COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BANKA

 

 Maire DJEUGA Bernard

Tél.   +237 677 70 43 89

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Commune créée par décret présidentiel N°2007/112

Superficie 203 Km2

Population 37 392 habitants soit une densité de 185 habitants au Km2

Nombre de Conseillers 25 

LOCALISATION
Administrativement, la Commune de Banka est un chef lieu d’arrondissement  dénommée BANKA, comportant 7 groupements dont un de premier degré (Banka) et 6 de second degré (Baboaté, Folentcha, Fongoli, Badoumka, Banfeko, Banfelouk).
La commune de Banka est limitée : Au sud par la commune de BANKA Au nord par la commune de Bandja Au nord –est par la commune de Bana Au sud-ouest par la commune de Kekem.

MILIEU PHYSIQUE

a)    Le relief

Le relief est fortement accidenté, car la Commune est construite sur un plateau assez étroit.

          

chaine de montagne à BAKOVEN

b)    L’hydrographie
Le réseau hydrographique est composé de quelques cours d’eau dont le régime est calqué sur la pluviométrie. Les cours d’eau les plus importants sont la Kolhieu, houlo, vhu et Djessa qui traversent le territoire de la Commune. Par ailleurs, la Commune compte environ une vingtaine de petites sources d’eaux et de ruisseaux dans les différentes communautés..

c)    Le sol
On rencontre généralement deux types de sols :
•    Les sols des bas fonds (hydromorphes); très riches en matière organique souvent inondés d’eau pendant les saisons de pluies et peu drainés en saisons sèches ;
•    Les sols de montagnes quant à eux, sont généralement ferralitiques, argilo limoneux avec par endroit une cuirasse latéritique. Du fait que ces sols constituent des lieux d’habitations par excellence ils connaissent une exploitation de plus en plus importante.
 
d)    Le climat
Le  climat  est  de  type  équatorial  d’altitude,  caractérisé  par  des  précipitations  abondantes atteignant une moyenne annuelle de 1400 - 1500 mm. En effet, la zone est généralement arrosée par les pluies entre Mars et Novembre exceptée les mois de Décembre et Janvier où le taux de pluviométrie est pratiquement nul. Ce pendant, le taux d’hygrométrie est élevé avec des brumes matinales et le brouillard crépusculaire surtout pendant la saison sèche. On note de même une très forte chaleur dans la période de Décembre à Février et qui par contre chute entre Juin et Novembre.

e)    Végétation et flore
La végétation est le reflet du climat. La savane arbustive et la savane herbacée parsemée des corridors forestiers très visibles dans les certaines communautés. A cette végétation naturelle s’ajoute une gamme variée de cultures dominantes (Caféiers,  palmier à huiles), maraichères et vivriers divers.

f)    Faune
La faune a presque disparu. Toutefois la faune existante est faite d’oiseaux, de rats palmiste, de hérissons, d’écureuils et biens d’autres espèces. La faune domestique quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Elle est constituée de volailles (poulets, canard), de porcs, chèvres et d’animaux de compagnie (chiens, chat).
     MILIEU HUMAIN

a)    Histoire et population
Crée en 1954 par décret N°805 du 29 Novembre comme commune mixte rurale de BANKA, elle s’étendait sur l’ensemble actuel du département du Haut - Nkam hormis la commune urbaine de BANKA. Elle fût dirigée par un administrateur maire sans conseil municipal jusqu’à l’indépendance en 1960. En 1962, une loi entraine l’éclatement de la commune mixte rurale de BANKA d’où naissent quatre communes mixtes rurales à savoir : Bandja, Kékem, petit diboum devenu plus tard Bakou.
En 1977, trois ans après la promulgation de la loi N°74/23du 05 décembre 1974 portant organisation communal, un nouvel éclatement de la commune mixte rurale eu lieu pour donner naissance aux nouvelles communes rurales de BANKA, Bana, Bakou, Kekem, Bandja.
La commune rurale de BANKA fût dirigée tour à tour par : POUALEU Victor (1961-1967)
KAMDOM Anatole (1967-1978)
TCHEUFFA Jean Christophe (1978-1987) HONTCHEU DATCHOUA Fidèle (1987-1988 TCHEUFFA Richard (1988-1995)
MONKAM TIENTCHEU David de 1995 au 24 avril 2007 date à laquelle le décret présidentiel N°2007/112crée la commune de Banka.
Le 22juillet 2007, à travers les élections municipales et législatives, sa Majesté MONKAM TIENTCHEU David est reconduit maire de la nouvelle commune de Banka. la population est essentiellement lecheu.

b)    Culture et religions
i)     Culture
La Commune de BANKA est constituée d’une population hiérarchisée. Elle vit selon les coutumes, rites et interdits ancestraux. Administrativement, la Commune de BANKA est un chef lieu d’arrondissement, subdivisé en un ensemble de sept groupements constitués : +d’une chefferie de 1er dégré, la chefferie Banka, ayant été repartie en sept unités de planification participative (Pachi, Manila, Bagondack, Badoumven, Batcho, newtown, Bakoven) ; + de six chefferies de 2ème degré (Baboate, Banfelouk, Badoumven, Folentcha, Fongoli) ayant chacune une UPP, portant respectivement le même nom. Chacune de ces chefferies ont des chefferies de 3ème dégrés, placés sous l’autorité du chef supérieur. Celui-ci représente l’autorité coutumière et est entouré d’un collège de notables, gardien de la tradition. L’hospitalité légendaire des populations est un atout dans ce grand gisement culturel que revêt la Commune.

ii)    Religions pratiquées
La religion chrétienne fortement marquée par le catholicisme est la plus importante, et représente près de 60% des adeptes religieux. Les autres confessions religieuses notamment l’Islam, les pentecôtistes, évangéliques, presbytériennes et témoins de Jéhovah ne trouvent pas beaucoup d’adeptes. On rencontre également quelques animistes.

c)    La démographie
La population de la Commune de BANKA est estimée à environ 40 000 âmes. Elle est composée de trois catégories de personnes :
-    Les jeunes les plus nombreux, âgés de 0 à 30ans, représentent environ 50% de la population
-    Les adultes âgés de 31 à 50 ans représentent 40% de la population
-    Les vieillards moins nombreux âgés de plus de 50 ans estimés à 10% de la population L’analyse de l’espérance de vie générale de la population de la Commune n’échappe guerre aux particularités rencontrées dans les communautés. Il ressort entre autres que cette espérance est de 40 ans et que le taux de mortalité devient très élevé dès lors qu’on approche de la cinquantaine. Ceci est dû aux souffrances et aux mauvaises conditions de vie de la population. Cependant on note un exode des populations en âge scolaire vers les zones présentant des meilleurs cadres d’étude.

     LES ACTIVITES ECONOMIQUES

a)    L’agriculture
Une large majorité (80%) de la population active regroupée au sein des exploitations pratiques l’agriculture et produit près de 634 tonnes de céréales et 24339 tonnes de racines et tubercules. L’activité agricole, est caractérisée par trois types de cultures :
-    les cultures de rente : le café,
-    les  cultures  vivrières  :  la  banane  plantain,  la  patate, l’igname, le haricot, l’arachide, le soja, le manioc, etc.
-    les cultures maraîchères : la tomate et  le piment.
De l’observation, la polyculture est le système de culture le plus pratiqué. Quant aux outils de production, ils sont rudimentaires et ne permettent pas d’obtenir des productions importantes.


 le café, principale culture de rente

La conséquence est la difficulté d’exploitation de grandes superficies. La liste non exhaustive de ces outils est la suivante : houe à longue manche, houe à courte manche, machette, hache…
Les moyens de transport dans le domaine agricole sont dérisoires. Le charroi se fait principalement dans les contenants (sac, cuvette…) posés sur la tête ou sur le dos. Quelques exploitants utilisent d’autres moyens de transport : porte-tout (pousse-pousse, porte charge), bicyclette, motocyclette et brouette.
Le moyen d’acquisition des facteurs de production est le paiement au comptant. L’argent provient des efforts personnels de l’exploitant, de ses économies, des tontines15. Les subventions et le crédit ne sont pas des sources de financement courantes sauf dans une moindre mesure ceux en cours de financement par le Programme maïs du MINADER et le PAJER-U. Aucun établissement de micro finance n’est implanté dans la Commune. A ce titre, les blocages au développement de
l’agriculture sont énormes. Les blocages les plus récurrents (ceux qui reviennent couramment) sont :
•    L’insuffisance d’encadrement agricole ;
•  L’insuffisance d’appui à l’acquisition des intrants et équipements modernes.

b)    L’élevage
Les effets bénéfiques conjugués du climat type équatorial de type intérieur ; la végétation (caractérisée par les savanes arbustive constituée de graminées, d’arbres et d’arbustes) l’élevage n’est pas très développé dans cette collectivité locale.
En dépit de ce potentiel, l’arrondissement ne dispose pas d’un cheptel de bovins. Ce pendant les populations de la zone manifestent un fort intérêt pour la production. Les espèces élevées sont : les petits ruminants, la volaille (canard, poulet, pigeon), les porcins pour ne citer que les plus importantes. Le système d’élevage est artisanal et nécessite rarement les interventions des services spécialisés. Ce système de production ouvre la voie aux maladies telles :
•    Newcastle, coccidiose, choléra (volaille) ;
•    Peste de petits ruminants (caprins) ;
•    Peste porcine africaine, rouget (Porcins).

c)    La pêche
La Commune de BANKA est arrosée par la rivière MOUANKEU et plusieurs cours d’eau.
Ces ne sont pas poissonneux. A cet effet la pêche est pratiquement inexistante. Néanmoins, on note la présence d’un pisciculteur dans la commune

d)    L’exploitation des ressources naturelles

     

exploitation d’eucalyptus comme bois de chauffage
Les ressources naturelles dans l’arrondissement sont en rapport avec : les sites naturelles, les
carrières de sable, de latérite et de pierres. La Commune dispose d’une zone latéritique dans les communautés, environ dix (10) carrières de sable, une (03) carrière de pierres. Cependant, à l’exception des trois premières ressources naturelles, toutes les autres sont inexploitées de faits du manque des voix d’accès et l’insuffisance des moyens financiers et logistiques. Les sites naturels sont quant à eux moins nombreux mais très enclavés.
e. La transformation
A grande échelle on note la présence d’une scierie de transformation des grumes en bois d’œuvre, propriété de la société MK. Les transformations agro-alimentaires ne se retrouvent qu’au niveau artisanal. Ce sont notamment :
    La préparation des beignets,
    La production du couscous et battons de manioc.

e)    Le commerce et les équipements marchands
le commerce  est essentiellement exercé par les femmes et s’effectue dans les marchés forains  qui
se tiennent tous les huit jours dans les groupements ou villages (Banka, Baboaté, Bakoven, Banfeko, manila, Folentcha). En plus au centre de la commune, il y existe un mini centre commercial fait d’une quinzaine de boutiques communales et des boutiques et débit de boisson appartenant à des opérateurs économiques. On y vend plusieurs produits (manufacturés, alimentaires et autres). Le commerce informel est développé, ce qui expliquerait les difficultés rencontrées par les services du Ministère du Commerce dans la collecte des informations statistiques. On dénombre des call box, des braiseuses de poisson ; des vendeuses de vivres frais et des mets de tout genres qui mènent leurs activités parfois tard dans la nuit. Cependant malgré cette évolution relative, un certain nombre de problèmes entravent le développement des activités génératrices de revenu, notamment l’insuffisance de moyens financiers nécessaires et la difficulté d’accès au crédit.
Il existe également dans la plupart des villages de la Commune un système de tontine villageoise. Les sommes perçues servent de fonds de financement au petit commerce et des produits de transformation. Cependant malgré cette évolution, un certain nombre de problèmes entravent la réalisation et l’atteinte de cet objectif entre autres, l’insuffisance et le manque de moyens financiers nécessaires pour développer les activités génératrices de revenu pour  l’épargne.
La commercialisation des produits de rente (café) quant à lui reste la principale source de revenus pour les hommes, tandis que les jeunes et les femmes s’intéressent aux cultures vivrières et maraîchères.

f)    L’artisanat et le tourisme
Ce domaine reste près qu’en léthargie du fait du désintéressement des jeunes. Mais il existe
un artisan bien installé dans la communauté baboaté Les principaux produits sont : les nattes en raphia, les objets d’art… qui sont généralement vendus sur commande dans la Commune.

g)    Grenier
Chaque ménage dispose d’un grenier traditionnel où sont stockés les produits de récolte notamment les céréales en prévision pour les périodes de soudure et   avoir les semences pour la prochaine campagne agricole.

h)    Machinisme
L’agriculture dans la Commune n’est pas mécanisée. Le matériel et équipement utilisé par
les producteurs reste archaïque, constitué essentiellement de machettes, houes et limes. On note cependant la présence des moulins à écraser.

i)    Activités génératrices de revenu
L’économie locale repose sur l’agriculture et le petit élevage traditionnel. Elle fait vivre la quasi totalité de la population. A côté de ces deux activités principales sont pratiquées d’autres les activités telles que :
    La pêche,
    Le petit commerce,
    L’artisanat.