COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MBANKOMO

 

Maire  ATANGANA Jean Bonaventure

Tél.    +237 699 96 01 98

   

Localisation de la commune

La commune de Mbankomo est située dans la Région du Centre, dans Département de la Mefou et Akono. La commune existe quant à elle depuis le décret n° 59/44 du 17/06/1959. S’étalant sur une superficie de 1 300 km², elle entourée :

- au Nord par les communes d’Okola, Lobo et la ville de Yaoundé qui pour sa part est située à 22 km de là ;

- à l’Ouest, par la commune de Matomb ;

- au Sud par les communes de Ngoumou et Bikok ;

- et enfin à l’EST par la commune de Mfou.

La figure  ci-dessus dénommée « Carte de Localisation de la Commune de Mbankomo» précise l’emplacement de la Commune de Mbankomo non seulement par rapport au triangle national, mais aussi par rapport au Chef-lieu de la Région du Centre dont elle dépend.

Milieu biophysique

Climat

La Commune de Mbankomo subit l’influence du climat équatorial guinéen à quatre saisons d’inégales durées :

- une grande saison sèche de Novembre à mi-Mars ;

- une petite saison pluvieuse de mi-Mars à mi-Juin ;

- une petite saison sèche de mi-Juin à mi-Août ;

- une grande saison pluvieuse de mi-Août à fin Octobre.

La moyenne annuelle des précipitations est de 1577 mm. La température moyenne annuelle est de 25°C avec une amplitude moyenne annuelle de 2,5°C. Ce climat favorise annuellement la conduite de 2 campagnes agricoles.

Relief et sol,

La Commune de Mbankomo présente un relief peu accidenté et varié (présence de plaines, de collines et de vallées) avec des pentes comprises entre 0 et 5% traduisant une faible sensibilité à l’érosion. L’altitude moyenne est tourne autour de 720 m.

Quand aux sols, le matériel parental est essentiellement composé de granites. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols ferralitiques et les sols hydromorphes D’une manière générale, les sols ferralitiques sont caractérisés par une texture sablo-argileuse. Ils sont pauvres en éléments nutritifs, acide, fragile et caractérisés par de fortes colorations jaunes ou jaune claire. Sous le couvert forestier, ces sols sont quelquefois argileux, poreux, très perméables et riches en humus. Ils sont reconnus très fertiles sous le couvert forestier. Cependant, cette fertilité est assez précaire. Ces sols se prêtent surtout aux cultures pérennes (cacao, fruitiers, palmier) et aux cultures vivrières. Les sols hydromorphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau. L’exploitation de ces sols est difficile en temps pluvieux à cause de leur engorgement. En saison sèche par contre, l’utilisation de ces sols est moins contraignante avec la baisse de la nappe phréatique. La pratique des cultures de contre saison est alors possible.

Le réseau hydrographique est dense dans la région et essentiellement constitué de petites rivières à régime permanent ou saisonnier dont le plus connues sont la Mefou, les rivières Yégué, Abouda, Akono, Mekongo, Djobo, Menyeng adzap, Ewong, Ebong Zogo, Etog ngosamba, Metubu, Mbawa et bien d’autres (poissonneux).

Ces cours d’eau servent de lieu de lessive, de pêche surtout en période d’étiages voire même de lieu de collecte de sable, leur fonds étant dans la plupart des cas riche en ce minéral. Pour ceux qui pratiquent la pisciculture, la rivière Mefou par exemple permet, par un système de vannes, de renouveler l’eau dans les étangs.

flore et faune

La végétation de Mbankomo est caractérisée par des forêts denses secondaires et des bas fonds marécageux à raphiales. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). La flore est très diversifiée.

Les principales espèces arborées ou arborescentes sont présentées dans le tableau 1. Les espèces herbeuses dominantes dans les zones de savane herbeuse sont Pennisetum purpureum, Hyparhénya rufa, Chromolaena odorata, Mimosa sp et de nombreuses graminées. Les prairies marécageuses sont surtout colonisées par les Maranthacées et les Zynziberacées. A ces espèces végétales il faut ajouter la gamme variée des cultures vivrières, maraîchères et pérennes.

Les riverains s’en servent pour l’artisanat dans le cas des raphialés, et à l’alimentation pour ce qui est cultures. Les espèces arborées font quant à elle l’objet d’une exploitation illégale et non contrôlée.

Les jachères sont colonisées principalement par Musanga cercropiodes (parassolier), Eupatorium sp et Chromolaena odorata.

Milieu humain

3.3.1. Quelques repères historiques de la Commune

Située à environ 22 km de Yaoundé, Mbankomo tient son nom du Mont Mbankomo ; une chaine de colline rocheuse qui s’étire d’Eloumden jusqu’à Zok-Yié en passant par Okong, Nkomekui et Messebe. Inhabité, le site de l’actuel Mbankomo Ville devient dès l’arrivée des Allemands (vers 1900), un lieu d’exploitation du tabac et de la banane douce. Ce n’est qu’au départ des Allemands survenue après la première guerre mondiale que les ethnies Mvog Fouda et Tsoung Mballa s’installent de manière progressive. L’activité principale des populations est alors l’agriculture. C’est la loi N° 59/44 du 17 Juin 1959 qui crée la Commune de Mbankomo. Il s’agit alors de la commune mixte de Djongolo Centre nouvellement créée. Cependant, l’arrondissement de Mbankomo existe seulement à partir du 13 Mars 1974. Ainsi, dès l’installation des populations locales, l’Eglise catholique s’installe en 1952. Puis intervient la création de l’école primaire en 1955, l’installation de la gendarmerie en 1978 de l’axe lourd en 1982.

Population

Evaluée à environ 25 000 habitants (résidents et non résidents),

Ethnies

Sur le plan ethnique, l’on distingue les Ewondo représentent plus de 98 % de la population au moins de la population autochtone, et se composent de 33 clans à savoir les Mvog Nnama, Mvog Fouda mballa, Etoudi, Mvog Tsoungui Mballa, Eben, Yanda, Yembon, Olong, Evouzoua, Tsinga, Elende, Enkoé, Evouzok, Mvog Ndobo, Emveng, Mvog Essomdana, Ekenga, Angok, Mvog Belinga, Mvog Ndou’ou, Mvamdem, Mezon, Bakoko, Mvog Ebena, Inkoé, Emboumboum, Essanyang, Ngoui, Emveng, Okola koane , Bikokoé, Eka, Ossa, Ebam etc.

Les populations Allogènes de la commune est quant à elle constituée de Bamiléké, d’Eton, de Bassa… etc.

Religions,

Trois principaux groupes religieux ont été identifiés dans la Commune de Mbankomo à savoir les protestants, les musulmans et les catholiques. Les catholiques et les protestants sont les plus nombreux. La Communauté musulmane quant à elle est minoritaire.

Habitat

D’une manière générale, l’habitat est groupé dans les zones rurale et urbaine. Ceci traduit une volonté manifeste pour les populations de vivre ensemble. Il s’agit en l’occurrence des maisons d’habitation (qui varient en fonction des matériaux de construction utilisés) et des accessoires tels que les latrines, et les hangars. Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre, les briques ou blocs de terre, les parpaings, le ciment, les planches, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium.

Quel que soit le type de matériaux utilisé, les maisons sont construites selon les mêmes standards à savoir : forme rectangulaire ou carré et assez spacieuse. Le ménage est généralement constitué de 02 bâtiments. L’un sert de salle d’accueil et l’autre de salle de séjour. D’autres compartiments servent de cuisine et de magasins. Ces bâtiments sont majoritairement construits en matériaux provisoires et présentent une configuration rectangulaire. En ce qui concerne les accessoires, on note une rareté de latrines aménagées dans la Commune.

Principales activités économiques

Les principales activités économiques de la localité comprennent l’agriculture, le petit commerce et l’exploitation artisanale du bois et du sable.

L’agriculture

Elle occupe plus de 90 à 95% de la population active. Etant une agriculture de subsistance, elle se concentre en particuliers sur les cultures vivrières et plus particulièrement le manioc qui tient le haut du pavé. En effet, il reste la spéculation la plus cultivée tant à l’échelle individuelle que des Associations et GICS sur des superficies allant d’un à vingt cinq hectares; mais pour certains GIC, cette superficie peut aller à 25 hectares. Les autres spéculations (non moins importantes) sont le macabo, la banane plantain, le maïs et l’arachide, la patate douce, l’igname, les maraichers (tomate) et même les PFNL tels que la cola, la mangue sauvage, les noisettes, l’okok et autres. Il est à remarquer que ces cultures sont l’apanage des femmes qui s’y investissement dans leur presque totalité. Elles en font l’objet d’une activité commerciale intense et transforment le manioc en bâtons et en farine.

Pour ce qui est des cultures de rente, on distingue le cacao, le palmier à huile, des fruitiers. Cette activité reste concentrée entre les mains des femmes et des élites

Elevage

Dans sa grande majorité, cette activité est pratiquée de manière traditionnelle et concerne les chèvres, porcs et poulets qui sont le plus souvent en divagation. Cependant, il existe des fermes modernes à fort potentiel de production à l’exemple d’Eloumden 2 (130 000 poulets) par an. L’élevage des poissons est assez bien pratiquée dans la commune, et dans certains villages (Mefou-Assi) elle fait l’objet d’une exploitation soutenue qui attitre les gens en quête de distraction.

La pêche

Les produits halieutiques occupent une place de choix dans l’approvisionnement des ménages en protéines animales. La pêche est artisanale et se pratique sur les principales rivières rivières la Mefou, le Yégué, l’Abouda, l’Akono, le Mekongo, le Djobo, le Menyeng adzap, l’Ewong, l’Ebong le Zogo, l’Etog ngosamba, le Metubu, le Mbawa entre autres. C’est l’apanage des jeunes et des femmes. Il existe aussi plusieurs étangs dans la commune.

Les techniques de pêche utilisées comprennent le filet, le barrage, la ligne et les produits chimiques (néfaste pour l’environnement et la santé humaine). Cette activité connaît des interruptions au mois de septembre et d’octobre puis connaît des périodes d’intenses activités au courant des mois de juin à août puis de novembre à janvier. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres le Tilapia du Nil, le poisson serpent (Chana chana), le poisson à queue rouge et le capitaine d’eau douce.

La chasse

Le potentiel cynégétique de la commune reste peu important, et la chasse est une activité marginale pratiquée de manière traditionnelle par les jeunes et les hommes aux abords des champs (technique des pièges à câble). Ce type de chasse assure tout aussi bien la protection des champs que la subsistance. La chasse à courre est aussi pratiquée, mais beaucoup plus que celle à l’arme à feu. Quelle qu’en soit ses différentes formes, la chasse à Mbankomo reste une activité de subsistance.

L’artisanat

Il reste très faiblement pratiqué au sein de la commune. Les principales matières premières sont :

- Le rotin, une plante lianescente avec laquelle on fait des hottes servant au transport à dos (de femme) de produits des champs (vivres, bois de chauffe etc.), des chaises et autres accessoires.

- Le raphia qui permet de fabriquer des chaises aussi, mais surtout des lits, et même des jouets pour enfants.

- Le bois avec lesquels les artisans fabriquent les mortiers et pilons, les tam-tams, les balafons et d’autres choses encore.

- Enfin, le palmier à huile dont les feuilles servent à la fabrication des nattes qui pour certains tiennent lieu de tôles pour les habitations.

Cette activité reste traditionnelle et ne fait pas l’objet d’une exploitation commerciale soutenue.

Le commerce

Il reste très peu représentatif. Car au vu du poids économique de la Commune, les activités y relatives restent concentrées dans des activités primaires. Ainsi, à part les petits commerces (en très faible quantité à l’échelle de la commune) qui mettent à la disposition des populations quelques produits de première nécessité et les débits de boisson, les populations s’adonnent à des activités telles que la vente du sable, la vente illicite du bois, l’artisanat. Enfin, les produits de l’agriculture qu’elle soit de rente ou vivrière. Les échanges restent donc peu importants et le revenu ne sert qu’à l’achat des produits de première nécessité comme le savon, le pétrole, le sel, et dans une certaine mesure à l’écolage des enfants etc. Cependant, l’apparition de certaines activités telles que les « pressings », les Cybercafé et les mini quincailleries du moins à Mbankomo ville tendent à prouver qu’il existe un potentiel économique latent, les populations étant de plus en plus orientées à consommer des produits peu courant en zone dite rurales.

L’exploitation artisanale des ressources

L’exploitation forestière à Mbankomo se résume se résume à une coupe artisanale du bois. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois d’énergie, le bois d’oeuvre et le bois de construction. Ici l’arbre appartient au propriétaire de la parcelle qui dispose du droit d’usufruit. Les arbres sont généralement vendus sur pied aux exploitants informels.

L’exploitation artisanale du sable quand à elle s’effectue dans les carrières continentales qu’on retrouve aux abords des rivières, et dans les zones marécageuses. Les roches pour ce qui les concernent sont transformées de manière traditionnelle et vendues sous forme de gravier.