COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

OMBESSA

 

Maire  ADEBADA Joseph

Tél. +237 677 55 45 90

  

Localisation géographique

La Commune d’Ombessa est située dans le département du Mbam et Inoubou, Province du Centre Cameroun et s’étale sur une superficie de 415 km² environ. La ville d’Ombessa chef lieu de la Commune est situé à 105km de Yaoundé la capitale politique du Cameroun ; elle y est reliée par une route bitumée, la nationale N°4 ; la Commune est également reliée au département Mbam et Kim par une route non bitumée.

Le Climat

Le climat équatorial de type guinéen de variante yaoundéen prédomine dans la région. La pluviométrie moyenne annuelle est de 1440mm avec une distribution bimodale. La grande saison sèche de plus en plus marquée va de décembre à mars. Les températures moyennes mensuelles varient entre 25 et 30°C°.

Les sols

Les sols sont latéritiques argilo sablonneux, classés dans l’unité des sols ferralitiques rajeunis. Ce sont des sols très épais d’une couleur marron clair. On trouve également des sols hydromorphes dans des dépressions et des bas fonds. Par endroit, le sol est érodé et laisse apparaître des cuirasses latéritiques.

Le relief

Ombessa est situé dans une plaine dont l’altitude varie entre 200 et 500 m. La topographie est relativement plane, interrompue par des pentes très douces qui se terminent généralement par des bas fonds marécageux.

L’Hydrographie

Le réseau hydrographique est peu dense, la localité est traversée par des cours d’eau dont les plus importants sont : Ambessougué, Oufoué, Guedeme, qui arrosent les villages Bandama, Guetete, Ofama. Ledit réseau a un comportement contrasté, les hautes eaux pendant la saison de pluie (mai à octobre) et les basses eaux en en saison sèches (novembre à mars) au cours de laquelle le lit de la plupart des rivières sèche.

Végétation

Ombessa fait partie du domaine de transition entre la savane guinéenne et la forêt galerie. La végétation est très artificialisée, caractérisée par une alternance irrégulière de la savane dont la strate herbacée composée des graminées à dominance Hyparénia Sp., Pennisetum Sp. et la strate arborée claire composé des tecks, du palmier à huile et des arbres fruitiers. Dans les forêts galeries, zone totalement occupée par les plantations, on distingue une strate arborée peu dense composée de gros arbres (Acajou, Iroko, palétuviers, teck) et de quelques arbres fruitiers, et une strate arbustive composée essentiellement de théobroma cacao.

Evolution démographique

La population d’Ombessa est estimée à 28451 âmes environ. Cette population est répartie dans 10 villages. La population d’Ombessa est à 99% constituée d’autochtones qui sont les Gounou de l’ethnie Yambassa. Les allogènes sont pour la plus part originaires des villages voisins, de l’Ouest, du Nord-ouest et des provinces septentrionale du Cameroun. On note également la présence des commerçants étrangers d’origine nigériane, malienne et nigérienne.

La population est assez jeune (70% environ) et les femmes sont plus nombreuses que les hommes (60% environ). La croissance démographique est assez élevée.

Si la population jeune s’exilait naguère vers les villes à la recherche du bien-être, on constate aujourd’hui un retour massif vers les villages de nombreux jeunes profondément déçus de la vie en ville.

Cette population jeune, si elle parvient à s’intégrer dans la vie quotidienne de Ombessa, sera un atout indéniable pour le développement de l’arrondissement.

Les populations de l’arrondissement de Ombessa sont assez dynamiques, mais, malheureusement, son niveau d’organisation est embryonnaire et sa culture de développement est quasi inexistante.

Activités socio-économique

L’agriculture

La Commune d’Ombessa est essentiellement agricole. La cacaoculture, l’agriculture vivrière et le petit élevage sont les principales spéculations.

La cacaoculture

La vente du cacao est la principale source de revenu des ménages de la Commune. C’est une activité qui mobilise une importante main d’oeuvres et occupe plus de la moitié des terres cultivables. La main d’oeuvre est d’origine diverse et est généralement constituée des jeunes qui n’ont pas accès à la ressource foncière et des émigrés en provenance des provinces du Nord ouest. La filière est plus ou moins organisée, plusieurs groupements des producteurs (GICs et Unions des GICs) sont actifs dans la Commune et essayent tant bien que mal d’organiser la vente des produits. Cependant, la production cacaoyère est confrontée à plusieurs problèmes notamment : la vieillesse des plantations, l’indisponibilité des terre pour les extensions, l’inefficacité des interventions phytosanitaires.

La culture vivrière

L’agriculture vivrière est la deuxième source des revenus dans les ménages. Elle est dominée par la culture des tubercules (ignames, macabo, patate, manioc), les légumes, et le maïs. Elle est également caractérisée par la taille des exploitations qui sont très réduites et de plus en plus infertiles.

L’élevage

L’élevage est une activité marginale, caractérisée par le petit élevage des ruminant et la basse cours. On note toute fois l’émergence de quelques élevages porcins à proximité du chef lieu de la Commune et la pratique du mini élevage (aulacodiculture) par certains groupes de producteurs (GIE TRANSCAM).

L’agro industrie

La Commune dispose de quelques unités de transformation agro industrielle artisanales, constituées des moulins à maïs et d’une minoterie.

Le tourisme

Le tourisme bien que marginal, occupe également une place non négligeable dans la Commune. Les infrastructures hôtelières sont disponibles, constitués de un hôtel et de une auberge.

Le transport

Après l’agriculture, le transport est la deuxième activité économique de la Commune. Il comprend trois catégories : les transporteurs inter urbain, les transporteurs périurbain, les transporteurs intra urbains.

§ Le transport inter urbain : Ce type de transport relie les axes Ombessa Yaoundé et Ombessa Bafia. Il est dominé par une agence de voyage et les « clandos »

§ Le transport intra urbain : Le transport urbain est essentiellement assuré par les motos taxi

§ Le transport péri urbain : Le transport péri urbain est facilité par les motos taxis et « clandos ».

Le commerce

L’activité commerciale se résume au petit commerce, de vivre et des objets de premières nécessités (objets ménagers, produits pétroliers).