COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BAYANGAM

  Maire SOHAING André

Commune créée par Décret Présidentiel N°95/ 082 du 24 avril 1995

Superficie 115 Km2

Population 30 000 habitants soit 261 habitant au Km2

Nombre de Conseillers 25

Situation géographique de la Commune de Bayangam
La Commune de Bayangam est située dans la région de l’Ouest Cameroun entre le 5° 14’ et 5° 19’ de latitude nord et le 10° 14 et 10° 23,8’ de longitude Est. Elle partage le même territoire que l’Arrondissement de Bayangam. La superficie de cet espace territorial est estimée à 115 km².
La Commune est limitée :
-    au Nord par l’Arrondissement de Poumougne;
-    au Sud et à l’Est par l’Arrondissement de Bangangté ;
-    à l’Ouest par l’Arrondissement de Bangou.

Une vue d’entrée de la Mairie de Bayangam
spects biophysiques
Climat
Le climat est similaire à celui de l’ensemble de la région de l’Ouest Cameroun. C’est un climat de type équatorial qui comprend deux saisons : une longue saison de pluies (mi-mars – mi-novembre) et une courte saison sèche (mi-novembre - mi-mars).
La moyenne annuelle des précipitations est de 1800 mm et la température annuelle est de 21,6°C. On note ces dernières années une élévation sensible de ces températures en saison sèche, ce qui serait une conséquence du réchauffement de la terre. Les vents sont généralement assez violents en début de saison de pluies.
Insolation
L’ensoleillement moyen dans la commune est d’environ 1800 heures. Les jours ensoleillés étant les jours de saison sèche. En effet durant cette période, le soleil brille de manière continue sans être interrompu par les précipitations.
Vents
Les vents sont assez forts dans la commune ; c’est pour cela que le tuteurage des plantes est beaucoup pratiqué ici, la zone est soumise à deux masses d’air:
-    L’harmattan qui est la masse d’air sahélienne ;
-    L’anticyclone de Sainte-Hélène ou mousson guinéenne.
Relief
La Commune de Bayangam est, subdivisée en 3 grandes zones naturelles :
-    La plaine qui est une région constituée des plateaux de Hiala et de Kassap, située à une altitude de 1460 m ; cette zone est la plus fertile et la plus favorable à plusieurs variétés de cultures. Elle reçoit des autres zones des alluvions entraînées par les eaux des rivières et des pluies.
-    La région montagneuse située à la fois au centre, à l’ouest et au sud-ouest, elle culmine à 1911 m. les sommets rencontrés sont : Kouon Kaala (1838 m), Dyemto (1911 m), Bom Kouon
(1809 m) au centre ; Kouon Katchouo (1845 m) à l’Ouest ; Kouon Senkouo (1859 m) ;
-    La région intermédiaire, dispersée en escaliers, coupée de forêts de galeries. Elle traverse la zone du sud-est au nord-ouest.
Le territoire communal présente donc un relief accidenté, ce qui restreint les superficies cultivables et favorise l’érosion des sols (versants).
Sols
On rencontre dans le territoire communal de Bayangam trois types de sols :
-    les sols ferralitiques ou latéritiques, provenant de la décomposition des granites et des gneiss.
C’est des sols argilo sableux, brun foncés ou rougeâtres, peu fertiles. Ces types de sols se rencontrent dans la zone ouest et sud-ouest.
-    les sols issus des roches volcaniques récentes qui sont généralement de couleur noire ou grise, ces sols sont très fertiles mais peu étendus. L’exemple le plus typique est les versants
de koum ka’ala.
-    les sols limoneux, provenant des débris végétaux, animaux ou rocheux déposés par les eaux de ruissellement dans les zones basses. Ces sols limoneux sont les plus fertiles et constituent
les principales zones agricoles de la localité. On les trouve dans les bas plateaux et les plaines qui longent les rivières.
Hydrographie
La Commune de Bayangam est traversée par de nombreux cours d’eau (rivières et ruisseaux). Ces cours d’eau prennent leurs sources dans la zone montagneuse de Bayangam. On cite ci-dessous :
-    Kouoploué (7 km) ;
-    Makom (3 km) ;
-    Tchala (9 km).
On retrouve aussi des petites sources qui occupent certaines têtes de vallées.
Végétation et flore
La végétation ici est diversifiée et composée de savanes boisées, de galeries forestières, de formations herbeuses et d’arbres fruitiers donnant ainsi à ces zones des allures de forêts. Cependant, cette végétation a cédé place à plusieurs endroits, aux cultures dans les champs entourés de haies vives. Parfois dans ces champs se dressent de grands arbres, preuve de l’existence passée de la forêt.
Le tableau ci-après nous fait mention de quelques espèces végétales rencontrées dans la localité.

 Quelques espèces végétales rencontrées dans la localité

 

Nomspécifique

 

Nomcommun

Usage

Cola cordifolia

Kolatier

-           Fruits comestibles

-           Feu de bois

-           Haies vives

Persea americana

Avocatier

-           Fruits comestibles

-           Feu de bois

-           Haies vives

Psidium guajava

Goyavier

-           Fruits comestibles

-           Feu de bois

-           Haies vives

Canarium schwein furthi

Arbre à fruitnoir

-           Fruits comestibles

-           Brise vent

-           Feu de brousse

Eucaliptus saginata

Eucalyptus

-           Bois de charpente,d’œuvre

-           Feu de bois

-           Haies vives

Penissetum Puepureum

Sissongo

 Nutrition   des   animaux domestiques

Diacoena manü

Arbre de paix

-           Cérémonies traditionnelles

-           Haie svives

Zea mays

Maïs

 

-           Consommation

-           Vente

Anachis hypogea

Arachide

-           Consommation

-           vente

 

Haricot

-           Consommation

-           vente

 

Faune

La faune du territoire communal Bayangam est constituée de deux types d’animaux :
-    Les animaux sauvages qui font l’objet de chasse à savoir les hérissons, les rats, les écureuils, les perdrix, …
-    Les animaux domestiques ; le tableau ci-après montre le type d’animaux rencontrés dans la zone :

 Quelques animaux à usage domestique rencontrés dans la commune de Bayangam

 

Nomcommun

 

Nomtraditionnel

Usage

Poule/coq

«Gop»

 

-           Consommation

-           Vente

-           Cérémonie traditionnelle

Canard

«DokFawo»

-           Vente

-           Consommation

Porc

«Guenom»

-           Vente

-           Consommation

Chèvre

«Memdz

-           Vente

-           Consommation

-           Cérémonie traditionnelle

Cobaye

«cochond’ind

-           Vente

-           Consommation

Mouton

«Djudj

-           Vente

-           Consommation

 

Milieu Humain
Histoire et culture
La Commune de Bayangam comprend trois groupements à savoir : le groupement Bayangam, le groupement Batoufam et le groupement Bandrefam. Chaque groupement a une histoire propre. La connaissance de cette histoire est d’une grande importance pour comprendre les raisons du lieu d’implantation du village, mais aussi son évolution depuis sa fondation, d’où le dicton bien connu « le passé fait comprendre le présent ».
Histoire du groupement Bandrefam
Bandrefam, royaume Kuo’si est à l’origine de la création de plusieurs royaume dans les hautes terres de l’Ouest Cameroun. En effet, plusieurs princes Kuo’si pour des motifs divers s’en allèrent créer les groupements  Bangwa, Bambouantou. Le nom Bandrefam est une mutation de Diop-fam en 1928, nom donné par le roi Bandjoun Fô FOTSO père de KAMGA II alors que le peuple FAM-NWO habitait à Semto où il s’étaient réfugié suite à la tentative du roi NONO TCHOUTOUO, Prince Kuo’si d’annexer Kuo’si nom original de Bandrefam qui était devenu FAM-NWO, le royaume Kuo’si est appelé ainsi jusqu’en 1928, et Bandrefam de 1928 à nos jours. L’histoire de Bandrefam est marquée de plusieurs exils de ses ressortissants
notamment: à Bandjoun au quartier Semto, à Bangou au quartier Djeugwi en 1961. Le roi qui s’est aussi exilé ne reviendra qu’en 1967.
Le territoire original avait pour limite Bayangam au Nord, Bangou à l’Ouest, le fleuve Noun à l’Est et Bangangté au Sud. En 1950, pendant la guerre de révolution, le groupement Bandrefam a changé. Avant la guerre la population était répandue dans tout le village, mais pendant la guerre, elle s’est déplacée au centre où elle se trouve aujourd’hui. Des tranchées creusées avant et pendant la colonisation séparaient les villages (groupements) voisins. Actuellement le territoire couvre une superficie de 28 km².
Histoire du village Batoufam
Le village Batoufam a été fondé par Fo’douop qui, chassé de Bangang Fokam pour adultère, s’y installa et donna naissance à Nankap. Grâce à une technique de guerre extraordinaire, il s’imposa, repoussa ses voisins et devint le chef de Tsofam (Batoufam). Il installa sa chefferie à Lekwa puis à Famla avant de se stabiliser à Tounang (chefferie actuelle). Les chefs Bangoua, Bangou, Bandjoun et Bayangam se décidèrent de partager le territoire Batoufam et de faire périr le fô. Il apprit la nouvelle, piégea les chefs voisins et réussit à capter les armées ennemies.
Désormais son influence s’étend sur la région et jusqu’à l’arrivée des européens, la paix régna dans le village.
Histoire du village Bayangam
Le fondateur de la chefferie Bayangam est issu directement de la chefferie Bagam (de Fonkouo). Au début du 16ème siècle, la chefferie Bagam connue une succession difficile à la mort de FONKOUO. Ces mésententes engendreront Bayangam. Après des querelles et après avoir perdu, l’un et l’autre la succession de leur père, KAMMOGNE et FOHOM TCHUENG, frères jumeaux et dont la mère était princesse Bamendou quittèrent le royaume. Ils se dirigèrent avec leurs acolytes vers l’Ouest et s’installèrent à l’endroit qu’on appellera plus tard « HOM » (Baham ceux qui tuent par asphyxie). Ils soumettent les peuples qu’ils rencontrent dans la région. KAMMOGNE sera intronisé Fô. Une fois sur le trône, il ne s’entendra plus avec son frère FOHOM qui lui s’exilera. Il ira au pied du mont Kaala, à Demsim à 5 ou 6 km de Baham. Le nouveau village prend le nom de Gainmstse qui signifie « la racine du Kolatier ». Ceci par ce que cet arbre y prolifère. Par la suite des sauterelles envahissent le village et les voisins du village surnommèrent les habitants du village « pa yo gam » c'est-à-dire ceux qui ont vu les sauterelles, ceux chez qui les sauterelles  se  déposent,  ce  nom  deviendra  Bayangam  au  contact  des  européens.  1884,  les allemands arrivèrent à Bayangam, instaurèrent les travaux forcés. Ce qui fut à l’origine de l’exode à Bayangam.  Ce  n’est  que  vers  1910  que  la  souveraineté  de  Bayangam  est  reconnue  par  les Allemands.
Histoire contemporaine de Bayangam
L’histoire contemporaine de Bayangam sera marqué par les 3 derniers chefs de la dynastie à savoir : sa majesté KOM WAINDJA, sous lequel Bayangam connaîtra une extension de territoire, sa majesté POUOKAM Christophe sous lequel Bayangam sera érigé en chef lieu d’arrondissement et connaîtra un développement socio-culturel remarquable.
Quelques dates importantes :
-    21 février 1960, vote de la constitution par le peuple Bayangam à l’issue duquel Bayangam fut touché par une vague de violence ; car étant considéré comme des traites par les maquisards.
-    16 – 17 février 1963, mise sur pied par le chef KOM WAINDJA, d’un comité d’auto-défense pour la lutte contre l’insécurité que connaissait le village durant cette période ; initiation des travaux d’urbanisme et création des centres de regroupement.
-    22 Août 1964, mort du chef KOM WAINDJA.
-    05 – 06 avril 1985, tenu du congrès de redynamisation de Bayangam pour la réconciliation et la prise de conscience collective sur la valorisation du patrimoine traditionnel, culturel et socio-
économique du village Bayangam.
-    05 octobre 1992, création de l’arrondissement de Bayangam par le décret présidentiel n° 92/206.
-    24 avril 1995, création de la commune rurale de Bayangam par décret présidentiel n° 95/082.
Religions pratiquées
Les principales religions pratiquées dans la zone sont le christianisme et l’animisme. Le christianisme est constitué des catholiques et des protestants. Les adeptes du catholicisme et du protestantisme représentent respectivement 60% et 30% de la population, mais à côté, le culte des crânes (animisme) est de tradition pour la plupart des habitants.
Les catholiques font leur messe dans 5 chapelles réparties à, travers la commune et rattachées à la paroisse située au chef-lieu de la commune et dirigée par un curé. Les protestants quant à eux font
leur culte dans des chapelles de l’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC) à la paroisse située au chef-lieu de la commune et dirigée par un pasteur.
Populations
La commune de Bayangam a une population estimée à 30.000 habitants sur une superficie de 115 km². Cette population est repartie dans 3 groupements (Bayangam avec 44 km², Batoufam avec 38 km² et Bandrefam avec 28 km²).
Groupes ethniques et relations interethniques
La population est composée en grande partie des ressortissants de l’ethnie bamiléké majoritaire dans chacun des trois groupements que compte la commune.
En dehors des Bamilékés, on retrouve des ressortissants d’autres ethnies du Cameroun à l’instar des Béti, des Ewondo, des Bororos et Peuls du Grand Nord et les anglophones du Nord-Ouest. Ces allogènes se retrouvent dans l’espace communal pour des raisons professionnelles (fonctionnaires, agriculteurs, commerçants, gardiennage, éleveurs…) ou par alliance (mariage).
Les relations entre ces différents groupes ethniques sont pacifiques. Quelques conflits individuels existent. Par ailleurs des conflits récurrents opposent les agriculteurs – éleveurs à Bandrefam, et des disputes foncières qui ont cours dans les trois groupements.
Relations inter- villages
Hormis le conflit frontalier qui oppose le groupement Bandrefam au groupement Bangoua, les relations entre les villages de la commune sont harmonieuses et basées sur les échanges économiques et culturels. Le principal pôle d’attraction est Bayangam centre, en tant que siège des institutions. Le système des marchés périodiques fait que les populations des villages riverains se retrouvent régulièrement. De même la recherche des terres fertiles ou la rareté des établissements secondaires rapproche les communautés.
Mouvements migratoires des populations
En dehors des mouvements à l’intérieur de la commune, les populations locales sont pour diverses raisons amenées parfois à sortir du territoire communal. La synthèse des PDL relève que les localités les plus fréquentées par les populations locales comprennent principalement les villes de Bafoussam, Douala, Yaoundé, Dschang, Ngaoundéré etc.
Les raisons de ces déplacements se rapportent essentiellement à l’éducation, à la santé,  au mariage, au commerce et à la recherche d’emploi.
Habitat et occupation de l’espace
Le territoire communal est subdivisé en 14 communautés dont l’une abrite les principales institutions administratives et municipales. D’une manière générale, l’espace territorial est occupé par l’habitat, les champs, les savanes et  différentes infrastructures. L’habitat dans chaque communauté est reparti en quartiers. Cet habitat est soit groupé, soit dispersé. Les matériaux de construction sont divers et permettent de distinguer trois types de constructions : dur, semi-dur et matériaux provisoires (briques de terre). Indépendamment du type d’habitation, les tôles sont le principal matériel qui sert de toiture. Chaque habitat est doté d’une latrine.
Système éducatif
La commune de Bayangam compte 17 écoles primaires, 07 écoles maternelles, 02 CES (Kassap et Batoufam), 01 Lycée technique à Bayangam, 01 SAR/SM à Batoufam et 01 Lycée d’enseignement général à Bayangam.
Organisation administrative, traditionnelle et de la société civile
Institutions administratives
Les principales institutions administratives locales comprennent :
-    La sous-préfecture ;
-    La Mairie ;
-  La  délégation  d’arrondissement  de  l’agriculture et  du  développement  rural  (DAADER) regroupant 05 postes agricoles ;
-    La  délégation  d’arrondissement  de  l’élevage,  des  pêches  et  des  industries  animales (DAEPIA) ;
-    L’inspection de l’éducation de base ;
-    La brigade de gendarmerie ;
-    Le service de santé de district ;
-    Le centre social ;
-    Le poste forestier.
D’une manière générale, certaines de ces services ne disposent pas de bâtiment, dans ce cas elles sont logées dans des habitats privés. On note également l’insuffisance criarde du personnel.
Organisation traditionnelle
L’organisation traditionnelle est basée sur la chefferie traditionnelle. Chacun des trois groupements que compte la commune est érigée en chefferie supérieure de 2ème degré. Chaque chefferie comprend : un chef supérieur, un conseil des notables, un tribunal coutumier et un comité de
développement. Le chef supérieur est issu de la descendance royale. Les notables sont désignés par le chef.
Organisation de la société civile
On retrouve plusieurs organisations ou institutions qui interviennent dans divers domaines et sous diverses formes de la vie de la commune (ONG, comité de développement, les organisations paysannes,…).
Les populations sont regroupées au sein de plusieurs associations et organisations qui œuvrent dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’élevage en vue de l’amélioration de leur cadre de vie.
Associations politiques
Plusieurs partis politiques participent régulièrement aux élections, il s’agit notamment:
-    du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) ;
-    du SDF (Social Démocratic Front)
-    de l’UNDP (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès).
Activités économiques
L’agriculture et l’élevage constituent les principales activités de la vie économique. Entre autres activités économiques on peut citer : le petit commerce, l’artisanat et certains petits métiers ou emplois (maçonnerie, charpentier, moto-taximen etc…). On dénombre également quelques fonctionnaires et employés salariés des diverses institutions locales.
L’agriculture
L’agriculture occupe la majorité des populations de la commune de Bayangam. D’après la DAADER, 90% des populations locales vivent de la terre. Cette agriculture porte sur une gamme variée de cultures reparties en cultures vivrières, maraîchères et pérennes.
Les cultures vivrières et maraîchères
Pratiquées de manière extensive, les cultures vivrières et maraîchères sont source de revenus pour les paysans. Leur pratique est rentable puisque une partie de la récolte est destinée à l’autoconsommation et l’autre à la vente. Cependant les techniques inappropriées de productions, ajoutées à la pauvreté de sols, sont à l’origine de la faible rentabilité agricole. Les cultures vivrières et maraîchères les plus pratiquées sont le maïs, haricot, banane plantain, banane douce, taro, patate, tomate, piment, aubergine, poivron, oignon, etc.
Les cultures pérennes
Dans la commune on distingue les cultures de rente et les arbres fruitiers.
-    Les cultures de rente
Le café arabica qui auparavant était la culture de rente la plus répandue, voit aujourd’hui sa production en baisse. Ceci est dû à la baisse de prix sur le marché mondial, la montée des coûts des intrants, ce qui a entrainé le désintéressement des jeunes agriculteurs.
En vingt ans les surfaces cultivables se sont réduites de 2/3.
-    Les arbres fruitiers
On retrouve : safoutier, manguier, goyavier, avocatier, fruit noir.
Les techniques culturales
La production des vivres se fait généralement en cultures associées sur billon ; ce qui rend difficile l’estimation des quantités produites. Les champs sont généralement individuels avec une main d’œuvre familiale, sauf dans le cas des travaux de groupe. Le mode cultural est manuel et le
matériel végétal provient soit des récoltes, soit il est acheté sur le marché local (maïs, pomme de terre).
Le régime pluviométrique favorise la conduite de deux campagnes agricoles par an. La préparation des parcelles consiste au défrichage, et au labour. Les opérations d’entretien des cultures se limitent essentiellement au désherbage manuel, au sarclage et au buttage. En fonction des moyens, les populations utilisent les engrais chimiques. Les cultures maraîchères sont surtout conduites en contre saison dans les bas fonds marécageux.
Le commerce
Les communautés de la commune de Bayangam comme dans tous les villages de l’Ouest Cameroun comptent de nombreux marchés périodiques. Les jours de ces marchés varient selon les semaines. On note dans les communautés la présence d’échoppes, boutiques et autres débits de boisson. Pour ce qui est des produits vendus, il s’agit des produits agricoles, les produits d’élevage, d’artisanat et divers types de produits manufacturés
Marchés fréquentés
Les populations locales fréquentent plusieurs marchés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la commune. Au niveau de la commune il s ‘agit surtout des marchés périodiques qui se tiennent généralement une fois par semaine dans la localité précise. Les principaux marchés périodiques sont : les marchés de Batoufam, Bandrefam et Bayangam. Pour chacun de ces marchés, les vendeurs et acheteurs proviennent de ces localités, des localités environnantes et de l’extérieur de la commune.
Les populations locales fréquentent certains grands marchés environnants comme les marchés de Kamna, Bandjoun et de Bafoussam.
L’élevage
Elle est pratiquée de manière intensive et extensive avec une forte prédominance pour l’élevage extensive. Les animaux sont soit laissés en divagation soit en claustration. L’élevage se résume au petit élevage de bovins, volailles, ovins, caprins et porcins. On trouve des fermes modernes. Ces fermes ravitaillent la localité et les marchés de l’Ouest et du Cameroun en œufs et poulets. Les provenderies du coin fournissent aux paysans les produits dont ils ont besoin pour conduire leur élevage. La divagation des bêtes est source de conflits entre agriculteurs et éleveurs.
La pêche
Les cours d’eau qui traversent la commune ne sont pas très poissonneux. Ce qui fait que la pêche n’est pas développée ; elle est pratiquée par quelques jeunes et de façon artisanale. Quelques cas de pisciculture ont été expérimentés avec succès, mais n’ont pas prospéré  faute d’initiatives individuelles.
L’artisanat
Un autre secteur générateur de revenus est l’artisanat. Malheureusement ce secteur est en perte de vitesse. Aujourd’hui la sculpture sur bois et sur bambou est pratiquée par les vieillards et quelques jeunes. Les meubles en bambous ne sont plus exposés de nos jours comme par le passé. Ces dernières années les nattes et les séchoirs sont pratiquement introuvables. Les artisans se font de plus en plus rares malgré la matière première présente dans la commune. On déplore surtout l’absence d’un centre artisanat pour mettre en valeur les produits de vannerie, sculpture et tissage. Même les tailleurs du coin sont délaissés au profit de la friperie. On note la transformation de bambou en meubles et objets de décoration, sacs en fibres de raphia, paniers etc.…
Le transport
La commune est traversée par la route nationale N° 4. Le transport est assuré sur cet axe par les voitures en partance pour Bafoussam, Yaoundé et Bangangté. A l’intérieur de la commune, le transport est assuré par les motos taxis et les voitures. Ici les conditions de déplacement sont assez difficiles avec la surcharge excessive des passagers et le coût élevé du transport. Ceci est en grande partie dû au mauvais état des routes et le coût élevé du carburant.
Micro industrie
Ce secteur est très peu développé et se limite à une seule boulangerie située à Batoufam (Tsougwi). Il existe dans la plupart des communautés des moulins à maïs et manioc.  Dans certaines localités on note la présence de quelques unités de transformation métallique.
Petits emplois temporaires
Dans cette rubrique on trouve diverses catégories de techniciens (mécaniciens, maçons, charpentiers, menuisiers, etc.)
Les établissements de micro finance
On trouve dans la commune trois établissements de micro finance à savoir : deux guichets de la mutuelle communautaire de croissance (MC2) dont l’une à Batoufam et l’autre à Bayangam ; un guichet du Crédit Coopératif Participatif du Cameroun (CCPC) à Bayangam et la Coopérative d’Epargne de Crédit et d’Investissement agricole du Cameroun (CECIAC) à Bandrefam.
Ces établissements ont pour objet social de :
-    susciter  chez  les  populations  le  goût,  la  pratique  et  l’intérêt  de l’épargne ;
Micro-finance de Bandrefam
-    collecter l’épargne en vue de l’octroi des crédits et du financement des micro-projets ceci à des taux d’intérêts modérés.
Le nombre d’adhérents ne cesse de croître au fil des ans, ce qui augure d’espérer un soutien de ces microfinances pour le développement économique de la commune.
Structure foncière
Jusqu’à nos jours, la question la plus difficile en milieu rural est le régime foncier. Les terres sont délimitées entre différents groupements par des tranchés de plusieurs mètres de profondeur et bordées de ronces. Ces frontières ont tenu jusqu’à l’heure actuelle car difficile de combler même clandestinement. A l’intérieur du groupement les terres sont soigneusement réparties entre les familles. La propriété réelle du terrain est reconnue à chaque chef de famille ; propriété qu’il peut vendre à un étranger. Mais cela arrive difficilement.
Actuellement, avec l’évolution des institutions camerounaises, notamment la loi sur la propriété foncière, le chef supérieur n’a plus de pouvoir absolu sur les terres. En effet, comme le prévoit la loi, tout camerounais a droit de solliciter un titre de propriété sur le terrain qu’il a effectivement mis en valeur. Tout le terrain vacant qui, selon la tradition appartenait aux chefs coutumiers devient un domaine national. Dans le groupement le partage du terrain entre individus tend vers la propriété privée. Chaque famille clôture son terrain, l’immatricule et obtient son titre foncier. En effet la préfecture s’occupe du lotissement de la terre. Il le met à la disposition du public qui peut l’obtenir en remplissant les conditions prévues par la loi foncière.
Cependant, il est à noter que ces procédures sont parfois longues. Les populations vivent de leurs terres ; ainsi elles sont en majorité cultivées. L’acquisition de la terre se fait de trois principales manières :
-    par héritage, où l’héritier a droit d’usage total sur la terre léguée par son parent ;
-    par don ; ceci désigne exclusivement cédé à un enfant par un parent ;
-    par location ; ceci concerne exclusivement les exploitants agricoles.
Ressources naturelles
Les principales ressources naturelles locales comprennent les ressources minières (carrières de sable, latérite et pierres), les ressources forestières (essences forestières, faune sauvage), les vastes étendues de terres, des bas fonds et des cours d’eau.
L’accès à la plupart de ces ressources est reconnu à toute personne résidente dans la commune. Les terres qui s’y trouvent sont en principe la propriété du détenteur de la parcelle. L’accès à ces
ressources est négocié auprès du propriétaire terrien ou du chef du village si le droit de propriété n’est reconnu par personne..
Les ressources forestières se limitent principalement aux plantations d’eucalyptus dont la production est transformée en planche, lattes, perches, bois de charpente, poteaux électriques et téléphoniques et bois de chauffe.
Réseau routier
Le réseau routier qui traverse la commune est constitué de route nationale, route départementale et des pistes rurales. La commune est traversée par la route nationale N° 4. A côté de celle-ci on a les routes départementales régulièrement entretenues par le ministère des travaux publics (MINTP). Et enfin les pistes rurales qui sont entrecoupées d’ouvrages de franchissement (ponts, ponceaux, passages busés) aménagés sur certains points critiques. Certains de ces ouvrages par défaut d’entretien sont assez endommagés. Ces   routes   sont   impraticables   en   saison   de   pluies   et   très poussiéreuses en saison sèche.