COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MENGUEME

 

Maire  MVONDO Luc

Tél. +237 242 62 76 24
              699 81 95 54
              674 62 46 33

   

Localisation géographique de la commune

La Commune de MENGUEME est créée par décret N°95/082 du 24 Avril 1995. La Commune de MENGUEME a exactement le même territoire que l’arrondissement du même nom.

Elle est située à peu près à 90 kilomètres de Yaoundé sur la Nationale N° 2 reliant les cités de Yaoundé et d’EBOLOWA. Elle fait partie intégrante de la region du Centre dans le département du NYONG et SO’O. La Commune compte 16 villages réunis en un groupement (ENOAH-NGOE) et les ethnies OTOLOA, MVOG MANZE, YIMEDOUI, EMVENG, OBEGUE.

Elle couvre une superficie de 548 kilomètres carré, et est limitée au Nord par l’Arrondissement de MBALMAYO, au Sud par l’arrondissement de NGOULEMAKONG, à l’Est par l’arrondissement d’AKOEMAN et à l’Ouest par les Arrondissement de BIKOK et de NGOMEDZAP.

Climat

Le climat est tropical humide, de type équatorial, avec 4 saisons bien marquées

- Une grande saison des pluies Septembre-Novembre ;

- Une grande saison sèche Décembre-Mars ;

- Une petite saison de pluies : Avril-Mai,

- Une petite saison sèche : Juin-Aout

La moyenne annuelle des précipitations est de 1 700 mm et celle des températures de 24,5°C. Cependant des perturbations relevées depuis plus de deux ans ne permettent pas toujours d’avoir une démarcation nette de ces quatre saisons.

Relief

Le relief de cette Commune fait partie du vaste plateau sud –camerounais d’altitude moyenne 650m. Il est accidenté par endroits du fait des collines isolées ou des complexes de collines, de pentes variables et par la présence de quelques rochers.

Sols

Les sols sont classés comme «Xanthic » ou « Plinthic Ferralsols » dans la classification FAO-UNESCO. Ils appartiennent au groupe des sols ferralitiques fortement dé saturés. Ce sont des sols argileux tropicaux de couleur brun-jaunâtre à brun vif. Le PH est généralement acide. On rencontre aussi des sols hydro morphes très mal drainés dans les bas-fonds.

Hydrographie

La zone est arrosée par un réseau hydrographique constitué de trois principales grandes rivières, la Fala, la So’o et la Soumou avec leurs nombreux affluents et le fleuve Nyong en constitue la limite naturelle avec les arrondissements de MBALMAYO et de BIKOK.

Végétation et flore

La formation végétale est la forêt dense humide sempervirente de basse et moyenne altitude, constituée de vielles forêts secondaires, de jachères forestières et de jachères à chomolaena odorata. Les essences forestières de la communauté sollicitées pour l’exploitation sont : Le Bubinga, le Moabi, le Sapelli, le Sipo, le Tali, le Movingui, le Bibolo, l’Ayous, le Bilinga, l’Ekop, l’Azobé, l’Ebène et l’Iroko.

On rencontre aussi quelques Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que l’Ando’o, l’Ezezang, le cola, le Bitter Cola, le Nding, l’Obam, l’Essok, l’apwa, etc.

La forêt dense humide sempervirente : Ici, la canopée de cette forêt polyspécifique atteint 45-50 m. Certaines espèces sont présentes, en particulier des mimosacées (Piptadeniastron africanum) et Baillonnella toxisperma (Sapotacées). Les méliacées du genre Entendrophagma cilindricum sont peu fréquentes. Le sous-bois est généralement dominé par des zingibéracées et commelinacées.

La forêt ripicole humide : Dans cette formation, les strates arborescentes supérieures dépassent rarement 35 m et sont relativement peu recouvrantes, alors que la strate arborescente inférieure est bien développée. On trouve des forêts ripicoles humides en bordure des cours d’eau.

La raphiale (forêt humide marécageuse) : Cette formation existe au fond des interfluves. Il s’agit de peuplement de Raphia Sp. La Commune en est vraiment bondée et ceci constitue un réel potentiel pour la mise en valeur par la pratique de la pisciculture et l’artisanat.

La vieille forêt secondaire : Il s’agit d’une formation de recolonisation d’anciennes zones cultivées ou de chablis. A ce stade, la strate arborescente supérieure est déjà présente, quoique encore récente. Elle est constituée de quelques vieux arbres de l’ancienne forêt primaire et d’espèces ayant recolonisé l’espace à la suite de Musanga cecropioides généralement premier occupant du terrain, en particulier Ricinodendron heudelotii Euphorbiacées) Funtunia elastica (Apocynacées), coelocaryon pieussi (Myristicacées), Fagara sp. (Rutacées) et Terminalia superba (Hiliacées).

La jeune forêt secondaire : Il s’agit d’un stade de recolonisation nettement moins avancé que les vieilles forêts secondaires. Les strates arborescentes supérieures et moyennes lorsqu’elles existent, sont très peu recouvrantes et constituées de vieux arbres de la forêt préexistante. La strate arborescente inférieure se développe et est très largement dominée par Musanga cecropioides. Les strates arbustives et herbacées, très recouvrantes, sont colonisées par Aframomum Sp. Et, dans une moindre mesure, par des espèces telles que Macaranga Sp. (Euphorbiacées).

Les jachères post culture : Elles sont en majorité colonisées par l’espèce Chromolaena odorata (Astéracées) qui étouffe les autres herbacées après les séries de récoltes. On y rencontre aussi des arbres qui n’ont pas été abattus lors de la préparation du terrain.

Les forêts secondaires : Elles sont plus abondantes dans la zone d’actions anthropiques à savoir les cultures et l’exploitation forestière. Dans cette forêt, plusieurs espèces de bois d’oeuvre et de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) constituent une source de revenus.

Faune

La faune est surtout constituée du petit gibier regorgeant des animaux tels que les lièvres, les chats-tigres, les porcs-épics, les hérissons, les singes, les biches, les vipères et autres espèces de serpents, les rats palmistes, les varans etc. Les zones de pêche que sont les cours d’eau regorgent du poisson, des crevettes, et des crabes.

MILIEU HUMAIN

Population

La Commune de MENGUEME a été créée en 1995. Deux maires se sont succédé à la tête de l’institution. La commune a une population de 19. 000 habitants répartis dans 16 villages regroupés en 15 communautés ou Unités de Planification Participative.

Le taux de croissance démographique de la Commune de MENGUEME tourne autour de 5 à 10 %; on note un fort taux de natalité. On peut estimer l’espérance de vie à 50 ans à la naissance ;

Organisation sociale et culturelle

La Commune est une société organisée sur le plan traditionnel, administratif, socioprofessionnel et relationnel. Elle est composée d’un regroupement de villages.

Le chef de groupement ou chef de deuxième degré a sous sa responsabilité un ensemble de village à la tête desquels on trouve des chefs de troisième degré ayant autour d’eux un ensemble de notables représentant les grandes familles de la communauté.

Les chefs de villages, descendants des différents fondateurs, sont les gardiens de la tradition. Les populations de cette communauté sont composées des Mvog Man Ze, des Otoloa, des Enoah, des Ngoé et Yimedoui.

Les différentes traditions sont : les rites, les interdictions, les systèmes d’héritage et la religion.

Les rites

Les principaux rites qu’on rencontre sont : le veuvage, la dot, le « Tso » et l’essié Nnam l’Essani.

+Le veuvage

Le Tso

Il est resté intact dans sa pratique au sein de la commune, sans doute parce qu’il s’agit d’un rite sacré. Il intervient lorsqu’une famille perd un de ses membres de suite d’une mort violente suivi d’écoulement de sang. Les populations de la commune pensent qu’à ce moment-là, le spectre d’un tel sort planerait sur d’autres membres de la famille. Pour l’exorciser, il faut pratiquer le « Tso ». Il consiste à sacrifier un animal qui, en général est un mouton, en vue d’une purification des membres de la famille de la victime et parfois tout le village dans le but de protéger les restants du même sort.

+L’essié Nnam

C’est une sorte de purification et de traitement indigène que l’on pratique chez des grands malades afin de faciliter le recouvrement de la santé.

Les successions

+A la chefferie

Les successions sont patrilinéaires dans toutes les chefferies de la commune. C’est le premier enfant (fils) du défunt qui est le successeur légitime. Cependant en cas d’incapacité notoire observée, un autre membre de la famille peut assurer la succession.

+Dans les familles

Partout dans les communautés, lorsque le chef de famille décède, un de ses frères encore vivant convoque le conseil de famille statuant en matière de succession. L’Administration des biens est désignée objectivement sur la base des capacités et de potentialités à assurer cette charge. Tous les descendants en ligne direct du défunt sont héritiers et cohéritiers.

Les interdictions

Une interdiction est encore d’actualité dans les communautés de MENGUEME. Il s’agit de l’inceste. L’interdit concerne les ressortissants d’un même clan qui ne peuvent et ne doivent pas se marier ou entretenir des relations sexuelles car ils sont frères et soeurs. En cas d’inceste avéré, un rite de purification est nécessaire : « A ko’oro Ntomba ».

La religion

La principale religion pratiquée est le Christianisme (Catholicisme et Protestantisme). La branche Catholique concerne près de 85 % des et représente la majorité de la population. Les églises presbytérienne camerounaise et presbytérienne camerounaise orthodoxe son aussi présentent et regroupent une bonne frange d’ouailles. Il est bon de relevé qu’il y a une certaine poussée de nouvelles églises ou sectes notamment au niveau urbain et de sa périphérie.

Le veuvage est un rite qui consiste à purifier le veuf ou la veuve en vue de sa resocialisation. On pense dans la sous-région que le non-respect de ce rite expose le concerné à la démence, aux maladies, voire à la mort. Il y a longtemps, la purification se faisait par la belle-famille, représentée par les beaux-frères ou les belles-soeurs selon que le decujus était une femme ou un homme. Les éléments utilisés étaient purement traditionnels. De nos jours, à travers les villages de la commune, plusieurs veufs et veuves se sont tournés vers la purification par les prêtres et pasteurs raison de se mettre à l’abri des manoeuvres maléfiques possibles lors du rite initial.

+La dot

Elle aussi a connu des modifications surtout dans le contenu de la contrepartie que reçoit la famille de la femme qui va en mariage. Autrefois, la contrepartie était évaluée en nature et en numéraire. Aujourd’hui, elle est évaluée uniquement en nature.

Sur le plan traditionnel, la dot a perdu son importance, elle est passée de la dot symbolique à la dot d’ « achat » à un moment, mais avec le remodelage des mentalités et la pression de l’alphabétisation, on assiste au retour progressif vers la dot jadis symbolique.

L’ESSAANI

Ce rite se pratique lors du décès d’une personne qui aura été considérée de part ses réalisations, ou sa longévité

Habitat

L’habitat est groupé, de type moderne et sémi-traditionnel. Dans les différents quartiers et village de la Commune, on note l’existence de cinq (05) formes d’habitations :

Les maisons en terre battue : elles constituent environ 60% de l’habitat global de la commune. Elles traduisent généralement le faible niveau de revenu de leur propriétaire.

Les habitations en terre battue crépies au ciment constituent environ 20 % des habitations de la Commune. Elles indiquent une amélioration des conditions financières des familles qui les bâtissent.

Les maisons en dur : elles témoignent d’une certaine aisance financière de leur propriétaire et représentent environ 10 % de l’habitat global Elles sont construites en blocs agglomérés.

Les maisons en planches et les maisons en tôles : elles représentent à peu près 1% de l’habitat global. Elles constituent des marques de l’influence des cultures des autres régions sur les populations mobiles de la communauté et de l’existante par endroit des sociétés forestières.