COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NANGA EBOKO

 


 
 

Maire     ETO ROMAIN ROLAND

Tel                 +237 77 56 45 25

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Superficie    7 000 Km²

Densité 4,76 hbts/km²

Nombre de conseillers municipaux 25

Localisation

La Commune de Nanga Eboko est située sur la Nationale N°1 qui relie la région du Centre à celle de l’Est, à environ 150 KM de la Capitale Yaoundé dans la région du Centre. Elle se trouve dans le département de la Haute Sanaga et dans l’Arrondissement qui porte son nom. La Commune de Nanga Eboko est limitée par plusieurs Communes, à savoir :

Au Nord, par la Commune de Yoko,

Au Sud par les communes de Nkoteng et de Lembé Yézoum,

A l’Est par la Commune de Minta,

A l’Ouest par la Commune de Ntui.

Les données physiques

Climat

Le climat de la Commune de Nanga Eboko est le même que celui que l’on rencontre dans l’ensemble du Cameroun, à savoir un climat équatorial guinéen caractérisé par une température moyenne et annuelle de 28 à 30°C, et quatre saisons reparties dans l’année comme suit :

  • Une petite saison de pluie qui va de mi-mars à juin ;
  • Une grande saison de pluie qui va d’août à mi-novembre ;
  • Une petite saison sèche entre juillet et août ;
  • Une grande saison sèche allant de mi-novembre à mi-mars.
  • L’église catholique est la plus représentée dans la commune
  • L’église Adventiste compte de nombreux fidèles. Elle dispose d’un séminaire et d’une institution universitaire. Plusieurs autres infrastructures et lieux de rencontre religieux.
  • L’Islam est aussi présent par une forte concentration de la communauté du grand nord dans le centre urbain. On note l’existence d’une mosquée dans le quartier périphérique d’Abang.

Il y a lieu de signaler des perturbations observées dans l’alternance des saisons aujourd’hui, si bien qu’il est difficile de dire avec précision et conviction la fin d’une saison et le début d’une autre saison.

Relief

Très peu accidenté, le relief de Nanga Eboko se présente comme une grande cuvette dont le fond est le lit du fleuve Sanaga qui reçoit presque tous les grands cours d’eau de la localité. L’altitude moyenne oscille entre 500 et 1000 mètres. Le paysage se présente quelques collines qui bordent la Sanaga et une grande végétation formée d’arbres.

Sols

De type ferralitique, ils se présentent sous forme de terre boueuse. Hautement fertiles, les terres de la commune de Nanga Eboko sont propices à l’agriculture. Les cultures de rentes (Cacao, café) y prospèrent naturellement. Les sols sont également propices aux cultures vivrières et maraîchères.

Hydrographie

Le réseau hydrographique de la commune n’est pas très dense. Le principal cours d’eau est la Sanaga qui traverse toute la Commune et charrie ses eaux vers le bassin de l’atlantique. Il existe plusieurs rivières qui sont plus ou moins affluents et confluents de la Sanaga. Les plus importantes sont les rivières Ndjéké et Tédé. Ces cours d’eaux sont très poissonneux et la pêche occupe une place très importante dans l’économie de la Commune.

Végétation

La Commune est couverte par la forêt dense ombrophile et par la savane arbustive et arborée. La végétation est luxuriante avec des arbres à feuilles caduques, vertes en toute saison. La Commune de Nanga Eboko veut se doter d’une forêt communale.

Faune

La faune diverse regroupe tous les sous groupes d’animaux de la forêt équatoriale d’Afrique centrale que sont :

les grands mammifères : buffles, gorilles, chimpanzés, antilopes, potamochères, Hylochères, etc.

les félins : panthères, renards, civettes, hyènes ;

les reptiles : pythons ou serpents boa, vipères, varans, tortues, caïmans et autres ;

les oiseaux : toucans, calaos, perroquets, aigles, corbeau, etc.

Unités écologiques

La forêt de Nanga Eboko est une forêt secondaire. Elle a déjà connu une forte exploitation. Dans cette forêt fortement dégradée, l’activité actuelle est la coupe du bois de chauffe et la création de nouvelles plantations, car la population vit en majorité des activités agropastorales.

On y trouve cependant quelques grands massifs forestiers. La répartition et la mise en valeur de ces forêts est faite telle que :

une forêt communautaire en exploitation dans le canton Emtsé,

une forêt communautaire dans le canton Bissaga,

une forêt communale en voie de classement,

une zone d’intérêt cynégétique (ZIC) à Ndjassi

Les espèces de bois en exploitation sont : le sapeli, l’ayous, le sippo, le cossippo, le moabi, le fraké, le betté, le bibolo, l’iroko, le beté, le bilinga etc…

Les produits forestiers non ligneux collectés dans ces forêts ne sont pas assez abondants pour faire l’objet d’un contrôle systématique selon la loi en vigueur sur l’exploitation des PFNL. Au marché de Nanga, on trouve les produits suivants : La mangue sauvage (andok) ; les feuilles de jonc ; le poivre noir ; le miel ; les escargots ; les champignons ; le vin de palme (matango) ; le bitter cola ; la noix de cola ; les écorces de plusieurs essences servant de pharmacopée.

Milieu humain

Le milieu humain est caractérisé par une population assez cosmopolite surtout en milieu urbain. Notre regard dans cette partie sera porté sur l’historique et sur les cultures des populations.

Histoire

La ville de Nanga Eboko doit son nom à un redoutable chef de guerre. Celui-ci prit pour épouse une fille Yekaba et s’installa chez son beau père à Nkondon ou Koa (site actuel de la ville).

A l’arrivée des Allemands, le beau père qui avait peur des allemands envoya son beau fils parlementer avec ceux-ci, et il se fit passer pour le chef en personne. Ainsi les allemands lui déléguèrent tous les pouvoirs. Le chef Nanga Eboko cèda aux colons la ville et décida de s’installer ailleurs (précisément au quartier ABANG. Mais Abang avait trop d’halogènes (Haoussas, Nigériens, …). Il décida une fois de plus de déménager et de s’installer sur l’actuel site de Nguinda.

Après l’arrivée des Français, Nanga Eboko partit en exil à Bata en Guinée Equatoriale où il mourût vers 1920.

La commune de Nanga Eboko a été crée en 1952.

Cultures

L’organisation sociale de la commune de Nanga Eboko, montre qu’il existe deux types de chefferies traditionnelles :

les chefferies de 2è degré ou Chefferies de groupements au nombre de douze ;

les chefferies de 3è degré ou Chefferies des Villages et des quartiers au nombre de cent six.

Les populations de la commune, en majorité les jeunes et les femmes sont organisés autour des petites associations. Ces assciations, pour la plupart, fonctionnent comme des tontines où les femmes cotisent pour investir dans les activités génératrices de revenus (AGR) comme l’agriculture, la pêche, l’élevage et le commerce. Au-delà de cet aspect traditionnel, les populations de Nanga Eboko pratiquent plusieurs religions. Les confessions religieuses sont nombreuses et bien représentées :

On y a d’autres confessions religieuses à l’instar des Eglises Protestantes qui représentent la minorité.

Les données démographiques

La commune a une population totale d’environ 33 330 habitants, rependus sur une superficie de 7000 km 2. Les principales ethnies autochtones sont les Badja, les Bamvele et les Babouté. Au sein de cette population, on note la présence d’une forte communauté d’halogènes notamment, les Bamiléké, les Haoussa, les foulbés et bien d’autres, tous rompus dans les activités commerciales.

La Taille moyenne des ménages est de huit (8) personnes en milieu urbain, environ dix (10) personnes en milieu rural. La population de la commune de Nanga Eboko est assez jeune.

Malgré le dynamisme de la population et les nombreuses potentialités dont dispose la localité pour la création des activités génératrices de revenus, une pauvreté rampante sévit tant bien en zone rurale qu’en zone urbaine. La communauté s’accorde à dire que la pauvreté est la principale cause de mortalité dans l’arrondissement. Il n’en demeure pas moins que l’on observe une forte prévalence du VIH/SIDA et une recrudescence du paludisme.

Les activités économiques

L’économie locale se fonde principalement sur les domaines suivants :

L’agriculture

L’agriculture marquée par un système domestique (manioc, plantain, etc.). Il existe également une exploitation industrielle (projet chinois de riziculture et de manioc.

L’élevage

L’élevage se manifeste par la présence d’une communauté de ressortissants du grand Nord qui élèvent du petit bétail, et on note aussi quelques éleveurs de porc.

La pêche

La pêche se pratique dans la Commune de manière artisanale. La pêche au barrage est pratiquée par les femmes en saison sèche. La majorité des populations pratique la pêche à l’hameçon et la pêche au filet.

L’exploitation des ressources naturelles

L’exploitation forestière bat son plein dans la Commune. La savane connait également des activités culturales. On note aussi la présence des carrières de latérite que les populations exploitent.

La chasse est très développée car la commune est recouverte en grande partie d’une forêt giboyeuse.

La transformation

Il existe de petites menuiseries qui transforment le bois débité. Les autres transformations se résument en l’écrasement des produits alimentaires.

Le commerce et les équipements marchands

Le commerce des produits vivriers et manufacturés avec l’existence d’un marché permanent dans la ville de Nanga Eboko, de plusieurs boutiques et quincailleries, des débits de boisson, des restaurants, des auberges et toutes sortes d’établissement de commerce.

Le commerce informel est très développé dans le centre urbain (call box, braiseuses de poisson, vendeurs ambulants …) qui fonctionne presque 24h/24.

L’artisanat, le Tourisme

Il existe des petits artisans dans les villages. Ils pratiquent la vannerie, la fabrication des tam-tams, le travail du bambou et la poterie.

Grenier

Les populations rurales n’ont pas de grenier à proprement parler, mais on note la présence de nombreux cribs et des espaces cuisines où l’on garde quelques vivres.

Machinisme

De ce point de vue, on relève la présence de nombreux moulins à écraser et quelques menuiseries.

Les autres activités génératrices de revenus

La commune est traversée par la nationale n°1 (reliant Yaoundé à la Province de l’Est), même si l’on déplore le mauvais état de cette route, on note l’existence d’une agence de voyage relativement structurée ; la présence de plusieurs transporteurs clandestins qui desservent les localités environnantes et l’existence d’une gare ferroviaire dans la ville.

Le transport à l’intérieur de la ville est assuré par les motos-taxis.