 km de la capitale économique Douala. La Commune de Mombo est limitée au nord par l’arrondissement de Tombel, le long du fleuve Moungo ; au sud par le village Mbome-Ngwadang ; à l’Est, par l’arrondissement de Njombe-Penja et à l’ouest par l’arrondissement de Mbanga.

MILIEU BIOPHYSIQUE

Les données biophysiques concernent le climat, les sols, la végétation, les cultures et l’hydrographie.

Climat

Le climat de la commune de Mombo est du type équato-guinéen caractérisé par 4 saisons : 2 saisons de pluies et 2 saisons sèches. Tout comme dans les autres régions du Cameroun, la commune de Mombo subit depuis bientôt trois ans, les effets néfastes des perturbations climatiques.

Sols

Les sols sont en général sablo-argileux de couleur brune avec un socle latéritique par endroit. Dans le village Djoungo-rails et environs, l’on rencontre des sols volcaniques riche en pouzzolane. Il s’agit des sols assez fertiles mais dont l’exploitation agricole est limitée par la présence des nombreuses carrières de pouzzolane. Les sols sont surexploités en cultures et les compensations en fumure et engrais chimique sont moindres, ce qui explique de nombreuses poches de baisse de fertilité.

Relief

Le relief est dominé par de vastes plaines parsemées de quelques petites collines de pentes variables en contrebas desquelles se trouvent de cours d’eau de très faibles importances.

Hydrographie

La Commune de Mombo est très peu arrosée à l’intérieur. Le fleuve Moungo est le cours d’eau le plus important qui limite la Commune avec l’arrondissement de Tombel dans la région du Sud-ouest. Entre les villages Djoungo-rail et Boubou, l’on rencontre un plan d’eau de cratère, le lac Dia-Dia. On note également, la présence de trois rivières à Boubou dont deux se caracterisent par un débit important en saison pluvieuse. Les 4 autres cours d’eau sont de très faible débit notamment à Djoungo-Rails, Djoungo-route, Moundeck et dans l’espace urbain.

Végétation

La végétation est constituée de très peu d’arbres isolés, dispersés dans les exploitations cacaoyères. Les jachères sont très peu rencontrées à cause de l’exploitation intensive des terres pour les cultures pérennes et vivrières.

Cultures

Une large gamme de cultures est rencontrée dans la Commune de Mombo. Il s’agit par ordre d’importance, le cacao, le manioc, la patate douce, le macabo, le maïs, l’arachide, le bananier plantain et doux et les arbres fruitiers (kolatiers, pruniers et citrus).

Faune

La Commune de Mombo est pauvre faunique. Les espèces couramment rencontrées sont les antilopes les hérissons et les rats. Cette situation relève de la forte perturbation des niches écologiques des animaux liée à la forte pression sur les terres pour la production agricole. Le fleuve Moungo est très poissonneux et regorge de nombreuses espèces et les crocodiles. Dans le lac dia dia, le tilapia est l’espèce la plus rencontrée.

MILIEU HUMAIN

Repères historiques de la Commune

L’histoire de la Commune de Mombo est identique en tout point de vue en ce qui concerne l’installation des colons et des populations dans l’espace urbain et tous les villages. Egalement, pour les événements de revendications des indépendances, les troubles enregistrés l’ont été de manière identique dans tous les villages, sauf au village Boubou que les maquisards croyaient appartenir à la zone anglophone. Mombo est le nom de baptême de l’ancienne gare ferroviaire de Mombo, créé vers les années 1911 à la faveur de la construction du chemin de fer Douala-Nkongsamba par les allemands. Ce nom a été emprunté à la rivière Mombo voisine, sous l’instigation des allemands soucieux de donner un nom à la gare. La localité était jusque-là, une réserve forestière du peuple Balong qui résidait à cette époque à Mbanga. Les premiers allogènes qui arrivent à Mombo sont les ethnies Bassas, Beti, Banen et Tikar venus pour la construction de la voie ferrée. La seconde vague d’allogènes est constituée des mêmes tributs, hormis les Tikar qui viennent cette fois pour l’exploitation forestière. Vers 1948, les colons français et grecs, les nommés Mavromatis, Ferrand, Meridjo, Roger Auger et Karan créent de vastes plantations pour la production de la banane dessert. La création des plantations suscite l’arrivée de nombreux ouvriers agricoles notamment des bamilékés qui trouvent en place les Bassas, Ewondo et Banen. Chaque colon construit des campements à proximité de ses exploitations pour le logement des ouvriers. Autour du campement de Mombo, les ouvriers sont autorisés de pratiquer la culture de la canne à sucre. Quelques années plus tard, la production de la canne à sucre devient célèbre, d’où l’appellation du village ‘’Mombo sucar cane’’. Sur le plan relationnel entre les autochtones et allogènes, vers les années 1952, le Chef supérieur Balong marie sa fille à un Béti et à cette occasion, il concède aux allogènes des terres à cultiver en contre-partie d’une quote-part annuelle des récoltes obtenues. Cette ouverture sera le point de départ de nombreuses ventes de terrain des autochtones aux arrivants. Les nouveaux propriétaires font massivement venir de nouveaux ouvriers pour travailler dans leurs propres exploitations. Egalement vers 1952, M. OTTOU Barnabas est désigné premier Chef supérieur béti et allogènes de 3ème degré à Mombo. A partir de 1957, les luttes pour l’indépendance du Cameroun occasionnent l’installation du terrorisme. De nombreux assassinats, intimidations, incendies des propriétés et vols sont perpétrés. Les colons fuient et abandonnent ou vendent leurs exploitations. C’est ainsi que les concessions de Mavromatis de plus de 200 hectares sont reprises en 1959 par Tchoumkeu Samuel à l’insu de tous. Il tente de poursuive l’activité sans succès, les ouvriers spécialisés de Mavromatis refusent son autorité. Il fait venir en vague d’autres bamilékés qui, par manque d’expérience ne peuvent maintenir la production. Cette décision signe la fin de l’embelli de la banane. Les actes de terrorisme perdurent jusqu’en 1967 et occasionnent de nombreux déplacements définitifs des populations vers Mbanga et/ou Njombe. Face aux soupçons graves qui pesaient sur certains allogènes d’appartenir aux groupes de terroristes et maquisards, en 1967, des rites mystiques appelé ‘’CADI’’ sont pratiqués sur un chien noir et chaque résident pour se disculper a été appelé de faire un rituel sur le chien noir. Ce pacte a fortement contribué de mettre fin au terrorisme et de ramener la paix au sein de la population. En 1962, suites aux revendications soutenues des allogènes pour devenir propriétaires des terres achetées et/ou cédées, le Chef Balong signe les premiers actes coutumiers de propriétés aux allogènes. En 1970, le 1er poste de gendarmerie de Mombo est créé. A l’origine, de nombreux évadés de la prison de Mbanga se réfugient à Mombo et sont à l’origine de plusieurs conflits sanglants. Mombo est érigé en District en 1994 et se détache de l’Arrondissement de Mbanga. Le premier chef de District nommé est M. Moussono Calvin. En 1995, la voie ferrée est abandonnée par la défunte société REGIFERCAM aujourd’hui rebaptisée CAMRAIL. La production de la canne à sucre qui avait connue une expansion fulgurante après la banane s’estompe également, car le train, moyen de transport le plus utilisé pour l’évacuation de la canne à sucre n’existe plus. Le 15 juin 2010, le District de Mombo est transformé en Arrondissement et le 12 février 2011 et M. BIYIHA Jean Magloire actuellement en poste est installé comme 1er Sous-Préfet.

Population

La population de Mombo est estimée 5 530 habitants, selon les données démographiques du dernier recensement de la population du Cameroun. Cependant, les chiffres recueillis auprès des Chef de centre des deux aires de santé de la Commune sont d’environ 11 477 habitants. Ces données sont confortées par le récent recensement de l’opération distribution de moustiquaires imprégnées de longue durée d’action (MILDA).

Groupes ethniques et relations interethniques

Les groupes ethniques rencontrées dans la Commune sont Balong, populations autochtones, puis les allogènes constituées de Bamilékés, Abo, Pongo, Bétis, Bassa, Banen, Mbo, Nordistes, communautés anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Egalement, une faible communauté Nigériane. Ces populations vivent en harmonie. Cependant, les clivages politiques et le leadership pour la conduite des affaires de la cité viennent de temps à autre entacher les relations inter-ethniques.

Populations vulnérables

Les populations vulnérables dans la Commune de Mombo sont de l’ordre de 194 personnes parmi lesquels 24 handicapés physiques, 128 veuves et 42 vieillards. Les personnes handicapées sont identifiables par leur handicap et n’ont aucune forme de regroupement permettant d’établir leur répertoire ou de comprendre leur mode de fonctionnement. Pris individuellement, ils disent être marginalisés et ne bénéficient d’aucun privilège lié à leur handicap. Egalement, les handicapés disent qu’ils sont l’objet de préjugés, ce qui les rend peu compétitif sur le marché du travail. Ils expriment les doléances suivantes :

-la gratuité de l’éducation de leurs enfants dans les établissements publics

-la réduction de leurs frais de consultations hospitalières et des ordonnances

-l’amélioration de leurs conditions d’accueil dans les structures publiques

- l’appui financier et matériel à l’installation dans le petit commerce

-les stages de vacances payant accordés par la Mairie à leurs enfants

-la création d’une structure d’encadrement spécialisée

Les personnes âgées sont à l’image des handicapés. Ils manquent de tout et sont pour la plus part esseulés et très peu encadrés par leur propre famille. Ils ne sont pas pensionnés car n’ont jamais été parti prenantes de mutuelles d’assurance, de santé ou autre.

L’état des veuves n’est pas plus reluisant. Elles sont inorganisées, ne bénéficient d’aucune prise en charge autre que familiale et celles des amis. On note une absence criarde dans la Commune de Mombo, d’infrastructures d’encadrement de cette tranche de la population, à l’instar de la maison de la femme ou autre centre social.

Religions

Environ 5 confessions religieuses totalisant 12 églises sont rencontrées dans la Commune de Mombo. Il s’agit par ordre d’importance des religions Catholique, la vraie église de Dieu, l’église protestante, le PCC et les témoins de Jéhovah. Il existe une coexistence pacifique entre ces églises qui va jusqu’à l’organisation des cultes oecuméniques en action de grâce.

Organisation sociale

La Commune de Mombo a une superficie de 250 km². Elle est dirigée administrativement par un Sous-Préfet entouré de 08 Chefferies traditionnelles de 3ème degré et 4 Chefs de quartiers de 3ème degré dans l’espace urbain qu’est Mombo. A côté de ses institutions administratives se trouve l’institution communale locale dirigée par l’exécutif municipal constitué d’un Maire et de ses deux adjoints. Les villages concernés par les chefferies traditionnelles évoqués ci-dessus sont le village Mombo-balong localisé dans l’espace urbain communal et les villages Boubou, Djoungo-route, Moundeck, Tangui, Djoungo-rails, Nkwangsi et Bonne-Carrère). Le village Nkwangsi n’a pas plus de 15 habitants et son chef a élu domicile à Mbanga. Pour le village Bonne-carrère, il est complètement dépeuplée et sa chefferie a été déplacée et installée à Mombo ville. Les partis politiques les plus rencontrés dans la Commune sont : RDPC, SDF, UPC, MDP et UNDP.

Habitat

L’habitat dans la Commune de Mombo est majoritairement constitué de maisons en matériau provisoire en bois et blocs de terres en très mauvais état. Il n’existe aucun plan d’urbanisation, ce qui donne lieu à des constructions anarchiques qui entravent la bonne exécution des travaux de la voirie urbaine, ainsi la progression des eaux de ruissellement vers les exutoires naturels. L’entretien des habitats est très peu fréquent. Le paysage urbain et des villages est très peu attrayant.

Zonage de l’espace communal

La Commune de Mombo est un morcellement de lots privés que ce soit en milieu urbain que dans les villages. Il n’existe aucun terrain communautaire, ni de la chefferie, ni du domaine communal propre. La délimitation de l’espace urbain est en projet. La cartographie communale présentée ci-dessous a été extraite du PCD de la Commune vision 2009-2012 et améliorée par le CPD.

Activités économiques

Agriculture

La Commune de Mombo est une agglomération rurale à vocation agropastorale. On estime à plus de 90% la population vivant de l’agriculture et produisant une gamme variée de produits agricoles. Le cacao reste la principale culture de rente. On y relève également les racines et tubercules (manioc, patate douce, macabo, igname...), d’autres cultures vivrières (bananier plantain, maïs, arachide …) et les arbres fruitiers (orangers, safoutiers, avocatiers, manguiers, palmiers à huile, etc.). Les pratiques agricoles les plus courantes sont le désherbage chimique, le défrichage avec enfouissement des herbes dans le sol. Les rendements sont satisfaisants et sont légèrement au-dessus de la moyenne pour la plupart des cultures vivrières. Pour les cultures pérennes, en particulier le cacao, les rendements restent bas à cause de la faible utilisation des engrais. Les emplois agricoles générés sont nombreux pour les cultures pérennes, mais temporaires.

Sylviculture

Aucune action récente en sylviculture n’a été entreprise dans la Commune. La vocation agricole des terres a favorisé le développement de l’agriculture au détriment de l’arboriculture.

Élevage et pêche

La Commune de Mombo regorge d’énormes potentialités pastorales et halieutiques. Cependant, l’élevage est très peu développé aussi bien dans l’espace urbain qu’en milieu rural typique. Les espèces élevées sont le porc, la volaille et les caprins. L’élevage du porc se fait dans des loges de fortune sur pilotis, construits à l’aide du bois de récupération. Dans la plupart des élevages, les animaux sont laissés en divagation et occasionnent la destruction des cultures pratiquées au voisinage de la ville. En pisciculture, 01 étang piscicole de 200 m² a été construit dans le bas-fond du quartier 2 depuis le mois d’avril 2011. Il compte environ 4 espèces de poissons dont les plus dominantes sont le tilapia et le clarias. La pêche est marginale, non réglementée et pratiquée le long du fleuve Moungo. Les captures sont maigres prioritairement destinées à l’autoconsommation, à cause de l’utilisation des engins de pêches de fortune et non conventionnels.

Chasse

La chasse est une activité marginale dans la localité à cause de sa faiblesse des ressources fauniques. Ces ressources sont en voie de disparition due à la forte pression agricole sur les terres et les perturbations profondes de l’écosystème propice à l’habitat du gibier. Actuellement, seule la petite chasse subsiste dans la Commune. Elle se fait beaucoup plus à la course et à l’aide des pièges. Egalement, la chasse se fait occasionnellement avec les armes à feu. Les antilopes sont fortuitement rencontrées et les autres gibiers sont les aulacodes (hérissons), civettes, rats, serpents et aigles blancs dans le mont pélé à Djoungo-Rails.

Exploitation forestière

L’exploitation forestière n’est plus d’actualité dans la Commune à cause de l’absence de la forêt. Les arbres encore visibles servent de plantes d’ombrage pour les cacaoyères. Toutefois, ces arbres sont régulièrement abattus pour le bois de chauffe et des fours de séchage de cacao. Aucune action de reboisement n’est ni entreprise, ni à l’ordre du jour.

Collecte des produits forestiers non ligneux

La collecte des produits forestiers non ligneux (PFNL) dans la Commune se fait en pleine nature et dans des plantations. Les produits couramment rencontrés sont les suivants : En ce qui concerne les produits alimentaires : Cola acuminata et Nitida spp (noix de kola et better kola), champignons, Gnetum spp (okok), pour les plantes médicinales : voacanga et pour les fibres : feuilles et bambou de raphia.

Artisanat

L’artisanat est très marginal dans la Commune de Mombo. La principale activité artisanale est la fabrication des nattes de raphia pour les toitures des cases traditionnelles. Il n’y a aucune unité de transformation du bois dans la Commune, le travail de menuiserie se fait essentiellement à la main avec des outils plus ou moins rudimentaires.

Commerce

Les populations de la Commune de Mombo entretiennent des rapports commerciaux entre elles d’une part, et d’autre part avec les autres localités du pays notamment avec Douala, la capitale économique du Cameroun. L’activité commerciale porte sur le cacao, les produits vivriers et les produits manufacturés. La production cacaoyère est importante, celle des cultures vivrières est très abondante et variée dans l’ensemble du territoire de la Commune. Les plus importants lieux d’écoulement de ces produits sont les points de collecte et les marchés de la Commune. Les acheteurs prioritaires sont les «Bayam selam» qui les revendent surtout dans les marchés de Douala. Le mauvais état des pistes de collecte, la rareté et le mauvais état des véhicules rendent les conditions de transport des personnes et de leurs marchandises assez précaires. La vente des produits manufacturés de grande consommation et de première nécessité est observée dans l’espace urbain, par contre au niveau des villages, seuls les produits de première nécessité sont présents. En général, les échoppes sont étroites et sommairement aménagées.

Industrie

En matière d’industries, on rencontre dans la Commune de Mombo la Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC) qui produit la marque d’eau Tangui et à Djoungo-Rails, la société CIMENCAM et les Ets TCHASSEM, Ets FOSSO et Ets MKJC, pour l’exploitation de la pouzzolane. L’impact direct de la présence de ces sociétés sur les populations riveraines n’est pas perceptible. Par exemple, il y a insuffisance d’eau potable au village Tangui siège de la SEMC, tandis qu’à Djounjo-rails, il n’y a aucune adduction d’eau potable fonctionnelle depuis le mois de février 2011. On note pour le déplorer, que ces sociétés ne sont liées par aucun cahier de charge, ni de cadre de concertation avec les populations riveraines.

Services (banque, transport)

La Commune de Mombo ne possède aucun établissement financier. Il n’y a que le service de la recette municipale de la Mairie. Pour ce qui est des transports, le parc automobile est pauvre et est composé d’une vingtaine de motocyclettes taxis en état passable et d’environ, 7 taxis brousses en mauvais état de fonctionnement. Aucun aménagement de stationnement n’a été construit.

Autres activités économiques

Les autres activités économiques rencontrées dans la Commune tournent autour du séchage de cacao au four, la transformation des vivres frais et secs à la moulinette, l’hébergement et le petit commerce de beignets, vin de palme (matango), whisky local (arki) et la nourriture de rue. On dénombre environ 21 fours de séchage du cacao qui offre de nombreux emplois saisonniers aux jeunes tournant autour de l’approvisionnement en bois, de manutention et d’opérateurs de four. La transformation des vivres frais et secs se fait par des meuniers propriétaires ou salariés, on rencontre environs 10 de ces unités dans la Commune. En matière d’hébergement, une maison d’habitation en mauvais état a été transformée sans aménagements appropriés en auberge. Ses activités sont prioritairement tournées vers la sieste. Le second établissement nouvellement construit sans respect des règles de l’art est localisé dans le village Tangui, sa capacité d’accueil est de trois chambres. Le petit commerce lui est rencontré au bord des rues dans les abris de fortunes très insalubres.

Equipements sportifs et de loisir

Pour ce qui est des équipements sportifs et de loisir, il y a 4 stades de football sommairement aménagés dans la Commune aux lieux suivants : Lycée bilingue de Mombo : 1, à proximité de lécole publique de Djoungo-rails : 1, à côté du centre de santé intégré (CSI) de Boubou: 1, et au niveau de l’ancienne école catholique de Djoungo-route (carrefour entrée Djoungo-rails): 1. Par ailleurs, on note légalement l’existence de 6 aires de jeu non aménagées dans les écoles de Mombo (EP mombo gare, EP bilingue, Ecole catholique et Ecole EEC) : 4, à l’école de Tangui : 1, et à l’école de Moundeck :1. Pendant toute la durée des vacances, un vidéo club alimenté par un groupe électrogène est ouvert au village Boubou.

Etablissement/Sites touristiques

La Commune dispose de 2 établissements touristiques, l’un à Mombo et l’autre à Tangui. A Mombo, il s’agit d’une maison d’habitation de très faible capacité d’accueil, utilisée comme auberge sans respect des normes en la matière. Les sites touristiques potentiels non aménagés sont le lac DIA-DIA, le mont pélé et dans la moindre mesure les berges du fleuve Moungo à Mombo-Beach et Moundeck-Beach.

Services administratifs

Les services administratifs rencontrés dans la Commune sont la sous-préfecture, la santé, la délégation d’arrondissement d’agriculture, le poste agricole de Tangui, l’inspection primaire de l’éducation de base et la gendarmerie. La sous-préfecture n’est pas propriétaire du bâtiment qui abrite ses services. Le personnel est très insuffisant, il se compose de 3 personnes, le sous-préfet, un agent d’Etat et un agent communal. Il y a également un manque criard d’équipements et de matériel de travail. La délégation d’arrondissement d’agriculture et du développement rural (DAADER) est logée dans un bâtiment public mais en mauvais état. Tout comme la sous-préfecture, elle n’a que 2 personnels, le délégué d’arrondissement et 1 agent communal. Egalement, il y a insuffisance d’équipements et de matériel de travail. Le Poste agricole de Tangui n’est pas construit. Le seul personnel est le Chef de poste. Les services de la santé sont représentés par 2 Centres de Santé Intégré (CSI) et une case de santé privée, la Modern Health Care and Counselling Centre (MHCCC). En dehors de la case de santé privée, les deux CSI sont logées dans leurs propres bâtiments et fonctionnent avec un personnel réduit. Le cadre de travail nécessite des aménagements appropriés et une extension. Les équipements et le matériel de travail sont insuffisants. L’inspection primaire est pourvue d’un personnel en nombre suffisant. Elle est logée dans son propre bâtiment nécessitant des aménagements. Tout comme les autres services, elle fait aussi face au manque d’équipements et de matériel de travail. La Gendarmerie est logée dans une vieille bâtisse coloniale ayant abrité les magasins de l’Ex- Regifercam. Elle fait face à l’insuffisance du personnel, à l’insuffisance d’équipements et de matériel et enfin, elle manque d’un véhicule pour les interventions rapides.

Par ailleurs, il y a l’institution communale qui comprend outre l’exécutif municipal, un secrétariat général, une recette municipale et 4 services techniques (Affaires financières, Affaires générales, Affaires sociales et Hygiène et salubrité). La grande majorité des services est logée dans un bâtiment nouvellement construit et le reste dans l’ancien bâtiment en bois.

Entreprises privées

Les entreprises privées rencontrées dans la Commune sont représentées par les sociétés SEMC, CIMEMCAM et SBM ainsi que les établissements suivants : Ets MKLC, Ets TCHASSEM et Ets FOSSO. Les actions de développement de ces sociétés en faveur des populations sont très peu visibles. La mise en place d’un cadre de concertation avec la Commune est à encourager et promouvoir, de même qu’il faut une transparence de leur participation au développement de la Commune.

Foyers communautaires et autres

La commune de Mombo possède 2 foyers communautaires privés localisés dans la ville de Mombo. Il s’agit du foyer Djakou et du foyer Mifi. Ces foyers sont l’œuvre des communautés bamilékés de Mombo. Ils n’ont pas d’aménagements particuliers et sont prioritairement utilisés par les propriétaires pour les réunions et les activités culturelles diverses. Ils sont mis en location pour le grand public.

PRINCIPALES POTENTIALITES ET RESSOURCES DE LA COMMUNE

Potentialités de la Commune

La Commune de Mombo regorge d’énormes potentialités dont les plus perceptibles sont les suivantes :

-Existence de ressources humaines assez dynamiques

-Climat favorable à la production agricole ;

-Cacaoculture prospère ;

-Large gamme de produits vivriers cultivés ;

-Marché de cacao opérationnel depuis cette campagne 2011 dans l’espace urbain de Mombo ;

-Existence de 4 hangars de marchés et passagers, ainsi répartis : Mombo, Moundeck et Djoungo-rails;

-Existence de nombreuses carrières de sable le long du fleuve Moungo ;

-Présence d’un lac à fort potentiel touristique ;

-Existence d’un calendrier cyclique des jours de marché dans la Commune ;

-Existence d’environ 44 GIC, UGIC et associations dans la Commune ;

-Réseaux ORANGE, MTN et CAMTEL fonctionnels ;

-Réseau électrique AES Sonel fonctionnel dans trois localités ;

-Existence dans la Commune d’un tronçon d’environ 6 km de la route nationale n°5.

Ressources naturelles de la Commune

Les principales ressources rencontrées dans l’espace urbain de Mombo sont les suivantes :

-Vastes terres fertiles ;

-Existence de nombreuses carrières de sable à Mombo-Beach et Moundeck-Beach, le long du fleuve Moungo ;

-Existence de 02 carrières de sable de très faible productivité dans la ville de Mombo ;

-Importantes carrières de pouzzolane à Djoungo-rails.