COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DIBOMBARI

  Maire NGUIME EKOLLO Frédéric
  

Localisation géographique de la commune

La commune de DIBOMBARI créée en 1955 est située à 18 km de la ville de Douala, chef-lieu de la Région du Littoral dont elle fait partie. Elle est à cheval entre les Régions du Littoral, du Sud-ouest et de l’Ouest. C’est l’un des 13 arrondissements que compte le Département du Moungo. Sa superficie est de 150 Km2. Elle est limitée au nord par la commune de Bonaléa, au sud par la commune de Douala IV (Bonabéri), à l’Ouest par Manoka, à l’Est par l’ile de Djébalè. Elle compte 38 villages dont 09 sont situés dans l’espace urbain. Les 02 Chefferies de 1er degré, Pongo et Bakoko qui la constituent comptent respectivement 20 villages et 18 villages.

Milieu biophysique

Climat

Le climat est de type équatorial sec et humide avec deux saisons, à savoir une saison sèche de mi-novembre à fin mars et une saison de pluies de fin mars à mi-novembre.

Sols

Les sols sont de nature hydromorphes aux abords des cours d’eau et ferralitiques de texture argilo-sableux sur les plaines. Ils sont propices à la pratique de l’agriculture

Relief

La Commune de Dibombari est une zone de plaines et de plateaux nuancée par des petites montées de pente très douce. Les altitudes par rapport au niveau de la mer oscillent entre 02 et 92 mètres. Le tableau ci-après présente les altitudes les plus basses et les plus élevées enregistrées.

Hydrographie

L’hydrographie de la Commune de Dibombari est abondante. Les petits cours d’eau à savoir Kengue et Essake (vers Njobwele), Ewoulo à Bwelelo, Dipo à Bossedi et Bépélé vers Bwadibo sont à l’actif de l’alimentation du bassin du Wouri. La Commune est arrosée en outre dans sa partie Est (villages Bongo, Yabwadibé et Yassem) par les fleuves Nkam, Wouri et la rivière Abo et, à sa limite Sud-ouest (village Bwadibo) par le Moungo. Ces cours d’eau regorgent d’importantes potentialités halieutiques naturelles exploitées à l’échelle artisanale et notamment, les espèces très variées de poissons, les crocodiles, les tortues marines, les crustacées, et bien d’autres ressources.

Flore et faune

La végétation est constituée :

-des forêts secondaires aux abords des cours d’eau avec quelques champs de cultures vivrières (manioc, macabo, pistaches, plantain) clairsemés d’arbres fruitiers.

-des forêts secondaires naturelles dans la plupart des villages ;

-des plantations de palmiers à huile i) industrielles (SOCAPALM) situées dans les abords et au-delà de la Route Nationale N°5 et ii) villageoises localisées dans les villages ;

-des jeunes plantations industrielles d’hévéa qui sont la propriété de la SOCAPALM ;

-des arbres fruitiers avec un accent particulier sur les cocotiers sur toute l’étendue communale et des haies de fleurs aux alentours de la plupart des habitations modernes ;

-des cultures vivrières et maraîchères dans l’ensemble de la Commune ;

-des strates herbacées avec des jachères (espaces cultivés et laissés en repos pour permettre la reconstitution de l’humus du sol) ;

-d’un espace vert (jardin public) bien entretenu dans les parvis de la Mairie et,

-de la jacinthe qui envahit les cours d’eau, entravant de ce fait, d’une part, les déplacements à destination de certains villages et d’autre part, la pratique de la pêche. Cependant, elle pourrait constituer une ressource naturelle utilitaire en cas d’études concluantes pour l’alimentation du bétail, la production des engrais organiques, la production de la pâte à papier, etc.

-d’un espace forestier constitué de mangroves à Bwadibo.

La faune est en cours de disparition et ne comprend plus que quelques espèces mineures qui deviennent rares de jour en jour (reptiles, varants, singes, biches, écureuils).

Milieu humain

Quelques repères historiques de la Commune de Dibombari

De sources concordantes, l’histoire de la Commune de Dibombari depuis le protectorat allemand a été marquée par la culture du palmier à huile. Elle se décline en 06 temps forts :

1. Sous le protectorat allemand : certaines populations Pongo et Abo avaient été déplacées de leur terroir dans le cadre de la mise en place des plantations de palmier à huile. Des réserves domaniales avaient été mises à la disposition des indigènes et de leurs descendances. Cette époque a été particulièrement marquée par la construction du tronçon de chemin de fer Douala-Mbanga avec les gares de Maka, Bomono Gare et Nkapa. Sous la tutelle de la France (1935-1950) : les plantations laissées par les allemands ont été exploitées d’une part, par Monsieur SAUVANT à Bomono Ba Mbengue, Bomono Gare et Nkapa et d’autre part, par Monsieur DACONET à Bomono Ba Mbengue et Bomono Gare. Avec l’avènement de la société SOCFINOL (1951): Dibombari devient l’un des Arrondissements phares de la Région du Moungo avec à son actif la réalisation des projets socioéconomiques d’envergure : routes, pistes, points d’eau, plantations villageoises de palmier à huile bénéficiant d’un encadrement soutenu. Par loi N°1489 du 11 novembre 1955 : la Commune de Dibombari a été créée. Avec l’implantation de la SOCAPALM (1967-1973) : on enregistre 02 expropriations des populations locales de grande envergure pour l’implantation de cette entreprise :

-l’une, par décret N°67-56 du 13 février 1967 porte sur 6 250 hectares,

-et l’autre, objet du décret N°73-253 du 13 août 1973 porte sur 23 509 hectares

-Par décret N°95/082 du 24 avril 1995 :l’Arrondissement de Dibombari créé en 1955 a connu une scission en deux unités administratives distinctes, à savoir:

-l’Arrondissement de Dibombari étendu sur les chefferies Pongo et Bakoko. il correspond à la Commune de Dibombari.

-l’Arrondissement de Bonaléa étendu sur la chefferie Abo. Il correspond à la Commune de Bonaléa. Depuis sa nouvelle configuration par Décret N°95/082 du 24 avril 1995, la Commune de Dibombari a eu à sa tête 02 Maires.

Population

Ethnies

La Commune de Dibombari correspond à l’Arrondissement qui porte le même nom et comprend 02 groupes ethnico-linguistiques à savoir, les Pongo localisés dans la partie Ouest de la Commune qui parlent le pongo et les Bakoko dans la partie Est qui parlent le Bakoko. A côté de ces groupes majeurs vivent les populations de toutes origines (nationales et issues des pays voisins et notamment le Nigéria). Une importante frange de cette population est de culture anglophone en raison de la proximité de la Région du Sud-ouest et du Nigéria.

Religions

Les principales pratiques religieuses sont dans l’ordre l’Eglise Evangélique, l’Eglise Catholique, l’Eglise Adventiste, les Témoins de Jéhovah et l’Union des Eglises Baptistes du Cameroun.