COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

FOUMBOT

  Maire NJUTAPVOUI ALIDOU

Commune créée le 27 Novembre 1959

Superficie 579 km²

Population 77 130 Habitants

Localisation
la commune de Foumbot est située à 25 km de la capitale regionale de l’Ouest Cameroun (Bafoussam) puis à 48km de la ville touristique de Foumban .Elle occupe un espace territorial d’environ 579 km² et fait partie des huit (8) communes que compte le département du Noun.
Situé au Sud-Ouest du plateau Bamoun, plus précisément dans la moitié sud de la plaine alluviale du Noun entre la latitude 5°16’ et 5°35’ puis la longitude 10°30’ et 10°45’ Est, Foumbot est délimité géographiquement :
    Au Nord Est par la commune de Koutaba ,
  Au Sud-Ouest par la commune de Djebem (Département de Nkoung-khi),
    Au Nord Ouest par la commune de Kouoptamo ;
   A l’Ouest par les communes de Bafoussam 1er et Bafoussam 2e   (Département de la Mifi),
    Au Sud par le Département du Ndé
    A l’Est par la commune de Massangam


Les données physiques
Climat
La commune de Foumbot est située dans la région climatique dite tropicale soudano-guinéen caractéristique de l’ensemble de la province de l’Ouest. Ce climat au niveau de la commune est un climat à deux saisons :
-    Une saison pluvieuse de mi-Mars à mi-Novembre
-   Une saison sèche de mi-novembre à mi- mars, très peu pluvieuse, marquée par une très forte évapotranspiration.
La pluviométrie moyenne de la commune varie entre 2500 et 5000 mm de pluie par an (Source : IRAD Foumbot).
La durée de la saison des pluies est d’environ 08 mois avec des hauteurs de pluies moyennes mensuelles supérieures à 2500 mm en Mai - Juin et 5000 mm au mois de juillet- d'Août.
La température moyenne annuelle oscille autour de 21°C avec des maxima de 32° et des minima de 14°c.
La commune de FOUMBOT est soumise à des vents violents qui changent de direction et de force suivant les saisons (moussons et alizés). Ces vents sont à l’origine de certains dommages causés sur des habitations, les plantes fragiles telles que les bananiers sans tuteurs et les pieds de maïs. Ils sont aussi la cause de l’érosion éolienne surtout sur les parcelles nues et sur celles qui viennent d’être retournées et semées. L’humidité relative moyenne est supérieure à 80% avec des maxima relevés en août et septembre. Cette période qui coïncide avec les activités de récoltes pose des problèmes de stockage et de conservation des produits tels que le maïs, le haricot et l’arachide.
Relief
La commune de Foumbot contrairement aux autres communes du Département du Noun, est située sur une vaste plaine, légèrement incliné vers l'Ouest. Elle se trouve à une altitude moyenne comprise entre 1100 et 1300 m par rapport au niveau  de la mer.
Son relief est souple dans la grande partie du territoire et constitué par endroit de buttes isolées et de collines résiduelles très peu hautes. La face Ouest du mont Mbapit (2352 m d’altitude) est implantée sur ce territoire communal. Les pentes dans la commune sont douces (localement comprises entre 0 et 20%)
Les formes actuelles sont le résultat d'une longue et complexe action volcanique qui s’est déroulée dans la région il y a plusieurs millions d’années.
Sols
D’origine volcanique pour la plupart, les sols de Foumbot sont essentiellement constitués de sols ferrugineux tropicaux peu lessivé et noir avec une forte valeur agronomique compte tenu de sa richesse en azote, phosphore et potassium. Malheureusement les méthodes culturales traditionnelles superficielles avec pratique des brûlis, les défrichements désordonnés et massifs, l’absence de jachère, … sont très dégradantes et compromettent au jour le jour des propriétés physiques et chimiques de ces sols rares dans toute la région Ouest du Cameroun. Des techniques appropriées permettraient de mieux valoriser ces terres de façon durable. Pour cela, il faudrait prendre en compte les techniques et méthodes de défense et restauration des sols (DRS).
    Les sols noirs issus donc des éruptions volcaniques se rencontrent dans la partie centrale et nord de la commune ; au départ très riches et de bonne structure, ils s’appauvrissent progressivement du fait de leur surexploitation ;
    Les sols hydromorphes sont localisés dans les bas fonds ; trop engorgés en saison des pluies, ils se prêtent bien aux cultures de saison sèche et notamment maraichères ;
    Le reste de la commune est fait de sols brunifiés ou latéritiques ; ils sont peu profonds et acidifiés.
Hydrographie
La limite principale du côté Ouest de la commune est matérialisée par le fleuve Noun, principale ressource hydrographique de la commune de Foumbot. De petits ruisseaux de moindre importance existent aussi et sont complétés par la rivière NKOUP qui traverse longitudinalement une grande partie de la commune.
La commune de Foumbot est donc pauvre en eau de surface malgré le potentiel qu’offrent les lacs au sommet du Mont Mbapit. Des perspectives plus intéressantes en matière de ressources en eau devraient être orientées vers la recherche et la production d'eau souterraine ou gravitaire à partir du Mont Mbapit.
Les forages en eau profonde et les puits plus ou moins aménagés et équipés des pompes manuelles fournissent actuellement l'essentiel de l'eau de consommation aux populations dans les villages.
Le réseau CDE existe uniquement dans le centre urbain de Foumbot.
Végétation
La végétation est caractérisée par la prédominance de formations végétales ligneuses mixtes (arborée et arbustive) et de formation herbacée. Les couverts ligneux sont clairs (non fermés) dominés par les savanes à physionomie locale variable. Outre les zones dites de végétation "naturelle", le territoire de la commune est dominé par des zones agricoles couvertes de cultures annuelles, semi- pérennes et pérennes. Les cultures annuelles sont dominées par le maïs, le macabo, le taro. Les cultures semi-pérennes étant dominées par les bananiers. Le caféier et les arbres fruitiers tels que le manguier, le safoutier, l’avocatier sont des cultures pérennes et qui se rencontrent un peu partout dans l’espace communal. Les herbes dominantes sont l’Imperrata cylindrica, le mimosa, les sissonghos ou « elephant grass », les Penicetum purpureum, les Hyparrhénia et le Panicum maximum.
Les forêts galeries et bosquets rencontrés le long des cours d’eau sont dominés par Ceiba pentadra, Milicia encelsa, Kaya anthotheca, Lovea trichiliodes, Mitas gyna ciliata, Triphachitariascleroglon etc.
Faune
La faune de la commune de FOUMBOT est peu fournie et peu diversifiée du fait de la pression des activités humaines (champs et habitations) sur toute l’étendue de la surface communale. On peut cependant  rencontrer quelques :
    Gibiers : hérissons, rats palmistes, porcs-épics, singes, lapins  biches,  et écureuils.
    Oiseaux : perdrix, éperviers, corbeaux, hiboux, chauves-souris, moineaux…
    Reptiles et insectes : serpents, lézards, margouillards, caméléons, abeilles, guêpes, criquets et mouches.
Unités écologiques
L'occupation du sol dans l'espace communal de Foumbot et son évolution pendant ces trente dernières années a été marquée par les grandes actions aux phénomènes suivants :
-    L’urbanisation accélérée ;
-    Le croît démographique et migration de la population ;
-    L'extension du domaine agricole
Trois grands types d'occupation se répartissent alors le territoire de la commune de Foumbot. Il s'agit de :
-    L'occupation agricole du sol et habitat rural ;
-    La végétation naturelle ;
-    L'occupation urbaine.
Milieu humain
Histoire de la commune de FOUMBOT
Le peuple Bamoun occupe le territoire actuel de la commune de Foumbot depuis le retrait des premiers occupants qui se sont installés de l’autre côté du fleuve Noun.
La Commune a ensuite été créée le 27 Novembre 1959 et rendue fonctionnelle en 1960.
Les villages/quartiers /Chefferies classées qui la constituent sont : 3 chefferies de 2ème degré (Groupement Mangoum, Groupement de Foumbot-ville Groupement de Foumbot- Rural) et 21 chefferies de 3ème degré (NJIMBOT I, NJIMBOT II, MBANTOU, COMPAGNY, FOCHIEYA, MBANJOU, NJINCHA, KOUNDOUMBAIN, FOSSETT, BAIGOM, KOUFFEN, MAKA, MAWOUON, NKOUONJA, FOSSANG, NJIMBOT FONGUE, MOMO,  KOUKPA, SOUKPEN, KWETVU, TENJOUONOUN)
Culture
La vie socioculturelle dans la commune de Foumbot est sérieusement influencée par deux réalités : l’influence de l’islam et le caractère très cosmopolite des habitants de l’espace communal (urbain et des villages).
A l'image de la region, la commune se caractérise par une importante diversité ethnique dont on peut distinguer deux grands groupes :
-    Les autochtones : Bamoun
-    Les allogènes: Bamiléké et Banso’o
Malgré les influences modernes, les populations de la commune ont su garder l'essentiel de leur patrimoine socioculturel. Les cérémonies de mariage, les fêtes religieuses et les réjouissances populaires sont autant d'occasions pour les populations de valoriser et de perpétuer les musiques et danses traditionnelles du terroir. En général, la succession dans la commune de Foumbot se fait de père en fils.
La commune dispose d'un foyer municipal qui abrite aujourd’hui les services du tribunal de première instance de Foumbot. Toutes les activités culturelles modernes telles que les représentations culturelles, les conférences débats se réalisent de temps à autre dans la salle de conférence de la mission Catholique. La bibliothèque communale abrite les activités de lecture.
Sur le plan sportif la ville de Foumbot est nantie d’un stade Municipal de 1000 places aux normes acceptable par la FECAFOOT et où se déroule le championnat de Football de la poule de l’Ouest. Les infrastructures de sports, culture et loisirs font défaut sur le reste du territoire communal. Nombreux quartiers n’ont pas de foyers socioculturels ;
Au plan religieux, des églises catholiques, des temples protestants et de nombreuses mosquées se côtoient, conférant ainsi à la commune tout son caractère multiconfessionnel et laïc. On note donc deux confessions dominantes :
-    L’islam (plus de 85% de fidèles) ;
-    Les chrétiens catholiques et les chrétiens protestants.
Foumbot n’est cependant pas épargné du phénomène des sectes religieuses qui envahissent progressivement le Cameroun.
Les données démographiques
la population etait de 77 130 habitants en 2005 selon les resultats publiés par le  BUCREP
Les activités économiques (caractérisation économique de la population)
Les principales activités économiques de la commune sont l'agriculture, l'élevage, le commerce et les autres types d'activités rémunératrices.
Les  populations  du  territoire  communal  de  FOUMBOT  sont  pour  la  plupart  des agriculteurs. Ils pratiquent aussi le petit commerce,  le petit élevage et l’artisanat . On peut signaler par ailleurs les activités ci-après :

     Pêche
Seule la pêche artisanale (de loisir) est faite dans les rivières et le fleuve Noun.
    Chasse
Presque inexistante, car la faune est pauvre et les espèces animales sont rares.
    Petits emplois temporaires
FOUMBOT dispose de peu de structures offrant des emplois permanents. Les petits emplois temporaires sont donc plus fréquents, grâce à    quelques chantiers de construction offrant de temps en temps des possibilités aux jeunes chômeurs de s’occuper. En dehors du « pambé » pour le labour des champs et quelques autres travaux agricoles, les emplois sont surtout les activités de manoeuvrage et assimilées.
Les principaux acteurs du développement de la Commune
       L’administration (Préfet, Sous Préfet)
    L’Institution communale avec son staff (Conseillers municipaux, Exécutif communal et Agents communaux)
       Les Services Déconcentrés de l’Etat (SDE) : Centre Divisionnaire des impôts, Palais de Justice, Prison de production, Service de district de santé et Hôpital de district, la Station locale de l’IRAD, etc.
       Les organisations de producteurs agricoles et pastorales
       Les organisations traditionnelles (chefferies)
       Les tontines
       Les IMF (CCA, Express Union, Express Exchange…) :
   Opérateurs économiques (transporteurs, producteurs agricoles, pastoraux et artisanaux, commerçants, etc.)
       Les comités de développement (CDV)
      Les médias (Radio Communautaire du Noun, CRTV, Journaux écrits, …)
       Les Elites intérieures et extérieures
       Les ministres de cultes (Prêtres, pasteurs, Imams)
       Les Organismes d’Appui (GIC VODER, Etc.)
       Les projets et programmes (PNDP, PNUD, GTZ, etc.)
      La Brigade de Gendarmerie de FOUMBOT (sécurisation des hommes et des biens)
       Le Commissariat de sécurité publique de Foumbot
       Le Commissariat Spécial de Foumbot
Etat des lieux du développement de la Commune
Les secteurs productifs
L’agriculture
La commune de Foumbot bénéficie d'une pluviométrie favorable telle que mentionnée précédemment.
Foumbot est une commune essentiellement rurale car l'agriculture demeure l'activité économique première. Elle constitue l'activité économique principale de plus de 84 % de la population et est pratiquée par d’autres habitants comme activité secondaire.
Le nombre d’actifs agricoles est estimé à plus de 43 000, qui bénéficient d’un encadrement de la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture et du Développement Rural qui coordonne les activités des postes agricoles et des Agents de Vulgarisation de zone (AVZ) dans le cadre du Programme National de Vulgarisation et de Recherche Agricole (PNVRA). Les agriculteurs à travers leurs associations (Foumbot en compte plus de 265 inscrites au registre COOP/GIC) bénéficient de l’appui organisationnel du CEAC, des ONG GAPEN, SAAP, GRENIER. Les missions dévolues à ces structures sont : la sensibilisation, la vulgarisation et l’information.
Les cultures les plus pratiquées et qui apportent une valeur ajoutée importante à l’économie sont :
    Les vivrières (maïs, haricot, taro, manioc, macabo, igname, patate, arachide, soja, gombo…),
    Quelques cultures maraîchères : le piment, la tomate, le chou, la laitue, le poivron, le poireau, l’oignon, l’ail, la morelle noire, les courges, le concombre, les aubergines, les betteraves, navets, radis, cornichons, fraises, le haricot vert, le persil, le céléri, les carottes…
    les bananiers (plantain et banane douce) ;
    Les fruits (avocatiers, safoutiers, manguiers, goyaviers, orangers, citronniers, papayers, palmiers à huile…) ;
    Des parcelles de caféiers existent encore dans la Commune de FOUMBOT, mais leur entretien est quelque peu relâché à cause des baisses drastiques des prix sur le marché mondial qui avaient découragé les producteurs et actuellement les coûts très élevés des engrais et pesticides.

L’encadrement technique agricole semble peu efficient selon les agriculteurs, malgré les infrastructures et structures publiques et privées disponibles :

    Une Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture et du Développement Rural (DAADER) qui coordonne les activités de 04 Postes agricoles (Baïgom, Fossett, Maka et Noun II ; Celui de Fossang nouvellement créé n’est pas encore fonctionnel faut de Budget et personnel). Les 5 postes agricoles sont également des Zones de vulgarisation dans le cadre du PNVRA, auxquelles s’ajoutent celles de Mbanjou, Mangoum et Fowouon.
      L’intervention continue de Programmes et Projets : PNVRA, PSSA,  PRBP,  BAS FONDS, PDFM, PAJA, PSCC, PPVCC…
    Les unités coopératives de la CAPLANOUN malgré leur perte de vitesse n’ont pas encore dit leur dernier mot;
    Plusieurs organisations de la société civile œuvrent chacune à sa manière dans l’accompagnement des producteurs
    Etc.
Des agriculteurs se sont constitués en GIC, mais nombre d’entre eux se complaisent dans l’attentisme. Ils gagneraient à être redynamisés et leurs capacités renforcées afin de mieux tirer profit de toutes les opportunités existantes dans leur environnement, notamment les divers appuis octroyés par des Projets et Programmes tels ceux mis en œuvre par le MINADER, le MINEPIA, le MINJEUN… (Programme Plantain, maïs, etc.). Ils devraient également être formés sur les techniques d’achats et de ventes groupée afin d’améliorer leur productivité.

Bien que l’agriculture au niveau de Foumbot bénéficie des faveurs de la fertilité des sols, elle reste confrontée au problème d’écoulement de la production et du fort usage des pesticides. L’autre problème est la faible collaboration de la Commune avec les structures d’encadrement ci-dessus citées. La Commune pouvait par exemple appuyer la pépinière villageoise de production des plants de palmiers à huile (production et vente des plants) en facilitant l’acquisition des noix pré germées et des sachets. La Commune pourrait également s’impliquer dans l’achat et distribution des engrais à des coûts raisonnables aux producteurs à travers la création et gestion d’un magasin central d’approvisionnement. La commune pourrait aussi financer l’organisation annuelle d’une mini foire agropastorale afin de primer et encourager tous ses meilleurs producteurs, dont une faible partie seulement est habituellement retenue au niveau départemental en vue des foires régionales. A de telles occasions, des primes spéciales pourraient être décernées aux meilleurs groupes pour encourager l’organisation et la structuration des producteurs en groupements professionnels. La Commune pourrait aussi appuyer utilement la sécurisation des Bureaux de la DAADER à travers son électrification.
L’élevage

Le secteur de l’élevage est dominé par des espèces tels que les caprins, la volaille, le porc et les bovins. L’élevage des caprins se fait de façon traditionnelle (en petit nombre et dans presque toutes les familles). Par contre on relève par endroit des pratiques de production de la volaille plus ou moins améliorées. L’élevage du gros bétail reste le domaine privilégié de quelques Bororos nomades qui se sont installés depuis plusieurs décennies sur les flancs du mont Mbapit. L’entreprise SPC qui est installée à Baïgom demeure jusqu’ici la plus grande ferme moderne que dispose la commune avec plus 10 000 têtes et utilisant des équipements de production modernes.
On compte néanmoins d’autres acteurs que sont les GIC (03), la ferme de la mission catholique de Mangoum, des particuliers qui ont mis en place des fermes de volaille comptant plus de 1000 sujets.
L’encadrement technique de l’élevage est assuré par la Délégation d’arrondissement du MINEPIA dont les interventions portent essentiellement dans l’appui conseil aux éleveurs puis aux interventions ponctuelles en cas de maladie. Cet encadrement qui est soutenu par 03 agents souffre d’un manque total de moyen de locomotion pour atteindre des zones reculées de la commune. Quelques apiculteurs et amateurs d’élevages non conventionnels opèrent également dans la commune. La pisciculture est également pratiquée à travers 11 étangs actifs .
Les populations élèvent pour des buts culturels, d’autoconsommation et de temps en temps, des bêtes sont vendues par leurs propriétaires pour faire face à certains besoins urgents. Les principaux facteurs limitants de l’élevage sont : la peste porcine, la non maîtrise des techniques modernes d’élevage, l’insuffisance d’encadrement des producteurs, les coûts élevés des intrants, l’accès limité des producteurs au crédit.
La commune de Foumbot dispose d’une Délégation d’Arrondissement de l’Elevage, Pêche et Industries Animales (DAEPIA) et de deux centres zootechniques et vétérinaires (Foumbot et Momo) dotés de seulement 11 Agents et cadres chargés de l’encadrement technique de tous les éleveurs disséminés à travers le territoire communal, raison pour laquelle leur action reste peu perceptible de la part des producteurs. Le personnel technique est constitué d’infirmiers vétérinaires, de techniciens d’élevage ou des industries animales, appuyés par deux agents de l’Etat.