COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

KIKI

 

Maire NWAI YAKAN

Tél     +237 77 76 26 25
         +237 699 93 18 38

   

Localisation de la commune
La commune de KIIKI est née de l'éclatement de la commune rurale de Bafia suivant par le décret n°2007/115 du 24 avril 2007. La Commune de Kiiki couvre l'arrondissement de kiiki, son siège est à Kiiki, ville située à 7 km de Bafia. Elle s'étendCouvrant une superficie estimée à environ 1000 km2, la Commune de Kiiki est localisée dans le département du Mbam et Inoubou, province du Centre. Elle est limitée au Nord par la commune de Bafia, au Sud par la commune Bokito, à l'Est par la commune d'Ombessa, à l'Ouest par la commune de Kon Yambetta. La commune regroupe 17 villages groupés

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE
Le relief
Située entre 1100 et 1300 m d'altitude, la Commune de KIIKI présente un ensemble multiforme à cause des massifs rocheux acides. On rencontre à cet effet une alternance de collines (montagnes) et de petites plaines qui se raccordent à la dorsale camerounaise caractéristique. Ce relief multiforme est en majorité relativement plat et suite à la variation de température, l'action du vent, de l'eau transportant des débris végétaux et animaux conduit à la succession de couches superficielles caractéristiques.
Le climat
Cette zone est soumise à un climat équatorial caractérisé par 4 saisons qui s'alternent :
-une grande saison pluvieuse qui va de mi-mars à mi-juillet ;
-une petite saison sèche qui va de mi-juillet à mi-août ;
-une petite saison de pluie qui va de mi-août à mi-novembre ;
-une grande saison sèche qui va de mi-novembre à mi-mars.
Le climat intéresse l'agriculteur car il permet de connaître les réactions des cultures aux conditions du milieu climatique en vue de délimiter leurs aires d'adaptation et d'évaluer cette adaptation en termes de productivité relative. Il est donc le principal facteur d'évaluation de rendement. Le climat équatorial a un impact plutôt favorable à l'activité agricole car il permet deux cycles culturaux par an.
-Pluviométrie
D'après les données météorologiques, les précipitations varient entre 1.000 mm et 1 500 mm/an. Le mois le plus pluvieux est Octobre avec une hauteur moyenne des précipitations de 272,9 mm, tandis que de pluies et le mois le plus sec est le mois Janvier avec une: hauteur moyenne des précipitations de 6,6mm de pluies. Le nombre de jours de pluies (NJ) décennal est égal 1 097. Ce nombre est très important dans la réalisation agro-pastorale. Ceci pour la simple raison que cette activité est inhérente à la quantité de pluies ; si le nombre de jours de pluies est réduit, il en sera de même pour les divers rendements. En conséquence, il«BOKI» n'y aurait pas déjà deux cycles de cultures l'an et les animaux eux non plus n'auraient pas assez d'herbe à brouter. Nous dirons enfin que plus le NJ est important, plus l'ensemble des activités agro-pastorales l'est.
-Hygrométrie
Nous notons que la moyenne mensuelle de l'humidité relative varie autour de 98% tandis que la moyenne mensuelle minimale est d'environ 40%. Cependant, le maximum absolu est de 100% et le minimum absolu de 18%.
-Les Températures
Les températures à KIIKI sont relativement constantes avec une moyenne de 25°C et une amplitude annuelle faible de 1°C alors que les amplitudes diurnes varient de 5 à 10°C. Le minimum absolu est voisin de 15°C. Le maximum est 36°C. Le mois le plus chaud est Février (TM = 27,3°C). Le mois le plus frais est Décembre (TM = 24,4°C). La courbe des températures donne des indications précises à ce sujet. Cependant, nous notons que les températures sont considérablement élevées et demeurent ainsi néfastes pour les cultures et le bétail ou le produit de l'élevage. En outre, elles sont à l'origine de la brûlure de la plupart des cultures. De ce fait, l'élevage devient on ne peut plus difficile.
-Les Vents
Ici le vent dominant est l'harmattan venant du Nord Cameroun. Ces vents sont généralement défavorables à l'activité agricole car ils favorisent la verse des plantes, détruisent les maisons, véhiculent les microbes responsables des maladies cryptogamiques chez certains animaux et plantes. Ils sont cependant favorables à l'activité agricole dans la mesure où ils sont des agents de la pollinisation. La région étant située dans une zone de plaine, elle est ainsi exposée à l'érosion éolienne.
La végétation
La Commune zone de KIIKI est une zone de transition entre la forêt et la savane. Elle est caractérisée par des savanes péri forestières entrecoupées de forêts galeries le long des cours d'eau permanent. Suite à l'action anthropique, on note des zones de jachères où domine le Chromolaena odorata. La savane ici est arbustive avec une densité encore élevée en arbuste avec une dominance en herbacées du Pennisetum purpureum caractéristique de la zone. Cependant on note aussi des enclaves forestières où l'on dénombre des espèces arborescentes caractéristiques de forêts primaires. Par endroit les tecks du genre Tectonia constituent des peuplements épars et abondants.
L'hydrographie
La Commune de KIIKI appartient au bassin de la Sanaga. Elle est donc arrosée par plusieurs rivières et cours d'eau. Il s'agit de : Guesso, Song, Gorang, Guen et Boborong. Ces différents cours d'eau sont importants dans le Communauté dans la mesure où les paysans y pratiquent la pêche mais présentent également des inconvénients avec les inondations pendant la saison des pluies. Ces inondations détruisent les cultures, la biosphère et occasionnent parfois des pertes en vies humaines.
Les sols
La région obéit à deux types de sols qui sont :
-Sols ferralitiques :
La Commune de KIIKI subit l'influence d'un climat chaud et humide qui favorise une pédogenèse de type ferralitique, caractérisée par une altération intense et profonde affectant la quasi-totalité des minéraux silicatés. Les altérites sont caractérisées par des teintes vives allant de l'ocre au rouge. Teinte donnée par des oxydes d'aluminium (alumine) et de la silice. Ces derniers se recombinant pour donner les argiles (DJAKOU - R. et al 1983). Les sols de Kiiki sont connus à travers les travaux de prospection réalisés par SEGOLEN et VALERIE (1966), VALERIE (1971 et 1973). Les sols ferralitiques faiblement dénaturés dominent la dépression centrée sur la Sanaga et le Mbam d'une altitude comprise entre 450 et 500m (VALERIE 1971). Parmi ces sols, on distingue les sols rajeunis appauvris. Les sols ferralitiques moyennement dénaturés se répartissent en bordure des sols appauvris, faiblement rajeunis et les sols moyennement rajeunis avec érosion et remaniement (VALERIE, 1971).
-Les sols hydro-morphes
Ces sols s'observent dans toutes les zones hydro-morphes soumises à l'action d'une nappe phréatique permanente proche de la surface et à faible oscillation. La présence d'une telle nappe est liée à de très faible variation de la morphologie ou de la végétation. Aussi, la répartition de ces sols est très irrégulière. Il se développe aussi très bien dans les vallées très larges à réseaux diffus (VALERIE, 1971). Cet auteur a décrit dans la région des sols hydro-morphes à Gley et à Pseudo-Gley. Le pH de ces sols varie entre 6,5 et 6,8 en fonction des types de savanes. Le pourcentage d'argile varie de 8.4 à 11,5% avec une grande variance d'éléments azote et carbone dont les pourcentages respectifs varient entre 0,11 et 0,15 et entre 1,2 et 1,9. La pauvreté en phosphore de ces sols (9 à 19 ppm) traduit ici les faibles rendements des cultures. Ces sols, de par leur structure, sont très vulnérables à l'érosion hydrique.
Forêt et Faune
Dans les zones de forêt, diverses espèces de bois d'œuvre sont présentes. La faune sauvage est très rare dans cette Commune. On y rencontre que de petits mammifères tel que les rats, les hérissons ; les antilopes puis les reptiles : vipères, cobra, varans et aussi des oiseaux. Il arrive qu'un chasseur rentre bredouille près toute une nuit passée à épier le gibier.
LE MILIEU HUMAIN ET SA DYNAMIQUE
La démographie
Les données statistiques de la commune de KIIKI sont estimées à 16.000 habitants pour 1000 KM2. On retrouve dans cette population 54,69% d'hommes et de 45,31% de femmes. On note la présence des zones de peuplement comme les villages Mouko, Bitang, Kiiki et Roum. Le taux de naissance qui est celui du département est de 15%. Quant au taux de mortalité il est de 10%. L'âge moyen d'un chef de famille est d'environ 42 ans. La taille moyenne des ménages est de cinq (5) personnes. La population est jeune dans l'arrondissement. Ceci pourrait être expliqué par le fait que beaucoup de jeunes font leur retour au village pour se lancer dans l'agriculture.
Les religions
La liberté de culte est respectée dans la Commune où les religions suivantes se côtoient en parfaite harmonie : islam, catholicisme, protestantisme (plusieurs obédiences), animisme. La répartition des fidèles est la suivante :
-La population est chrétienne à 54% ;
-La population est musulmane à 10% ;
-La population est animiste à 35% ;
-La population est païenne ou adepte à d'autres religions à 1%.

L'habitat et le cadre de vie
La moitié des logements dans l'espace Communal est construite en matériaux définitifs, sans titre foncier. La majorité de la population pour l'éclairage, utilisent le courant électrique. Pour la cuisine, elles utilisent presque exclusivement le bois et le charbon de bois.
L'organisation traditionnelle
Le système sociopolitique en place dans l'espace territorial de KIIKI est le cantonnât. A la suite de la dernière réorganisation administrative on relève la présence de deux chefferies traditionnelles de deuxième degré et un clan dans l'arrondissement à savoir :
-Le Canton Nkokoé
-Le Canton Gouifé
-Le Clan Béké
Les deux cantons sont coiffés par les chefs de canton. Ces derniers sont à la tête des villages dirigés par les chefs de troisième degré.
Les organisations villageoises
L'espace communal de KIIKI présente une dynamique de groupe très intéressante. Il existe en effet une cinquantaine de GIC reconnus et recensés par la Délégation d'Arrondissement de l'Agriculture de Bafia parmi lesquels plus de 60% sont les GIC de Femmes. On peut noter aussi des associations diverses (association des membres des UPP, les associations de parents d'élèves, les associations villageoises de producteurs pour le cacao pour ne citer que celles-là).
LES INFRASTRUCTURES DE BASE
Les Infrastructures socio-éducatives
La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le Secteur de la santé et de l'éducation. En matière de santé, aucune action n'a été menée en faveur des populations, ni par les pouvoirs publics, ni par les intervenants de la jeune structure. Cependant quelque chose doit être fait dans ce sens pour familiariser les populations aux techniques d'assainissement autonome pour endiguer les nombreuses pathologies et contaminations diverses dues à l'absence d'installations comme les maladies provoquées par le péril fécal.
Le Réseau routier
La commune de Kiiki bénéficie de 68 km de piste rurale et de 10 km de route bitumée. Cette route bitumée relie la commune à la ville de Bafia et Bokito. Les pistes de desserte rurale sont en majorité impraticable ; ce qui rend certains villages de la commune enclavés.
L'hydraulique
La commune est dotée d'un parc important des ouvrages d'hydraulique villageoise géographiquement mal repartis et parfois en panne. La commune regorge de : des points d'eau équipés de pompes manuelles dont certains sont en panne. Trois (03) stations scan water (Kiiki, Mouko, et Bitang). Ces réseaux scan water sont tous non fonctionnels. Station Scan water de Kiiki en panne. Dans certaines communautés (Gouifé), et pour quelques familles l'alimentation en eau se fait dans des sources non aménagées existantes.
L'information et la communication
Les populations accèdent à l'information par la radio (Station provinciale CRTV du Centre de l'ouest, la radio des montagnes et le poste nationale du Cameroun) et la Télévision (CRTV principalement). Aucune radio rurale n'existe au sein de l'arrondissement de même qu'aucun organisme de presse écrite n'émet à partir de Kiiki. En dépit de cela, les populations accèdent à la téléphonie mobile grâce à un opérateur de téléphonie CAMTEL. Quant à ORANGE et MTN le réseau est par endroit. Les informations entre les villages sont généralement véhiculées les jours de marchés ou par des passants et dans une large majorité de bouche à oreille.
LES ACTIVITES ECONOMIQUES
L'agriculture
Une large majorité (95%) de la population active pratique l'agriculture. Cette agriculture concerne les cultures de rente et les cultures vivrières. Les outils de production sont rudimentaires et ne permettent pas d'obtenir des productions importantes. La conséquence est la difficulté d'exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache. Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le charroi se fait principalement dans les contenants (sac, cuvette...) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d'autres moyens de transport : porte tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette et brouette. Le moyen d'acquisition des facteurs de production est le paiement au comptant. L'argent provient des efforts personnels de l'exploitant, de ses économies, des tontines. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes. Les principales cultures sont : le maïs, le cacao, l'arachide, la patate. La liste des blocages au développement de l'agriculture est très longue mais ceux qui reviennent couramment sont :
-L'insuffisance d'engrais ;
-L'insuffisance de semences améliorées.
-La difficulté d'évacuation
L'élevage
Le climat associé à la végétation permet l'élevage bovins et celui des petits ruminants. On note également la présence des porcins et de la volaille. Les espèces élevées sont : les petits ruminants, la volaille (canard, poulet), les porcins pour ne citer que les plus importantes. Le système d'élevage extensif est le plus pratiqué dans la région.
La pêche
La présence des cours d'eau dans la région permet la pratique de la pêche continentale.
Les outils de pêche utilisés sont : les filets, les hameçons. Les modes d'acquisition des équipements de pêche restent l'achat au comptant. Le poisson est surtout consommé ou vendu en frais.
Autres activités économiques
Le commerce des produits manufacturés est en plein essor. Les autres activités économiques sont peu développées. L'on peut citer entre autres :
-L'artisanat (paniers et autres)
-La vente de bière locale, dénommée kpata
-Les activités du circuit informel...
Les activités économiques principales des femmes en saison sèche sont la transformation de produits agronomiques et le commerce en général. En saison pluvieuse, ce sont : l'agriculture, et les prestations dans les champs.
LES ACTEURS DU DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNE
Les organismes d'appui ayant intervenu dans l'arrondissement de Kiiki sont :
-La CAFOR
-L'AFEDEM ;
-HEIFER PROJECT
Dans l'espace communal de Kiiki, les institutions d'appui au développement sont les suivantes :
-Les institutions administratives, étatiques et paraétatiques : la sous-préfecture, la mairie ;
-Le district de santé ;
-Une représentation du MINADER ;
-Plusieurs GIC et associations diverses ;
-Les organisations traditionnelles de développement et d'entraide des membres mais ayant principalement une base ethnique ;
LES SECTEURS PRODUCTIFS
L'AGRICULTURE
Elle est partagée entre les cultures vivrières et les cultures industrielles.
-Les cultures vivrières
Les cultures vivrières sont reparties en 05 grands groupes :
- Les céréales : Maïs
-Les légumineuses : arachides, haricot, soja ;
-Les tubercules et racines : Manioc et Patate douce
-Les cultures maraîchères : Tomate et Légumes ;
-Les cultures fruitières : Manguier, goyavier, Citronnier...
Les cultures industrielles
Cultivé dans tous les villages de la Commune, le cacao demeure incontestablement la principale culture de rente. Cette culture depuis trois années bénéficie d'un encadrement particulier de la présence de SODECAO avec son système de régénération des plantations.
Principaux organismes d'appui à l'agriculture
-Le poste agricole
Bâtiment abritant le poste agricole de Kiiki
Le poste agricole dispose d'une personne comme chef de poste. Il dispose aussi d'un moyen de déplacement.
-Paramètres techniques de la production agricole
Superficies emblavées en ha au cours des trois dernières années
Le Tableau présente la répartition des superficies emblavées par les exploitants agricoles Source : DDADR du Mbam et Inoubou. De façon globale, les superficies du cacao et des cultures vivrières sont en hausses ceci s'explique par le fait que beaucoup de paysans se sont retournés vers les vivriers d'une part et d'autre part le retour de la SODECAO sur le terrain qui octroie les plants aux paysans.
Estimation des rendements agricoles depuis 2005
Les rendements des principales spéculations sont consignés dans Tableau suivant. Les productions sont acceptables dans tous les domaines malgré les dégâts des animaux en divagation. Peu de cas de phytopathologies ont été déclarés dans l'arrondissement depuis 2005. Seul la mort subite du cacao fait les ravages dans les vielles plantations. Les prix des produits de récolte atteignent leurs maxima entre les mois de mars et mai. Ils sont plus faibles entre les mois de Décembre et Janvier. Cette période. Correspond à la fin des récoltes et de la campagne agricole pour la quasi majorité des spéculations.
Atouts non valorisés du secteur agricole
-Aptitudes culturales des sols pour les cultures de soja, voandzou, igname;
-Vastes terres cultivables aux sols fertiles;
L'ÉLEVAGE
-Infrastructures zoo-sanitaires
Il existe un centre zootechnique et vétérinaire (CZV) à KIIKI qui couvre la zone de Kiiki: mais il est caractérisé par l'absence d'un agent du MINEPIA et l'absence d'un bâtiment.
-Production Animale
1-BOVIN :
-Elevage de type extensif, traditionnel
-Cheptel faible comparé aux potentialités
-Existence de conflits agro-pastoraux
-Absence d'un marché de bétail
-Difficultés d'acceptation des éleveurs
2-PETITS RUMINANTS :
-Elevage de type traditionnel
- Cheptel faible comparé aux potentialités
-Problèmes sanitaires
3-PORCINS :
-Elevage en divagation et traditionnel
- Problèmes sanitaires
4-VOLAILLES :
- Elevage en divagation et traditionnel
- Problèmes sanitaires
Atouts peu valorisés de l'élevage
Présence dans la zone des pistes à bétail et zones de pâturage ;
LA PRODUCTION HALIEUTIQUE
La pêche est faite dans les nombreux cours d'eau qui sillonnent l'arrondissement. Elle est saisonnière, pratiquée essentiellement par les expatriés (nigériens, tchadiens et maliens). Cette pêche reste artisanale à cause des outils utilisés comme les filets, nasses et hameçons.
LA CULTURE, L'ARTISANAT
La culture
Dans l'arrondissement de Kiiki, on rencontre de nombreuses associations culturelles.
Toutes ces associations ont un mode de fonctionnement qui est propice à l'intégration de tous les peuples repoussant de fait toute forme de discrimination. Les activités culturelles englobent les danses traditionnelles, la présentation des objets propres à chaque ethnie lors des assemblées générales. Ces activités s'étendent généralement sur toute l'année.
Les réunions se tiennent de façon extraordinaire et sont très souvent convoquées pour résoudre des litiges au sein de la communauté ethnique.
L'artisanat
Les principaux artisans opèrent dans le secteur informel. Il s'agit des potiers, des forgerons, des sculpteurs et des tisserands. L'encadrement de ce secteur d'activités est absent du fait qu'aucun organisme appuyant l'artisanat local n'intervient à Kiiki.
Toutefois, les artisans sont dans une large majorité des personnes dévouées et appliquées à leurs besognes. Ils sont confrontés aux difficultés d'acquisition des matières premières.
LE COMMERCE
Les activités commerciales gravitent autour de la vente des produits agricoles et de l'artisanat. Le marché périodique d'Abanda constitue le principal centre d'échange économique pour les populations. Nous pouvons aussi citer le marché Djoumba à Bafia qui se tient chaque vendredi et où les échanges se font tous les jours avec les populations de l'intérieur et celles venantes de Yaoundé ou de l'ouest Cameroun.

Localisation de la commune

La commune de KIIKI est née de l’éclatement de la commune rurale de Bafia suivant par le décret n°2007/115 du 24 avril 2007. La Commune de Kiiki couvre l’arrondissement de kiiki, son siège est à Kiiki, ville située à 7 km de Bafia. Elle s’étendCouvrant une superficie estimée à environ 1000 km2, la Commune de Kiiki est localisée dans le département du Mbam et Inoubou, province du Centre. Elle est limitée au Nord par la commune de Bafia, au Sud par la commune Bokito, à l’Est par la commune d’Ombessa, à l’Ouest par la commune de Kon Yambetta. La commune regroupe 17 villages groupés en 05 UPP à savoir :

-UPP de Yamouk : villages yakan 1, Yakan 2 et Mouken ;

-UPP de Kiiriba : villages Kiiki et Ribang ;

-UPP de Gouifé : villages Ndiémi 2, Ndiémi 2, Nkpo, Kek, Bep (Djem, Rep) et Bougni (A Nfin, A Mbang) ;

-UPP de Mobi : villages Mouko et Bitang ;

-UPP de Birouka : villages Biamesse, Roum et kadang ;

                                                     

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE

·         Le relief

Située entre 1100 et 1300 m d’altitude, la Commune de KIIKI présente un ensemble multiforme à cause des massifs rocheux acides. On rencontre à cet effet une alternance de collines (montagnes) et de petites plaines qui se raccordent à la dorsale camerounaise caractéristique. Ce relief multiforme est en majorité relativement plat et suite à la variation de température, l’action du vent, de l’eau transportant des débris végétaux et animaux conduit à la succession de couches superficielles caractéristiques.

·         Le climat

Cette zone est soumise à un climat équatorial caractérisé par 4 saisons qui s’alternent :

-une grande saison pluvieuse qui va de mi-mars à mi-juillet ;

-une petite saison sèche qui va de mi-juillet à mi-août ;

-une petite saison de pluie qui va de mi-août à mi-novembre ;

-une grande saison sèche qui va de mi-novembre à mi-mars.

Le climat intéresse l’agriculteur car il permet de connaître les réactions des cultures aux conditions du milieu climatique en vue de délimiter leurs aires d’adaptation et d’évaluer cette adaptation en termes de productivité relative. Il est donc le principal facteur d’évaluation de rendement. Le climat équatorial a un impact plutôt favorable à l’activité agricole car il permet deux cycles culturaux par an.

-Pluviométrie

D’après les données météorologiques, les précipitations varient entre 1.000 mm et 1 500 mm/an. Le mois le plus pluvieux est Octobre avec une hauteur moyenne des précipitations de 272,9 mm, tandis que de pluies et le mois le plus sec est le mois Janvier avec une: hauteur moyenne des précipitations de 6,6mm de pluies. Le nombre de jours de pluies (NJ) décennal est égal 1 097. Ce nombre est très important dans la réalisation agro-pastorale. Ceci pour la simple raison que cette activité est inhérente à la quantité de pluies ; si le nombre de jours de pluies est réduit, il en sera de même pour les divers rendements. En conséquence, il«BOKI» n’y aurait pas déjà deux cycles de cultures l’an et les animaux eux non plus n’auraient pas assez d’herbe à brouter. Nous dirons enfin que plus le NJ est important, plus l’ensemble des activités agro-pastorales l’est.

-Hygrométrie

Nous notons que la moyenne mensuelle de l’humidité relative varie autour de 98% tandis que la moyenne mensuelle minimale est d’environ 40%. Cependant, le maximum absolu est de 100% et le minimum absolu de 18%.

-Les Températures

Les températures à KIIKI sont relativement constantes avec une moyenne de 25°C et une amplitude annuelle faible de 1°C alors que les amplitudes diurnes varient de 5 à 10°C. Le minimum absolu est voisin de 15°C. Le maximum est 36°C. Le mois le plus chaud est Février (TM = 27,3°C). Le mois le plus frais est Décembre (TM = 24,4°C). La courbe des températures donne des indications précises à ce sujet. Cependant, nous notons que les températures sont considérablement élevées et demeurent ainsi néfastes pour les cultures et le bétail ou le produit de l’élevage. En outre, elles sont à l’origine de la brûlure de la plupart des cultures. De ce fait, l’élevage devient on ne peut plus difficile.

-Les Vents

Ici le vent dominant est l’harmattan venant du Nord Cameroun. Ces vents sont généralement défavorables à l’activité agricole car ils favorisent la verse des plantes, détruisent les maisons, véhiculent les microbes responsables des maladies cryptogamiques chez certains animaux et plantes. Ils sont cependant favorables à l’activité agricole dans la mesure où ils sont des agents de la pollinisation. La région étant située dans une zone de plaine, elle est ainsi exposée à l’érosion éolienne.

·         La végétation

La Commune zone de KIIKI est une zone de transition entre la forêt et la savane. Elle est caractérisée par des savanes péri forestières entrecoupées de forêts galeries le long des cours d’eau permanent. Suite à l’action anthropique, on note des zones de jachères où domine le Chromolaena  odorata. La savane ici est arbustive avec une densité encore élevée en arbuste avec une dominance en herbacées du Pennisetum purpureum caractéristique de la zone. Cependant on note aussi des enclaves forestières où l’on dénombre des espèces arborescentes caractéristiques de forêts primaires. Par endroit les tecks du genre Tectonia constituent des peuplements épars et abondants.

·         L’hydrographie

La Commune de KIIKI appartient au bassin de la Sanaga. Elle est donc arrosée par plusieurs rivières et cours d’eau. Il s’agit de : Guesso, Song, Gorang, Guen et Boborong. Ces différents cours d’eau sont importants dans le Communauté dans la mesure où les paysans y pratiquent la pêche mais présentent également des inconvénients avec les inondations pendant la saison des pluies. Ces inondations détruisent les cultures, la biosphère et occasionnent parfois des pertes en vies humaines.

·         Les sols

La région obéit à deux types de sols qui sont :

-Sols ferralitiques :

La Commune de KIIKI subit l’influence d’un climat chaud et humide qui favorise une pédogenèse de type ferralitique, caractérisée par une altération intense et profonde affectant la quasi-totalité des minéraux silicatés. Les altérites sont caractérisées par des teintes vives allant de l’ocre au rouge. Teinte donnée par des oxydes d’aluminium (alumine) et de la silice. Ces derniers se recombinant pour donner les argiles (DJAKOU - R. et al 1983). Les sols de Kiiki sont connus à travers les travaux de prospection réalisés par SEGOLEN et VALERIE (1966), VALERIE (1971 et 1973). Les sols ferralitiques faiblement dénaturés dominent la dépression centrée sur la Sanaga et le Mbam d’une altitude comprise entre 450 et 500m (VALERIE 1971). Parmi ces sols, on distingue les sols rajeunis appauvris. Les sols ferralitiques moyennement dénaturés se répartissent en bordure des sols appauvris, faiblement rajeunis et les sols moyennement rajeunis avec érosion et remaniement (VALERIE, 1971).

-Les sols hydro-morphes

Ces sols s’observent dans toutes les zones hydro-morphes soumises à l’action d’une nappe phréatique permanente proche de la surface et à faible oscillation. La présence d’une telle nappe est liée à de très faible variation de la morphologie ou de la végétation. Aussi, la répartition de ces sols est très irrégulière. Il se développe aussi très bien dans les vallées très larges à réseaux diffus (VALERIE, 1971). Cet auteur a décrit dans la région des sols hydro-morphes à Gley et à Pseudo-Gley. Le pH de ces sols varie entre 6,5 et 6,8 en fonction des types de savanes. Le pourcentage d’argile varie de 8.4 à 11,5% avec une grande variance d’éléments azote et carbone dont les pourcentages respectifs varient entre 0,11 et 0,15 et entre 1,2 et 1,9. La pauvreté en phosphore de ces sols (9 à 19 ppm) traduit ici les faibles rendements des cultures. Ces sols, de par leur structure, sont très vulnérables à l’érosion hydrique.

·         Forêt et Faune

Dans les zones de forêt, diverses espèces de bois d’œuvre sont présentes. La faune sauvage est très rare dans cette Commune. On y rencontre que de petits mammifères tel que les rats, les hérissons ; les antilopes puis les reptiles : vipères, cobra, varans et aussi des oiseaux. Il arrive qu’un chasseur rentre bredouille près toute une nuit passée à épier le gibier.

LE MILIEU HUMAIN ET SA DYNAMIQUE

·         La démographie

Les données statistiques de la commune de KIIKI sont estimées à 16.000 habitants pour 1000 KM2. On retrouve dans cette population 54,69% d’hommes et de 45,31% de femmes. On note la présence des zones de peuplement comme les villages Mouko, Bitang, Kiiki et Roum. Le taux de naissance qui est celui du département est de 15%. Quant au taux de mortalité il est de 10%. L’âge moyen d’un chef de famille est d’environ 42 ans. La taille moyenne des ménages est de cinq (5) personnes. La population est jeune dans l’arrondissement. Ceci pourrait être expliqué par le fait que beaucoup de jeunes font leur retour au village pour se lancer dans l’agriculture.

Les religions

La liberté de culte est respectée dans la Commune où les religions suivantes se côtoient en parfaite harmonie : islam, catholicisme, protestantisme (plusieurs obédiences), animisme. La répartition des fidèles est la suivante :

-La population est chrétienne à 54% ;

-La population est musulmane à 10% ;

-La population est animiste à 35% ;

-La population est païenne ou adepte à d’autres religions à 1%.

 

L’habitat et le cadre de vie

La moitié des logements dans l’espace Communal est construite en matériaux définitifs, sans titre foncier. La majorité de la population pour l’éclairage, utilisent le courant électrique. Pour la cuisine, elles utilisent presque exclusivement le bois et le charbon de bois.

L’organisation traditionnelle

Le système sociopolitique en place dans l’espace territorial de KIIKI est le cantonnât. A la suite de la dernière réorganisation administrative on relève la présence de deux chefferies traditionnelles de deuxième degré et un clan dans l’arrondissement à savoir :

-Le Canton Nkokoé

-Le Canton Gouifé

-Le Clan Béké

Les deux cantons sont coiffés par les chefs de canton. Ces derniers sont à la tête des villages dirigés par les chefs de troisième degré.

Les organisations villageoises

L’espace communal de KIIKI présente une dynamique de groupe très intéressante. Il existe en effet une cinquantaine de GIC reconnus et recensés par la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture de Bafia parmi lesquels plus de 60% sont les GIC de Femmes. On peut noter aussi des associations diverses (association des membres des UPP, les associations de parents d’élèves, les associations villageoises de producteurs pour le cacao pour ne citer que celles-là).

LES INFRASTRUCTURES DE BASE

·         Les Infrastructures socio-éducatives

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le Secteur de la santé et de l’éducation. En matière de santé, aucune action n’a été menée en faveur des populations, ni par les pouvoirs publics, ni par les intervenants de la jeune structure. Cependant quelque chose doit être fait dans ce sens pour familiariser les populations aux techniques d’assainissement autonome pour endiguer les nombreuses pathologies et contaminations diverses dues à l’absence d’installations comme les maladies provoquées par le péril fécal.

Le Réseau routier

La commune de Kiiki bénéficie de 68 km de piste rurale et de 10 km de route bitumée. Cette route bitumée relie la commune à la ville de Bafia et Bokito. Les pistes de desserte rurale sont en majorité impraticable ; ce qui rend certains villages de la commune enclavés.

L’hydraulique

La commune est dotée d’un parc important des ouvrages d’hydraulique villageoise géographiquement mal repartis et parfois en panne. La commune regorge de : des points d’eau équipés de pompes manuelles dont certains sont en panne. Trois (03) stations scan water (Kiiki, Mouko, et Bitang). Ces réseaux scan water sont tous non fonctionnels. Station Scan water de Kiiki en panne. Dans certaines communautés (Gouifé), et pour quelques familles l’alimentation en eau se fait dans des sources non aménagées existantes.

L’information et la communication

Les populations accèdent à l’information par la radio (Station provinciale CRTV du Centre de l’ouest, la radio des montagnes et le poste nationale du Cameroun) et la Télévision (CRTV principalement). Aucune radio rurale n’existe au sein de l’arrondissement de même qu’aucun organisme de presse écrite n’émet à partir de Kiiki. En dépit de cela, les populations accèdent à la téléphonie mobile grâce à un opérateur de téléphonie CAMTEL. Quant à ORANGE et MTN le réseau est par endroit. Les informations entre les villages sont généralement véhiculées les jours de marchés ou par des passants et dans une large majorité de bouche à oreille.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

·         L’agriculture

Une large majorité (95%) de la population active pratique l’agriculture. Cette agriculture concerne les cultures de rente et les cultures vivrières. Les outils de production sont rudimentaires et ne permettent pas d’obtenir des productions importantes. La conséquence est la difficulté d’exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache. Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le charroi se fait principalement dans les contenants (sac, cuvette…) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d’autres moyens de transport : porte tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette et brouette. Le moyen d’acquisition des facteurs de production est le paiement au comptant. L’argent provient des efforts personnels de l’exploitant, de ses économies, des tontines. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes. Les principales cultures sont : le maïs, le cacao, l’arachide, la patate. La liste des blocages au développement de l’agriculture est très longue mais ceux qui reviennent couramment sont :

-L’insuffisance d’engrais ;

-L’insuffisance de semences améliorées.

-La difficulté d’évacuation

·         L’élevage

Le climat associé à la végétation permet l’élevage bovins et celui des petits ruminants. On note également la présence des porcins et de la volaille. Les espèces élevées sont : les petits ruminants, la volaille (canard, poulet), les porcins pour ne citer que les plus importantes. Le système d’élevage extensif est le plus pratiqué dans la région.

·         La pêche

La présence des cours d’eau dans la région permet la pratique de la pêche continentale.

Les outils de pêche utilisés sont : les filets, les hameçons. Les modes d’acquisition des équipements de pêche restent l’achat au comptant. Le poisson est surtout consommé ou vendu en frais.

Autres activités économiques

Le commerce des produits manufacturés est en plein essor. Les autres activités économiques sont peu développées. L’on peut citer entre autres :

-L’artisanat (paniers et autres)

-La vente de bière locale, dénommée kpata

-Les activités du circuit informel…

Les activités économiques principales des femmes en saison sèche sont la transformation de produits agronomiques et le commerce en général. En saison pluvieuse, ce sont : l’agriculture, et les prestations dans les champs.

LES ACTEURS DU DEVELOPPEMENT DE LA COMMUNE

Les organismes d’appui ayant intervenu dans l’arrondissement de Kiiki sont :

-La CAFOR

-L’AFEDEM ;

-HEIFER PROJECT

Dans l’espace communal de Kiiki, les institutions d’appui au développement sont les suivantes :

-Les institutions administratives, étatiques et paraétatiques : la sous-préfecture, la mairie ;

-Le district de santé ;

-Une représentation du MINADER ;

-Plusieurs GIC et associations diverses ;

-Les organisations traditionnelles de développement et d’entraide des membres mais ayant principalement une base ethnique ;

LES SECTEURS PRODUCTIFS

·         L’AGRICULTURE

Elle est partagée entre les cultures vivrières et les cultures industrielles.

-Les cultures vivrières

Les cultures vivrières sont reparties en 05 grands groupes :

- Les céréales : Maïs

 -Les légumineuses : arachides, haricot, soja ;

-Les tubercules et racines : Manioc et Patate douce

-Les cultures maraîchères : Tomate et Légumes ;

-Les cultures fruitières : Manguier, goyavier, Citronnier…

Les cultures industrielles

Cultivé dans tous les villages de la Commune, le cacao demeure incontestablement la principale culture de rente. Cette culture depuis trois années bénéficie d’un encadrement particulier de la présence de SODECAO avec son système de régénération des plantations.

Principaux organismes d’appui à l’agriculture

-Le poste agricole

Bâtiment abritant le poste agricole de Kiiki

Le poste agricole dispose d’une personne comme chef de poste. Il dispose aussi d’un moyen de déplacement.

-Paramètres techniques de la production agricole

Superficies emblavées en ha au cours des trois dernières années

Le Tableau présente la répartition des superficies emblavées par les exploitants agricoles Source : DDADR du Mbam et Inoubou. De façon globale, les superficies du cacao et des cultures vivrières sont en hausses ceci s’explique par le fait que beaucoup de paysans se sont retournés vers les vivriers d’une part et d’autre part le retour de la SODECAO sur le terrain qui octroie les plants aux paysans.

Estimation des rendements agricoles depuis 2005

Les rendements des principales spéculations sont consignés dans Tableau suivant. Les productions sont acceptables dans tous les domaines malgré les dégâts des animaux en divagation. Peu de cas de phytopathologies ont été déclarés dans l’arrondissement depuis 2005. Seul la mort subite du cacao fait les ravages dans les vielles plantations. Les prix des produits de récolte atteignent leurs maxima entre les mois de mars et mai. Ils sont plus faibles entre les mois de Décembre et Janvier. Cette période. Correspond à la fin des récoltes et de la campagne agricole pour la quasi majorité des spéculations.

Atouts non valorisés du secteur agricole

-Aptitudes culturales des sols pour les cultures de soja, voandzou, igname;

-Vastes terres cultivables aux sols fertiles;

·         L’ÉLEVAGE

-Infrastructures zoo-sanitaires

Il existe un centre zootechnique et vétérinaire (CZV) à KIIKI qui couvre la zone de Kiiki: mais il est caractérisé par l’absence d’un agent du MINEPIA et l’absence d’un bâtiment.

-Production Animale

1-BOVIN :

-Elevage de type extensif, traditionnel

-Cheptel faible comparé aux potentialités

-Existence de conflits agro-pastoraux

-Absence d’un marché de bétail

-Difficultés d’acceptation des éleveurs

2-PETITS RUMINANTS :

-Elevage de type traditionnel

- Cheptel faible comparé aux potentialités

-Problèmes sanitaires

3-PORCINS :

-Elevage en divagation et traditionnel

- Problèmes sanitaires

4-VOLAILLES :

- Elevage en divagation et traditionnel

- Problèmes sanitaires

Atouts peu valorisés de l’élevage

Présence dans la zone des pistes à bétail et zones de pâturage ;

LA PRODUCTION HALIEUTIQUE

La pêche est faite dans les nombreux cours d’eau qui sillonnent l’arrondissement. Elle est saisonnière, pratiquée essentiellement par les expatriés (nigériens, tchadiens et maliens). Cette pêche reste artisanale à cause des outils utilisés comme les filets, nasses et hameçons.

LA CULTURE, L’ARTISANAT

La culture

Dans l’arrondissement de Kiiki, on rencontre de nombreuses associations culturelles.

Toutes ces associations ont un mode de fonctionnement qui est propice à l’intégration de tous les peuples repoussant de fait toute forme de discrimination. Les activités culturelles englobent les danses traditionnelles, la présentation des objets propres à chaque ethnie lors des assemblées générales. Ces activités s’étendent généralement sur toute l’année.

Les réunions se tiennent de façon extraordinaire et sont très souvent convoquées pour résoudre des litiges au sein de la communauté ethnique.

L’artisanat

Les principaux artisans opèrent dans le secteur informel. Il s’agit des potiers, des forgerons, des sculpteurs et des tisserands. L’encadrement de ce secteur d’activités est absent du fait qu’aucun organisme appuyant l’artisanat local n’intervient à Kiiki.

Toutefois, les artisans sont dans une large majorité des personnes dévouées et appliquées à leurs besognes. Ils sont confrontés aux difficultés d’acquisition des matières premières.

LE COMMERCE

Les activités commerciales gravitent autour de la vente des produits agricoles et de l’artisanat. Le marché périodique d’Abanda constitue le principal centre d’échange économique pour les populations. Nous pouvons aussi citer le marché Djoumba à Bafia qui se tient chaque vendredi et où les échanges se font tous les jours avec les populations de l’intérieur et celles venantes de Yaoundé ou de l’ouest Cameroun.