COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MONATELE

 

Maire TSALA MESSI André

Tél. +237 677 48 09 04

Superficie  375,5 km2.

Nombre de conseillers municipaux 25  

HISTORIQUE, CADRE PHYSIQUE

La Commune de Monatélé est le chef-lieu de l’arrondissement qui porte le même nom. Créée le 20 juin 1964, Monatélé est également le chef-lieu du département de la Lékié dans la region du Centre.

Géographiquement, la Commune de Monatélé est localisée au nord de la region du Centre à environ 90km de la capitale Yaoundé. Située entre 4°10’- 4°18’ de latitude Nord et 11°45’- 11°65’ de longitude Est, elle appartient à la formation dite « plateau central » et est limitée au :

  • Nord par l’arrondissement d’Ebebda,
  • Nord-est par l’arrondissement de Sa’a,
  • l’Est par l’arrondissement d’Obala,
  • Sud-Ouest par l’arrondissement d’Evodoula et le département du Nyong et Kéllé,
  • l’Ouest par le fleuve sanaga.
  • une petite saison sèche (de mai à mi-août),
  • une grande saison de pluie (mi-août à mi-novembre),
  • une grande saison sèche (de mi-novembre à mi-mars),
  • et une petite saison de pluie (de mi-mars à mai).
  • Le catholicisme avec 5 paroisses et 2 postes ;
  • Le protestantisme avec 1 paroisse et 5 chapelles et
  • L’islam qui est basé uniquement à Monatélé.
  • Une préfecture ;
  • Une sous-préfecture ;
  • Les services déconcentrés de l’Etat (Délégations Départementales de l’Agriculture et du Développement Rural, des Forêts et de la faune, de l’environnement et de la protection de la nature, de l’Eau et de l’Energie, de l’Education de Base, des enseignements Secondaires, de la Planification, des Affaires Sociales, des domaines et des affaires foncières, du District de santé, etc.) ;
  • Un commissariat de sécurité publique ;
  • Une compagnie et une brigade de gendarmerie.
  • Un commissariat spécial ;
  • Une administration pénitentiaire et judiciaire ;
  • Une municipalité.
  • Treize fermes porcines pour un cheptel estimé à 1 027 têtes ;
  • Neuf fermes caprines pour un cheptel 875 têtes environ ;
  • Deux fermes ovines pour un cheptel estimé à 1 465 têtes ;
  • Un cheptel bovin estimé à 181 têtes ;
  • EKOUDA avec 4 pisciculteurs actifs possédant 12 étangs ;
  • NKOLOSSANANGA avec 05 étangs, KOUGOUDA avec 06 étangs ;
  • NKOG BONG avec 06 pisciculteurs possédant 08 étangs.
  • NKOLMETOLO dénommée « ESSAYONS VOIR » ;
  • NKOG BONG dénommée « SESSA- NGOULA » ;
  • KOUGOUDA dénommée « GICOK » ;
  • MONATELE désigné sous le sigle « APIM ».

La côte de la plaine qui longe le fleuve Sanaga varie entre 335m et 397m d’altitude. Dans le reste de l’arrondissement, l’altitude varie entre 400 et 560m. Les côtes les plus hautes étant situées vers le sud, aux approches d’Evodoula.

Le régime hydrographique est dense et permanent. Les principaux cours d’eau sont : la Lékié, la Ngobo, la Mgbaba etc. et appartiennent au bassin de la Sanaga.

La végétation est celle de la forêt équatoriale, dégradée par la surexploitation des sols pour les activités agropastorales et l’exploitation anarchique des essences précieuses due à la forte poussée démographique et au besoin accru de la population en matériaux de construction.

Sur le plan pédologique, on note une grande variété des sols fondée sur la structure, la texture et la topographie.

Au plan climatique, la Commune de Monatélé appartient à la zone équatoriale humide. Relativement chaude, les températures ici, oscillent entre 22° et 32°c. La pluviométrie est comprise entre 1300 et 1500mm et on note l’existence de quatre saisons de durées inégales à savoir :

Les principales religions présentes dans la Commune de Monatélé et par ordre d’importance sont :

De nombreuses structures administratives sont représentées dans la Commune. Ainsi, on y retrouve

LES INFRASTRUCTURES SOCIALES

En matière de santé, la Commune de Monatélé compte six centres de santé et un hôpital de district.

Dans le domaine de l’éducation, tous les ordres d’enseignement sont représentés à l’exception de l’enseignement supérieur. On compte pour le primaire, 39 écoles (dont 30 publiques et 09 privées). Pour la maternelle on dénombre 16 écoles maternelles (dont 09 publiques et 07 privées), 01 ENIEG et 06 établissements secondaires (dont 02 lycées et 4 CES). Ces différents ordres d’enseignement font face non seulement au manque et à l’insuffisance des équipements et des infrastructures, mais aussi au personnel de qualité et en quantité.

Sur les plans sportifs, on relève un manque d’infrastructures adéquates (stades, équipements, etc.) et de mécènes. Ce qui justifie en partie le faible taux de participation aux différentes activités sportives.

Les loisirs, quant à eux ne connaissent pas encore une éclosion effective dans le territoire communal. L’une des raisons est le manque des salles de jeux, de théâtre, de cinéma, une bibliothèque communale existe mais le taux de participation des populations reste faible. Des cases communautaires existent mais sont en nombre insuffisant, etc.

L’EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE

En rapport avec la population, à l’exception des allogènes et des étrangers (maliens, nigérians, etc.) qui habitent pour la plupart le centre urbain, la Commune de Monatélé est essentiellement composée des Etons. Les Etons seraient issus d’une tribu de l’ethnie Pahouine de l’Est du plateau de l’Adamaoua et qui aurait migrée à la suite des guerres successives pour se fixer sur leur territoire actuel d’habitat.

Cinq principaux groupements composent le territoire communal. Il s’agit notamment des groupements Ekot, Eyen-Meyong, Kougouda, Mvog-Onan-menye et Nkolkosse. Ces groupements renferment dans l’ensemble 73 Chefferies de 3ème degré, dont 70 villages et 03 quartiers de la ville de Monatélé, pour une population totale estimée à 75 000 habitants répartie sur une superficie totale d’environ 375,5 km2.

LES ACTIVITES ECONOMIQUES

La richesse des terres agricoles et la présence d’une population dynamique constituent des facteurs déterminants qui favorisent une diversité des activités économiques.

La population de la Commune de Monatélé pratique en effet, pour la majorité, une activité agricole. Mais, la pêche, le commerce, l’artisanat, l’exploitation du sable et du gravier, l’élevage, le tourisme, etc. ne sont pas en reste.

L’AGRICULTURE

C’est l’activité économique dominante de la Commune. Les principales cultures pratiquées sont :

Cultures vivrières : maïs, arachide, igname, macabo/taro, banane/plantain, manioc, les graines de courge, ananas, etc.

Cultures maraîchères : piment, tomate, gombo, poivron, poireau, céleri, basilic, légumes, etc.

Cultures pérennes : cacaoyers, arbres fruitiers (agrumes, avocatiers, manguiers, safoutiers, palmiers à huile, goyaviers, kolatiers).

La forte demande du matériel végétal sélectionné marque l’intérêt des populations pour la culture fruitière. L’agriculture n’est pas mécanisée, l’utilisation des produits phytosanitaires et la gestion de la fertilité du sol ne sont pas maîtrisées. Toutefois, la Commune dispose d’une importante superficie de terres cultivables et d’un réseau hydrographique dense. La position géographique de Monatélé facilite l’écoulement d’une part importante de la production agricole locale.

L’ ELEVAGE

La Commune dispose d’énormes potentialités pastorales. Toutefois, l’élevage reste encore en majorité traditionnel et porte généralement sur le petit bétail (caprins, ovins, porcins, volailles, etc.) et concerne les chefs de famille qui y trouvent un moyen d’expression sociale. Le cheptel familial varie entre 08 et 15 têtes réservées généralement aux cadeaux et aux fêtes. De ces éleveurs traditionnels se démarque une autre classe d’éleveurs plus professionnels, qui malgré tout, utilisent encore des méthodes extensives, fondées sur l’utilisation limitée des ressources naturelles.

Les fermes qu’ils exploitent sont dites non homologuées ; certaines sont même en voie de disparition, d’autres en création. Ces fermes sont tenues soit par des personnes seules, soit par les groupes et cet élevage est estimé à :

L’élevage de la volaille est de loin le plus important, aussi bien du point de vue spatial que du point de vue taille du cheptel. On estime le cheptel à 15 000 têtes. Les statistiques ci-dessus sont simplement indicatives dans la mesure où il est courant de rencontrer dans chaque habitat et ce indifféremment, quelques têtes d’ovins, de caprins, etc.

LA PECHE

La production totale de poissons frais pêchée sur le site de Monatélé est estimée à 60 tonnes/an. (Source : rapport annuel secteur élevage – pêche, 1996).

Le manque d’organisation dans les sites de pêche comme NTOL, OSSEBE rend les relevés de statistiques difficiles.

Les rivières LEKIE, NGOBO et dans une moindre mesure MGBABA sont également réputées de très poissonneuses et connaissent une activité de pêche à petite échelle.

L’activité de pêche, aussi bien dans le fleuve SANAGA que dans les rivières suscitées reste fortement liée au rythme des pluies dans la région. En période de grandes crues, et du fait d’un manque avéré du matériel de pêche adapté, la production atteint à peine 1,5 tonne par mois pour le point de pêche de Monatélé. Les équipements de ce genre coûtent très chers en cette période de l’après dévaluation du franc CFA. Ainsi, le pêcheur qui opère traditionnellement, est incapable de s’en procurer. C’est le lieu de déplorer le non aboutissement d’un projet de création d’une coopérative de pêche initié il y a quelques années à Monatélé. On notera tout de même que les autochtones qui se sont intéressés à la pêche comme ceux de NTOL et OSSEBE ont essayé de mettre en place des bribes d’association.

L’activité piscicole est relativement nouvelle dans la Commune ; mais elle prend progressivement de l’ampleur. La conjoncture économique défavorable a entraîné d’une part le chômage et d’autre part la chute des produits de rente. Ce qui a suscité un intérêt manifeste des déshérités pour leur réinsertion dans la vie active. A ce jour, on pourrait identifier trois grandes zones d’activités :

Enfin, la zone la plus importante formée de LEKOUN, EKEKOM, ZOBSILA, EYEN-MEYONG et NKOMBIBAM avec 08 pisciculteurs actifs qui exploitent 20 étangs. On note aussi çà et là l’existence des étangs isolés ; certains ont même été abandonnés après empoisonnement notamment à NKOL NGOBO, ainsi que quelques projets de création des étangs en cours de réalisation dans la ville de Monatélé et le village de NKONG MESSE. L’ensemble de ces étangs couvre une superficie globale qui se situe autour de 35 000 m2.

Le manque de matériel pour viabiliser les exploitations d’une part, et maîtriser la multitude des variétés dont certaines sont fragiles à la manipulation d’autre part, constitue un handicap réel à l’épanouissement de cette activité.

Etant donnée la forte main d’oeuvre que nécessite la pisciculture, l’idéal ici serait de voir les pisciculteurs se regrouper au sein des associations ou des GIC à l’instar de ceux déjà basés à :

LE COMMERCE

Les populations de la Commune de Monatélé entretiennent des rapports commerciaux d’une part, entre elles, et d’autre part, avec les autres localités du pays, notamment avec la capitale pour laquelle le département de la Lékié a le privilège d’être le grenier vivrier.

La commercialisation des produits vivriers et maraîchers connaît un certain nombre de problèmes. On pourrait citer le problème de la clientèle et celui du transport des lieux de production aux lieux de vente. Il convient de signaler que la production vivrière et maraîchère est très abondante et est très variée dans l’ensemble du territoire de la Commune de Monatélé. Le plus important lieu d’écoulement de ces produits est le marché périodique de Monatélé. Dans une moindre mesure, ces produits sont vendus occasionnellement dans les villages, aux abords de la route bitumée Monatélé-Yaoundé, et de certaines pistes accessibles. Le réseau routier dans l’Arrondissement de Monatélé, bien que dense, est jusqu’ici très mal entretenu. Ceci rend l’accès à certaines zones de production impossible. Ce manque patent d’un réseau routier viable et le nombre limité de véhicules qui desservent les différents villages dans cette Commune rendent les conditions de transport des vendeuses et de leurs marchandises assez précaires. Devant la nature périssable de ce type de biens, les pertes considérables sont enregistrées quotidiennement.

Quant à la clientèle, elle est constituée en grande partie des « Bayam selam » et dans une moindre mesure de la population urbaine. Tous ces clients ne sont, ni fixes, ni connus à l’avance.

La vente des produits manufacturés pourrait être observée dans deux zones : la zone urbaine et au niveau des villages. Au niveau de la ville, la majorité des boutiques sont construites en matériaux semi définitifs. Les produits manufacturés vendus ici sont surtout ceux destinés à la grande consommation. On note aussi la présence du petit commerce des matériaux de construction. Toutefois, la Commune manque cruellement de maisons de vente en gros, des supermarchés, des prêts-à-porter, etc.

Au niveau du village, on rencontre des petites échoppes plus ou moins aménagées et achalandées où l’on peut se ravitailler en produits de première nécessité. On y trouve du savon, des allumettes, des harengs, des cigarettes, du pétrole, etc. l’activité commerciale à ce niveau est dominée par les boissons gazeuses, notamment la bière, le « arky », boisson alcoolique localement fabriquée qui entre dangereusement dans les moeurs des populations.

LE TOURISME

La Commune de Monatélé regorge d’une variété inestimable de sites touristiques. Certains sont encore considérés comme des lieux mythiques où l’on ne peut accéder sans l’intervention des autochtones initiés. Ces derniers sont naturellement disposés à les faire découvrir avec plaisir aux touristes. La chute de LEBANGA est un exemple éloquent.

Le premier site est situé au coeur d’une immense forêt. Le second a un accès par navigation et dans des conditions aussi périlleuses que difficiles. Le troisième offre des conditions d’accès moins compliquées. Le Mont TALA est incontestablement un site de fierté pour les habitants locaux. A partir de là, l’on peut contempler les merveilles de la nature.

La SANAGA est le fleuve le plus long du Cameroun (918 Km). Elle arrose la ville de Monatélé de sa fraîcheur. C’est un site qui est à la fois un excellent attrait et un magnifique exutoire de l’Arrondissement de Monatélé vers le département du MBAM et INOUBOU. Les abords de ce fleuve ont un climat frais et doux. Elle constitue un grand pôle de ravitaillement de poissons d’eau douce. Il n’est pas exagéré de dire que c’est à Monatélé que la SANAGA offre la vue la plus panoramique et paradisiaque de son cours. La vallée et les côtes de la SANAGA, les hautes terres, les collines du pays Eton, la savane et les steppes renforcent, sans aucun doute, cette variété zonale des paysages de la Commune.

En outre, le touriste peut visiter les différentes oeuvres artisanales des populations ETON (tam-tams, balafons, chasse-mouches, salons et lits en bambou, etc.) ainsi que les vestiges des palais traditionnels (le palais de NKOLKOSSE, de KOUGOUDA, de NLONG BON, etc.). Les nombreuses danses traditionnelles telles que « EWONGO », « KULU ABEGELE MPINGA » et la littérature orale que se chargent de promouvoir certains griots.

La Commune de Monatélé dispose d’une infrastructure hôtelière permettant aux touristes et autres visiteurs de ne pas avoir de problèmes d’hébergement à l’instar du « CENTRE TOURISTIQUE DE MONATELE », de l’auberge « BONNE ANNEE », de l’auberge « DALLAS », etc.

L’ARTISANAT

Les principales activités artisanales exercées à travers la Commune de Monatélé sont :

La vannerie : avec la fabrication des meubles, des paniers à MPONG et ailleurs, des séchoirs, des greniers, etc.

La fabrication des mortiers à NGOMO CENTRE, des tambours et des balafons à EKEKOM.

La forgerie peu développée, se rencontre à NGOMO CENTRE d’où la présence massive des outils tels que la houe ou le daba, les pioches, les lances, les flèches, les râteaux, les machettes, les haches, etc.

La fabrication des nattes de raphia réservées aux toitures des cases.

En dehors de quelques menuiseries semi-modernes installées au centre urbain, peu de villages de la Commune sont dotés d’une unité de transformation du bois. Tout travail se fait à la main avec les outils plus ou moins rudimentaires faute d’électrification villageoise.

LA CHASSE

La chasse est une activité marginale dans la localité à cause de la faiblesse des ressources fauniques.

LA FORET

Les ressources forestières sont exploitées de façon anarchique pour des besoins domestiques et la pratique de l’agriculture.