COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

EBEBDA

 

Maire    AWONO Syrinus

Tél.   +237 697 97 98 55

Superficie de 250 km²

Nombre de conseillers 25

Historique de la Commune

La Commune d’Ebebda est occupé par deux ethnies principales : les manguissas et les etons qui appartiennent à l’ethnie plus large des bétis qui regroupent de nombreuses autres ethnies. Ils seraient venus des hauts plateaux de l’Adamaoua, au Niger attiré par le commerce atlantique. Ils ont été pourchassés par les islamistes, peuple dirigé par Ousmane Dan Fodio au 19e siècle. Les bétis prirent la fuite et traversèrent la Sanaga sur le dos d’un serpent avec l’aide d’un magicien. Suite à une révolte contre les wanguijio qui les avaient asservis en esclavage, les etons se dispersèrent le long du fleuve et à l’intérieur des terres vers la montagne Koan à l’Est créant ainsi « Ebebda » qui signifie « trou de la guerre ». Au terme d’une seconde guerre opposant les manguissa et les etons entre 1918 et 1924, les Manguissa s’imposèrent sur l’actuel territoire de la Commune. L’arrivée des missionnaires catholiques dans les années 30 entraine le désenclavement des villages et la création des infrastructures (routes, centre de santé, etc).

En 1967, survient la création du Département de la Lekié avec trois chefferies de 1er degrés dont Une manguissa à Sa’a et deux etons à Obala et Nlong. Autour des années 80, la genèse des activités sablières liées à la construction du palais présidentiel à Yaoundé et le démarrage des travaux de bitumage de la route Nationale N°4 révèlent la localité aux camerounais. Suite aux réformes administratives de 1992, Ebebda est érigé en arrondissement suite à l’éclatement des Communes de Sa’a et de Monatélé. Le premier Sous-préfet arrive en 1994 et les premières élections municipales ont lieu en 1996.

Aspects Bio-physiques

Localisation géographique de la Commune

La Commune d’Ebebda partage le même territoire que l’Arrondissement d’Ebebda. Cet arrondissement a été crée par décret N° 92/187 du 1er Septembre 1992. La Commune d’Ebebda est crée le 25/11/1993. Elle est située dans le Département de la Lékié, Région du Centre. La Commune d’Ebebda couvre une superficie de 250 km² et compte 33 villages. Elle est limitée :

  • à l’Ouest par l’Arrondissement de Bokito ;
  • au Nord par l’Arrondissement de Sa’a ;
  • au Sud et à à l’Est par l’Arrondissement de Monatélé.

Climat

La Commune d’Ebebda subit l’influence d’un climat équatorial de type guinéen à quatre saisons d’inégales durées :

 

  • une grande saison sèche de Novembre à mi-Mars ;
  • une petite saison pluvieuse de mi-Mars à mi-Juin ;
  • une petite saison sèche de mi-Juin à mi-Août ;
  • une grande saison pluvieuse de mi-Août à fin Octobre.

 

La moyenne annuelle des précipitations est de 1577 mm. La température moyenne annuelle est de 25°C avec une amplitude moyenne annuelle de 2,5°C. Ce climat favorise annuellement la conduite de 2 campagnes agricoles.

Relief

De part sa proximité au fleuve Sanaga, la Commune d’Ebebda présente un relief peu accidenté et varié (présence de plaines, de collines et de vallées) avec des pentes comprises entre 0 et 16% traduisant une faible sensibilité à l’érosion. L’altitude moyenne est de 600 m.

Sols

Le matériel parental est essentiellement composé de quartzites et de granites. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols férralitiques et les sols hydromorphes.

D’une manière générale, les sols férralitiques sont caractérisés par une texture sablo-argileuse. Ils sont pauvres en éléments nutritifs, acide, fragile et caractérisés par de fortes colorations jaunes ou jaune claire. Sous le couvert forestier, ces sols sont quelquefois argileux, poreux, très perméables et riches en humus. Ils sont reconnus très fertiles sous le couvert forestier. Cependant, cette fertilité est assez précaire. Ces sols se prêtent surtout aux cultures pérennes (cacao, fruitiers, palmier) et aux cultures vivrières. Les sols hydromorphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau. L’exploitation de ces sols est difficile en temps pluvieux à cause de leur engorgement. En saison sèche par contre, l’utilisation de ces sols est moins contraignante avec la baisse de la nappe phréatique. La pratique des cultures de contre saison est alors possible.

Hydrographie

La Commune d’Ebebda est arrosée par la Sanaga et la Lékié, fleuves très poissonneux et à débit permanent. A côté de ces fleuves, l’on note la présence de petites rivières à régime permanent ou saisonnier à l’instar de Ngmeh.

Végétation et flore

La végétation Nkom I - Nkom II est caractérisée par des savanes périforestières. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables, en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) et en faune sauvage. La flore est très diversifiée. Les principales espèces arborées ou arborescentes sont notamment : le Sapelli (Entandrophragma cylindricum), le Doussié blanc (Afzelia pachyloba), l’ayous (Triplochyton sceroxylon), le Sipo (Entandrophragma utile), le Framiré (Terminalia ivorensis), le Kosipo (Entandrophragma candolei), l’Iroko (Chlorophora exelsa), le fraké (Terminalia superba), le rhônier (Borassus aethiopium), le framiré (Terminalia ivorensis), Tephrosia sp, le parassolier (Musanga cercropiodes), le palmier sauvage et de nombreux fruitiers. Les espèces herbeuses dominantes dans les zones de savane herbeuse sont Pennisetum purpureum, Hyparhénya rufa, Chromolaena odorata, Mimosa sp et de nombreuses graminées. Les prairies marécageuses sont surtout colonisées par les Maranthacées et les Zinziberacées. A ces espèces végétales il faut ajouter la gamme variée des cultures vivrières, maraîchères et pérennes.

La faune domestique quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Elle est constituées de volailles (poulets, canard), de porcs, chèvres et d’animaux de compagnie (chiens, chat).

Milieu humain

Population

La Commune d’Ebebda compte cinq chefferies de 2ème degré et 33 de 3ème degré. La population est estimée à environ 28 000 habitants. L’on distingue 5 principaux groupements à savoir : NKOLKOSSE, ABAM, ABAM-NGOE, BENYABEGA et SA’A.

 

Cantons ou

Groupements

Villages(Chefferiesde3edegré)

NKOLKOSSE

06 Villages

BILIK-BINDI;NKOG-EDZEN ;POLOI;POLOII NKOLOSSANG ;LEKA

ABAM

06 Villages

ENDOUM;ZOKOGO;NGOKSA;EBONG; KOAN;EKOME

ABAM-NGOE

05 Villages

MELEN ;ABANG-NANG;NEGA;LENDONG;OLONG

BENYABEGA

10 Villages

TSANG; EBEBDA I; EBEBDA II;NLONGZOG;ETAM-KOUMA

;EYENE ;NKANG-EFOK ;NKOMI;NKOMII;LENYONG

SAA

06 Villages

DJOUNYAT ; EBOMZOUT ;BIKOGO;MBENEGA;NDOUNDA; NKOLELOUGA

 

Sur le plan ethnique, l’on distingue les Eton qui représentent environ 57 % de la population autochtone, les Manguissa (43 %) et les Halogènes.

Religion

Trois principaux groupes religieux ont été identifiés dans la Commune d’Ebebda à savoir les protestants, les musulmans et les catholiques. Les catholiques et les protestants sont les plus nombreux et ne disposent pas toujours d’un lieu de culte. La Communauté musulmane quant à elle est minoritaire.

Habitat

D’une manière générale, l’habitat est groupé dans les zones rurale et urbaine. Ceci traduit une volonté manifeste pour les populations de vivre ensemble. La synthèse des PDL a permis de caractériser plusieurs types de constructions villageoises (photo 7) dans la Commune d’Ebebda. Il s’agit en l’occurrence des maisons d’habitation (qui varient en fonction des matériaux de construction utilisés) et des accessoires tels que les latrines, et les hangars. Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre, les briques ou blocs de terre, les parpaings, le ciment, les planches, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium. Quelque soit le type de matériaux utilisé, les maisons sont construites selon les mêmes standards à savoir : forme rectangulaire ou carré et assez spacieuse. Le ménage est généralement constitué de 02 bâtiments. L’un sert de salle d’accueil et l’autre de salle de séjour. D’autres compartiments servent de cuisine et de magasins. Ces bâtiments sont majoritairement construits en matériaux provisoires et présentent une configuration rectangulaire. En ce qui concerne les accessoires, on note une rareté de latrines aménagées dans la Commune

Activités socio-économiques

Les populations d’Ebebda s’adonnent à de nombreuses activités économiques. Celles-ci englobent l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, la coupe artisanale du bois, la collecte des Produits Forestiers non ligneux (PFNL) et l’exploitation artisanale du sable.

Agriculture

L’agriculture est la principale activité de la Communauté, car pratiquée par la quasi-totalité de la population active. La pratique de l’agriculture se heurte cependant à la baisse croissante de la fertilité des sols cultivés. Ceci est due aux mauvaises pratiques agricoles notamment les feux de brousse et la surexploitation des sols cultivés. Les spéculations agricoles portent sur les cultures vivrières, les cultures maraîchères et les cultures de rente ou d’exportation.

Les cultures de rente sont le cacao et le palmier à huile. La cacaoculture est pratiquée par une minorité de la Communauté. La superficie moyenne des exploitations cacaoyères est de 2ha. La main d’oeuvre est essentiellement familiale et la production assez faible. Le cacao produit est généralement écoulé par les coopératives exerçant dans la région. Au total, l’on dénombre trois palmeraies d’une superficie moyenne de 4ha dans la Communauté. Cette spéculation reste jusqu’ici l’apanage des fils du terroir non résident.

Les cultures maraîchères sont surtout l’apanage des jeunes et constituent l’une des sources de revenu les plus importantes dans le domaine agricole. Ces cultures sont conduites pendant toute l’année et principalement dans les bas-fonds. Les principales espèces produites sont la tomate, le poivron, le melon d’eau (pastèque), le gombo et le piment. Ce type de spéculation agricole concerne surtout les jeunes et les hommes.

Les cultures vivrières font intervenir l’agriculture itinérante sur brûlis (photo 4). Celle-ci consiste à défricher un lopin de terrain dans un coin de la savane/forêt, et à l’incinérer soit en tas, soit éparpillé. L’objectif de l’incinération est d’améliorer instantanément avec les cendres résultantes des brûlis, la fertilité du sol. Les principales cultures vivrières sont le manioc, l’igname, la banane plantain, la banane douce, le maïs, la patate douce, le macabo. Ce type de spéculation concerne surtout les femmes. Les produits sont en partie consommés et vendus. Parmi les produits destinés à la vente, seul le manioc est généralement transformé en bâton de manioc et en couscous

Les arbres fruitiers sont de moins en moins productifs dans la Commune. Ceci est dû au manque d’encadrement des paysans sur les techniques phytosanitaires. Les principaux fruitiers rencontrés comprennent l’avocatier, le safoutier, le manguier et l’oranger. D’une manière générale, ces fruitiers ne présentent en eux-mêmes aucun intérêt de la part des populations, car celles-ci attendent passivement la saison de production pour en récolter le produit. On note toutefois leur grande dissémination dans toutes les plantations. Le secteur agricole fait face à de nombreux problèmes dont les plus récurrents comprennent les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires. Ceci a pour conséquence une diminution des revenus à terme.

Elevage

L’élevage est très peu développé dans la Commune. Il s’agit d’un élevage extensif caractérisé par des cheptels réduits avec la divagation des bêtes. Les principales espèces élevées comprennent : la volaille (poules), les ovins, les caprins et les porcins. Cet élevage est orienté à la fois vers la consommation (volaille) et la commercialisation (caprins). Ce secteur soufre de la forte mortalité de la volaille en saison sèche et surtout à la recrudescence de la coccidiose pour les volailles et de la peste porcine pour les porcins. Toutefois, la difficulté majeure ici reste la non maîtrise des techniques améliorées d’élevage des animaux domestiques par les populations locales.

Chasse

Les formations végétales (forêt et savane) rencontrées dans la Commune abritent une faune cynégétique très diversifiée, mais peu abondante. Cette faune continue à jouer un rôle très important dans l’approvisionnement des populations locales en protéines animales et contribue de façon efficace au revenu de certains ménages. Ici, la chasse constitue à la fois un moyen de capture ou d’abattage des animaux et un moyen de protection des cultures. Cette activité est exclusivement pratiquée par les hommes et les jeunes garçons. Les principales caractéristiques de cette chasse restent sa permanence, sa non sélectivité et le gaspillage des ressources occasionné surtout par le piégeage.

Les principales techniques cynégétiques utilisées comprennent le piégeage, les assommoirs, les machettes, les couteaux, arcs, les appâts empoisonnés et les fusils de chasse. La saison des pluies reste la période de chasse par excellence. Pendant cette période, les chasseurs séjournent le plus souvent en forêt logeant dans des campements où ils ne ressortent que pour les besoins de la commercialisation du gibier. Les produits de la chasse sont prioritairement destinés à la commercialisation. Ces produits sont vendus sur place ou dans les agglomérations avoisinantes (Obala et Yaoundé, etc.) à l’état frais (entier ou par quartier) ou boucanée (entier ou par quartier).

Pêche

Les produits halieutiques occupent une place de choix dans l’approvisionnement des ménages en protéines animales. La pêche constitue la première activité lucrative pour les halogènes maliens installés à Nkolélouga, Bikogo, Mbénéga, Ebebda II et à Tsang. Il s’agit d’une pêche artisanale pratiquée surtout dans les fleuves Sanaga et Lékié. Les techniques de pêche utilisées comprennent le filet, la pirogue traditionnelle, la ligne et les produits chimiques (néfaste pour l’environnement et la santé humaine). Cette activité connaît des interruptions au mois de septembre et d’octobre puis connaît des périodes d’intenses activités au courant des mois de juin à août puis de novembre à janvier. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres le Tilapia du Nil, le poisson serpent (Chana chana), le poisson à queue rouge et le capitaine d’eau douce donc le kilo ou le paquet varie entre 1500 et 2500 F cfa.

Coupe artisanale du bois

L’exploitation forestière à Ebebda se résume se résume à une coupe artisanale du bois. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois d’énergie, le bois d’oeuvre et le bois de construction. Ici l’arbre appartient au propriétaire de la parcelle qui dispose du droit d’usufruit. Les arbres sont généralement vendus sur pied aux exploitants informels. La fourchette des prix est fonction de l’espèce et varie entre 5 000 (Ayous) et 15 000 Fcfa (Sapelli, Doussié).

Collecte des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)

Les formations végétales d’Ebebda abritent de nombreux produits forestiers non ligneux. Les plus importants comprennent entre autres : le Djangsang (Ricinodendron heudolettii), L’okok (Gnetum africana), les noisettes (Kola edulis), le bois de feu, les écorces et les racines de certaines espèces ligneuses. Ces produits sont utilisés par les populations locales dans la pharmacopée traditionnelle et l’alimentation. Parmi ces PFNL, seul le djangsang et l’okok constituent une source importante de revenus pour les ménages. Les autres PFNL sont exploités par les ménages à des fins d’autoconsommation. La cueillette de ces produits reste essentiellement une activité féminine.

Agro-industrie

Le secteur agro-industriel reste sous développé dans la Commune d’Ebebda et se limite à la transformation du manioc et du maïs en farine avec des moulins ou des machines à main. Cette farine est destinée à la consommation ou à la commercialisation locale.

Exploitation artisanale du sable de rivière

Le sable est après l’agriculture, la seconde activité économique de la localité. Cette exploitation artisanale s’effectue soit dans les carrières fluviales, soit dans les carrières continentales. L’exploitation du sable, activité par excellence des jeunes garçons est une activité très lucrative dans la localité. Elle est effectuée avec un matériel rudimentaire (pirogues, pelles manuelles et seau) au profit des grands exploitants qui le transporte avec des camions Benne à Yaoundé où il est revendu. Le revenu généré par cette activité profite surtout à ces exploitants. Les retombées au niveau local sont très négligeables et entraînent le mécontentement des populations autochtones. En effet, une benne de sable achetée localement à 10 000 Fcfa est revendue entre 130 000 et 150 000 Fcfa à Yaoundé. Il convient également de noter que l’exploitation du sable constitue l’une des principales sources de recette de la Commune. Celle-ci prélève une taxe de 3000 Fcfa par Benne.

Petit commerce

Le petit commerce est alimenté par plusieurs boutiques dont les plus importantes sont tenues par les maliens qui vendent les produits de premières nécessités. L’on compte plusieurs débits de boisson dans la Commune, 03 auberges formellement fonctionnelle et une gare routière.

Infrastructures sociales et économiques

Les infrastructures sociales et économiques apparaissent pour la plupart des régions comme un indicateur incontestable de développement. Il est de ce fait important de faire un état des lieux afin d’estimer le besoin réel en infrastructures exprimé par les Communautés pour leur développement. Pour ce qui est d’Ebebda, les études montrent que cette Commune compte 10 écoles maternelles dont 06 publiques et 04 privées, 21 écoles primaires publiques et 04 écoles primaires privées, un Lycée classique à cycle complet (Ebebda II), un CES à Koan, 02 SAR–SM (Ngoksa et Ebebda II), Un CETIC privé à Ebebda II, 02 Ecoles Familiales Agricoles (Etamkouma et Endoum), un CEAC à Ngoksa, un Hôpital de district à Djounyat, 05 Centres de Santé Intégré (Nkolelouga, Leka, Ngoksa, Nkom I, Nkang Efok), 03 centres de santé privés (Etamkouma et Ebebda II). A ce jour, le secteur compte à son actif la création d’un stade municipal non encore engazonné et un complexe sportif en construction au Lycée d’Ebebda.

Organisation administrative et traditionnelle

Les principales institutions administratives rencontrées dans la zone sont notamment : la Sous-préfecture, la mairie, la brigade de gendarmerie, le Centre Zootechnique et Vétérinaire, la Délégation d’Agriculture, l’Inspection de l’Education de base, les postes agricoles. Comme institutions traditionnelles, l’on distingue 05 chefferies de 2e degré et 33 chefferies de 3e degré. Les chefferies de 3e degré sont localisées dans les 33 villages qui composent la Commune. Ces villages d’Ebebda sont chacun administrés par un chef de 3e degré élu par la Communauté. L’institution traditionnelle se compose des organes suivants : un chef du village, un conseil de notable ou des sages, les capitas, le chef de famille, un représentant légal choisit par le chef. L’ascension à la chefferie se fait par hérédité. Toutefois le conseil de sage peut choisir en cas de non désignation du successeur du chef décédé. A côté des chefferies, plusieurs organisations ou institutions interviennent dans divers domaines de développement des villages (cf. diagramme de venn en annexe 6). Le chef de village, les chefs de bloc, les conseillers municipaux, les notables et les autorités administratives et politiques sont les principales personnes qui exercent l’autorité dans le village. Il l’exerce surtout en jouant le rôle de porte parole entre l’administration et les populations locales et/ou en veillant à ce que la paix soit préservée dans la localité.

Les responsables des services déconcentrés de l’Etat, les chefs de village, les chefs de famille, les Conseillers Municipaux, les notables et les autorités politiques sont les principales personnes qui exercent l’autorité à Ebebda. Il l’exerce surtout en jouant le rôle de porte parole entre l’administration et les populations locales et/ou en veillant à ce que la paix soit préservée dans la localité. A côté des chefferies, plusieurs organisations ou institutions interviennent dans divers domaines et sous diverses formes dans la Commune.