COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NKOTENG

 

 

   

Maire   NGOURANG ETIENNE

Tel        +237 699 72 46 76

 

 

Créée par Décret N° 92/127 du 26 Juin 1992

Superficie:2 250 km2

Densité: 10,03 habitants/km2

Nombre de conseillers municipaux:25

Localisation de la Commune

La commune de Nkoteng est née de l’éclatement des communes de Nanga Eboko et de Mbandjock par décret N° 92/127 du 26 Juin 1992. Elle est située dans la Région du Centre, département de la Haute Sanaga, Arrondissement de Nkoteng, à 40 Km de Nanga Eboko, Chef-lieu du département, et à 136 Km au Nord – Est de la ville de Yaoundé. Elle est limitée : au Nord, par l’arrondissement de Nanga Eboko, au Sud, par l’arrondissement de Mbandjock, à l’Est, par l’arrondissement de Lembe Yezoum, à l’Ouest, par le département du Mbam et Kim (à travers une frontière naturelle : le fleuve Sanaga). Avec une superficie de 2250 km2, La commune compte 18 villages.

MILIEU BIOPHYSIQUE
• Relief
La commune de Nkoteng est située sur un plateau dont la hauteur est comprise entre 650 et 700 m. Le relief présente cependant de légers pics tels que le mont Angouma (1350m) et le mont Elap (960m).
• Climat
Il est de type équatorial, alternant deux saisons sèches et deux saisons de pluies. Elles se répartissent comme suit :
-Grande saison des pluies : septembre à décembre ;
-Petite saison des pluies : mi - mars à mi- juin ;
-Grande saison sèche : janvier à mars ;
-Petite saison sèche : juin à mi- septembre.
Les températures sont relativement constantes avec une moyenne de 25°C et une amplitude annuelle faible de 1°C, alors que les amplitudes diurnes varient de 5 à 10°C. Le minimum absolu est voisin de 15°C, le maximum de 36°C.Les vents qui soufflent dans cette commune son l'harmattan provenant du déplacement des courants d'air issu de l'Afrique subsaharienne et la mousson qui provient des courants océaniques. La pluviométrie : d'après les données météorologiques, les précipitations varient entre 1000mm et 1500mm/an. Le mois le plus pluvieux est octobre et le mois le plus sec est janvier. Le nombre de pluies (N/J) décennal est égal à 1097.
• Hydrographie
Elle est riche et variée. La commune est traversée par le fleuve Sanaga (le plus long fleuve du Cameroun avec 918 Km de long) ainsi que par de nombreuses rivières et ruisseaux. Parmi ceux-ci, on citera Tede, Yingnang, Mendibi, Sélé, Evii et Banga. L'existence de nombreuses sources non aménagées dans tous les villages.
• Sol
Le sol est de type ferralitique rouge, meuble et propice à une agriculture diversifiée.
• Faune
Dans la commune, on rencontre de nombreuses espèces fauniques. Parmi celles-ci, on citera :
-Des mammifères : buffles, grandes antilopes, hippopotames, des biches, chimpanzés,...
-Des primates : gorilles, singes magistrats, chimpanzés, céphalophes à dos noir
-Des reptiles : serpents (vipère, boa.....), lézards, pangolin géant, crocodiles,...
-Des insectes : papillons, chenilles, criquets ;
-Des rongeurs : hérissons, rats palmistes, écureuils ;
-Des oiseaux : perroquets, toucans, perdrix, pintades ;
Pour les espèces qui sont protégées, l'Etat met en œuvre beaucoup de moyens pour la lutte contre le braconnage. La chasse est pratiquée par les populations qui utilisent les pièges et même des armes à feu. La faune aquatique est riche et est constituée des nombreuses espèces telles que les silures, les poissons vipère, des carpes.
• la végétation.
La flore est essentiellement constituée par une savane arbustive qui occupe près des ¾ de la superficie totale. Le reste est couvert par la forêt secondaire. La végétation présente une diversification d'espèces avec une stratification complète des grands arbres jusqu'à la strate herbacée. Dans cette forêt, on rencontre de nombreuses essences de bois telles que l'Iroko, le Padouk, le Movingui, le Bolonga, l'Ayous le Bosset, le Bété, le moabi, le fraquet, le bibolo, le bubinga et le Sapelli Aniégré. De même, on notera la présence des produits non ligneux tels que le rotin et des fruits sauvages utilisés en artisanat (le rotin, le raphia et ses dérivés, le bambou de chine et certaines lianes. Le reste de la végétation autour des maisons est faite de plantations et des champs vivriers, les jachères et les arbres fruitiers. Les unités écologiques.
Les unités écologiques existantes sont :
-La forêt qui est principalement de type secondaire, signe d'une exploitation intense par les sociétés forestières légales et illégales, mais il existe des zones de forêts vierges au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la zone d'habitation.
-Les jachères : ce sont les espaces cultivées et laissés en repos pendant un certain temps pour reconstitution du sol. Les jachères sont plus éloignées des habitations que les plantations et sont limitrophes avec des forêts. Le temps requis pour une bonne jachère n'est pas respecté à certaines localités à cause de la difficulté de préparation du sol par l'outillage rudimentaire ainsi que le manque de moyen pour d'autres quand il faut abattre les grands arbres.
-Les bas-fonds : la commune de Nkoteng présente des zones marécageuses et certains bas- fonds propices à la culture maraîchère, bien que cette dernière ne soit pas dans les habitudes des populations.
-Les zones rocheuses : notons la présence dans certains villages des grands rochers occupant des espaces donnés. Ceux-ci ont un potentiel touristique important par leurs formes ou leurs grandeurs, mais aussi un potentiel économique par la création des carrières de sable et de pierres.
MILIEU HUMAIN
• Démographie
La commune de Nkoteng compte environ 22 575 habitants pour une superficie de 2250 Km2, soit une densité de 1003 hts/Km2. (tableau faire une répartition de la population par tranche d'âges et Cette population est constituée des autochtones et des allogènes. Les autochtones sont des natifs résidant dans le milieu depuis des générations historiquement reculées. On les rencontre dans les villages périphériques du centre urbain. Elles sont constituées de différentes ethnies. Les relations entre les populations de Nkoteng sont conviviales, ce qui permet tout de suite l'inégration de ceux qui viennent d'ailleurs et qui veulent s'installer dans la commune. La commune de Nkoteng est constituée de 2 groupements : le Groupement Nkoteng Chefferie et le groupement Ouassa Babouté.
-Pouvoir traditionnel : La commune de Nkoteng compte 18 villages, La ville de Nkoteng est divisée en 11 quartiers 27 chefferies traditionnelles de 3ème degré, 2 chefferies de 2ème degré. Liste des quartiers urbains : Andom, Doua, Bambou, Mengoubou, Quartier Administratif, Camp Martin, Camp Nangah, Bilone, Quartier Haoussa, Mbezoa, Mendibi.
• Les ethnies
- Les ethnies autochtones sont constituées de Groupement de Nkoteng Chefferie :
Yekaba, Yedjanga, Yaliokna, Yebiyinda, Yemballa,Sodjom, Groupement de Ouassa Babouté Yebekanga, Yalink, Yambone, Djabili.
-La population allogène quant à elle, se retrouve dans le centre urbain. Son installation a été favorisée par la position géographique qui fait de Nkoteng, une ville de transit. Cette présence a été accélérée depuis 1975 avec la création du complexe agro industriel qui a attiré une main d'oeuvre importante. Avec cet afflux constitué des allogènes d'origine camerounaise et étrangère, cette catégorie est devenue plus nombreuse que la population autochtone. La population allogène d'origine camerounaise est constituée de Toupouri, Etons, Massa, Bassa et les Moundangs. Les allogènes d'origine étrangère, commerçants et travailleurs, sont constitués par les Tchadiens, Nigérians, Mauriciens et même des Européens.
-Les dialectes :Les dialectes autochtones sont le badja, le yetaba, le vouté et le barek. Les dialectes allogènes les plus parlés à Nkoteng sont l'Ewondo, le Toupouri, le Moundang, le Mandara, le Bamiléké, le Douala, l'Haoussa et le Foufouldé. A ceux-ci, il faut ajouter les langues nationales que sont le français et l'anglais.
-Les religions :
Au plan religieux, outre les croyances animistes et les rites traditionnels pratiqués par les populations autochtones, mais aujourd'hui tendant à disparaitre avec le modernisme, plusieurs confessions religieuses existent, exercent librement leur activité à Nkoteng. Elles sont regroupées en 2 grandes catégories : Le Christianisme : L'Eglise Catholique et les Eglises protestantes repésentant les 85% de la population. L'Islam, les 15% restant.
Les activités économiques
La situation économique de la commune est essentiellement basée sur les activités commerciales, l'agriculture, le petit élevage pratiqué de façon traditionnelle, la chasse, la pêche, l'artisanat, l'exploitation artisanale des ressources et l'industrie.
• Les activités commerciales
Elles sont constituées essentiellement du petit commerce, vente des produits manufacturés, bars, restaurants, pièces détachées, vente de carburant, coiffeuses, menuisiers, quicailliers.
• L'Agriculture
Elle occupe plus de 90% de la population active. Etant une agriculture de subsistance, elle se concentre en particulier sur les cultures vivrières. Les autres spéculations (non moins importantes) sont le macabo, la banane plantain, le maïs et l'arachide, la patate douce, l'igname, et même les maraichers (tomate). Pour ce qui est des cultures de rente, on distingue le cacao, le palmier à huile, des fruitiers. . Il est toutefois important de noter que les élites pratiquent une agriculture dite de « prestige ». Deux types d'agriculture sont pratiqués dans la commune :
-Agriculture mécanisée
Elle est pratiquée par la SOSUCAM, entreprise agro industrielle sucrière spécialisée dans la culture et la transformation de la canne à sucre .Cette entreprise met en œuvre toutes les techniques de l'agriculture moderne (mécanisation, traitement phytosanitaire aérien intensif, moyens logistiques et de transport importants). Les plantations de la canne à sucre s'étendent sur une superficie de près de 12.000 hectares pour une production annuelle de près de 70.000 tonnes de sucre. Elle emploie 6.000 ouvriers et recrute régulièrement de nombreux travailleurs saisonniers. Il y a aussi des sous-produits tels que la mélasse, les écumes, la bagasse.
- Agriculture traditionnelle : Elle est pratiquée par la majeure partie de la population villageoise, avec les moyens technologiques rudimentaires. Elle est tournée vers l'autoconsommation. On pratique des cultures pérennes, des cultures vivrières et des cultures maraichères. Les principales cultures pérennes sont : Le cacao, Le café, Le palmier à huile en pleine introduction dans l'arrondissement, avec déjà 30 hectares mis en place. La production actuelle du cacao oscille entre 25 et 30 tonnes, alors que celle du café avoisine les 07 tonnes. La majorité des exploitations ayant été abandonnées du fait des décès de leurs propriétaires, de l'exode rural ou de la ruée des jeunes vers les emplois à la SOSUCAM. Pour les cultures vivrières, on rencontre le maïs, le sésame, la banane douce, la banane plantain, le manioc, le concombre, le macabo, igname, arachides, haricot.
Les cultures maraîchères sont pratiquées en saison sèche dans les marécages surtout dans les environs de la zone périurbaine de Nkoteng. On y rencontre tomate, légumes, choux, laitue, gombo, piment et pastèque. Dans les vergers, on rencontre des orangers, mandariniers, avocatiers, safoutiers, pamplemoussiers, citronniers, manguiers, mandariniers, kolatiers....
• L'Elevage
Dans sa grande majorité, cette activité est pratiquée de manière traditionnelle et concerne les petits ruminants, les porcs et la volaille qui sont le plus souvent en divagation. On rencontre des porcins, ovins, caprins, volaille.
• Pêche
Elle est de type continental. Elle est pratiquée dans les multiples cours d'eau et marécages dont regorge la commune et dans le fleuve Sanaga. Elle reste très artisanale malgré les études faiteS pour la construction des centres de pêche sur le fleuve Sanaga. Les rendements sont faibles Ils atteignent le pic le plus élevé pendant la saison de pêche qui se situe pendant les mois de novembre et décembre, atteignant parfois 5 tonnes par mois. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres le Tilapia du Nil, le poisson serpent (Chana chana), le poisson à queue rouge et le capitaine d'eau douce. Il reste à déplorer le manque de structures de conservation du poisson pour la vente dans les villes voisines.
• La chasse
Au vu des nombreuses espèces dont regorge la forêt de Nkoteng, la chasse est faite de manière artisanale par les braconniers. Pour prendre les animaux, on procède de diverses manières : les pièges, utilisation des armes à feu modernes ou de fabrication artisanale, la chasse à courre. Parmi les espèces abattues, on citera entre autres :
-Des mammifères : buffles, grandes antilopes, hippopotames, des biches, chimpanzés,...
-Des primates : gorilles, singes magistrats, chimpanzés, céphalophes à dos noir
-Des reptiles : serpents (vipère, boa.....), lézards, pangolin géant, crocodiles,...
-Des insectes : papillons, chenilles, criquets, etc...
-Des rongeurs : hérissons, rats palmistes, écureuils,...
-Des oiseaux : perroquets, toucans, perdrix, pintades,...
Notons que certaines espèces sont protégées et l'Etat met en œuvre beaucoup de moyens pour la lutte contre le braconnage.
• L'artisanat
Il reste traditionnel et pratiqué par une bonne frange de la population.
Il est plus tourné vers la vannerie (fabrication des nasses, des nattes pour toitures de maisons, nattes de couchage ou de séchage de cacao), des mobiliers de maison en rotin, et la sculpture sur bois pour la fabrication des instruments de musique (balafons, tamtam, tambour ou des ustensiles de cuisine et des statuettes. Les principales matières premières sont :
- Le rotin, une plante lianescente avec laquelle on fait des hottes servant au transport à dos (de femme) de produits des champs (vivres, bois de chauffe etc.), des chaises et autres accessoires.
- Le raphia qui permet de fabriquer des chaises aussi, mais surtout des lits, et même des jouets pour enfants.
- Le bois avec lesquels les artisans fabriquent les mortiers et pilons, les tam-tams, les balafons et d'autres choses encore.
- Enfin, le palmier à huile dont les feuilles servent à la fabrication des nattes qui pour certains tiennent lieu de tôles pour les habitations.
Cette activité reste traditionnelle et ne fait pas l'objet d'une exploitation commerciale soutenue.
-L'exploitation artisanale des ressources L'exploitation forestière à Nkoteng se résume à une coupe artisanale du bois. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois d'énergie, le bois d'œuvre et le bois de construction. Ici l'arbre appartient au propriétaire de la parcelle qui dispose du droit d'usufruit. Les arbres sont généralement vendus sur pied aux exploitants informels. L'exploitation artisanale du sable quant à elle s'effectue dans les carrières continentales qu'on retrouve aux abords des rivières, du fleuve Sanaga et dans les zones marécageuses comme (Ebometende, Mvan). Les roches (pierres) sont concassées de manière traditionnelle et vendues sous forme de gravier.
• Industrie
Les activités industrielles de Nkoteng se concentrent autour de l'usine de fabrication de sucre et des produits dérivés de la SOSUCAM. A côté de cette grande entreprise, grâce au savoir-faire des populations rurales, il existe des activités de transformation artisanale des produits vivriers tels que le manioc mis sous forme de farine de couscous et de bâtons de manioc , et les noix de palme qui sont bouillies puis pressées afin d' extraire de l'huile de palme, tandis que les palmistes sont récupérés pour fabriquer l'huile de palmiste.
• Le Tourisme
Il existe des sites touristiques non exploités nous citons entre autres : le Mont Angouma, les Berges de la Sanaga.

PRINCIPALES POTENTIALITES ET RESSOURCES DE LA COMMUNE
Les différents outils déroulés lors de la phase de diagnostic ont permis de mettre en évidence les atouts et ressources que possède la commune de Nkoteng. Il convient de noter que l'exploitation et la gestion efficiente de ces ressources peut constituer une base solide pour l'émergence de la commune.