COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BAFIA

 

Maire  MWATSOCK Max Abraham

Tél.    +237 699 93 95 74

Créée par décret n°2007/115 du 24 avril 2007 

Superficie de 1 300 km2

SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE DE KON-YAMBETTA

La commune de Bafia est née de l’éclatement de la commune rurale et de la commune urbaine de Bafia par le décret n°2007/115 du 24 avril 2007.

La Commune de Bafia couvre l’arrondissement de Bafia, ville située à 120 km de la ville de yaoundé. Elle Couvre une superficie de 1 300 km2 environ, la Commune de Bafia est localisée dans le département du MBAM et INOUBOU, region du Centre Cameroun.

Elle est limitée :

Au Nord par la commune de Deuk ;

Au Sud par la commune de Kiiki ;

A l’Est par la commune D’Ombessa ;

        A l’Ouest par la commune de Kon Yambetta.

DESCRIPTION DU MILIEU PHYSIQUE

Le relief

Située entre 1100 et 1300 m d’altitude, la Commune de Bafia présente un ensemble multiforme à cause des massifs rocheux acides. On rencontre à cet effet une alternance de collines (montagnes) et de petites plaines qui se raccordent à la dorsale camerounaise caractéristique. Ce relief multiforme est en majorité relativement plat et suite à la variation de température, l’action du vent, de l’eau transportant des débris végétaux et animaux conduit à la succession de couches superficielles caractéristiques.

Le climat

Cette zone est soumise à un climat équatorial caractérisé par 4 saisons qui s’alternent :

une grande saison pluvieuse qui va de mi-mars à mi-juillet ;

une petite saison sèche qui va de mi-juillet à mi-août ;

une petite saison de pluie qui va de mi-août à mi-novembre ;

une grande saison sèche qui va de mi-novembre à mi-mars.

Le climat intéresse l’agriculteur car il permet de connaître les réactions des cultures aux conditions du milieu climatique en vue de délimiter leurs aires d’adaptation et d’évaluer cette adaptation en terme de productivité relative. Il est donc le principal facteur d’évaluation de rendement. Le climat équatorial a un impact plutôt favorable à l’activité agricole car il permet deux cycles culturaux par an.

a) Pluviométrie

D’après les données météorologiques, les précipitations varient entre 1.000 mm et 1 500 mm/an. Le mois le plus pluvieux est Octobre avec une hauteur moyenne de 272,9 mm de pluies et le mois le plus sec est Janvier : hauteur moyenne 6,6mm de pluies.

Le nombre de jours de pluies (NJ) décennal est égal 1 097. Ce nombre est très important dans la réalisation agro-pastorale. Ceci pour la simple raison que cette activité est inhérente à la quantité de pluies ; si le nombre de jours de pluies est réduit, il en sera de même pour les divers rendements. En conséquence, Bafia n’aurait pas déjà deux cycles de cultures l’an et les animaux eux non plus n’auraient pas assez d’herbe à brouter. Nous dirons enfin que plus le NJ est important, plus l’ensemble des activités agro-pastorales l’est.

b) Hygrométrie

Nous notons que la moyenne mensuelle de l’humidité relative varie autour de 98% tandis que la moyenne mensuelle minimale est d’environ 40%. Cependant, le maximum absolu est de 100% et le minimum absolu de 18%.

C) Les Températures

Les températures à Bafia sont relativement constantes avec une moyenne de 25°C et une amplitude annuelle faible de 1°C alors que les amplitudes diurnes varient de 5 à 10°C. Le minimum absolu est voisin de 15°C. le maximum est 36°C. Le mois le plus chaud est Février (TM = 27,3°C). Le mois le plus frais est Décembre (TM = 24,4°C). La courbe des températures donne des indications précises à ce sujet.

Cependant, nous notons que les températures sont considérablement élevées et demeurent ainsi néfastes pour les cultures et le bétail ou le produit de l’élevage. En outre, elles sont à l’origine de la brûlure de la plupart des cultures. De ce fait, l’élevage devient on ne peut plus difficile.

d) Les Vents

Ici le vent dominant est l’harmattan venant du Nord Cameroun. Ces vents sont généralement défavorables à l’activité agricole car il favorisent la verse des plantes, détruisent les maisons, véhiculent les microbes responsables des maladies cryptogamiques chez certains animaux et plantes. Ils sont cependant favorables à l’activité agricole dans la mesure où ils sont des agents de la pollinisation. La région étant située dans une zone de plaine, elle est ainsi exposée à l’érosion éolienne.

La végétation

La zone de Bafia est une zone de transition entre la forêt et la savane. Elle est caractérisée par des savanes péri forestières entrecoupées de forêts galeries le long des cours d’eau permanent. Suite à l’action anthropique, on note des zones de jachères où domine le Chromolaena odorata. La savane ici est arbustive avec une densité encore élevée en arbuste avec une dominance en herbacées du Pennisetum purpureum caractéristique de la zone. Cependant on note aussi des enclaves forestières où l’on dénombre des espèces arborescentes caractéristiques de forêts primaires. Par endroit les tecks du genre Tectonia constituent des peuplements épars et abondants.

L’hydrographie

La Commune de Bafia appartient au bassin de la Sanaga. Elle est donc arrosée par plusieurs rivières et cours d’eau. Il s’agit de : Du Mbam avec ses affluents donc les importants sont : Guen, Bwassan, Ritom, Zoyang et Boborong. Les eaux s’écoulent du Sud vers le Nord. Ces différents cours d’eau sont importants dans le Communauté dans la mesure où les paysans y pratiquent la pêche mais présentent également des inconvénients avec les inondations pendant la saison des pluies. Ces inondations détruisent les cultures, la biosphère et occasionnent parfois des pertes en vies humaines.

Les sols

La région obéit à deux types de sols qui sont :

Sols ferralitiques :

La Commune de Bafia subit l’influence d’un climat chaud et humide qui favorise une pédogenèse de type ferralitique, caractérisée par une altération intense et profonde affectant la quasi totalité des minéraux silicatées. Les altérites sont caractérisées par des teintes vives allant de l’ocre au rouge. Teinte donnée par des oxydes d’aluminium (alumine) et de la silice. Ces derniers se recombinant pour donner les argiles (DJAKOU - R. et al 1983). Ces sols sont connus à travers les travaux de prospection réalisés par SEGOLEN et VALERIE (1966), VALERIE (1971 et 1973).

Les sols ferralitiques faiblement désaturés dominent la dépression centrée sur la Sanaga et le Mbam d’une altitude comprise entre 450 et 500m (VALERIE 1971). Parmi ces sols, on distingue les sols rajeunis appauvris.

Les sols ferralitiques moyennement désaturés se répartissent en bordure des sols appauvris, faiblement rajeunis et les sols moyennement rajeunis avec érosion et remaniement (VALERIE, 1971).

Les sols hydromorphes :

Ces sols s’observent dans toutes les zones hydromorphes soumises à l’action d’une nappe phréatique permanente proche de la surface et à faible oscillation. La présence d’une telle nappe est liée à de très faible variation de la morphologie ou de la végétation. Aussi, la répartition de ces sols est très irrégulière. Il se développe aussi très bien dans les vallées très larges à réseaux diffus (VALERIE, 1971). Cet auteur a décrit dans la région des sols hydromorphes à Gley et à Pseudo-Gley.

Le pH de ces sols varie entre 6,5 et 6,8 en fonction des types de savanes. Le pourcentage d’argile varie de 8.4 à 11,5% avec une grande variance d’éléments azote et carbone dont les pourcentages respectifs varient entre 0,11 et 0,15 et entre 1,2 et 1,9. La pauvreté en phosphore de ces sols (9 à 19 ppm) traduit ici les faibles rendements des cultures.

Ces sols, de part leur structure, sont très vulnérables à l’érosion hydrique.

Forêt et Faune

Dans les zones de forêt, diverses espèces de bois d’oeuvre sont présentes.

La faune sauvage est très rare dans cette Commune. On y rencontre que de petits mammifères tel que les rats, les hérissons ; les antilopes puis les reptiles : vipères, cobra, varans… et aussi des oiseaux. Il arrive qu’un chasseur rentre bredouille près toute une nuit passée à épier le gibier.

LE MILIEU HUMAIN ET SA DYNAMIQUE

La démographie

Les données statistiques de la commune de Bafia sont estimées à 103 884 habitants pour une superficie de 119.714 Km2. cette population est constituée de 60% de femmes et de 40% des hommes. Avec une densité moyenne de 800 habitant/Km2, cette population est inégalement répartie dans la commune. On note la présence des zones de peuplement comme les communautés Riidiébi à ngam et Biabiri.

Le taux de naissance qui est celui du département est de 15%. Quant au taux de mortalité il est de 10%.

L’âge moyen d’un chef de famille est d’environ 42 ans. La taille moyenne des ménages est de cinq (5) personnes. La population est jeune dans l’arrondissement. Ceci pourrait être expliqué pour deux raisons :

- beaucoup de jeunes font leur retour au village pour se lancer dans l’agriculture.

- l’arrondissement de Bafia est une zone d’attraction pour les élèves du second cycle.

Les religions

La liberté de culte est respectée dans la Commune de Bafia où les religions suivantes se côtoient en parfaite harmonie : islam, catholicisme, protestantisme (plusieurs obédiences), animisme. La répartition des fidèles est la suivante :

 La population est chrétienne à 54% ;

 La population est musulmane à 20% ;

 La population est animiste à 23% ;

 La population est païenne ou adepte à d’autres religions à 1%.

L’habitat et le cadre de vie

La moitié des logements dans l’espace Communal de Bafia est construite en matériaux définitifs, sans titre foncier. La majorité de la population pour l’éclairage, utilisent l’énergie électrique. Pour la cuisine, elles utilisent presque exclusivement le bois et le charbon de bois.

L’organisation traditionnelle

Le système sociopolitique en place dans l’espace territorial de Bafia est le cantonnât. A la suite de la dernière réorganisation administrative on relève la présence de deux chefferies traditionnelles de deuxième degré dans l’arrondissement à savoir :

 Le Canton Ngam et

 Le Canton Koro.

Les deux cantons sont coiffés par les chefs de canton. Ces derniers sont à la tête des villages dirigés par les chefs de troisième degré.

Les organisations villageoises

L’espace communal de Bafia présente une dynamique de groupe très intéressante. Il existe en effet une centaine de GIC reconnus et recensés par la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture de Bafia parmi lesquels plus de 60% sont les GIC de Femmes. On peut noter aussi des associations diverses (association des membres des UPP, les associations de parents d’élèves, les associations villageoises de producteurs pour le cacao pour ne citer que celles-là).

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

L’agriculture

Une large majorité (60%) de la population active pratique l’agriculture. Cette agriculture concerne les cultures de rente et les cultures vivrières.

Les outils de production sont rudimentaires et ne permettent pas d’obtenir des productions importantes. La conséquence est la difficulté d’exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache,… Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le charroi se fait principalement dans les contenants (sac, cuvette…) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d’autres moyens de transport : porte tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette et brouette.

Le moyen d’acquisition des facteurs de production est le paiement au comptant. L’argent provient des efforts personnels de l’exploitant, de ses économies, des tontines. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes.

Les principales cultures sont : le maïs, le cacao, l’arachide, la patate. La liste des blocages au développement de l’agriculture est très longue mais ceux qui reviennent couramment sont :

 L’insuffisance d’engrais ;

 L’insuffisance de semences améliorées.

 La difficulté d’évacuation

L’élevage

Le climat associé à la végétation permet l’élevage bovins et celui des petits ruminants. On note également la présence des porcins et de la volaille.

Les espèces élevées sont : les petits ruminants, la volaille (canard, poulet), les porcins pour ne citer que les plus importantes. Le système d’élevage extensif est le plus pratiqué dans la région.

La pêche

La présence du fleuve Mbam dans la région permet la pratique de la pêche continentale.

Les outils de pêche utilisés sont : les filets, les hameçons.

Les modes d’acquisition des équipements de pêche restent l’achat au comptant. Le poisson est surtout consommé ou vendu en frais.

Autres activités économiques

Le commerce des produits manufacturés est en plein essor. Toutes les autres activités économiques sont développées. L’on peut citer entre autres :

  • L’artisanat (paniers et autres)
  • La vente de bière locale, dénommée kpata
  • Les activités du circuit informel…

Les activités économiques principales des femmes en saison sèche sont la transformation de produits agronomiques et le commerce en général. En saison pluvieuse, ce sont : l’agriculture, et les prestations dans les champs.