COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BAKOU

 

Maire EMEDEC Charles

 

Commune créée par Décret N°61/9/INT 03/02/1961
Superficie 250 Km2

 

Localisation

La commune de Bakou couvre l’arrondissement qui porte son nom. Cet arrondissement est situé  dans le Département du Haut-Nkam, Province de l’Ouest Cameroun. Il est limité au Nord Ouest par les groupements Baboutcheu-Ngaleu, Bakondji et Bameleck, au Sud Ouest par le Département du Mungo, á l’Est par le district du Nord-makombé dans le Département du Nkam. Il se situe à une distance de 12 km de la ville de Bafang, sur l’axe routier Bafang – Nkondjock.

L’arrondissement de Bakou est géographiquement situé en zone tropicale, dans la région montagneuse de l’Ouest du Cameroun, à environ 5,2° de latitude Nord et 10° de longitude Est. L’altitude est au dessus de 1500m.

Données biophysiques
Climat
Le climat de l’arrondissement de Bakou est un climat de type tropical d’altitude qui est caractérisé par 04 saisons à savoir, deux saisons sèches qui vont de Novembre à Mars et de Juillet á Août et deux saisons de pluies d’ Avril á Juillet et de d’Août á Novembre. Toutefois on note sur l’ensemble de l’arrondissement des variabilités selon les localités. A Balack loum II par exemple, on a uniquement deux saisons à savoir la saison sèche qui va de Novembre à Mars et la saison de pluie qui va de mars à Octobre et qui se justifient par le fait qu’il est entouré par les montagnes.
On note aussi la dominance des nuages épais sur les cimes des montagnes. La pluviométrie est par endroit bimodale ou uni modale avec environ 1800 á 2000 mm de pluies. Les températures se situent entre 14ºC et 21ºC. L’arrondissement de Bakou est une zone de vents fortement favorisés par le relief.

Relief
Le relief de l’arrondissement de Bakou est accidenté et varié. Il est dominé par des montagnes aux pentes abruptes. C’est sur les flancs de ces montagnes que l’on retrouve les cases d’habitations et les exploitations agricoles. Parmi les montagnes on note le « Liag » dans le village de Bakou, la montagne Sôgoumboué qui s’élève à 1700 mètres d’altitude á Bakambe, le Zopoueuleu et de Dozeunam á Bakuini/Ngang. Beaucoup de bas fonds se présentent en V et il existe des plaines
comme celle qui regroupe les dernières habitations du piémont qui forme ce que l’on appelle le Komako-Pôkwa sud et par le même prolongement une bonne partie de Bouboutcha-Fongam. Bien que cette morphologie typique soit à l’évidence un atout éco touristique, elle représente une contrainte indéniable pour les activités agricoles et pour l’environnement. En effet le labour, les travaux d’entretien et de récolte sont rendus difficiles sur les fortes pentes, et quand bien même les agriculteurs parviennent à y réaliser des champs, alors les eaux de ruissellement qui dévalent les pentes en saison de pluies, décapent la couche arable du sol et entraînent son appauvrissement. C’est l’une des raisons qui expliquent la faiblesse des rendements. Egalement, la nature du relief favorise les éboulements.

 

Paysage de montagnes caractéristique de la commune de Bakou

Sols
Les sols  de l’arrondissement de Bakou sont á dominance ferrallitique caractérisés par la couleur rouge et par endroit des sols sablo argileux. Sur les pentes et les sommets, on rencontre des sols lessivés ainsi que
beaucoup d’affleurements rocheux, massifs ou fragmentés. Par endroits, la roche mère a pourri et s’effrite au toucher. La couche arable est de faible épaisseur sur les pentes. Par contre, au niveau des bas-fonds et des plaines, les sols sont limoneux, profonds et fertiles avec une dominance des alluvions résultant de l’érosion des matériaux sur les hauteurs.

Dans la zone de Komako-Pôkwa, les sols sont argilo-latéritiques de couleur rouge avec une domination de rochers granitiques par endroit. En général dans l’arrondissement, il s’agit des pentes et des conditions pédologiques hostiles aux activités agricoles, surtout à cause des affleurements rocheux. En effet, pour créer des espaces cultivables, les agriculteurs sont souvent obligés de rassembler des blocks de pierres qui jonchent la parcelle en de multiples tas. Ce travail titanesque ne peut au demeurant se faire sur des surfaces limitées. La création de grands espaces cultivables est ainsi lourdement entravée surtout pour les cultures saisonnières telles que le maïs, l’arachide ou le voandzou dont l’exploitation nécessite un labour préalable de la parcelle. A contrario, l’omniprésence des pierres et des blocs rocheux est une grande potentialité pour les activités telles que :

-    Les constructions d’habitations
-    Les constructions de ponts
-    La création des carrières
-    Et les constructions routières.

Hydrographie
L’hydrographie de la commune est constituée de nombreux cours d’eau qui prennent source dans les montagnes et se jettent dans le fleuve NKAM. Parmi ces cours d’eau, on peut citer : le Ngueuma, le Lapoo et le Tchamagoua à Bakou, la rivière MAAH, le Fu’ ndo, le Makala, le Shi poo’fu et la rivière Tutom à Bakuini Ngang, le CheTondje, le Lock pock, le Chesi à Balack Loum II, le Bilack et le Megakeu à Fondjanti, le shi fu’nga, le shi yodjieu, le shi magna à Fopouanga, le Mangwé et le Mepoua à Komako-Pôkwa,le Yondjeu et le Mboumboue affluents de la Makombé qui se jette dans le fleuve Nkam, le timbou et le mougalatcha tous à Bankambé. A ces rivières s’ajoutent les points d’eau qui sont des sources pour la plupart non aménagées.
Dans de nombreux cas, l’eau de boisson provient des rivières et des sources non aménagées. Sa qualité microbiologique laisse donc à désirer d’où la forte incidence des maladies liées à la consommation de l’eau sale, à l’exemple de la fièvre typhoïde. En dépit de la présence de deux forages dont le premier au CMA de Bakou et le second à Bankambé, il n’est pas exagérer d’affirmer que la couverture des besoins des populations en eau potable est presque nulle.

Végétation et flore
La végétation de la commune de Bakou est essentiellement constituée de forêt et de savane. La savane se trouve en haute altitude tandis que la forêt domine les basses altitudes. Dans les bas fonds, on trouve des raphias et plusieurs types de liane. Dans certaines localités on trouve des forêts sacrées. C’est le cas par exemple de Komako qui a deux forêts sacrées à savoir, le FAN et le TAMKO.
Dans les forêts il y a plusieurs essences parmi lesquelles l’iroko, le bubinga et l’acajou, l’aban, le bilinga le bété, le caïbote, le Framiré, le Fraké, l’Azobé, le Dabéma, l’ébène, l’azobé, le sapéli, le mangossi (en langue féfé bois de haute qualité servant à la construction des ponts à cause de sa résistance). Le mango, le djansan, le eru, le poivre noir, le lelem (condiment de cui et sauce jaune bamiléké), le
« nko », le « tchitcheu représentent les produits forestiers non ligneux. Les essences sylvicoles sont essentiellement l’Eucalyptus. Pour les espèces agro-forestières, on rencontre principalement, le Canarium schweinfurhii, le colatier, les manguiers, le
safoutier, le palmier à huile et le palmier raphia. Les vergers de palmiers à huile sont
essentiellement constitués de variétés locales qui sont certes rustiques, mais dont la productivité est très marginale. Seules les palmeraies modernes utilisent les variétés améliorées. Les cultures vivrières sont essentiellement le macabo, l’igname, le manioc, le bananier, etc.
Dans la commune il existe plusieurs réserves forestières. Parmi ces réserves, on trouve les réserves forestières de Bakou qui couvrent une partie de l’UPP de Bakuini Ngang, la réserve forestière de Fopouanga (MAAH) d’environ 460 hectares. Ces réserves restent non classées.
Komako-Pôkwa partage avec la communauté Baboutcha-Fongam, la forêt communautaire qui porte leurs deux noms, et qui couvre une superficie de 2700Ha. La convention de gestion de ladite forêt attend d’être signée (Source : Enquête menée auprès des Services en charge des forêts).
Le phénomène des feux de brousse a été particulièrement remarqué dans la zone de savane, et a été souligné par la population comme un problème de l’environnement.

Faune
Dans les forêts et les réserves forestières de la commune de Bakou on rencontre une faune diversifiée et très riche. On y trouve des espèces sauvages comme les cynocéphales, le chimpanzé, le lièvre, la biche, le porc-épic, le hérisson, le rat, la perdrix, le pangolin, le mangouste, l’antilope, la panthère, l’hyène, la vipère, le boa, le mamba vert, le piton, le cobra, la taupe, le varan, les grenouilles goliathes, les crabes, etc.
Comme espèces domestiques, il y a les chèvres, les poules les porcs, le canard, le lapin. Parmi les espèces halieutiques, on distingue les silures, le Djangamoto qui désigne une espèce de petits poissons blancs, la sardine et parfois le caïman.
Les activités de pêche ou de pisciculture sont très réduites, de même que celles de chasse. Ce sont des activités d’autoconsommation.