COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NGOG-MAPUBI

 

Maire OUM Amos

Tél.   +237 677 40 88 01
        +237 694 27 56 21

  

LOCALISATION

SUPERFICIE ET LIMITES

La Commune de Ngog Mapubi est l’une des communes du Département du Nyong et Kellé, Région du Centre créée par la loi n° 72/04/COR/PM du 18 Février 1972.

Elle est limitée :

- au Nord par la Commune de Bôt-Makak

- au Sud par la Commune d’Eséka

- à l’Est par la Commune de Matomb

- à l’Ouest par la Commune de Dibang.

Elle a une superficie de 754 km², la langue nationale parlée est le bassa.

ORGANISATION DU TERRITOIRE

La Commune de Ngog Mapubi 18 villages regroupés en 10 Communautés.

Il s'agit de :

1. Communauté Boumnyébél-Limaï

2. Communauté Boumnyébél Likanda-Nsimekellé

3. Communauté Bibodi-Makaï

4. Communauté Libellingoï Nord-Mode

5. Communauté Libellingoï Sud-Mamb

6. Communauté Ndjock Nkong

7. Communauté Ngog Bassong

8. Communauté Ngog Mapubi-Nkoo

9. Communauté Omog-Tayap

10. Communauté Song Mpeck

La Commune comprend également une grande agglomération

LES DONNEES PHYSIQUES

CLIMAT

Le climat qui règne au sein de la Commune est de type équatorial avec quatre (04) saisons d’inégales durées.

- 01 grande saison de pluies qui commence vers mi-août et se termine vers mi-novembre;

- 01 grande saison sèche qui va de mi-novembre à mi- mars

- 01 petite saison de pluies va de mi-mars à mi-mai

- 01 petite saison sèche qui va de mi-mai à mi-août.

Les précipitations annuelles sont de l’ordre de 1500 à 2000mm. Les températures sont élevées et se situent en moyenne entre 21 et 27 °C. L’amplitude thermique annuelle est de 4°C

RELIEF

L’aspect du relief dominant est fait des collines et des plateaux. On remarque également la présence de quelques montagnes rocheuses et des grottes. Les sols sont en majorité latéritiques. Mais il existe aussi des sols argileux et sablonneux.

SOLS

Les sols de la Commune sont latéritiques. Ce sont des sols ferralitiques rouges, très épais et résultants du processus d’altération spécifiques caractérisés par un entraînement en solution de bases et de silice des roches mères et une accumulation absolue ou relative d’hydroxyde de fer et d’alumine. La roche mère est un grès micacé. Les horizons superficiels sont riches en humus tandis qu’en profondeur il s’agit de la grave latérite. Par ailleurs, à côté des cours d’eau limitrophes nous rencontrons des sols marécageux qui sont très argileux et présentant ainsi de grandes difficultés pour leur exploitation.

HYDROGRAPHIE

L’hydrographie est composée des cours d’eau d’une moindre importance assez poissonneux qui serpent le sous-bois

VEGETATION

La végétation dominante est la forêt disposant des essences exploitables. Mais il existe aussi entre autres les jachères et des plantations cacaoyères, de palmiers à huile et de bananiers plantains.

FAUNE

La faune diversifiée est relativement riche en espèces sauvages (lièvres, singes porcs épics, écureuils, pangolins, hérissons, les serpents etc.) et domestiques (porcs, chèvres, chiens, chats, poules, etc.). L’avifaune est représentée par le toucan, le francolin, le touraco, etc.

MILIEU HUMAIN

III.3.1 HISTOIRE

Etymologie et origine

Les événements historiques des populations de la Commune sont vieux de plus quatre cents (400) ans. Car vers 1600, il y a eu au sein de la commune la délimitation territoriale.

Entre 1700 et 1800, les populations ont été contraintes à la traite négrière.

De 1800 à 1900, pendant la période Allemande, ces populations ont connu des travaux forcés avec la construction à mains d’hommes de la route Eséka – Boumnyébél avec la traversée de la fameuse colline (Hikoa Mandoga), et la construction du chemin de fer Eséka – Njock.

La défaite des Allemands au Cameroun après la guerre en 1918, a laissé place au début de la colonisation française, à l’organisation de l’économie de traites.

Entre 1918 et 1958, ces populations ont assisté à l’organisation de la chefferie traditionnelle et à la naissance du nationalisme et aux émeutes pour l’indépendance (la commune a été le quartier général du parti nationaliste UPC avec pour site la grotte Liaa li Njé, ce fut également au sein de la Commune que le leader du Nationalisme Camerounais Ruben UM NYOBE a été assassiné).

Après l’accession l’indépendance (entre 1960 et 1970), les populations de la Commune sont restées longtemps sous surveillance (Etat d’urgence).

CULTURES

La famille

Les populations de la commune sont essentiellement bassa. Elles ont toutes la culture bassa notamment :

- La même langue bassa

- Les chants et les rythmes (Assiko, Bolbo, etc)

- Les mêmes rites de Ngué Njég, du deuil, du veuvage, de mariage etc….

- L’héritage et la succession de père en fils et de mère en fils

- Les règlements/justice de Mbog, de Um etc

N.B/ tout ceci se pratique de moins en moins aujourd’hui.

La chefferie traditionnelle

La Commune de Ngog Mapubi est composée de 10 groupements. A la tête d’un groupement se trouve le chef de 2ème degré qui, dans ses multiples tâches collabore avec les chefs de 3ème degré (chef de village) entourés des notables. A la base se trouve la population organisée en famille et ménages.

La vie institutionnelle de la Commune

Les populations de Ngog Mapubi se regroupent en association et en GIC au travers desquels elles font des entraides surtout pour les activités agricoles. Ces Associations sont généralement constituées de groupe mixte. Ceci crée la solidarité dans la commune et permet aux adhérents de mieux gérer leurs revenus par les tontines.

Religions pratiquées

Dans la commune de Ngog Mapubi, les religions pratiquées sont le christianisme et l’Islam. Les habitants sont en majorité des chrétiens.

LES DONNEES DEMOGRAPHIQUES

LA POPULATION

La Commune a une population estimée à 30 000 âmes 51% de femmes, 49% d’hommes donc plus de 50% ont moins de 24 ans.

HABITAT

Dans les zones rurales, les habitations se trouvent beaucoup plus en bordure des routes.

Elles sont pour la plupart en terre battue ou en semi dur. Les matériaux de construction les plus utilisés sont : la terre, les piquets en bois et le bambou de raphia. Dans chaque concession, ont trouvé généralement trois cases : la case principale, la cuisine et celle abritant les latrines. Cependant, la plupart des latrines ne sont pas confortable. Elles sont généralement sans toitures.

Dans la zone urbaine, les centres commerciaux (boutiques, bars, salon de coiffures,

cafétérias, parfumerie …) se trouvent beaucoup en bordure des routes. Les habitations sont pour la plupart en dur et en semi dur.

GESTION FONCIERE

L’accès aux terres relèves de l’héritage. Chaque portion de terre appartient à un membre d’une famille. Nul ne peut exploiter le terrain d’autrui sans qu’il y ait accord du propriétaire.

Ici la femme a accès à la terre au même titre que l’homme, mais dans certains cas les femmes mariés n’ont plus le même pouvoir et les mêmes avantages dans leur famille natale que les hommes. Dans la zone urbaines et les localités plus proches de Yaoundé, la majorités des terres sont louées ou vendues aux étrangers.

ORGANISATION SOCIALE

Plusieurs organisations interviennent dans la Commune parmi lesquels les organisations internes (c’est à dire celles qui sont basées dans la communauté) et les organisations externes qui viennent en appui au développement de la commune (PNDP, PADC, ASAFRO CAMEROUN etc). Les intérêts des groupes socio-professionnels sont divers en ce qui concerne les organisations professionnelles. Les activités des organisations internes peuvent être regroupées en 03 principaux domaines à savoir : l’administration et coordination (Chefferie, SDE), l’économie (les GIC et les Association), éducation et santé (l’école, la chapelle, l’APE…). Il convient de noter que la plupart des organisations existantes dans les villages sont certes légalisées, mais ne sont pas actives par rapport aux objectifs statutaires. L’importance de chacune de ces organisations/institutions diffère d’une organisation professionnelle à une autre.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

La Commune de Ngog Mapubi a vu son développement s’accélérer avec le passage de l’axe lourd Yaoundé-Douala. La Commune est devenue un pôle de transit commercial (Boumnyébél), notamment au niveau des produits vivriers et de rente. La population dans son ensemble a comme activités principales par ordre d’importance l’agriculture, le commerce…etc. Cependant, le développement des filières respectives n’a pas suivi cette dynamique. Les différents secteurs connaissent actuellement des difficultés à plusieurs niveaux : organisation collective, moyens de production, conservation, commercialisation ne permettant pas une génération stable et régulière de revenus. Le taux de chômage, notamment des jeunes, est assez important dans la zone. Les nouvelles compétences développées ne trouvent pas leur place actuellement dans la Commune. Ces difficultés sont en partie engendrées par l’insuffisance du réseau électrique généralisé, l’enclavement et la difficulté d’accès à certaines Communauté, la difficulté d’accès au micro crédit.

L’agriculture

L’agriculture constitue la principale activité de cette population. Les principales cultures de rente sont le cacao et le palmier à huile. Leurs coûts ayant baissé, les villageois n’arrivent plus à avoir un revenu proportionnel à leurs dépenses. Les champs vivriers servent de subsistance aux différentes familles. On y cultive le manioc, le macabo, les arachides, le plantain et plusieurs légumes. Ces champs se trouvent non loin des villages. L’agriculture itinérante sur brûlis avec des jachères de durées relativement courtes (2 à 5 ans) reste le plus pratiquée dans la Commune.

La production agricole est rudimentaire ; elle est intimement liée aux conditions météorologiques. Les agriculteurs utilisent des outils archaïques, ce qui réduit le rendement attendu. A cela s’ajoute l’existence des parasites et autres maladies agricoles telles que les capsides et la pourriture brune.

L’élevage et pêche

Ces activités sont purement artisanales. Elles sont destinées surtout à la consommation propre de la famille. La pèche est plus pratiquée en saison sèche dans les cours d’eau et rivières. La pisciculture se présente encore sous forme de potentialités offertes. On dénombre un nombre très réduit d’étangs piscicoles. L’élevage est assez rare. Les animaux élevés sont surtout en divagation autours des habitations des maisons.

L’exploitation des ressources naturelles

La vente du vin de palme, l’extraction du sable et gravier dans les bas fond et marécages est également pratiquée surtout par les jeunes. La fabrication du charbon est aussi une activité qu’on retrouve dans quelques communautés de la commune de Ngog Mapubi.

La chasse

Elle se pratique dans le sous-bois, sans aucune norme ni réglementation. Mais les produits de celle-ci offrent un atout pour le marché de Boumnyébél Likanda avec la vente de la viande pimentée « Nouga-Ilôba ».

La transformation

La transformation des produits agricoles est pratiquée par les femmes et les hommes individuellement ou en association (moulin à manioc et pressoir à huile).

L’activité de transformation constitue pour beaucoup une activité génératrice de revenus.

On peut donc améliorer sa rentabilité en dégageant les obstacles ci-après :

- l’insuffisance de formation et d’information ;

- les difficultés d’accès à des financements et équipements adaptés ;

- les difficultés d’accès aux techniques/technologies et équipements performants de transformation et de conservation des produits agricoles.

Le commerce et les équipements marchands

Le commerce jusqu’à présent se pratique uniquement au marché communal de

Boumnyébél. Malgré les efforts fournis par la commune (Institution), en réorganisant le secteur à travers la fourniture des équipements (hangars, étales, etc), certains commerçants se manifestent toujours par leur insubordination.

L'activité touristique, industrielle et artisanale

L'activité touristique est encore sous-développée à Ngog Mapubi. Des sites touristiques existent mais dans leur état brute et naturel. Autrement dit les atouts touristiques ne demandent qu'à être exploitées dont :

+ des sites naturels constitués de grottes, étangs, sources, cours d'eau et les perspectives de paysages;

+ des monuments historiques constitués des églises, et des chefferies construites à l’époque coloniale.

L'activité industrielle est quasi inexistante à Ngog Mapubi, malgré les énormes potentialités offertes par sa proximité à la ville de Yaoundé, et de fait d’être traversée par l’axe lourd qui auraient favorisé son approvisionnement pour en faire un centre relais des produits variés.

Parmi les autres atouts potentiels, l'on relève l'existence d'un réseau électrique MT et BT d'un centre de formation tels le CETIC susceptible d'injecter dans la population une main d'œuvre compétente dans les domaines de la mécanique, l'électricité, maçonnerie, métier de bois.

Par ailleurs, le travail de bois pourrait constituer une activité forte, vu les énormes atouts offerts par la présence de la forêt, avec des essences recherchées tels le MOABI, le

BUBINGA, l'IROKO, le DOUSSIE, le SAPELI.

Dans le territoire communal, malgré les potentialités, le travail de rotin est encore embryonnaire.

Ainsi, sur le plan industriel et artisanal, la ville de Ngog Mapubi a encore à tout initier et mettre en oeuvre une politique plus efficiente et plus agressive :

- En incitant ses populations à la création des projets et micro-projets appropriés et rentables nécessaire au fonctionnement du secteur artisanale et industrielle ;

- En mettant en oeuvre une politique de localisation des activités liées audéveloppement "endogène" de l'économie locale;

- Mais aussi en profitant des opportunités offertes par le site naturel, la situation dans la région et les compétences multiples de l'élite locale (dans ce dernier cas, il sera indispensable d'effectuer un profond travail de sensibilisation et d'information pour amener l'élite à s'impliquer davantage.

Le recours à des mesures incitatives est également nécessaire pour faire de

Ngog Mapubi un lieu de rencontre, un centre de transformation et des produits agricoles variés.

Machinisme

L’agriculture n’est pas mécanisée à Ngog Mapubi. La transformation des céréales et du manioc se fait beaucoup plus au mortier. Les moulins sont assez rares. Ils existent quelques moulins électriques dans certaines communautés et des pressoirs à huile pour obtention de l’huile de palme.