COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BIBEY

 

Maire       NJOCK NANG

Tél   +237 675 12 18 70

Créée par décret présidentiel n°95/082 du 24 avril 1995

Superficie 4 110km²

Présentation générale

La commune de Bibey a vu le jour par décret présidentiel n°95/082 du 24 avril 1995. Située dans la HAUTE-SANAGA à environ 232 km de Yaoundé ; capitale politique du cameroun. Située au coeur de la forêt équatoriale, la commune de BIBEY s’étend sur 4110km². Les localités riveraines sont BELABO au Nord, NANGA EBOKO au Sud, Yoko à l’Ouest et MINTA à l’Est. Administrativement la commune de Bibey est un chef-lieu d’arrondissement, à cet effet elle est subdivisée en deux groupements à savoir Bibey et METEP d’où un ensemble de onze (11) villages.

La végétation de Bibey est caractérisée par une forêt dense et vierge, et des savanes non exploitées qui regorgent plusieurs espèces animales ; de même Bibey est arrosée par le fleuve Sanaga et plusieurs cours d’eau tels que MEBOMO, NDIMSSI, via, NOGO, AVANGA, LOROK, MEKOGO, NDJOA, ZEGUE, MELOGBO ; NYANYENGLI et MAAL. Tous ces cours d’eau sont riches en poissons et crustacés divers. De même la commune compte environ une soixantaine de sources d’eau qui n’attendent qu’à être aménagées et modernisées.

EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE

La commune de BIBEY compte une population hétéroclite chiffrée d’environ 8000 âmes, dont 44% d’hommes et 56% de femmes. Elle est une population majoritairement jeune dont la proportion s’élève à 66%. Sa structure fortement hétéroclite, est composée des BANWELE, BAVEK et BABOUTE auxquels s’adjoignent d’autres communautés nationales et étrangères. Cependant les BAVEK et les BABOUTE sont séparés des BANWELE par le fleuve SANAGA dont ils occupent la rive gauche.

ACTIVITES SOCIO-ECONOMIQUES

Peu développées et peu diversifiées, les activités socio-économiques sont constituées pour l’essentiel de l’agriculture, l’élevage, la pêche, la chasse, le petit commerce.

L’agriculture

Les terres cultivées se repartissent en

  • Champs de case,
  • Champs de bas-fonds et la mare,
  • Champs de brousse.

Les terres non cultivées sont celles des collines ; les terres impropres à la culture sont constituées de blocs cuirassés.

Les systèmes de culture pratiqués par la population de BIBEY sont :

  • La culture itinérante,
  • La jachère d’une durée de quatre (4) à dix (10) ans,

Les principaux équipements utilisés sont la machette et la houe qui sont des outils aratoires rudimentaires.

Les potentialités agricoles de Bibey

Zone agricole par excellence, Bibey produit du café, du cacao comme produits de rente ; et comme produits vivriers, du plantain, du macabo, de la banane douce, du macabo, du manioc, du sésame, du concombre de l’arachide et du palmier à huile ; des légumes diverses, du piment, du riz ; des agrumes tels que la tomate, l’ananas, les avocats, les safouts, les oranges les papayers, les corossoliers etc.…

Les conditions de production et de commercialisation

La production agricole est rudimentaire ; elle est intimement liée aux conditions météorologiques. L’agriculteur de Bibey utilise des outils archaïques, ce qui réduit le rendement attendu. A cela s’ajoute l’existence des parasites et autres maladies agricoles telles que les capsides et la pourriture brune.

L’élevage

L’élevage pratiqué dans la commune de Bibey est celui du petit bétail : porc, chèvre, cochon d’inde et volaille. La production est essentiellement traditionnelle ; ici on n’utilise ni provende, ni produits vétérinaires.

La pêche

La commune de Bibey est arrosée par le fleuve Sanaga et une multitude de cours d’eau, à cet effet la pêche bien qu’encore artisanale occupe une bonne partie de la population. Les villages tels que TOBE ou encore MEKON III ont fait de la pêche l’une de leur principale activité.

La chasse

La chasse bien que règlementée par le Ministère de l’environnement, est une chasse de subsistance. Les armes à feu et les pièges sont essentiellement utilisés dans la pratique de la chasse dans la commune de BIBEY.

Le petit commerce

Il est essentiellement exercé par les femmes et s’effectue tous les dimanches sur la place du marché située au centre de la commune. On y vend plusieurs produits (manufacturiers, alimentaires et autres). Il existe également dans la plupart des villages de la commune un système de tontine villageoise. Ces sommes servent de fonds de financement au petit commerce et des produits de transformation. Par ailleurs le ministère du développement rural (MINADER) a mis en place des banques villageoises avec pour but de favoriser l’épargne en zone rurale et de contribuer à la lutte contre la pauvreté. Cependant malgré cette évolution,un certain nombre de problèmes entravent la réalisation et l’atteinte de cet objectif notamment, l’insuffisance et le manque de moyens financiers nécessaires pour développer les activités génératrices de revenu pour l’épargne.

La Forêt

On note la présence d’une forêt vierge contenant des espèces de bois précieux tels que le « Bubinga », « l’Iroko » et d’une forêt sacrée où personne n’a accès en dehors des initiés de la Communauté ;

Il existe un site touristique également important mais non aménagé. Il y existe un rocher sacré préhistorique appelé « Nyandoua » ;