COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

ENDOM

  Maire ONDOUA ONDOUA Didier 
  

HISTORIQUE, CADRE PHYSIQUE ET DONNEES DEMOGRAPHIQUES

Historique

Endom est l’une des cinq Unités Administratives qui constituent le Département du Nyong et Mfoumou, qui compte trois Arrondissements et deux Districts.

La Commune d’Endom a été créée par Décret n° 77/203 du 29 juin 1977.

Depuis sa création sept magistrats municipaux se sont succédés à la tête de la Commune. Il s’agit respectivement des Maires ci-après :

- TOTOUM Pierre 1977 – 1980

- TAFEN André 1980 – 1983

- VOUNDI MBIDA Pierre 1983 – 1987

- ENGOULOU Daniel Justin 1987 – 1996

- OYONO EDOU Martin 1996 – 2002

- ATANGANA MBIDA Pascal 2002 – 2007

- ONDOUA ONDOUA Didier depuis Septembre 2007

Le Conseil Municipal compte vingt-cinq (25) membres.

Cadre physique

Superficie et limites

La Commune d’ENDOM couvre une superficie de 2 400 kilomètres carrés, soit 240 000 hectares.

Située à l’extrémité Sud de la Province du Centre, elle s’étend sur une vaste zone de forêt. Cette dernière constitue la limite Sud du Département du Nyong et Mfoumou avec celui du Dja et Lobo.

Elle est limitée :

- Au Nord par l’Arrondissement d’Akonolinga ;

- Au Sud et à l’Est par les Arrondissements de Zoétélé, Meyomessala et Bengbis du Département du Dja et Lobo, Province du Sud ;

- A l’Ouest par les Arrondissements de Nkolmetet et de Dzeng (du Département du Nyong et So’o) ;

Le territoire de la Commune d’Endom se présente sous l’aspect d’une vaste plaine surplombée de sommets de montagnes isolées. C’est un site pittoresque, d’une topographie peu accidentée, recouvert d’une forêt luxuriante. Parmi les sommets, on peut citer le Mont MBAL qui domine le paysage de la Commune.

Cet espace est arrosé par de nombreux cours d’eau à régimes intermittents qui alimentent le fleuve Nyong et la rivière Lobo, les deux principaux d’entre eux.

Les sols de la Commune sont dans l’ensemble peu profonds et de nature ferralitique sur terre ferme ou sédimentaire dans les bas fonds.

La végétation est constituée de vastes espaces de forêt primaire que côtoie la forêt secondaire constituée de multiples jachères.

Données démographiques

Estimée à 65 500 habitants selon une information de la Mairie d’Endom résultant des données non encore officielles du dernier recensement général de la population du Cameroun de 2006, la population de la Commune d’ENDOM est constituée de trois principaux clans appartenant tous à l’ethnie Beti, majoritaire dans la province du Centre ; il s’agit des clans : Mbida Mbani, Maka Sud et Essankom.

Endom Centre, en cours d’urbanisation constante, compte environ 10.000 habitants, dont la grande majorité est constituée de jeunes venus des villages à la recherche d’un mieux-être en ville.

ACTIVITES ECONOMIQUES

Les activités économiques de la Commune d’ENDOM sont peu diversifiées mais importantes dans le secteur agricole.

Si le secteur secondaire est inexistant, du fait de l’absence des industries, le secteur primaire est prospère, davantage par les activités agricoles et piscicoles que celles moins importantes d’élevage. Quant au secteur tertiaire, son poids est marginal.

Le secteur primaire

L’agriculture

Les populations laborieuses, les vastes étendus de terres fertiles et le climat équatorial, chaud et humide dont bénéficie la Commune d’Endom fondent la prospérité du secteur agricole communal. Ainsi de nombreuses spéculations sont pratiquées :

Ø Des cultures de rente : cacao, café, palmier à huile ;

Ø Des cultures vivrières : manioc, macabo, ignames, plantain, banane, mais, arachides etc…

Ø Des cultures maraîchères : tomate, piment etc…d’introduction récente et d’importance marginale.

Assurément, de ces trois groupes de spéculations, les cultures de rente occupent la place primordiale. Ainsi, les statistiques sur les exploitations de grande et moyenne importance, recueillies auprès de la Délégation d’Arrondissement du MINADER attestent de la vitalité de ce secteur.

Les surfaces cultivées totales en cacaoyers sont estimées à 2 333 ha (deux mille trois cent trente trois hectares) pour une production annuelle de : 487 tonnes de fèves de cacao sec (quatre cent quatre vingt sept tonnes). La faible productivité évidente qui se dégage de ces chiffres illustre la perte d’intérêt progressive des producteurs, suite à la longue période de baisse des prix qu’a connu cette spéculation au cours des dernières années.

En outre, l’on assiste à un développement de la culture du palmier à huile dans l’arrondissement. Ainsi, on dénombre à ce jour des petites exploitations couvrant une superficie d’environ neuf hectares (09 ha) et des grandes exploitations d’environ soixante dix huit (78 ha) ce qui porte à quatre vingt sept (87) hectares la surface totale occupée par le verger palmier à huile. Cette spéculation est essentiellement promue par des élites extérieures de la Commune, hauts responsables et cadres de la fonction publique et du secteur privé.

Le potentiel de développement de cette culture reste énorme, au regard des besoins nationaux en produits oléagineux d’une part, des terres disponibles et de l’intérêt croissant des populations d’autre part.

L’élevage

Les activités d’élevage moderne sont ici relativement peu développées ; pour l’essentiel elles concernent l’élevage porcin d’introduction récente, et l’élevage bovin souvent associé à l’exploitation de palmeraies modernes.

En effet, l’élevage porcin se développe dans la Commune depuis deux ans, à la faveur d’un projet gouvernemental de promotion de cette activité qui a contribué à la mise sur pied d’une demi douzaine de fermes dont une de multiplication des porcins d’une capacité de quatre vingt (80) sujets.

L’élevage moderne de poulets (de chair et de pondeuses) est quasi inexistant dans la Commune.

Les autres types d’élevage se pratiquent sur le mode traditionnel.

La pisciculture fait partie des activités génératrices de revenus pratiquées et qui bénéficie de l’engouement des populations dont de nombreuses élites.

La pêche

La pêche est pratiquée de façon artisanale, donnant de ce fait de faibles prises, malgré le potentiel énorme dont regorgent les cours d’eau.

Le Secteur secondaire

L’industrie

Elle est inexistante au sein de la Commune.

L’artisanat

Cette activité est marginale. Toutefois, on dénombre quelques opérateurs économiques dans des créneaux tels que la menuiserie, la couture, les garages, la vannerie, etc.… Ces activités sont pour l’essentiel, circonscrites dans la zone urbaine d’Endom.

Le secteur tertiaire

Il concerne :

F Le commerce sous les formes formelle et informelle :

En effet, l’activité commerciale se limite à la présence de quelques boutiques et échoppes qui commercialisent, pour la plupart, les produits de première nécessité (riz, sucre, savon, sel, huile, boissons hygiéniques etc.…).

On dénombre également de nombreux débits de boissons exploités comme bars ou dancings.

F Le transport se fait surtout par moto-taxi et par cars ;

F Le tourisme reste quasi inexistant : quelques auberges et gargotes accueillent les visiteurs du reste peu nombreux qui séjournent dans la commune.

Les services financiers

Le secteur financier (Assurances, banques, établissements de micro-finance) est quasi inexistant dans la Commune d’ENDOM. Toutefois on doit signaler la présence deux coopératives villageoises d’épargne et de crédit dans les Communauté de Medjeme II et d’Eboman.