COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

EVODOULA

 

 

   

Maire  : ONGOLO ELOUNDOU Armand

Tel      :  +237 78 21 22 22

E-Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nombre de conseillers municipaux: 25

Superficie:250 km2

Densité:

Nombre d'habitants:23998

Localisation de la Commune
La Commune d'Evodoula est l'une des neuf Communes que compte le département de la Lékié dans la Région du Centre. Créée par la loi N° 64/6/COR du 11 décembre 1964, elle s'étend sur une superficie de 250 km2 comprenant un espace urbain, 39 villages répartis en 02 groupements. Evodoula est le chef-lieu de l'Arrondissement qui porte le même nom. Sa population est estimée à 23 998 habitants (femmes : 12 560 habitants et hommes : 11 438 habitants), selon les chiffres du dernier rapport d'activités annuel de la Délégation Départementale du Ministère de l'Economie, de la Planification, et de l'Aménagement du Territoire qui s'appuie sur l'analyse des tendances démographiques observées à partir des recensements de 1976, 1987 et 2005 et en prenant en compte le taux annuel moyen de croissance démographique évalué à 2,6% entre 2005-2010 d'après les estimations du Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP). Cette population est constituée majoritairement des Eton autochtones et des minorités allogènes Bassa, Haoussa et Bamiléké. Ces Eton sont les MVOG ONAMNYE, les NTSAS et les ENDO. L'organisation sociale est celle des peuples Béti avec un Chef de famille, un Chef de village assisté de notables. Le Chef de groupement couvre un certain nombre de chefferie de 3ème degré. Les cérémonies rituelles se font lors des mariages (Evegue), les deuils (Essani) et les décès accidentels (Tsogo). Les confessions religieuses présentent sont les catholiques, les protestants et les musulmans. Les églises réveillées s'infiltrent progressivement, mais avec un nombre assez réduit de fidèles. La Commune d'Evodoula est située à l'ouest du Département de la Lékié, à environ 60 km de Yaoundé (capitale politique du Cameroun) et à 25 km de Monatélé, chef-lieu du département. Elle est localisée au nord-ouest de Yaoundé dans la Région du Centre. Située entre 4°05'- 4°10' de latitude Nord et 11°10'- 11°20' de longitude Est, Evodoula appartient à la formation dite « plateau central » et est limitée au Nord par l'Arrondissement de Monatélé (25 km), à l'Est par l'Arrondissement d'Elig Mfomo, distant de 30 km, au Sud par l'Arrondissement d'Okola (27 km) et à l'Ouest par l'Arrondissement de Nguibassal à 20 km d'Evodoula.


MILIEU BIOPHYSIQUE
Les données biophysiques ont été obtenues auprès des sources secondaires et concernent notamment le climat, les sols, le relief, l'hydrographie, la végétation et la faune.
• Le Climat
La Commune appartient à la zone équatoriale humide. Relativement chaude, les températures ici oscillent entre 22° et 32°c. En générale, la pluviométrie est comprise entre 1300 mm et 1500 mm et on note l'existence de quatre saisons de durées inégales à savoir une petite saison sèche (de mai à mi-août), une grande saison de pluie (mi-août à mi-novembre), une grande saison sèche (de décembre à mi-mars) et une petite saison de pluie (de mars à mai), permettant ainsi deux cycles de cultures vivrières par an. De manière spécifique, la pluviométrie a connu une baisse drastique sur les cinq dernières années entre 2008 et 2012
• Les Sols
Sur le plan pédologique, on note une grande variété des sols fondée sur la structure et la texture. Les sols sont en majorité ferralitiques, sablo-argileux et hydro-morphes dans les bas-fonds retrouvés par endroit. Ces sols sont des terres agricoles à 90%, favorables à la culture du Cacao et à une large gamme de produits vivriers et maraîchers et sont intensivement exploités à cause de la forte démographie. Le mode d'exploitation se base sur le défrichage, le tronçonnage, brûlis et le labour qui contribuent à dénuder le couvert végétal et expose le sol à une forte érosion et à la diminution de sa fertilité. Malheureusement, les amendements (engrais organiques) préconisés par les services compétents sont très peu utilisés.
• Le Relief
Le relief est fortement accidenté, avec de hautes collines surtout dans la partie Nord de la Commune où des affleurements rochers sont rencontrés dans la plupart des axes routiers.
• L'Hydrographie
Le régime hydrographique est dense et permanent. On distingue deux importants cours d'eau la Ngobo qui alimente le réseau CDE d'Evodoula, la Nguélé et de nombreux ruisseaux tels que : la Pobo, la Mbeme, la Minwoho, le Kalngaha. Dans la ville d'Evodoula, sis au quartier mission catholique, on note la présence d'un lac artificiel qui a fait l'objet d'études d'aménagement touristique non achevées en 2009, par le Cabinet PACC-BTP.
• La flore
La végétation est celle de la forêt équatoriale, dégradée par la surexploitation des sols pour les activités agropastorales. Les essences forestières couramment rencontrées servent d'arbres d'ombrage aux cacaoyères. Il s'agit de l'Ayous, le Flaqué, le Padoux, l'Iroko et l'Eyong. Elles font l'objet d'une exploitation anarchique due à la forte poussée démographique et au besoin accru de la population en bois d'oeuvre et de chauffe. La flore de la Commune d'Evodoula recèle d'autres produits secondaires importants regroupés sous le nom de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) qui méritent un grand intérêt, surtout qu'il s'agit des produits en contact direct et permanent avec les couches les plus défavorisées et marginalisées qui contribuent à l'amélioration de leurs revenus. Les PFNL couramment rencontrés dans la Commune sont de trois ordres à savoir (i) les produits alimentaires : le Gnetum africanum (l'okok) ; Irvingia gabonensis (mangue sauvage) ; Ricinodendron heudolotii (le njansan) ; Cola spp (noix de kola) ; Peper gineensis (piment sauvage), Eleïs guineensis (les palmiers), (ii) les produits médicinaux : voacanga, (iii) les produits de services : rotins, feuilles, fibres, bambou et bois de feu.
• La Faune
La faune de la Commune est très pauvre. Elle est composée essentiellement du petit gibier: hérissons, porc-épic, rats et chat-huant. Cette situation relève surtout de la perturbation permanente des niches écologiques des animaux liée à la forte pression sur les terres pour la production agricole et aussi de la forte prédation humaine pour l'autoconsommation et la commercialisation.
MILIEU HUMAIN
• Quelques repères historiques de la Commune
Etymologiquement, le mot ''Evot doula'' signifie «arrêt de la marche». C'est à cet endroit que les ancêtres avaient décidé de s'installer définitivement à l'époque des guerres tribales. Evodoula, nom officiel aujourd'hui en français est une déformation de Evot doula. Sur le plan administratif, la Commune d'Evodoula a été créée le 11 décembre 1964 par la loi N° 64/6/COR.
• Population
Selon des chiffres du rapport d'activités annuel 2013 de la Délégation Départementale du Ministère de l'Economie, de la Planification, et de l'Aménagement du Territoire, l'effectif de sa population est estimée à 23 998 habitants (femmes : 12 560 habitants et hommes : 11 438 habitants). Ce chiffre s'appuie sur l'analyse des tendances démographiques observées à partir des recensements de 1976, 1987 et 2005 et en prenant en compte le taux annuel moyen de croissance démographique évalué à 2,6% entre 2005-2010 d'après les estimations du Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP). Par ailleurs, la requête adressée au BUCREP par l'OAL, CPD pour l'obtention des données sur la répartition de la population par tranche d'âge a été infructueuse. Toutefois, pour la petite enfance, selon les données recueillies auprès du district de santé et des établissements scolaires, la tranche de 0-5 ans comprend 4 765 enfants et celle de 0-8 ans 7 921 enfants.
• Ethnies
L'ethnie autochtone et majoritaire de la Commune est l'ethnie Eton. Les principaux allogènes sédentaires sont les Haoussa, Bassa, Mbamois, Boulou, Bamiléké et Ewondo. Quelques peuples étrangers sont aussi rencontrés, il s'agit par ordre d'importance des Maliens, Nigérians et Nigériens.
• Religions
Il existe trois principales religions d'importance différente. Il s'agit du christianisme (70%), du protestantisme (29,5%) et de l'islam (0.5%). Les églises réveillées s'infiltrent progressivement, mais avec un nombre réduit de fidèles.
• Principales activités économiques
Les principales activités économiques rencontrées dans la Commune d'Evodoula concernent l'agriculture, la collecte des produits forestiers non ligneux (PFNL) (okok, djansan), le petit élevage (porcs, poulets locaux, caprins/ovins), le petit commerce, le transport et l'artisanat. Accessoirement, la chasse, la pêche, l'exploitation forestière et du sable.
• L'agriculture
Dans la Commune d'Evodoula, l'agriculture constitue l'activité principale des populations autochtones et la source essentielle des revenus. On estime à 90%, la population vivant de l'agriculture et produisant une gamme variée de produits agricoles. La culture pérenne dominante est la cacaoculture pratiquée en majorité par les hommes dans des parcelles de 2 à 4 hectares, dont les rendements oscillent autour de 750 kg/ha (DAADER Evodoula). On estime à 7 800 ha de cacao cultivé dans l'ensemble de la Commune. Les plantations cacaoyères dans leur grande majorité sont localisées à la lisière des habitations, sous de grands arbres d'ombrage. En dehors de cette spéculation, c'est une agriculture de subsistance constituée de produits vivriers et maraîchers cultivés en association de part et d'autre dans des espaces réduits de moins de 0,5 ha. Les productions sont destinées à la consommation familiale et le surplus est vendu sur le marché local et dans la ville de Yaoundé. Les cultures vivrières essentiellement pratiquées sont : le manioc, l'arachide, le macabo, la banane plantain et douce, l'igname, le maïs et le riz pluvial introduit dans l'arrondissement depuis l'année 2012 par le programme de développement de la riziculture pluviale (PRODERIP) qui a mis en place 7,64 ha de riz. Les cultures maraîchères fréquemment rencontrées sont par ordre d'importance : le piment, la tomate, le gombo et les légumes feuilles, cultivées en monoculture ou en association avec les autres cultures vivrières. On note aussi progressivement, la domestication du gnetum africana ''Okok'' à travers le projet d'appui à la promotion de la culture de l'Okok (PAPCO). Le verger (orangers, safoutiers, avocatiers, manguiers, palmiers à huile, etc.) est important et procure des revenus périodiques très appréciés par les populations rurales. Le manioc est principalement transformé en bâtons de manioc (bobolo), ou en cossettes et boules fumées pour sa préparation en couscous. Le mode de culture, bien que déconseillé par les services techniques compétents reste l'agriculture itinérante sur brûlis. Le secteur agricole fait face à de nombreux problèmes dont les plus récurrents sont l'absence de la jachère due à la rareté des terres, la faible productivité et la baisse rapide de la fertilité des sols cultivés (dû aux mauvaises pratiques agricoles notamment : l'absence de la jachère, l'agriculture itinérante sur brûlis et la faible utilisation des engrais et semences améliorées), les maladies et attaques des cultures par des prédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires, occasionnent à long terme une diminution substantielle des revenus et l'abandon de certaines cultures.
• Sylviculture
Sur le plan sylvicole, en zone périurbaine tout comme dans l'ensemble de la Commune, on observe le développement soutenu de la production des plants de cacao pour la création et l'extension de la cacaoculture et une production horticole de tomate et de piment en association avec les cultures vivrières dans de faibles superficies ne dépassant pas 0,5 hectare.
• Elevage et pêche
L'élevage à cycle court de poulets, porcs et caprins est le plus répandu dans l'espace urbain communal. Pour la porciculture, 18 éleveurs sont répertoriés dans la ville et conduisent un cheptel total d'environ 85 animaux. C'est un élevage familial fait dans des enclos de fortune en matériaux provisoire. Il est consacré aux cérémonies traditionnelles et comme épargne. Son expansion est freinée par la faible capacité financière de leur promoteur. Le cheptel caprin est maintenu à l'état traditionnel et le cheptel est presque du même ordre que celui des porcs conduit par 20 éleveurs. Les animaux sont élevés sur piquet, mais la divagation est fréquente. Comme les porcs, les caprins sont généralement destinés aux cérémonies traditionnelles. L'élevage intensif des poulets de chair et de ponte est une activité discontinue et en régression, toutes les 3 fermes semi modernes construites en matériaux locaux dans la ville sont actuellement vides. A côté de ces élevages, on rencontre un élevage non conventionnel de cobayes tourné à l'autoconsommation et un élevage de 26 cailles dont la demande est de plus en plus croissante. Le promoteur envisage l'extension des cages et des effectifs. La pêche est anarchique, artisanale et vouée à l'autoconsommation. On l'estime à moins de 5 % de l'activité économique, elle se pratique dans les rivières Ngobo, Pobo et Nguesse, les étangs et dans de nombreux ruisseaux. Les captures sont faibles et concernent les tilapias de petite taille à moyenne, des clarias (silures), des crabes et poissons divers à faible valeur commerciale. Les engins de pêche fréquemment utilisés sont les lignes, les nasses, les filets et les éperviers.
• Artisanat
L'artisanat est une activité prospère répandue dans toute la Commune d'Evodoula. Dans chaque village au moins quatre artisans sont rencontrés. Les principaux objets d'arts fabriqués par les artisans sont les paniers, les lits, les claies, les nasses, les balafons et les mortiers. Les matériaux de base utilisés sont les palmes, le bambou, le bois et les lianes. Les paniers sont fabriqués saisonnièrement sur commande, surtout pour le conditionnement et le transport des mangues et de la tomate, les claies sont placés à une hauteur n'excédant pas 1 m pour le séchage du cacao et parfois sous les foyers pour le séchage à la fumée des autres produits. Les prix sont variables et vont de 400 F cfa pour un panier à plus de 5 000 F Cfa pour les mortiers et balafons.Quelques habiles forgerons sont aussi présents dans certaines localités. Ils fabriquent des outils de travail archaïques, notamment des houes forgées, des plantoirs, des baramines, des lances, des haches et des cueilloirs des cabosses de cacao des plants de grande taille. Commerce. En rapport avec le commerce, les populations de la Commune d'Evodoula entretiennent des rapports commerciaux entre elles d'une part, et d'autre part avec les autres localités du pays, notamment avec la ville de Yaoundé. L'activité commerciale porte sur le cacao, les produits vivriers et maraîchers et celle des produits manufacturés. La production vivrière et maraîchère est abondante et variée dans le territoire communal et le plus important centre de leur écoulement est le marché périodique d'Evodoula qui se tient le mardi.
Ces produits sont aussi vendus dans la plupart des villages, aux abords de la route bitumée Evodoula-Yaoundé et le long de certaines pistes accessibles entre les villages. Le mauvais état du réseau routier en terre entre les villages et la rareté des véhicules rendent les conditions de transport des populations, vendeuses et de leurs marchandises assez précaires. La clientèle est constituée en grande partie des ''bayam-selam'' et dans une moindre mesure de la population urbaine. La vente des produits manufacturés est observée dans l'espace urbain communal et au niveau des villages. Dans certains villages, on trouve des petites échoppes plus ou moins aménagées où l'on peut se ravitailler en produits de première nécessité (savon, pétrole, allumettes, cigarettes, etc.). Au niveau de la ville, les principaux produits manufacturés vendus sont surtout ceux destinés à la grande consommation (boisson, quincaillerie, alimentation).
• Industrie
L'industrie est totalement absente dans la Commune d'Evodou.
Services (banques, transport)/secteur privé
Dans la Commune d'Evodoula, les services de banque sont assurés exclusivement par le bureau de poste qui opère des transactions financières à travers l'épargne et les transferts de fonds dans toutes les destinations à l'intérieur du territoire Camerounais et depuis le mois d'octobre 2013 par Express Union. En ce qui concerne le transport, il est assuré par les véhicules de tourisme amortis appelés ''taxis-brousse'' qui desservent surtout les axes bitumés (Evodoula-Yaoundé et Evodoula-Monatélé) et la route en terre Evodoula-Nguibassal régulièrement aménagée. Le transport par moto reste le moyen de locomotion de loin le plus utilisé entre les villages dans la Commune. C'est une activité importante qui occupe de nombreux jeunes. Les prix de transport varient de 1 000 à 1 500 F Cfa en fonction de l'éloignement de la destination. La location journalière oscille autour de 5 000 F Cfa non compris les frais de carburant. Autres activités. Les autres activités rencontrées dans la Commune et fortement représentées sont d'une part la cueillette des produits forestiers non ligneux (PFNL), plus spécifiquement le Gnetum africana (okok). L'okok est cueilli dans les jachères et les plantations surtout par les femmes et les enfants. Sa commercialisation se fait en tas de 500 F Cfa. Elle est règlementée et assurée par les Ets Margo, Ets Le Bien et Ets Kamdem Etienne propriétaires de permis d'exploitation des produits forestiers spéciaux.Ces structures collectent ledit produit trois fois par semaine : le lundi, le mercredi et le samedi à des points précis dont le plus prestigieux est localisé à proximité du centre commercial d'Evodoula. D'autre part, il y a l'exploitation forestière anarchique et frauduleuse en marge de toute règlementation des arbres d'ombrages disséminés dans les cacaoyères. Cette activité est fortement réprimée, mais ne cesse pas pour autant. Egalement, l'exploitation timide et frauduleuse du sable sur la rivière Ngobo et dans la carrière de sable fin du village Eyeng Meyong.
PRINCIPAUX SERVICES DE L'ESPACE COMMUNAL
Les Infrastructures socioéducative
En matière d'offre en éducation, les trois ordres d'éducation sont représentés dans la Commune d'Evodoula. Il s'agit de l'éducation de base, les enseignements secondaires et l'enseignement professionnel.
• Santé
Dans la Commune d'Evodoula, l'accès aux soins de santé reste difficile à cause de l'insuffisance et de l'éloignement des formations sanitaires, de l'insuffisance du personnel soignant de qualité, et du manque criard de médicaments. Sur les 39 villages et l'espace urbain de la Commune, seules 09 localités représentées dans le tableau 6 ci-après sont couvertes par les centres de santé. Pour ce qui est du VIH/SIDA et infections sexuellement transmissibles, les populations de Communauté ont faiblement accès aux formations et informations, depuis la fin des comités de lutte contre le VIH/SIDA. La période à risque de contamination du VIH/SIDA se situe de septembre à Décembre, moment de récolte et de commercialisation du cacao. Très peu de gens connaissent leur statut sérologique. Pour l'année 2013, le district de santé d'Evodoula a enregistré 63 cas de séropositifs.
• Electrification
De manière générale, la Commune d'Evodoula compte 05 villages (Nkol Meyos II, Nguesse, Eyeng Meyong, et Elig Zogo) et environ 22 quartiers/hameaux n'ont électrifiés. Les villages Mbelbikol et Nkol meyos I sont frauduleusement raccordés au réseau AES Sonel à partir des villages voisins électrifiés. Les branchements sont faits en direct et les fils trainent à même le sol ou sont soutenus par des piquets, lattes ou chevrons usés par les intempéries.
• Hydraulique
La commune est couverte par un réseau d'adduction d'eau.
Réseau routier et voirie urbaine
Le réseau routier de la Commune se compose de 4 principaux tronçons d'environ 250 km Evodoula-Ekol ; Ekol- limite Elig Mfomo et 7 km de voirie urbaine.
Marchés, structures de transformation et structures de stockage
La situation des infrastructures marchandes, de transformation et de stockage de la Commune.
Equipements sportifs et de loisir
Pour ce qui est des équipements sportifs et de loisir, il n'y a qu'un seul stade de football sommairement aménagés à Evodoula. Egalement, dans certaines écoles des espaces ont été aménagés pour la pratique de ce sport.
Etablissement/Sites touristiques
La Commune ne dispose que d'une auberge de 4 chambres fonctionnelles, très mal lotis et insalubre sans adduction d'eau et avec des toilettes à ciel ouvert.
• Services administratifs
Les services administratifs rencontrés dans la Commune sont la sous-préfecture, le district de santé, la délégation d'arrondissement d'agriculture, les postes agricoles non construits de Nguesse et Mgbabang, la délégation d'arrondissement de l'élevage, des pêches et des industries animales, la délégation d'arrondissement des affaires sociales, l'inspection primaire de l'éducation de base, le poste de contrôle forestier et de chasse, le bureau de poste et de télécommunication et la gendarmerie. La sous-préfecture est logée dans un bâtiment en décrépitude avec une charpente envahie par les termites. Un nouveau bâtiment est en construction. Les services de la sous-préfecture fonctionnent assez bien avec un secrétariat, mais le sous-préfet n'a pas d'adjoint d'arrondissement. Par ailleurs, la sous-préfecture loge la perception des finances, la greffe de 1er degré et coutumier, un poste d'identification et le bureau de la jeunesse. En ce qui concerne le maintien de l'ordre, il est assuré par la brigade de gendarmerie. Cette institution, possède un bâtiment administratif, 01 bâtiment de fonction du commandant de brigade, 01 bloc garage avec 02 chambres de passage et 02 bâtiments de 03 logements pour le personnel. L'effectif du personnel est acceptable, mais le manque de moyens de déplacement est un frein au maintien de l'ordre dans l'ensemble de la Commune. Le secteur agriculture est représenté à Evodoula par une Délégation d'Arrondissement d'Agriculture et du Développement Rural (DAADER), logée dans un bâtiment qui tient lieu de bureau et de domicile. La DAADER souffre d'un manque de mobiliers et équipements divers, ainsi que du personnel. Le secteur des affaires sociales est représenté à Evodoula par un centre social dirigé par un Chef de centre assisté d'une assistante sociale. Le centre est logé dans un bâtiment à deux compartiments, l'un pour le service et le second pour le logement du responsable. L'inspection primaire est représentée et logée à l'étroit derrière le bâtiment de l'actuelle Sous-Préfecture et nécessite de nombreux aménagements, sinon la construction d'un nouveau bâtiment. Tout comme les autres services, elle fait aussi face au manque d'équipements et de matériel de travail. La délégation d'arrondissement de l'élevage, pêches et industries animales (DAEPIA) d'Evodoula n'a pas de locaux propres. Pour l'instant, le Maire à céder au Délégué un bureau dans le bloc administratif de la mairie. Ce bureau est partagé par les deux cadres de la DAEPIA d'Evodoula. Par ailleurs, il y a l'institution communale qui comprend outre l'exécutif municipal, un secrétariat général, une recette municipale, le service économique et financier et le service technique de l'aménagement et du développement urbain. La recette municipale est logée dans l'enceinte de la sous-préfecture et les autres services dans le bâtiment nécessitant une réhabilitation complète.
• Entreprises privées
Dans la Commune d'Evodoula, la seule entreprise privée fonctionnelle est Express Union fonctionnelle depuis le mois d'octobre 2013
• Foyers communautaires et autres
Les foyers communautaires et autres ne sont pas présents dans la Commune d'Evodoula. Les seules infrastructures communautaires sont des cases coopératives en très mauvais état rencontrées dans 14 villages. Elles servent d'abri pour la tenue des réunions
PRINCIPALES POTENTIALITES ET RESSOURCES DE LA COMMUNE
• Principales potentialités de la Commune
La Commune d'Evodoula regorge d'énormes potentialités dont les plus perceptibles sont les suivantes :
-Existence de ressources humaines assez dynamiques
-Climat favorable à la production agricole ;
-Large gamme de produits vivriers cultivés ;
-Existence d'un complexe commercial de 47 boutiques et de 02 hangars de marchés à Evodoula et d'un hangar de marché périodique à Nkolassa II ;
-Existence d'une carrière de sables fins à Eyeng Meyong et de nombreuses carrières de sable grossier de très faible importance le long de la rivière Ngobo ;
-Présence à Evodoula, d'un lac à fort potentiel touristique ;
-Existence d'un marché hebdommadaire dans la Commune ;
-Existence d'environ 44 GIC, UGIC et associations dans la Commune ;
-Réseaux ORANGE et MTN fonctionnels ;
-Réseau électrique AES Sonel couvre 34 villages sur les 39 villages de la Commune, mais 22 hameaux des 34 villages sont non électrifié ;
-Existence dans la Commune d'un tronçon bitumée de 15 km.
Principales ressources naturelles de la Commune
Les principales ressources rencontrées dans la Commune sont les suivantes :
Vastes terres fertiles et leur compatibilité avec plusieurs cultures vivrières et pérènnes ;
-Carrières de sables fins et sable grossier;
-Essences forestières : Ayos, Flaqué, Padoux, Iroko et Eyong ;
-Produits forestiers non ligneux (Okok, Djansan, noix de kola, piment sauvage, les palmiers) ;
-Produits médicinaux (voacanga) ;
-Produits forestiers d'artisanat (rotins, feuilles, fibres, bambou et bois de feu).
Les Problèmes
Manque de moyens financiers pour le développement de l'agriculture, difficulté d'accès aux soins de santé et à une éducation de qualité, mauvais état des routes, difficulté d'accès à l'eau potable et au courant électrique.