COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BATCHENGA

 

Maire                  AWONO Hilaire

Tél.        +237 694 18 27 00
             +237 677 71 03 69

Crée par décret N° 95/082 du 24/04/95

Superficie de 216 km²

Nombre de conseillers municipaux 25

Nombre de conseillers 25 

Localisation géographique de la Commune

La commune de Batchenga est de type rurale. Elle partage le même territoire que le District de Batchenga. Cette Commune a été crée par décret N° 95/082 du 24/04/95 et est située dans le Département de la Lékié, Region du Centre. La commune de Batchenga couvre une superficie de 216 km² et compte 16 villages. Elle est limitée :

  • à l’Ouest par l’Arrondissement de Ntui ;
  • au Nord par l’Arrondissement de Mbandjock ;
  • au Sud par l’Arrondissement d’Obala ;

Climat

La commune de Batchenga subit l’influence d’un climat équatorial de type guinéen à quatre saisons d’inégales durées :

 

  • une grande saison sèche de Novembre à mi-Mars ;
  • une petite saison pluvieuse de mi-Mars à mi-Juin ;
  • une petite saison sèche de mi-Juin à mi-Août ;
  • une grande saison pluvieuse de mi-Août à fin Octobre.

 

La moyenne annuelle des précipitations est de 1577 mm. La température moyenne annuelle est de 25°C avec une amplitude moyenne annuelle de 2,5°C. Ce climat favorise annuellement la conduite de 2 campagnes agricoles.

Relief

De par sa proximité au fleuve Sanaga, la commune de Batchenga présente un relief peu accidenté et varié (présence de plaines, de collines et de vallées) avec des pentes comprises entre 0 et 10% traduisant une faible sensibilité à l’érosion. L’altitude moyenne est de 600 m.

Sols

Le matériel parental est essentiellement composé de quartzites et de granites. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols férralitiques et les sols hydromorphes.

Sols férralitiques

D’une manière générale, ces sols sont caractérisés par une texture sablo-argileuse. Ils sont pauvres en éléments nutritifs, acide, fragile et caractérisés par de fortes colorations jaunes ou jaune claire. Sous le couvert forestier, ces sols sont quelquefois argileux, poreux, très perméables et riches en humus. Ils sont reconnus très fertiles sous le couvert forestier. Cependant, cette fertilité est assez précaire. Ces sols se prêtent surtout aux cultures pérennes (cacao, fruitiers, palmier) et aux cultures vivrières.

Sols hydromorphes

Les sols hydromorphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau du village. L’exploitation de ces sols est difficile en temps pluvieux à cause de leur engorgement. En saison sèche par contre, l’utilisation de ces sols est moins contraignante avec la baisse de la nappe phréatique. La pratique des cultures de contre saison est alors possible.

Hydrographie

La Commune de Batchenga est arrosée par la Sanaga et l’Afamba, fleuves très poissonneux et à débit permanent. A côté de ces fleuves, l’on note la présence de petites rivières à régime permanent ou saisonnier à l’instar de Famna, Avo’o et Nala.

Végétation et flore

Deux grandes formations végétales caractérisent la végétation de Batchenga. Il s’agit de la forêt galerie (aux abords du fleuve Sanaga et des rivières) et des savanes péri-forestières. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables, en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) et en faune sauvage.Elles sont caractérisées par une abondance de Tectona grandis. Les principales espèces ligneuses rencontrées localement comprennent entre autres : l’Ebènier (Diopyros crassiflora), le Sapelli (Entandrophragma cylindricum), le Moabi (Baillonella toxisperma), le Doussié blanc (Afzelia pachyloba), l’ayous (Triplochyton sceroxylon), le Sipo (Entandrophragma utile), le Framiré (Terminalia ivorensis), le Kosipo (Entandrophragma candolei), l’Iroko (Chlorophora exelsa), le fraké (Terminalia superba), l’Eyong (Sterculia oblonga), le Bilinga (Nauclea diderrichii), le Movingui, le manguier sauvage (Irvingia gabonensis), le Noisetier (Kola acuminata), le Bitter cola (Garcinia cola) et le Djangsang (Ricinodendron heudolettii). Les peuplements naturels de Fraké (Terminalia superba) sont entretenus par paysans dans les cacaoyères pour qu’ils servent de couvert naturel pour les plants de cacaoyer. Le rônier par contre est dispersé ça et là dans les savanes périforestières. Les peuplements de Teck (Tectona grandis) introduits dans la localité pendant la période coloniale et traduisant la bonne adaptation d’une espèce exotique dans cette région sont observés le long des routes et dans les plantations. Les jachères sont colonisées principalement par Hyparhénya rufa, pénnisetum purpuereum, Musanga cercropiodes (parassolier), Eupatorium sp, Imperata cylindricum et Chromolaena odorata. Par contre, les espaces de savane sont surtout caractérisés par Hyparhénya rufa et pénnisetum purpuereum. Aucune industrie forestière n’existe dans la Commune au moment de la réalisation de cette étude.

Faune

Faune sauvage

La Commune de Batchenga abrite une faune sauvage très diversifiée mais peu abondante. Les discussions avec les populations locales révèlent que cette faune est localisée à la fois dans les forêts galeries et dans les savanes péri-forestières.

La faune domestique quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Mis à part les troupeaux de boeuf qui de temps à autres traversent la localité en direction des centres urbains (Obala, Yaoundé), cette faune comprend les moutons, les porcs, les chèvres, les poules, les chiens et les chats.

Milieu humain

Historique

Les Allemands arrivent à Batchenga vers 1900 par Nachtigal. Ils y introduisent la culture du cacao, puis celle des maraîchers. En 1928, l’on assiste à la création de la SEITA (Société d’Exploitation Industrielle de Tabac et d’allumettes) qui a embauché plusieurs habitants et par conséquent amélioré le niveau de vie des populations locales.

En 1944, la SEITA devient la SFCT (Société Franco-Camerounaise de Tabac) dirigée par les français. En 1945, survient la création du village Batchenga, avec résidence du Chef de Groupement à Olembé. La même année, il y ‘a eu création de la première école publique de Batchenga.

Il est à signaler que la création des plantations de tabac par les Allemands a nécessité une abondante main d’oeuvre. Ceci a favorisé l’urbanisation, la création de la mission catholique, la création d’une école catholique et d’un dispensaire. En 1970, la SFCT change de nom et devient la SCT (Société Camerounaise de Tabac).

Depuis 1980 l’on a noté l’installation de la SNEC, du réseau électrique, du réseau scanwater. La compression du personnel à la SCT est survenue en 1985. En 1989, la localité a connu le décapage du bitume sur la Nationale N°1. La création du District survenue en 1995 a conduit au détachement de 8 villages du groupement Benyagda à Minkama.

Population

La Commune rurale de Batchenga couvre une superficie de 216 km² avec 16 villages. Cette Commune compte deux chefferies de 2ème degré et 16 de 3ème degré. La population est estimée à environ 15 000 habitants répartis en 4 principaux groupes à savoir :

 

  • BENYAGDA 51%
  • BATCHENGA 42%
  • MVOG NAMNYE 2%
  • HALOGENES 5%

 

Sur le plan ethnique, l’on distingue les Eton (Benyagda et Mvog Namnye) qui représentent environ 53 % de la population, les Batchenga (42 %) et les Halogènes (5%).

D’une manière générale, les relations inter ethniques sont pacifiques même si on peut noter par moment de petites disputes foncières. Les mariages inter-ethniques sont possibles. Mais les mariages intra-ethniques ne le sont pas au sein des clans Batchenga, Benyagda et Mvog Namnye. Il convient toutefois de mentionner que la cohésion sociale ne semble pas très forte, les initiatives en faveur de l’intérêt général recevant difficilement l’accord de tous les membres de la population.

Religion

Trois principaux groupes religieux ont été identifiés dans la Commune de Batchenga à savoir les protestants, les musulmans et les catholiques. Les catholiques et les protestants sont les plus nombreux et ne disposent pas toujours d’un lieu de culte. La communauté musulmane quant à elle est minoritaire et essentiellement localisée dans les villages Ndji et Balong II.

Habitat

D’une manière générale, l’habitat est groupé dans les zones rurale et urbaine. Ceci traduit une volonté manifeste pour les populations de vivre ensemble. La synthèse des PDL a permis de caractériser plusieurs types de constructions villageoises (photo 7) dans la Commune de Batchenga. Il s’agit en l’occurrence des maisons d’habitation (qui varient en fonction des matériaux de construction utilisés) et des accessoires tels que les latrines, et les hangars. Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre, les briques ou blocs de terre, les parpaings, le ciment, les planches, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium.

Quelque soit le type de matériaux utilisé, les maisons sont construites selon les mêmes standards à savoir : forme rectangulaire ou carré et assez spacieuse. Le ménage est généralement constitué de 02 bâtiments. L’un sert de salle d’accueil et l’autre de salle de séjour. D’autres compartiments servent de cuisine et de magasins. Ces bâtiments sont majoritairement construits en matériaux provisoires et présentent une configuration rectangulaire. En ce qui concerne les accessoires, on note une rareté de latrines aménagées dans la Commune.

Activités socio-économiques

Les populations de Batchenga s’adonnent à de nombreuses activités économiques. Celles-ci englobent l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la coupe artisanale du bois et la collecte des Produits Forestiers non ligneux (PFNL), l’exploitation artisanale du sable et l’agro-industrie.

Agriculture

L’agriculture est la principale activité économique de la localité. Elle occupe près de 90% de la population active de Batchenga (hommes, femmes et jeunes). Il s’agit ici d’une agriculture de subsistance caractérisée par des façons culturales archaïques avec un matériel rudimentaire (houes pioches, daba). Elle a une double fonction : l’autoconsommation et la commercialisation et est basée essentiellement sur les cultures vivrières, les cultures de rente, les fruitiers et le maraîchage.

Le maraîchage est surtout pratiqué par les jeunes et les femmes. Il se pratique dans les bas fonds marécageux sur de petites superficies. Les cultures pratiquées ici comprennent la tomate, le poivron, le piment, la pastèque, les plantes aromatiques et le gombo.

Les cultures vivrières sont conduites de façon itinérante avec utilisation du feu pour le nettoyage des parcelles. Les plantes les plus cultivées ici comprennent les céréales (maïs), les tubercules (igname, macabo), les racines (patate douce, manioc), l’ananas (cultivé de façon industrielle par la société Xapoo et de façon artisanale par les populations), les arachides, la banane plantain et la banane douce.

La culture de rente la plus pratiquée est le cacao introduit en 1900 par les allemands. On note en outre qu’à l’époque coloniale cette zone été un important pole de production industrielle de tabac. Parmi est vestiges de cette industrie du tabac on note les nombreux Teck dont les branches servaient pour le séchage des feuilles de tabac récoltées dans les plantations. Les arbres fruitiers sont de moins en moins productifs dans la Commune. Ceci est dû au manque d’encadrement des paysans sur les techniques phytosanitaires. Les principaux fruitiers rencontrés comprennent l’avocatier, le safoutier, le manguier et l’oranger. D’une manière générale, ces fruitiers ne présentent en eux-mêmes aucun intérêt de la part des populations, car celles-ci attendent passivement la saison de production pour en récolter le produit. On note toutefois leur grande dissémination dans toutes les plantations.

Le secteur agricole fait face à de nombreux problèmes dont les plus récurrents comprennent les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires. Ceci a pour conséquence une diminution des revenus à terme.

Elevage

L’élevage est très peu développé dans la Commune. Il s’agit d’un élevage extensif caractérisé par des cheptels réduits avec la divagation des bêtes. Les principales espèces élevées comprennent : la volaille (poules), les ovins, les caprins et les porcins. Cet élevage est orienté à la fois vers la consommation (volaille) et la commercialisation (caprins). Ce secteur soufre de la forte mortalité de la volaille en saison sèche et surtout à la recrudescence de la coccidiose pour les volailles et de la peste porcine pour les porcins. Toutefois, la difficulté majeure ici reste la non maîtrise des techniques améliorées d’élevage des animaux domestiques par les populations locales.

Chasse

Les formations végétales (forêt et savane) rencontrées dans la Commune abritent une faune cynégétique très diversifiée, mais peu abondante. Cette faune continue à jouer un rôle très important dans l’approvisionnement des populations locales en protéines animales et contribue de façon efficace au revenu de certains ménages. Ici, la chasse constitue à la fois un moyen de capture ou d’abattage des animaux et un moyen de protection des cultures. Cette activité est exclusivement pratiquée par les hommes et les jeunes garçons. Les principales caractéristiques de cette chasse restent sa permanence, sa non sélectivité et le gaspillage des ressources occasionné surtout par le piégeage.

Les principales techniques cynégétiques utilisées comprennent le piégeage, les assommoirs, les machettes, les couteaux, arcs, les appâts empoisonnés et les fusils de chasse. La saison des pluies reste la période de chasse par excellence. Pendant cette période, les chasseurs séjournent le plus souvent en forêt logeant dans des campements où ils ne ressortent que pour les besoins de la commercialisation du gibier.

Les produits de la chasse sont prioritairement destinés à la commercialisation (photo 9). Ces produits sont vendus sur place ou dans les agglomérations avoisinantes (Obala et Yaoundé, etc.) à l’état frais (entier ou par quartier) ou boucanée (entier ou par quartier).

Pêche

Les produits halieutiques occupent une place de choix dans l’approvisionnement des ménages en protéines animales. La pêche constitue la première activité lucrative pour les halogènes maliens installés à Ndji et à Natchigal. Il s’agit d’une pêche artisanale pratiquée surtout dans les fleuves Sanaga et Afamba. Les techniques de pêche utilisées comprennent le filet, la pirogue traditionnelle, la ligne et les produits chimiques (néfaste pour l’environnement et la santé humaine). Cette activité connaît des interruptions au mois de septembre et d’octobre puis connaît des périodes d’intense activités au courant des mois de juin à août puis de novembre à janvier. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres le Tilapia du Nil, le poisson serpent (Chana chana), le poisson à queue rouge et le capitaine d’eau douce donc le kilo ou le paquet varie entre 1500 et 2500 F cfa.

Coupe artisanale du bois

L’exploitation forestière à Batchenga se résume à une coupe artisanale du bois. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois d’énergie, le bois d’oeuvre et le bois de construction. L’on note une forte régénération naturelle du Teck (Tectona grandis) dans la localité donc la coupe sert de bois d’oeuvre et bois de chauffe. Ici, l’arbre appartient au propriétaire de la parcelle qui dispose du droit d’usufruit. Les arbres sont généralement vendus sur pied aux exploitants informels. La fourchette des prix est fonction de l’espèce et varie entre 5 000 (Ayous, Fraké) et 15 000 Fcfa (Moabi).

Collecte des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)

Les formations végétales de Batchenga abritent de nombreux produits forestiers non ligneux. Les plus importants comprennent entre autres : le djangsang (Ricinodendron heudolettii), la mangue sauvage (Irvingia gabonensis), les noisettes (Kola edulis), le bois de feu, les écorces et les racines de certaines espèces ligneuses. Ces produits sont utilisés par les populations locales dans la pharmacopée traditionnelle et l’alimentation. Parmi ces PFNL, seul le djangsang est une source importante de revenus pour les ménages. Les autres PFNL sont exploités par les ménages à des fins d’autoconsommation. La cueillette de ces produits reste essentiellement une activité féminine.

Agro-industrie

Le secteur agro-industriel reste sous développé dans la Commune de Batchenga et se limite à la transformation du manioc et du maïs en farine avec des moulins ou des machines à main. Cette farine est destinée à la consommation ou à la commercialisation locale.

Exploitation artisanale du sable de rivière

L’exploitation du sable, activité par excellence des jeunes garçons est une activité très lucrative dans la localité. Elle est effectuée aux abords de la Sanaga avec un matériel rudimentaire (pirogues, pelles manuelles et seau) au profit d’un exploitant français qui le transporte avec des camions Benne à Yaoundé où il est revendu. Les retombées au niveau local sont très négligeables et entraînent le mécontentement des populations autochtones.

Petit commerce

Le petit commerce est alimenté par plusieurs petites boutiques dont les plus importantes sont surtout tenues par les halogènes. Ces derniers vendent surtout les produits manufacturés et les produits de premières nécessités. L’on compte plusieurs débits de boisson dans la Commune, des auberges dont une seule fonctionne de manière formelle (la Négrita), une gare ferroviaire et une gare routière.

Infrastructures sociales et économiques

Les infrastructures sociales et économiques apparaissent pour la plupart des régions comme un indicateur incontestable de développement. Il est de ce fait important de faire un état des lieux afin d’estimer le besoin réel en infrastructures exprimé par les communautés pour leur développement. Pour ce qui est de batchenga, les études montrent que cette commune compte 3 écoles maternelles (Elon, Balong et Olembe). 6 écoles primaires donc 5 écoles publiques (Elon, Ebang Minala, Otibili, Balong I et II et Ndzi) et une école privée, un lycée classique à cycle complet (Emana Batchenga), trois centres de santé intégré (Nkolmekok, Otibili et Ballong I). La plupart des établissement primaire connaissent divers problèmes dont les plus importants comprennent : l’insuffisance des infrastructures (photo 7), des équipements, et du matériel didactique. A ce jour, le secteur compte un stade municipal non encore engazonné.

Organisation administrative et traditionnelle

Les principales institutions administratives rencontrées dans la zone sont notamment : La sous-prefecture, la mairie, la brigade de gendarmerie, le Commissariat de police, le Centre Zootechnique et Vétérinaire, la Délégation d’Agriculture, l’Inspection de l’Education de base, les postes agricoles. Comme institutions traditionnelles, l’on distingue 01 chefferie de 2e degré et 16 chefferies de 3e degré. Les chefferies de 3e degré sont localisées dans les 16 villages qui composent la commune à savoir : Nkolmekok, Elon, Emana Benyagda, Famnassi, Ebangminala, Nalassi, Emana Batchenga, Biyaga, Mebassa, Otibili, Natchigal, Balong I, Balong II, Olembé, Ndji et Nkokpali.

Ces villages de Batchenga sont chacun administré par un chef élu par la communauté. D’une manière générale, chaque chefferie comprend : un chef de village, un secrétaire, 03 conseillers techniques, un conseil des notables, un secrétaire, un tribunal coutumier, un comité d’hygiène et salubrité et un comité de vigilance. Le chef est issu de la lignée dirigeante. Les membres du conseil des notables sont désignés par le chef en fonction de leurs sens de responsabilité. Le comité de vigilance est chargé de la sécurité et des petites affaires courantes du village. Le tribunal coutumier est composé du chef de village assisté par un secrétaire et 08 assesseurs. Les conflits les plus fréquents sont des litiges fonciers, le non remboursement des emprunts et les conflits conjugaux.

Les responsables des services déconcentrés de l’Etat, les chefs de village, les chefs de famille, les Conseillers Municipaux, les notables et les autorités politiques sont les principales personnes qui exercent l’autorité à Batchenga. Il l’exerce surtout en jouant le rôle de porte parole entre l’administration et les populations locales et/ou en veillant à ce que la paix soit préservée dans la localité. A côté des chefferies, plusieurs organisations ou institutions interviennent dans divers domaines et sous diverses formes dans la Commune.