COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NSEM

 

 

   

Maire         DONA  BENJAMIN

Tel             +237 675 50 62 89

                 +237 699 66 36 62

Nombre de conseillers municipaux  31

Date de création  24 Avril 1995

Superficie  226 km2

Nombre d'habitants 65000

Localisation de la Commune
Crée par Décret Présidentiel N° 95/082 du 24 Avril 1995, la Commune de NSEM qui dépendait d'abord de la Commune de Minta, a connu à sa tête depuis sa création trois (03) Maires.
Milieu Biophysique
LE CLIMAT
La Commune de NSEM subit l'influence du climat équatorial de type guinéen à quatre saisons d'inégales durées : une grande saison sèche de Novembre à mi-mars ; une petite saison pluvieuse de mi-mars à mi-juin ; une petite saison sèche de mi-juin à mi-août ; une grande saison pluvieuse de mi-août à fin Octobre. La moyenne annuelle des précipitations est de 1577 mm. La température moyenne annuelle est de 25°C avec une amplitude moyenne annuelle de 2,5°C. Ce climat favorise annuellement la conduite de 2 campagnes agricoles.
LE SOL
Quant au sol, le matériel parental est essentiellement composé de granites. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols ferralitiques et les sols hydro-morphes. D'une manière générale, les sols ferralitiques sont caractérisés par une texture sablo-argileuse. Ils sont pauvres en éléments nutritifs, acide, fragile et caractérisés par de fortes colorations jaunes ou jaune claire. Sous le couvert forestier, ces sols sont quelquefois argileux, poreux, très perméables et riches en humus. Ils sont reconnus très fertiles sous le couvert forestier. Cependant, cette fertilité est assez précaire. Ces sols se prêtent surtout aux cultures pérennes (café, cacao, fruitiers, palmier) et aux cultures vivrières. Les sols hydro-morphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d'eau. L'exploitation de ces sols est difficile en temps pluvieux à cause de leur engorgement. En saison sèche par contre, l'utilisation de ces sols est moins contraignante avec la baisse de la nappe phréatique. La pratique des cultures de contre saison est alors possible. Il faut cependant relever que ce sol devient de moins en moins fertile par endroit.
Le relief
Le relief de cette région présente une physionomie relativement plane et un plateau d'une altitude moyenne de 650m.
la végétation.
La végétation présente une diversification d'espèces avec une stratification complète des grands arbres jusqu'à la strate herbacée. Les principales essences exploitables existantes sont : le moabi, l'iroko, le fraquet, le bibolo, le bubinga, le beté et certains produits non ligneux utilisés en artisanat (le rotin, le raphia et ses dérivés, le bambou de chine et certaines lianes. Le reste de la végétation autour des maisons est faite de plantations et des champs vivriers, les jachères et les arbres fruitiers.
la faune
Le potentiel faunique est constitué des animaux de toute sorte allant des petits rongeurs aux espèces protégées. Quelques espèces sauvages fréquemment rencontrées sont entre autres : les rats, écureuil, singes, lièvres, porc-épic, antilope, singes, aulacodes, les serpents de plusieurs types (vipères, mamba vert, boa, couleuvre), etc. certains oiseaux (oiseau gendarme, colibri, épervier, perdrix, calao, pélican, touraco, martin pêcheur, toucan, corbeau). Les espèces domestiquées sont : le chien, chat, mouton, chèvre, porc, la volaille.
Les unités écologiques.
Les unités écologiques existantes sont :
-La forêt qui est principalement de type secondaire, signe d'une exploitation intense par les sociétés forestières légales et illégales, mais il existe des zones de forêts vierges au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la zone d'habitation.
- Les jachères : ce sont les espaces cultivées et laissés en repos pendant un certain temps pour reconstitution du sol. Les jachères sont plus éloignées des habitations que les plantations et sont limitrophes avec des forêts. Le temps requis pour une bonne jachère n'est pas respecté à certaines localités à cause de la difficulté de préparation du sol par l'outillage rudimentaire ainsi que le manque de moyen pour d'autres quand il faut abattre les grands arbres. Les bas- fonds : la Commune de NSEM présente des zones marécageuses et certains bas-fonds propices à la culture maraîchère, bien que cette dernière ne soit pas dans les habitudes des populations. Les zones rocheuses : notons la présence dans certains villages des grands rochers occupant des espaces donnés. Ceux-ci ont un potentiel touristique important par leurs formes ou leurs grandeurs, mais aussi un potentiel économique par la création des carrières de sable et de pierres.

PECHE ET PISCICULTURE
La pêche est une activité presque inexistante dans la Commune de NSEM. Seuls quelques paysans pratiquent la pêche pour ceux qui ont des étangs à domicile. Les produits sont généralement destinés à la consommation de la petite famille. La pisciculture est une pratique encore embryonnaire. Les espèces de poissons élevés sont le plus souvent des tilapias, des carpes et des clarias. Toutefois la presque inexistence des étangs piscicoles, le manque d'intérêt des autochtones pour la forte sensibilisation en matière d'élevage, nécessitent un renforcement des capacités par l'appui des programmes appropriés. La formation des organisations des pisciculteurs par les institutions d'encadrement sur l'élevage et la production encouragée des espèces, et pourrait bien profiter aussi à la commune de NSEM.

MILIEU HUMAIN

Quelques repères historiques de la Commune
Les allemands, dont l'arrivée à NSEM se situe autour des années 1880, ont voulu s'y installer au point de bouloir faire de la localité un véritable pôle urbain. La stèle bien visible au point de rencontre des différentes voies du village porte des écrits qui témoignent de cette volonté. Ils vont marquer l'histoire de NSEM naissant ; NSEM qui dérive de NSEMKANG qui signifie surprise. En effet, les BANDJA dans leur mouvement migratoire vers NSEM ont peiné pour atteindre le sommet du plateau, aussi ont-ils été surpris de parvenir enfin dans un lieu habitable. Le district de NSEM est crée en 1992. C'est en 1994 que le premier chef de district est nommé.
Population
La Commune de NSEM compte 74 villages, dont quatre chefferies de 2ème degré. La population est répartie suivant le tableau ci-après. Pyramide des âges de la population de la commune de Nsem. Avec un taux d'accroissement moyen de 2,5 on prévoit qu'en 2014 la population de la commune de NSEM tournera autour de 19 000 habitants ; taux qui peut être revue à la hausse qu'il faudrait d'ailleurs prendre en compte dans l'actualisation du Plan et surtout lors de l'élaboration des Plan d'Investissement Annuel (PIA). Cet accroissement de la population concerne surtout les zones à forte concentration des populations comme PELA (2 317 Habitants), EPEDA (1 689 Habitants), MANDJOUCK (1 600 Habitants), NSEM (1 456 Habitants). Pour ce qui est de la question de parité, il ressort clairement à travers cette illustration que les femmes sont légèrement plus nombreuses que les hommes comme le souligne la tendance au Cameroun et dans la Région du Centre en particulier
Ethnies
Sur le plan ethnique, l'on distingue les BAMVELE représentent plus de 75 % de la population au moins de la population autochtone. A côté de cette catégorie on a les Baboutés, les Bamvecks, les Pygmées, les Bamilékés et les nordistes qui participent de façon significative à la vie de la communauté et même au développement de l'économie locale.
Religions
Trois principaux groupes religieux ont été identifiés dans la Commune de NSEM à savoir les protestants, les catholiques, et les musulmans. Il sera nécessaire de relever la présence de certains groupes à l'instar de la mission du plein Evangile et Témoins de Jéhovah. Les catholiques et les protestants sont les plus nombreux. La Communauté musulmane quant à elle est minoritaire.
Habitat
D'une manière générale, l'habitat est groupé dans la zone urbaine. En milieu rural par contre, les maisons sont assez espacées par endroit avec néanmoins une architecture assez uniforme c'est-à-dire regroupé dans un périmètre bien précis dans les hameaux. Ceci traduit une volonté manifeste pour les populations de vivre ensemble. Il s'agit en l'occurrence des maisons d'habitation (qui varient en fonction des matériaux de construction utilisés). Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre battue, les briques ou blocs de terre, les parpaings, le ciment, les planches, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium. Quel que soit le type de matériaux utilisé, les maisons sont construites selon les mêmes standards à savoir : forme rectangulaire ou carré et assez spacieuse. Le ménage est généralement constitué de 02 bâtiments. L'un sert de salle d'accueil et l'autre de salle de séjour. D'autres compartiments servent de cuisine et de magasins. En ce qui concerne les accessoires, on note une rareté de latrines aménagées dans la Commune.
LES ACTIVITES ECONOMIQUES
Sa situation économique est essentiellement basée sur les activités agricoles, notamment des cultures de rente et vivrières sans oublier le petit élevage pratiqué de façon artisanale. Zone rurale par excellence, le petit commerce des produits vivriers et de rente est dominante. Cette localité connaît une expansion et un développement de certaines cultures comme la banane plantain, le palmier à huile, le cacao, le café et les cultures vivrières comme le manioc, le macabo, le maïs, l'arachide, le concombre qu'on achemine plus vers les métropoles avec le développement des activités « d'acheteurs et revendeurs ». Il est également à noter que la richesse de la forêt qui entoure la localité donne l'occasion à une exploitation anarchique des essences. Les cultures maraîchères occupent aussi une place non négligeable dans la vie économique de la localité. Les ventes des marchés périodiques sont également à considérer, pour une prise en compte holiste des activités économiques de l'arrondissement de NSEM.
L'agriculture
Elle occupe plus de 90% de la population active. Etant une agriculture de subsistance, elle se concentre en particuliers sur les cultures vivrières et plus particulièrement le manioc qui tient le haut du pavé. En effet, il reste la spéculation la plus cultivée avec des plantations individuelles qui vont de 0,5 hectare à 2 ou 5 hectares ; mais pour certains GIC, cette superficie peut aller à 10 hectares. Les autres spéculations (non moins importantes) sont la banane plantain, le maïs et l'arachide, la patate douce, l'igname, et même les maraichers (tomate). La population en fait l'objet d'une activité commerciale intense et transforment le manioc en bâtons et en farine pour couscous qui est d'ailleurs la principale denrée de consommation. Pour ce qui est des cultures de rente, on distingue le café, le cacao, le palmier à huile, des fruitiers. Il est toutefois important de noter que les élites pratiquent une agriculture de « prestige » ; ils sont d'ailleurs plus connus sous l'appellation de planteurs. C'est pourquoi tout au travers de la commune on trouve des plantations de café, de cacao et de palmiers à huile dans la broussaille, car parfois quasiment abandonnées. Les populations ont tendance à revenir aux cultures des champs qu'elles utilisent comme cultures de rentes (vente de manioc, banane douce et banane plantain, macabo, arachide.)
Elevage
Dans sa grande majorité, cette activité est pratiquée de manière traditionnelle et concerne les petits ruminants, les porcs et la volaille qui sont le plus souvent en divagation). La pisciculture est assez mal connue dans la commune.
La pêche
Elle se pratique dans la Sanaga qui traverse une partie de la commune. Les produits halieutiques occupent une place de choix dans l'approvisionnement des ménages en protéines animales. Les techniques de pêche utilisées comprennent la ligne, le filet, le barrage. Cette activité connaît des interruptions au mois de septembre et d'octobre puis connaît des périodes d'intenses activités au courant des mois de juin à août puis de novembre à janvier. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres le Tilapia, le KANGA, le poisson serpent (Chana chana), le poisson à queue rouge et le capitaine d'eau douce.
chasse
La flore de cette localité est très importante et diversifiée. Cependant elle est menacée à cause des activités de prédation et de braconnage que les hommes de la localité et des villages riverains mènent. Certaines espèces à l'instar de l'aulacode et autres espèces de même famille sont en voie d'extinction du fait toujours de l'activité de l'homme. Il s'agit d'une flore qui correspond à celle des écosystèmes des forêts secondaires et équatoriales. Elle est composée de plusieurs espèces animales. La chasse apparaît comme une activité secondaire voir tertiaire des populations de cette Commune. Parmi les méthodes de chasse utilisée, l'usage des pièges semble la plus rependue. Les pièges à fil de fer de type traditionnel ont supplanté les autres techniques, les paysans la pratique occasionnellement pour avoir des revenus afin de satisfaire leurs besoins quotidiens. Il est cependant nécessaire de mentionner que les activités de chasse connaissent de moins en moins de succès à cause des régulières descentes des agents des eaux et forêt qui sillonnent au quotidien la localité. La société de transport ferroviaire qui est le principal moyen de transport, de concert avec le Gouvernement pour l'écoulement des produits mènent également une lutte acharnée contre le braconnage.
L'artisanat
Il reste très faiblement pratiqué au sein de la commune. Les principales matières premières sont :
- Le rotin, une plante lianescente avec laquelle on fait des hottes servant au transport à dos (de femme) de produits des champs (vivres, bois de chauffe etc.), des chaises et autres accessoires.
- Le raphia qui permet de fabriquer des chaises aussi, mais surtout des lits, et même des jouets pour enfants.
- Le bois avec lesquels les artisans fabriquent les mortiers et pilons, les tam-tams, les balafons et d'autres choses encore.
- Enfin, le palmier à huile dont les feuilles servent à la fabrication des nattes qui pour certains tiennent lieu de tôles pour les habitations.
Cette activité reste traditionnelle et ne fait pas l'objet d'une exploitation commerciale soutenue.
L'exploitation industrielle et artisanale des ressources
L'activité d'exploitation forestière à NSEM constitue un élément majeur dans l'économie tant familiale que locale. Pour ce qui est de son exploitation artisanale, elle se résume à une coupe assez légère du bois. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois d'énergie, le bois d'œuvre et le bois de construction. L'exploitation industrielle quant à elle concerne les entreprises forestières qui se succèdent. Il est cependant nécessaire de déplorer l'absence totale d'un système de reboisement par les entreprises exportatrices de bois. Ce qui favorise la disparition des essences rares et des ressources forestières.
AGROFORESTERIE
Les systèmes de production associant l'arbre les cultures et/ou animaux restent peu développés dans la Commune de NSEM malgré l'existence d'un potentiel favorable. Cependant, beaucoup de systèmes agro forestiers sont pratiqués dans les plantations de caféières ou les arbres fruitiers (agrumes) sont associés aux plants de café l'utilisation des autres espèces (acacia, flammengia.) originaires de forêts primaires étant destinés à une fin ombragé.
Les Infrastructures socioéducatives

En matière d'offre en éducation, les trois ordres d'éducation sont représentés dans la Commune de Nsem. Il s'agit de l'éducation de base, les enseignements secondaires et l'enseignement professionnel.
Les routes
La situation routière de la commune se limite en un axe principale qui travers la commune et la divise de part en part. Cependant, tous les villages sont joignables par les pistes plus ou moins praticables en toute saison, bien que certains villages soient complètement enclavés. Les causes sont le non classement des routes par les travaux publics qui fait qu'aucun entretien ne soit programmé, ainsi que le non entretien par les populations. Le chemin de fer qui passe par la localité est un élément signification pour le transport des personnes et des biens de la localité.
L'Eau
L'offre en eau dans la commune de NSEM se limite à 15 puits aménagés, dont un par village et trois forages en panne. La station scan water qui permettait de résorber le déficit en eau potable est en panne depuis plus de dix ans. On peut aussi noter la présence de quelques sources permanentes qui serait susceptible d'être aménagées.
Energie
Il n'existe aucun réseau électrique dans la commune. L'offre en électricité se limite à quelques groupes électrogènes privés et isolés. Dans les villages, Les populations utilisent les groupes électrogènes pour les plus organisées et munis alors que les autres utilisent les lampes tempêtes à pétrole
La Gestion Durable de l'Environnement
La question de gestion durable de la nature est mal prise en compte par les populations. En effet les aspects environnementaux ne sont pas pris en compte dans la mise en œuvre des programmes de développement antérieurs. On rencontre des feux de brousse causés par les hommes, les mauvaises pratiques agricoles, les constructions sur des surfaces ou zones non aedificande.
Protection sociale
Concernant la question de la protection sociale, il faut noter qu'elle relève des habitudes et des cultures des populations. Les enfants orphelins, personnes âgées ou handicapées vivent au sein de leurs familles d'origine et bénéficient d'un encadrement réduit à la plus simple expression à savoir une ration alimentaire réduite à sa plus simple expression, les soins médicaux primaires et précaires, à la limite des possibilités des encadreurs. Aucun centre d'encadrement n'y est implanté, ni le Centre Social.